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Serial Chicken ( ft : Hensel )

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Kass Narita
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Jeu 21 Déc - 23:43
Je ne pense pas que je sois particulièrement fait pour l’aide à son prochain et je ne pense pas non plus que je le serais un jour ou que je ne l’ai jamais été. Je suis certainement trop égoïste pour ça. enfin, qui ne l’est pas. Mais quitte à faire quelque chose de rémunéré, autant que ce soit utile à quelqu’un. Mais … on ne peut pas vraiment dire que j’étais bon à ça non plus. Pour le comprendre, il suffisait de visualiser les conditions de mon entretient d’embauche.

Concrètement, j’avais envoyé mon CV après une annonce et j’avais fini par être recontacté par celui qui serait mon futur employeur. Un entretient, jusque là rien de plus banal. J’avais préparé les éventuelles questions qu’il aurait pu me poser comme si j’y jouait ma vie sauf que cet entretient tint de sa part en 3 phrases. « Les congés ne sont pas payés » « Tu n’as pas l’air d’un psychopathe » et le fameux « Bon, tu le veux ce boulot oui ou non ? ». Je me doute que vous connaissez la suite mais il n’empêche que je n’ai pas particulièrement été formé suite à ça. J’ai dû apprendre sur le tas et après quelques mois, il m’arrive toujours fréquemment de me retrouver face à un problème.

Le genre de problème dont il est justement question. Je remplaçais à mon arrivée celui qui ne fut mon collègue que durant l’espace de deux jours. Akira était un gars assez gentil et pour le coups, il semblait plutôt fuir l’ambiance de ce coin là. Il allait plutôt travailler dans un établissement scolaire quelconque dont je ne me préoccupais pas particulièrement. Il avait fini par me recontacter il y avait deux jours seulement. Et il faut croire que je ne savais pas dire non.

Il me parlait d’un élève du lycée où il travaillait qui avait visiblement des problèmes avec sa mère et la langue japonaise. Un combo qui aurait risqué de lui poser problème en cours et bien sur lui n’avait pas le temps s’occuper de lui personnellement. La tâche était donc déléguée contre un « restaurant ». Enfin, contre quelques tickets restaurant plutôt pour manger dans un fastfood.

Non, ce n’était pas l’appât du gain qui m’avait motivé, en réalité, c’était simplement le fait de n’avoir pu aider absolument personne cette dernière semaine. Un sentiment extrêmement frustrant quand il s’agit de ma profession. Enfin, à tort peut-être, je me disais que ce serait une affaire facile et réglée très rapidement, un peu d’optimisme ne fait jamais de mal après tout.

Le wakdo, lui de graisse à fritte et se poulet maltraité le tout baignant dans une odeur douteuse et pourtant étrangement appétissante. On avait tous vus ces vidéos d’un rat frit retrouvé dans un restaurant et c’était certainement un des meilleurs exemples du genre. Il n’était pas vraiment l’heure de manger,16h et il devait déjà avoir donné au gamin mon numéro. Il n’aurait pas non plus du tarder à arriver. Et sachant utiliser mon temps à bon escient, je m’étais carrément endormi affalé sur une table, le casque sur les oreilles. S’il tentait de m’appeler de toute manière, ma poche vibrerait et la musique serait remplacée par cette sonnerie ignoble sensée m’empêcher d’être en retard au boulot.
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Hensel Romano
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Mar 16 Jan - 15:06

De Murphy à Pavlov
Ce jour aurait dû être marqué au fer rouge et acclamé comme une fête nationale ! Hensel était de bonne humeur ! Non qu'il soit le Grinch en personne mais ces derniers temps Murphy semblait s'être pris d'affection pour l'adolescent, transformant sa vie -peu plaisante- en un enfer -peu plaisant.  En deux semaines, l'italien était passé de boudeur à tireur de tronche professionnel. Le déracinement culturel lui donnait des envies de s'empiffrer de pizza et les regards curieux, des envies de fugue. Auparavant, il y avait déjà songé -comme n'importe quel adolescent qui se respecte-  mais ce n'était qu'un rêve que l'on ne réalisera jamais. C'était bien plus réchauffant de le caresser du bout des doigts, de sortir une valise et de faire sa liste pour le grand départ ou de réfléchir à toutes ces libertés que l'on pourrait embrasser dès que la porte sera refermée. Mais au bout d'un moment, on finit par ranger la valise dans les combles car on sait que le seul événement exaltant qui pourrait nous arriver dans les deux heures qui suivront, est une visite au poste de police. Beaucoup moins excitant.
Et malgré tous ces instants où Hensel s'était dit qu'il retrouverait le reste de sa famille, l'option semblait de plus en plus appétissante depuis son aménagement au Japon. Sa mère lui avait dit que c'était pour des raisons concernant son travail mais l'adolescent ne l'avait pas vu une seule fois quitter leur appartement minable -et encore moins sa chambre. Désormais le domaine Romano était encore plus lointain qu'avant !

