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Our Future is in our own hands. | terminé

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Messages RP : 38

Feuille de personnage
Titre: Handy Hero : Mechanoclad
Expérience: 150/1000
Alter: Workshop
Rang C





Oroshine Takane
Rang C
Lun 2 Avr - 19:42
前向き Maemuki !
"I entrust my future to progress."
Takane Oroshine
Alter
WORKSHOP : Alter de type activation, Workshop permet à son utilisateur de créer un espace autour de lui grossièrement appelée "Room" dans lequel les objets inanimés et inorganiques peuvent être manipulés à distance, toujours dans les limites de la Room. Pour pouvoir créer et maintenir une room, l'utilisateur se doit d'avoir une extrême concentration qui requiert une parfaite immobilité rendant l'alter inutilisable en combat. La taille, le maintien de la room et les objets pouvant être simultanément manipulés dépendent de l'état de santé de l'utilisateur, ainsi la maladie et la fatigue influent grandement sur ces critères. Un usage intensif provoque la traditionnelle migraine de surtension, ainsi que l'impossibilité de créer une autre room pendant un court laps de temps de quelques minutes.
L'usage qu'Oroshine fait de Workshop tourne autour de sa passion pour le bricolage. Il utilise sa room pour fabriquer des objets complexes sans trop fournir d'efforts physiques.
Informations sur le personnage

NOM : Takane
PRÉNOM : Oroshine
TITRE : Handy Hero : Mechanoclad
AGE : 15 ans
NATIONALITÉ : Né au Japon d'un père anglais et d'une mère japonaise.
GROUPE : Etudiant de Yuuhei
RANG : Si possible, C
CODE DU RÈGLEMENT : Hein hein - Coy
Contenu 1
Contenu 2
Contenu 3
Contenu 4
Description physique
"Un aristo pompeux, un humble gentleman, un dandy raffiné..." nombreux sont les clichés anglais que l'on accuse Oroshine Takane de porter, pendant que lui-même se décrirait comme un simple gentilhomme. En un coup d'oeil, l'on ne peut pas ne pas remarquer la prestance avec laquelle il se déplace et l'étincelle pétillante dans son regard. Partant du haut de son mètre soixante-quinze, plutôt grand pour son jeune âge, Oroshine se distingue par sa chevelure ondulée soyeuse et dorée mi-longue, qu'il prend toujours soin de peigner sept fois pour la bonne fortune chaque matin. Même si sa coiffure est presque toujours dissimulée sous un couvre-chef, on peut avoir la chance de l'admirer lorsqu'il travaille ou qu'il sort d'une douche. Bien qu'il en prenne grand soin, ses cheveux ne sont pour lui qu'accessoires et il les coupe régulièrement pour qu'ils ne tombent pas sur son visage et le gênent pendant qu'il bricole en tombant sur ses yeux. Et parlons de ses petits yeux sombres, dans lesquels crépitent cette flamme qui représente sa grande volonté, à travers lesquels on peut percevoir, tout au fond, bien au fond, les valeurs qui forgent sa détermination. Quand on le regarde fixement, Oroshine force l'empathie à tous ceux assez sensibles pour deviner les épreuves par lesquelles aura dû passer ce garçon. Ils sont même plus poignants que la belle cicatrice qu'il a autour de l'oeil gauche. Une marque de brûlure qu'il porte depuis étant plus jeune et qui garde pour lui le souvenir d'une douce époque révolue. Même s'il ne l'aime pas vraiment, le jeune inventeur ne la cache pas pour autant avec, par exemple, un cache-oeil de pirate car cela lui rappelle l'amateur qu'il était avant de se hisser sur les bancs de U.A - et puis parce que cela jurerait avec son style noble, un pirate ? Lui ? Ben voyons ! - Sa grande bouche exprime généralement, si ce n'est toujours un large sourire. C'est ... comme sa marque de fabrique ! Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, Oroshine sourit pour accepter la vie à bras ouvert, il sourit pour marquer sa bienveillance, il sourit même pour signifier sa colère. En effet, le garçon a adopté le sourire comme une arme psychologique face à tout ce qui se met en travers de sa route.

