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La belle et la bête [pv Iku]

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Yomi Kisara
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Mar 27 Nov - 16:10
Le confort des plus rudimentaires de l'antre du crustacé n'était pas pour lui déplaire. La belle rose se complaisait d'un rien, même un véritable taudis miteux et crasseux ne l'aurait pas dérangé outre mesure. Naguère encore elle stationnait en filature en des lieux bien moins charmants ou s'affligeait de la rudeur de l'hiver lors de longues heures menées en planque. Quoiqu'elle aurait trouvé inquiétant que sa compagne d'infortune se soit établie en ce genre d'endroits. D'autant que certains malheureux cloîtraient leurs soudes misères en leurs tanière, tels des chômeurs et graves ôtaku. Le périple pour y parvenir avait au moins été bref, bien qu'affreusement longuet pour l'éprouvée d'une frêle averse dont-elle n'aurait su se prémunir sans frémir à chaque pas, l'air tendu aux lèvres pincées comme le regard qui vacille avec frénésie. Il n'y avait pas pire épreuve que ces instants où l'onde ne venait harceler ses pauvres sens affolés. Mais elle s'était fait violence voilée afin de parvenir au lieudit, une fois chassée de l'établissement de restauration par l'ignorance d'un sombre gredin. L'aurait-il seulement daigné en préserver ? Peut-être pour un habitué craintif, liste à laquelle sa personne ne figurait hélas. Pas plus qu'elle ne blâmait privilégiés et domestiques.

La jeune jouvencelle en aurait bien profité à son grand regret, mais n'avait pas osé en appeler à sa magnanimité de simple laquais lessivé. S'être figée un fugace instant sur le seuil du départ témoignait déjà sa poignante condition de suppliciée résignée. Ainsi, l'insolite duo parvenait dont sans encombre au modeste domicile de la brune dont l'hospitalité ne laissait pas d'avantage à désirer. Un confort qui sied sans conteste à la vue d'une mine sans rictus, tout juste à l'aise tandis qu'elle délaissait l'ombrelle souillée à sa camarade. Voilà que la bête taciturne déposait de même son fardeau de cuir beige au pied du lit, avant d'y siéger avec dignité. Yomi n'était pas du genre à s'affaler chez son prochain, le professionnalisme demeurant de rigueur et la niaise à la rose chevelure s'attelait plutôt à observer l'autre vaquer à ses manigances. Rien n'induisait plus les prémices à la perdition certaine et volontaire, de quoi réjouir la plus émue de ces demoiselles qui n'en griffonnait pas la moindre constatation à son petit carnet lui demeurant à la hanche gauche. A l'instar de son cellulaire mauve à clapet qui épousait sa droite, chevauchant discrètement sa jolie jupe alors que son esprit ragaillardi éludait la chantre casserole servant de bouilloire.

Rien ne pressait en l'état, mieux valait attendre un cordial échange autour de breuvages et de mirettes pouvant se croiser à loisir, surtout sur ses écrits de l'affaire. L'éprise des flammes rétorquait alors sa pensée en plus de mander subtilement à pouvoir sceller l'antre des bains, de crainte d'essuyer l'affreuse mélodie du ruissellement et autre jet susceptible de lui raviver le pénible malaise qu'elle endurait au détour du moindre écoulement, surtout dès lors que son enveloppe démunie s'y jetait en pâture. Mais si l'aveu déguisé intimait à l'abus de sa personne par un malingre profiteur, au détour d'un larcin plausible ou toute autre tactique de fouine mal lunée, la vilaine cloîtrée en ce refuge lui concèderait volontiers de laisser la porte entrouverte, voire même de s'y stationner, faisant ainsi dos à la crevette, de sorte à ce que cette dernière puisse s'assurer de son intégrité qu'un rien mettrait en doute. Outre une tentative grossière d'épier une demoiselle à son plus simple appareil, démentie d'emblée par sa frayeur inouïe déjà maintes fois remarquée et que trop vivace pour paraître factice. Mais même l'étanchéité des cloisons ne lui épargnait la mélopée macabre du fracas pluvieux aux vitres et murs d'enceinte. Son malaise lui demeurait bien qu'amoindri.