Mais depuis hier, Hensel était aux anges.

Pourtant, lorsque l'on l'avait invité chez le Conseiller de l'école, il s'était tapé la tête contre son bureau en grognant des insultes dans sa langue maternelle. Pour une fois qu'il était présent en cours, ils devraient être heureux ! Une élève avait soupiré et quand Hensel avait quitté la salle de classe, il lui avait balancé un stylo sur la tête. Enfin, il avait essayé... L'objet volant identifié avait percuté la vitre avant de rebondir sur le visage du professeur. Celui-ci avait crié d'incompréhensible mais Hensel était déjà dans le couloir, le casque sur la tête. Pensivement, il avait réfléchi à la tactique à adopter. Il avait opté pour s'affaler sur la chaise à grands refrains de soupir. Avec un peu de chance, il avait espéré se faire renvoyer du Conseiller bien vite.

Quelle ne fut pas sa surprise lorsque l'homme lui proposa -non sans difficulté- un repas gratuit dans un fast-food ! Hensel était resté comme un poisson rouge avant de se reprendre et avait accepté. Les fast-foods existaient dans ce pays, alleluia ! Finies les pâtes instanées ! Bonjour burger et frites !

Hensel poussa la porte du restaurant du coude puis glissa à l'intérieur comme on pénètre dans un lieu étranger mais pourtant familier. Il inspira profondément. Le parfum de la graisse et de la friture lui emplis les naseaux. Tel un chien de Pavlov, il se lécha les lèvres. Il ne lui restait plus qu'à retrouver celui qui allait payer son repas... L'adolescent parcourra du regard la salle. Un couple dans un coin avec une clique de marmots en couche-culotte, une bande de lycéennes qui prenait commande et un clodo assoupit sur une table. Aucun signe de Monsieur-le-Conseiller.
Hensel éteignit son casque bluetooth et le rangea dans son sac à dos. Puis, il composa le numéro que l'homme lui avait donné pour le contacter. La tonalité retentit à son oreille.
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Kass Narita
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Mer 17 Jan - 20:01
C’est fou ce qu’on faisait de nos jours. Un peu de musique, un casque capable de supprimer les bruits alentours et l’on se retrouvait déjà dans un tout autre monde. Je n’allais pas y rester indéfiniment mais dans cette ambiance, même la table collante du fast-food aurait pu s’apparenter aux bras d’une déesse. Déesse qui s’effaça progressivement de mon paysage onirique tandis que la musique se transformait en un tintement à rendre sourd. Par réflexe, je sursautais repoussant le casque de mes oreilles en me redressant. Celui-ci tombait sur la table, y glissant avant de se stabiliser.

« Bordel de.. »

Non, ce n’était pas la table de ma salle à manger et encore moins ma salive qui avait coulée pour se coller à ma manche. Je la relevais, sentant légèrement pour identifier le soda en cause. A la faible intensité de l’odeur, ce devait être de la limonade d’une marque quelconque. Non, pas de placement de produit ici ! Mon manteau posé un peu plus loin sur la table, je n’étais plus qu’en sweat-shirt. J’aurais pu dire que c’était pour d’avantage mettre en confiance le lycéen, dans un esprit de « tu vois ? Moi même j’étais à ta place il n’y a pas si longtemps ». Mais c’était plutôt une question de confort. Pour une fois que je pouvais exercer sans la chemise, autant le faire !