Son corps exempt de tatouages est élancé, fin et sec, pas de gros bras ni de pectoraux gonflés pour cet amoureux du progrès technologique, il préfère se muscler le cerveau ! Sûrement parce que c'est le muscle qui régit son alter, Oroshine connaît l'intérêt qu'il a de garder la tête froide et en bonne condition. Ses goûts vestimentaires sont plutôt luxueux quoiqu'un peu extravagants, mais c'est à cause de son éducation : son père, son idole, est un grand amateur de couturiers et horlogers célèbres et n'hésite pas à claquer l'équivalent d'un mois de salaire pour un haut-de-forme sur-mesure. De ce fait, il n'est que bon sens que son fils en fasse de même en adoptant la même classe, le même charme. Le fils Takane possède son propre chapeau haut qu'il décore souvent avec ses grosses lunettes d'atelier bleues, utilisables pour la soudure comme pour la dérouillée de méchants, preuve qu'il ne peut avoir froid aux yeux. Il porte un foulard de soie blanc amarré autour du cou qui descend jusqu'au plexus au-dessus d'une veste bleue foncée à boutons. Parfois, il échange cette dernière par une autre presque identique mais en blanc aux manches longues. Lorsqu'il sort en ville, Oroshine enfile un long manteau de cuir noir à manches longues et ne quittent quasiment jamais ses vieux gants marrons salis par les nombreuses pièces qu'il a manipulé depuis son entrée à l'Académie. Une ceinture noire et à la boucle dorée autour de sa taille serre un pantalon gris plutôt ample, qui se termine sur de belles chaussures de cuir noires parfaitement cirées par ses propres soins.

Très souvent, on peut le voir porter une mystérieuse et longue barre de fer dans son dos, ressemblant à un tuyau de canalisation. C'est son arme principale, personnalisée et modifiée à sa guise pour correspondre à ses attentes d'apprenti justicier.

Description morale
Parce que le sourire est le symbole le plus marquant de la Justice elle-même et du héro numéro un, Oroshine est un jeune homme à l'optimisme et à la gaieté la plus pure qui soit. Son expression habituelle en dit long, un franc sourire difficile à abattre, des yeux éclairés par une flamme olympique, il a la parfaite tête du bon samaritain qui rassure le peuple qu'il aimerait protéger. Son sourire est, pour le fils Takane, comme une marque de fabrique qu'il arbore presque instinctivement - il n'aura cessé de sourire à la vie que lors du drame de ses douze ans, pendant une semaine pleine. Cependant, le rictus est vite revenu grâce à sa fougue de jeune ambitieux. Dynamique et étonnamment créatif, il n'est pas étonnant de trouver Oroshine dans un atelier, en train de bidouiller quelque chose de plus ou moins utile. Sa passion pour le bricolage colle parfaitement avec sa nature optimiste, doté d'une volonté (entêtement ?) difficile à abattre, il ne renonce pas même lorsque ses expériences se soldent par un échec lamentable et une table en feu. Bien sûr, l'autonomie étant une de ses qualités il peut se vanter de prendre les choses de manière plus ou moins mature ... en général. Un problème - une solution, tel est le credo. Entre les deux ? Des milliers de routes différentes, sinueuses et dites vous que le blondinet les arpentera toutes dans son esprit fertile. Pourtant, son caractère réfléchi franchit des limites qui en font un défaut; perpétuellement dans ses pensées, le garçon peut se montrer extrêmement distrait et ce même en combat. Quand il se décide à rester concentré, ailleurs qu'en atelier, il a l'oeil pour reconnaître les complexités que sont les costumes et autres équipements de héros. Et un fin connaisseur ne peut se retenir d'admirer les pièces les plus intéressantes à leur goût, même quand il s'agit d'une pièce ennemie ... Oroshine serait capable de s'approcher de trop près pour mieux observer l'objet de son attention plutôt que de diriger son attention sur son opposant. Ce trait de caractère est semble t-il hérité de son cher et bon père. Un inventeur de génie spécialisé dans le domaine de la domotique et de l'agriculture, il affirme que "c'est son côté rêveur qui lui a permis de concevoir ses plus belles victoires."

Grâce à cet homme qu'il admire comme son propre héro, il a toujours connu une vie facile, où tout est à portée, où rien ne lui est refusé. Ce vice d'éducation lui a inculqué un tempérament semblable à celui d'un enfant pourri gâté jusqu'au trognon. Plaintif au possible, il requiert solennellement que les choses aillent toujours dans son sens. Surtout qu'il est du type à tout planifier, lorsque ses plans capotent Oroshine perd ses moyens et blâme tout ce qui se trouve autour de lui, sauf lui. Quand au contraire tout se passe correctement, il aime prendre son temps pour apprécier l'instant ou s'appliquer dans son travail. A côté de sa nature d'enfant choyé, si l'éducation de ses parents lui a bien appris une chose, c'est que l'Angleterre est le pays le plus élégant qui soit. De ce fait, le fils est doué d'un amour inconditionnel pour le thé et les costumes élaborés, les hauts de forme et le polo, la crème anglaise et le monocle, bref, tout ce qui se rapporte à l'élégance anglaise est son élément. Lui-même parle un anglais courant, bien que né au Japon d'un père britannique et d'une mère asiatique. Parfois excentrique, il a l'âme d'un artiste ou d'un maître de cérémonie quand il s'agit de présenter son travail. Même dans sa façon de se battre, l'on peut ressentir l'aura du garçon elle-même, une aura différente si ce n'est étrange.

Le rêve de devenir un héro n'est pas le sien, à l'origine. Ses deux meilleurs amis d'enfance le lui ont proposé comme ça, de nulle part et il a accepté pour une raison toute aussi hasardeuse : "c'est tellement fou que ça pourrait être marrant." Mais depuis, les enjeux de ce but marrant se sont présentés à lui comme étant beaucoup plus sérieux qu'il ne le pensait. Mais sa volonté s'étant attaché à ce rêve farfelu, il s'est approprié l'ambition de devenir le plus grand héro issu du département de soutien. Nani ?! Impossible ! Eh bien, impossible n'est pas Takane. Purement aimable et serviable, le jeunot n'est jamais contre de donner un peu de son temps et de son énergie pour aider ceux qui auraient besoin de lui. C'est là une qualité qui convainc son père du sérieux de sa détermination. Cependant, il possède un trait qu'il devra un jour surmonter totalement pour caresser son but; Oroshine est un lâche. Oui, un héro lâche. Lui, il préfère le terme "réservé" mais tous savent ou finissent par savoir que le garçon craint et fuit ce qui pourrait lui faire du mal physiquement parlant. Être sur la voie du danger ? Très peu pour lui ! C'est pour cette raison précise qu'il utilise son ingéniosité et son équipement pour combattre depuis les coulisses. Amoureux du luxe, il possède des standards plutôt élevés en règle générale, ce qui a tendance à entraver ses compétences sociales. En effet, les autres élèves de Yuuei par exemple, n'ont pas tous connu le caviar et l'argenterie raffinée, alors on a tendance à l'ostraciser, le considérer comme un bourge snob et hautain alors qu'il est tout le contraire d'un individu condescendant. Il peut parfois se montrer rabaissant cependant, par exemple quand il confond la gastronomie des fast-food avec de la nourriture pour bétail, ou quand il clame ouvertement et avec le sourire que le hard rock est beau en tant que moyen d'expression primitif, pour les sauvages. Son avis, il n'hésite pas à le donner et ne se rend même pas compte de son impact sur les autres, puisque pour lui cela sonne comme une vérité générale, manquant cruellement d'objectivité dans ses propos. Sinon, pour rajouter à son âme d'enfant insouciant et innocent, on peut noter qu'Oroshine est un grand fan de comics. Les supers-héros de fiction, principalement américains sont une source d'inspiration énorme pour le garçon qui, lui-même idolâtrant un certain ingénieur héroïque de la bande dessinée, considère ces oeuvres comme la prémonition de ce nouveau monde dans lequel évolue l'Humanité, désormais dotée de pouvoirs similaires aux héros littéraires.

Histoire
Nous connaissons tous l'histoire. Le principe est le même partout, tout le temps. Naît un jour un petit bonhomme, un heureux événement pour ses parents mais un événement sans grand intérêt pour l'humanité. Puis, absorbé par cette ère merveilleuse, voilà que ce bonhomme se met à rêver, à voir grand, toujours plus loin, tendant les mains vers les recoins les plus inaccessibles d'une vie; il veut devenir un Héro.

Mais moi, je ne veux pas être un simple héro, non ! Remballez vos alters éblouissants et voyez un pas plus loin dans le futur. Quand l'être humain en est encore à s'extasier sur son corps avec une jouissance anthropocentrique, je veux être celui qui occasionnera la prochaine grande révolution, celle qui vient juste après la mutation génétique, l'avènements de la cybernétique. C'est l'histoire du garçon qui souhaitait voir un monde simplifié par la technologie, c'est l'histoire d'Oroshi Takane !!