Le pull irait dans la corbeille à embarquer au lavomatic ce soir. Je me contentais de passer une serviette sur ma manche puis sur la table mais celle-ci y restait accrochée. Peut-être avais-je sous estimé les vertus collantes du soda ? Il ne me restait plus qu’à m’étirer à ce stade, plissant un peu mes paupières pour les échauffer à leur tour avant d’élargir un peu mon champ de perception en identifiant la sonnerie qui retentissait encore dans mon casque en volume diminué saturé mais aussi directement dans ma poche avec les vibrations.

« Oups »

Je plongeais ma main dans celle-ci découvrant le numéro inconnu. Je ne prenais même pas la peine de regarder autour de moi, pensant être suffisamment visible ? Ce devait être le gamin non ? Il avait un inconvénient ? Il ne pouvait pas venir ? Le repas gratuit n’était pas un argument suffisant ? Tant de possibilités. Je devais tout de même lui laisser sa chance. Et c’est donc ce que je faisais au moment de décrocher, rapportant le téléphone à mon visage. Mes gestes rendus caricaturés par le juste réveil. Je posais mon index sur mon autre oreille pour être certain de l’entendre dans le bruit assez peu démonstratif du lieu.

Alors seulement j’envisageais de regarder autour de moi pour identifier la description exacte de ce que j’étais venu trouver ici. Il était finalement venu ? Petit, étranger, jeune, c’était suffisant à mes yeux. Je démarrais donc un mouvement de bras dans sa direction sans lâcher le téléphone.

« Oy ! Ici ! »
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Hensel Romano
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Mar 27 Fév - 12:08

Bip bip, calme plat
La quatrième tonalité retentit. Il avait pas collé tout de suite l'appareil à son visage -une manie qu'il avait depuis son plus jeune âge lorsque sa mère était encore en état de l'éduquer. D'un point de vue extérieur, c'était un peu étrange mais avec du recul, cela avait un côté touchant. S'il était dans un livre, l'adolescent aurait dit qu'il se souvenait de cette voix féminine et chaude lui expliquant que les portables émettaient des ondes dangereuses pour le cerveau. Enfant, il était incapable de comprendre la notion d'ondes, bien entendu, et en grandissant, il n'avait jamais recherché à savoir si oui ou non les premières tonalités d'un portable pouvait vraiment frire des cellules grises mais le jeune italien avait conservé cette habitude. Malheureusement, Hensel n'était pas un personnage de roman et il n'avait aucun souvenir maternel véritable. Cette absence ne l'étonnait qu'à moitié. Après tout, qui voudrait d'un héros comme lui ? Hensel ne correspondait à aucun casting -sauf peut-être celui du cliché de l'adolescence en perdition.

Pour revenir à l'instant précis, soudain le clodo se redressa d'un coup en gesticulant avant de balancer son casque sur la table. L'adolescent eut un sourire narquois. Qu'est-ce qui lui était arrivé ? Le branleur venait de rêver de travailler ou quoi ? Le jeune italien leva les yeux au ciel et attendit qu'une voix lui réponde. Cependant, la seule qui lui parvint fut celle du répondeur automatique. Heureusement, elle était en italien car sinon, Hensel aurait été suffisamment idiot pour entamer une conversation avec. Dépité, il appuya sur l'icon rouge pour raccrocher. Une moue était peinte sur son visage rond. Où était ce conseiller ? Il lui avait dit qu'il serait ici ! S'il s'était payé de sa tête, Hensel lui ferait regretter amèrement, c'était une certitude. Il avait regardé suffisamment de série américaine pour être capable de saccager un bureau avec du PQ. Pas très classe, accordons-le mais terriblement amusant à en juger par les expressions des visages des personnages. Bien entendu, ce n'était que des acteurs et ils devaient coller à des rôles mais Hensel était persuadé que les Etats-Unis étaient le pays le plus cool de la planète. Cela lui faisait penser que si sa mère avait décidé d'emménager là-bas, Hensel ne ferait pas autant la gueule.