Le fils de William Lewis et Nora Takane, deux illustres citoyens de Musutafu ayant connu le monde d'antan, quand le travail dans les champs sous un Soleil douloureux était encore de rigueur, je dois tout à l'ardeur de leur travail. Tout ce que mes parents auront enduré pour me permettre de vivre aujourd'hui, dans un Japon moderne et aisé sans avoir à lever le petit doigt pour que le pain me tombe dans l'assiette, je le leur rendrai bien lorsque j'aurais atteint mon but pour que leur nom ne soit pas jeté aux oublis une fois leur temps fait. Mon père est un inventeur de génie. Son temps libre passé à la ferme de ses parents, il l'a investi dans sa grande passion et est à l'origine de bien des systèmes ingénieux dans le monde de l'agriculture. C'est de là qu'il tient sa fortune. Une fortune qui permit à ma mère elle aussi de réaliser son rêve, ouvrant sa propre radio féministe pour prôner le Girl Power dans ce monde où même la profession nouvelle de super-héro était majoritairement masculine. Des femmes au contrôle, voilà ce qu'elle aurait aimé voir ma mère. Elle n'était pas souvent à la maison d'ailleurs, elle était souvent au travail, diffusant sa musique pop et ses slogans frappants à tout va sur les ondes. Son action n'avait pas l'air d'avoir autant d'impact sur la société qu'elle le voulait, mais papa et moi étions sûrs qu'elle parviendrait un jour à réveiller la fougue féminine qu'elle recherche chez les japonaises d'ici. Dans ce cas, c'était papa qui s'occupait de moi, ou tout du moins qui s'occuper de choisir mes maîtres parce qu'il était hors de question que son jeune héritier ne bénéficie pas du meilleur enseignement. C'était alors à la maison que se passait le plus clair du début de ma vie, dans notre modeste manoir aux allures vieillottes, courtoisie de l'amour inconditionnel de mon père pour cette architecture sinistre. Parfois, nous allions en voyage en Amérique, à Venise ou à Londres, mais nous ne pouvions jamais rester trop longtemps car le devoir appelle même à l'autre bout du monde..! Je ne dirais jamais que mon enfance eut été triste, même si j'aurais aimé moi aussi, pouvoir avoir l'attention de mes deux parents pour une fois, que le "travail" ne les détourne pas de leur fils .. mais tout cela était nécessaire, je l'ai compris très tôt. Je me souviens avoir pu concentrer leur attention lorsque je manifestais mon alter pour la première fois en jouant avec des briques de constructions en plastique. Je réussissais à les manipuler sans les toucher, bien que mon contrôle ne soit encore horrible. Malgré tout, il y avait une chose que je ne pouvais nier : je m'ennuyais.
Heureusement, papa a eu la merveilleuse idée d'inviter les fils de deux de ses amis et collaborateurs aux cours à domicile que je suivais alors que j'étais âgé de 6 ans. Makomo Yoshi et Nolan Cook, deux jeunes gens forts sympathiques qui ont pu m'aider à égayer les enseignements de Maître Riebeeck, notre professeur d'histoire. Nous sommes vite devenus amis, des inséparables en plus de ça !

Un soir, alors que nous étions partis ensemble au cinéma, voir un de ces chefs-d'oeuvre fantastique qui nous faisaient saliver étant petits, notre grand et paisible chêne de vie a été secoué pour la toute première fois, nous faisant tomber au sol pour s'écraser sous le joug de la dure loi de la réalité. C'était au retour, quand nous avons trouvé amusant de marquer notre territoire derrière les poubelles, supposément pour embêter les chats de gouttière selon Makomo, le plus turbulent de notre trio. Celui-là n'en perdait pas une pour se rendre intéressant et comique, mais cette fois aucun de nous n'a rigolé longtemps. Dans la pénombre, derrière le jeune Yoshi une silhouette imposante se rapprochait furtivement de lui pendant qu'il était occupé à refermer sa braguette.

« En voilà des belles montres pour de si jeunes gamins. Cette voix nous prenait à revers, Nolan et moi nous retournions en sursaut pour découvrir qu'un second individu aussi peu fréquentable que le premier s'était glissé derrière nous deux, posant une main gantée mais toujours froide sur chacune de nos épaules. De son côté, la silhouette plus grande se saisissait de Makomo et le soulevait comme une plume.
- Lâ.. Lâchez-moi !! il hurlait.
- Si vous voulez pas vous retrouver en chaise roulante avant même d'avoir la soixantaine, aboulez le cash, les bijoux et toi, là ! Il resserrait son étreinte sur mon épaule. Il me botte bien ton chapeau, très classe, tu as du goût, petit. Tu vas me le donner aussi. »

Mon.. chapeau ? Il n'avait pas idée à quelle point j'adorais ce haut-de-forme ! D'une grande marque et offert par mon père pour mes cinq ans, il seyait autant à mon goût du luxe qu'à mon comportement noble du gentilhomme !! Que je le cède à de la fripouille qui se croyait maline, à vivre comme des parasites sur le dos des bonnes gens ?! Ca, jamais ! A ce moment, une petite colère infantile croissait dans mon corps en prenant mon coeur comme point de départ. Et bien entendu, quand il s'agissait de sortir ses petits copains de la mélasse noire dans laquelle il les avait mis, il n'y avait plus de Yoshi ..! Fichu Yoshi..!! Il avait au moins eu le temps de soulager avant que tout ça ne nous tombe dessus, lui ... Nolan ne tardera pas à le faire dans sa culotte si l'on ne fait rien. *Je dois agir.* Ces quelques mots gonflant mon ego jusque des proportions exubérantes, je donnais un violent coup de coude en arrière, droit dans l'entrejambe de cet homme aux mains goudronneuses. Il n'y avait pas tant de force que ça derrière cette frappe, mais son emplacement était traître ... Décuplée au maximum par la sensibilité de la zone touchée, le gaillard se recroquevillait sur lui même en criant de douleur. Je ne perdais pas de temps et me saisissait du couvercle malodorant d'une poubelle proche, pour le lancer comme un disque vers celui qui tenait notre imbécile d'ami en otage. Pas très adroit, j'étais pourtant assez chanceux pour que le morceau de métal circulaire se flanque dans ses genoux. Il n'a pas semblé ressentir grand chose mais il reculait de trois pas tout en lâchant Makomo au sol, retombé sur ses fesses. Mais à priori je n'avais réussi qu'à énerver un peu plus les deux malfrats. Quand ils ont chacun sorti une arme blanche qui étincelait dans la nuit noire, je me suis maudit pour avoir voulu jouer aux héros. Par réflexe, par peur, j'ai fermé les yeux. J'entendais le lourd fracas d'un corps humain s'effondrer au sol, deux fois. Mako..? Nolan..?

« Oh my goodness, vous allez bien, messieurs ?! C'était une voix familière qui venait sauver la soirée. Il débarquait comme un cheveu sur la soupe, mr.Perkins, le majordome et chauffeur de la famille tenait à la main l'arme de poing qui avait mis à terre les deux hommes. Il venait vers nous visiblement éprouvé, nous rameutant tous les trois en même temps dans ses bras.
- Monsieur Perkins, je ... Je bégayais, encore en état de choc.
- Non, non... ça va aller Maître Takane, vous avez fait ce qu'il fallait. Il me regardait en souriant, je savais que lorsqu'il avait cette expression amusée, c'était qu'il s'apprêtait à faire de l'humour. La prochaine fois, essayez juste d'attendre mon signal pour lancer la diversion ! » Je le savais.

Le soir-même, monsieur Perkins et nous avons convenu que ce serait un petit secret entre nous, que nos pères ne devraient être au courant de rien sinon quoi ils ne nous laisseraient plus jamais passer du temps rien que tous les trois, dehors, comme des enfants normaux. Quand nous avons feinté une soirée popcorn à la maison, dans l'intimité de ma chambre le premier réflexe aura été de cogner Yoshi, le talentueux enquiquineur qui nous avait attiré les ennuis. Mais ensuite, nous en avons discuté, jusqu'à ce que la conversation dérive sur un sujet décisif pour le reste de notre existence.