Frustré, l'adolescent titilla le bouton rappel. Il pouvait essayer une seconde fois. Il tenait vraiment à son repas gratuit ! Quand soudain une voix retentit. C'était le clodo qui lui faisait signe de la main. Hensel fronça ses sourcils mais s'approcha. Arrivé à sa hauteur, l'adolescent haussa les sourcils. Ce n'était définitivement pas son conseiller... Il lui fit un mouvement de la main passablement énervé et déjà, il se voyait acheter douze paquets de papier toilette. Avec un grognement, il lança un deuxième appel. C'est alors que l'écran du téléphone à la main de l'inconnu s'illumina. Un air abasourdi apparu sur le visage du jeune garçon. C'était donc lui qu'il était sensé voir aujourd'hui ? Pourtant cette personne lui était totalement inconnu...
Hensel haussa les épaules avant de sourire de son visage rondouillard.
- Spero che tu abbia abbastanza da pagare.
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Kass Narita
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Ven 16 Mar - 18:53
La distance du téléphone avec son visage a-t-elle une réelle importance ? De nos jours, nous sommes constamment bombardés d’ondes. A une époque, les foyers hésitaient à posséder un micro-onde en craignant y attraper le cancer. Puis des études ont montré que les ondes étaient minimes et qu’à moins de vivre dans une pièce entouré de 4000 micro-ondes, il n’y avait pas vraiment de risques pour la santé. Je ne me serais pas défini comme un actif contre la paranoïa mais ne pas dormir avec son téléphone sous l’oreiller était déjà un bon début. Après il y avait la wifi, les champs électro-magnétiques, les uv, fallait-il étayer la liste ? La plupart d’entre nous mourraient de toute façon comme des cons dans une situation qui ne s’y prêtait pas et ne pourraient alors qu’espérer ne pas finir par décrocher un Darwin Award.

La seule bonne manière de décrocher son téléphone était la plus pratique. Le tenir devant son visage était l’équivalent d’une personne âgée persuadé qu’il faille parler droit dans le micro pour se faire entendre et généralement en haut parleur pour entendre cette fois. Contre l’oreille, c’était le modèle classique et pressé. Entre l’oreille et l’épaule, le mode chargé. En oreillette, le mode main libres et enfin en bavant sur l’écran le « non je dormais pas, oui monsieur j’arrive ». En espérant que cela ne sente pas trop le vécu.

Même si le signe de main n’était pas forcément des plus clairs, il était compréhensible pour le commun des mortels et un peu agressif ? J’eus moi-même l’impression de commettre une erreur de jugement sur le coups jusqu’à ce que l’appel du téléphone ne vienne confirmer mes soupçons. Eh bien voilà, c’était bien lui le gamin en question. Et au moins maintenant la table n’était plus collante grâce à la serviette qui était restée accrochée. ( Le dessus était propre ).

Le plus simple aurait été de commencer par des présentations. je lui aurais demandé de s’asseoir, on aurait discuté un peu et à ce moment là, je lui aurais demandé des précisions sur son école jusqu’au moment où je lui aurais enfin proposé d’aller chercher quelque chose à manger mais mon collègue, cet enfoiré à la langue bien pendu pour les choses sans importances avait oublié de me donner ce détail capital sans lequel j’aurais certainement reculé. La mine embêté, je voyais des enfants à problèmes tous les jours, je pouvais faire avec. Le surpoids, normal, ça arrive chez les jeunes qui sont mal dans leur peau et je ne suis pas là pour juger. Etranger, il y en a et ça ne les empêche pas d’avoir une bonne compréhension du japonais. Mais la barrière de la langue ? Vraiment quoi ? Sur l’instant et dans l’incompréhension, je lui souriais comme s’il venait de me proposer un sandwich aux crevettes, au fromage et à la bière.

« Pardon ? »



Ah, s’il ne comprenait pas, cela n’allait pas aider mais pour l’instant j’étais incapable d’entrevoir la possibilité qu’il puisse ne pas me comprendre ou ne pas parler japonais. Alors je venais tapoter la table pour l’encourager à venir s’asseoir, toujours un peu déboussolé mais ça ne pouvait pas être si terrible si ?

« Je ne parles pas.. » Quelle que soit la langue qu’il pouvait parler, je connaissais l’anglais c’était déjà bien ! Mais peut-être qu’au cas où un mot isolé d’une phrase serait plus simple à comprendre ? « Japonais ? » Tant qu’à faire.


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