« Plus tard, mes parents veulent que j'ouvre une chaîne de restaurant un peu comme mon grand-père mais moi ... Nolan rougissait, semblant avoir honte de ce qu'il s'apprêtait à confesser. Je voudrais devenir un héros ! Pendant un instant, un silence vint perturber le fil de la discussion. Les yeux de Nolan s'écarquillaient quand il vit que personne ne riait.
- Tu es sérieux ? Moi aussi ! renchérissait Makomo. Et si on devenait tous les trois des héros et que l'on formait notre propre trio de légende ?! Des étoiles scintillaient au fond des yeux de mes deux camarades.
- Je ... Non .. je ne peux pas ... Je ne suis pas fait pour être un héros... J'aurais pu tous vous faire tuer tout à l'heure..!! Indigné, je ne voulais même pas m'imaginer dans un de ces costumes criards en train de sauver la veuve et l'orphelin alors que mon impulsivité aurait causé le décès tragique de trois enfants si Mr.Perkins n'était pas intervenu. Les deux autres, eux, me regardaient plutôt d'un air hébété.
- Quoi ..? On était là, en train de geindre comme des bébés quand tu as été le seul à réagir comme un homme, un vrai ! Tiens, regarde Yoshi a même souillé ses dessous alors qu'il venait à peine de se vider !! Nolan embarrassait le troisième garçon pour que je remarque la bravoure que j'avais exhibé.
- Mais ... c'est bien beau d'avoir agi, mais ça n'a servi à rien, c'est Mr.Perkins qui...
- Et tu l'as aidé à le faire ! il rétorquai.
- Qui dit qu'il ne nous aurait pas tiré dessus si tu n'avais pas créé une fenêtre de tir ?! ajoutait Makomo. Alors cesse de jouer les rabats-joie et accompagne nous sur cette voie, Oroshine. Il tendait le poing et Nolan s'empressait d'y coller le sien, ils attendaient que j'en fasse de même pour sceller ce voeu. Au pire des cas, tu pourras être notre acolyte et attendre que ce soit nous qui venions te sauver cette fois.
- Tssk.. » titillé par sa provocation, je tendais le poing à mon tour. Notre fine équipe voyait le jour.

Suite à ça, j'ai attendu quelques nuits avant de parler de ces souhaits d'enfants à mes parents. J'attendais qu'ils soient tous les deux à la maison sans être trop fatigué pour qu'ils puissent m'écouter, pas une mince affaire... Quand ce fut le bon moment, je leur ai tout avoué. Mon but, ce pourquoi je m'engageais sur cette voie et en bonus, notre idée à tous les trois de former une équipe une fois que nous aurions obtenu nos licences de héros. Un silence, un rire étouffé et mon père me fit comprendre sans dire un mot qu'il ne croyait pas une seule seconde en moi. Il avait posé sa main sur le haut de ma tête et m'avait souri pour ne pas me froisser. Maman, quant à elle, elle pensait que je jouais. Que mes amis et moi étions en train de participer à un de ces jeux de rôle imaginatifs grandeur nature. En somme, personne sous ce toit ne pensait possible que je devienne un héro. Pourquoi ? Je n'en avais pas le charisme ? La carrure peut-être ? J'en avais au moins les méninges et la volonté ! C'était avec un franc sourire que je répondais à leur incrédulité. Un franc sourire qui était devenu usuel chez moi pour masquer mes doutes, mes craintes et mes peines. Les efforts que je fournissais pour prendre tout le monde de court en intégrant U.A haut la main.

"Vous allez voir de quel bois je me chauffe !" disais-je, déterminé comme pas deux.


Grâce à la qualité de mes professeurs à domicile, j'avais amplement assez de temps libre pour parfaire le contrôle de mon alter, Workshop. C'était un alter fascinant, qui avait été la base de la réussite de mon père. Déjà vers sept ans j'étais assez adroit pour assembler des puzzles complexes quoique de petite taille et je faisais rêver mon procréateur en étant un connaisseur en mécanique, le lui démontrant avec des maquettes de voiture télécommandée construite de mes propres ... mains ? C'était un pouvoir étonnamment pratique qui ne pouvait être poussé à son paroxysme que par un esprit aussi inventif que le mien. Je ne mis pas longtemps avant d'en déterminer l'usage que je voudrais en faire en l'intégrant à mon style de héro. Il y avait bien des bricoleurs ayant fait régné l'ordre grâce à des armes de technologies de pointe, ou d'autres qui semaient la peur dans le coeur des vilains grâce à leurs machines automates... Mais je ne pouvais pas me contenter de simplement recopier le style préexistant d'une légende, c'est dépassé ! J'avais passé des heures pendant des jours à me gratter le cerveau dans l'espoir de trouver un concept original, sans succès. En attendant, j'avais banalement reproduit quelques gadgets utiles pour, peut-être, saisir l'essence même de la fusion entre bricolage et héroïsme. L'on m'avait vanté les mérites du département de soutien de l'académie de prestige que nous visions à intégrer, je pensais immédiatement que place était là-bas.

Vers l'âge de dix ans, je suivais papa au travail pour en apprendre un peu plus sur le bricolage en grandes dimensions. Il m'a présenté ses oeuvres, ses ouvriers et m'a même enseigné quelques techniques prioritaires pour un businessman. Il continuait à penser dur comme fer que je ne deviendrais pas un héro et que mon destin était de reprendre la tête de sa société après lui... Pauvre petit père, tu n'imagines pas combien je suis désolé de te décevoir pour cette fois. Je n'ai jamais eu l'intention d'abandonner mon rêve et plus je rencontrais d'obstacles, de personnes souhaitant à priori briser ma décision, plus je m'y accrochais. J'essayais de me tenir au sentiment que ce serait de voir l'expression de ceux qui n'y croyaient pas le jour où je réussirai ...

L'année de mes douze fut ... comment dire, la plus horrible de toute ma vie ? Je trouve la formulation plutôt arrogante, comme si à douze ans j'avais déjà tout vu du monde horrible qu'est celui des Hommes ... Mais cette année là est sans aucun doute celle pendant laquelle j'ai réellement su quel genre de gentleman je voulais être. C'était un mercredi soir et si je ne m'abuses, il devait être au moins dix-neuf heures trente si ce n'est plus tard, car père était déjà rentré et laissait le stress de la journée derrière lui pendant qu'il fumait un cigare en regardant la bourse à la télévision. Ah... ces adultes. Ils se plaignent de l'effort que c'est que de tenir une société, d'avoir un travail aussi important, mais ils ne trouvent rien de mieux à faire que d'apporter ce même travail à la maison. Bref, maman n'était pas rentrée. Inquiet, je suis parti demander après elle auprès de papa, qui appela sans tarder la radio qu'elle tenait pour savoir de quoi il retournait. Le téléphone sonnait, mais personne ne décrochait.
Trente minutes plus tard, nous avons appris la vérité. L'horrifiante, exubérante vérité. Au journal du soir ils ont parlé d'une attaque violente sur le bâtiment de la radio de maman. Le reportage filmait la scène de crime comme s'il s'agissait d'un goddamn documentaire animalier ... Du sang au sol, du sang sur les murs et le plafond. Du sang sur les bureaux, sur les micros et les enceintes. Et des corps, oh mon dieu, des corps. Je ne sais pas quelle loi régit les médias, mais ils devraient en instaurer une pour que l'on respecte au moins les familles de victimes ... Parce que le corps de maman était cruellement placardé sur le mur de son studio, avec un message éminemment sexiste que je ne retranscrirai pas. Ce que je retranscrirai, ce sont les émotions qui se sont succéder aussitôt qu'ils ont donné les gros titres. Au départ, papa et moi étions dubitatif, vous savez, il existe tellement de radio différentes dans ce pays qu'il fallait vraiment être malchanceux pour que ce soit celui auquel on redoutait de penser... Mais lorsqu'ils ont montré la façade, nous avons pâli à vue d'oeil, reconnaissant le lieu de travail de ma mère et sa femme. Les caméras ont progressivement parcouru l'établissement avant de pénétrer le sanctuaire de la maîtresse des lieux. Nos coeurs se serraient à l'unisson et quand ils ont ouvert ces portes ... Argh ... Vous imaginez bien que je ne pouvais plus sourire à cet instant et ce pendant une bonne semaine. J'ai eu beau pleurer, me questionner, taper dans les murs et crier jusqu'à m'époumoner rien n'y faisait, j'étais bel et bien dévasté. Pendant toute cette semaine, je suis resté cloîtré dans ma chambre comme une princesse en détresse. Mon père lui-même grandement affaibli essayait tant bien que mal de prendre contact avec moi, mais il n'a jamais dépassé le pas de la porte. Les journées devenaient aussi longues que des années, je les passais à pleurer et à regretter pendant les deux premiers jours, puis je me suis mis à réfléchir, tentant de raisonner pour que mes sentiments cessent de prendre l'ascendant sur mon esprit. Ma volonté elle-même avait terni. Jusqu'au quatrième jour. Là, j'ai converti la rage qui bouillonnait dans mon coeur en une force encore plus grande. Une force mentale, qui devenait plus claire au fur et à mesure que je m'en servais. J'ai longuement pensé à tout ça et j'en suis venu à la conclusion que devenir un formidable héro n'était plus que mon rêve, désormais, c'était là dedans que résidait le Salut de maman. Elle qui souhaitait tant faire de notre monde un endroit plus équitable pour la femme, je pourrais commencer par mettre hors d'état de nuire ces pustules sociales qui se sont acharnées sur elle et son équipe. S'il y avait un héro suffisamment compétent pour éviter que d'autres ne soient massacrés pour un oui ou pour un non, il fallait que ce soit moi. All Might aura certainement déjà retrouvé les coupables et les aura déjà envoyé derrière les barreaux d'ici là mais ... je veux apporter mon aide.
Vers la fin du sixième jour, une enquête confirmait que le massacre n'était pas un simple acte criminel sexiste. C'était un crime commandité par des rivaux politiques du groupe de ma chère mère... C'était donc ça, la politique ? Les hauts-placés étaient-ils tous des riches inhumains se prenant pour des dieux, à décider si oui ou non un citoyen devrait avoir le droit de vivre selon ses opinions et ses revendications ? Si c'était le cas, c'était une raison de plus pour que je fasse un grand nettoyage ... Dès que je serais assez fort, je rendrais la justice à la justice ! J'ai enfin déverrouillé la porte de ma chambre le mercredi suivant. Papa tombait des nues en se trouvant face à mon sourire. Il n'avait pas changé et pourtant il semblait si différent. C'était peut-être parce qu'il était encore plus confiant maintenant ? Toujours est-il qu'il n'avait plus d'autres choix que d'y croire en mon rêve, quand il a vu que son jeune garçon était assez fort et courageux pour accepter la perte d'un proche encore plus rapidement que lui. Il a même commencé à m'aider à me préparer et est alors devenu un mentor à part entière pour moi.

Entre temps, j'ai produit pas mal de nouveaux gadgets en vue de l'examen d'entrée qui approchait à grands pas. Une bonne vingtaine d'entre eux avaient reçu l'approbation de l'inventeur génialissime qu'est mon père et j'avais finalement décidé d'emprunter un style semblable à un héros de comics que j'adorais dévorer entre deux bricoles.
Grâce à mes inventions, mon adhésion au département de soutien de U.A ne faisait pas l'ombre d'un doute. Fier de moi, papa m'a accompagné jusqu'au grand portail de l'école le premier jour. En me regardant m'éloigner pour le monde impitoyable des super-justiciers, ses mots sifflaient à mon oreille comme une sorte de slogan d'après lequel je voudrais vivre toute ma vie.

« Bonne chance, fiston. Il est grand temps que le monde fasse confiance en ses futurs héros, mais n'oublie pas... Il sied au progrès de respecter ce qu'il remplace..! Plus Ultra, c'est ça ? »

Un sourire aussi large que le mien, la larme à l'oeil et le pouce levé, je n'avais besoin de rien de plus pour avoir l'état d'esprit d'un nouvel étudiant dans une académie très prisée comme celle-ci. Mon aventure commence ici, c'est celle de celui qui deviendra le plus grand héro du département de soutien !!



Dernière édition par Oroshine Takane le Sam 28 Avr - 22:35, édité 1 fois
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Oroshine Takane
Rang C
Sam 28 Avr - 22:34
• Bonjour, pardon pour le double-post mais j'informe que la fiche est à présent terminée. Smile
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Messages RP : 0

Feuille de personnage
Titre: FONDATEUR
Expérience: LVL MAX
Alter: One for All
The Mighty One





All Might
The Mighty One
Mer 2 Mai - 18:01


« Fiche Validée ! »

Admis au sein de l'Académie YUEI - Filière Assistance , au rang C


Enfin ta validation ! Mais avant de commencer à nous conter tes récits et aventures fascinantes avec les autres membres du forum, il va te falloir :

→ Recenser ton avatar. (Ici.)

→ Faire une fiche technique. (Ici.)

→ Faire une fiche de Prouesses. (Ici.)

Encore bienvenue et bonne aventure à toi parmi nous !


«Plus Ultra !»


Codage par Saphira pour EPICODE
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