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Iku Tozutsami
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Mar 27 Nov - 23:39
Il s'avéra que Kisara-san ne voulait pas lui parler de son enquête, pas pour l'instant du moins et surtout pas avec la douche en fond sonore. Le bruit de l'eau, bien sûr. C'était une phobie très sévère dont la détective souffrait, et très handicapante.

"Nan, c'est bon, de toute façon c'est pas comme si j'avais quoi que ce soit à voler."

Alors qu'elle fermait la porte, et commençait à se déshabiller, l'adolescente se demanda comment Kisara-san faisait pour se laver. Sans eau, ça semblait difficile. Peut-être se faisait-elle violence, à moins qu'elle n'use et abuse de lingettes ? La question suffit à lui occuper l'esprit le temps qu'elle se trempe, délaissant volontairement le savon pour l'instant. Elle ne voulait pas s'éterniser dans la salle de bain pour ne pas faire attendre son invitée, et pour ne pas lui infliger le son des gouttes trop longtemps.

Le plus long fut de se sécher. C'était le but premier, après tout, se nettoyer un brin et surtout mettre des vêtements qui ne seraient pas humides et ne colleraient pas à la peau. Ses cheveux furent les plus longs, l'humidité refusant de partir dans la serviette, et elle prit encore plus de temps à les brosser convenablement. Elle sortit finalement de la salle de bain, désormais propre et sèche, vêtue d'un débardeur gris un peu ample et d'un jeans.

"Voilà, pardon pour l'attente, c'était pas trop long ?"

Elle ramassa ses anciens vêtements, tas informe de tissus détrempé, et les tendit à un portemanteau à côté de la porte d'entrée. La plupart du temps, de toute façon, elle prenait le forfait séchage de la laverie au coin de la rue, mais dans les cas comme celui-ci, c'était le seul endroit possible. Ailleurs, ils auraient soit bloqué le chemin soit dégouliné sur le lit. La casquette fut la dernière suspendue, et Iku prit un instant pour lui redonner de la forme avant de la percher tant bien que mal sur un crochet.

"Du coup, pourquoi vous voulez de l'aide ?"


Elle se glissa entre le pied du lit et le frigo, coupant les plaques et saisissant la casserole. Avec tout le temps que l'étudiante avait passé dans la salle de bain, l'eau avait largement eu le temps de bouillir. Sans trop s'avancer, elle remplit la tasse et le verre avant d'apporter la première à Kisara-san et de s'asseoir à côté d'elle, son verre brûlant à la main.
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Yomi Kisara
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Mer 28 Nov - 20:08
Soudain, la gargouille impassible s'emmurait d'un tout autre mutisme, moins pesant et poignant. Méditer lui assurait parfois l'apaisement en milieu anxiogène, comme au devant d'anticipations effrayantes. La diablesse angélique s'échinait hélas  sans grand succès à faire abstraction des infâmes sonorités qui l'assaillaient de toute part. En dépit de simples bruits sourds. Elle en avait les prunelles scellées, les esgourdes à demi assourdies et les nasaux inutiles. Loin d'être en transe, la belle rose s'attelait tout juste à noyer la moindre perception comme sa pensée, ainsi qu'émousser ses sens d'ordinaire si affutés, que trop aux aguets. Ainsi, même la notion de temps semblait s'évanouir dans son esprit embrumé. Le phénomène bien que piètre prestation faisait pourtant son office au fil des secondes et minutes passées inerte, manquait presque de la tirailler d'un fâcheux détail. Lui faudrait-il patienter longuement en ces lieux avant de pouvoir s'élancer sur les traces de sa proie, maraud guère incommodé par l'averse ou l'orage ? L'idée que ce misérable se garde d'agir au seul motif que la pluie ne puisse dégrader sa performance artistique sordide ou l'obliger à échafauder en milieu clos sa mise en scène plutôt qu'en public, à la vue des passants à épouvanter et tourmenter, lui suffisait presque à se cloîtrer d'aventure après s'être terrée au café étudiant.

« Pas le moins du monde. », rétorquait un timbre détendu et mélodieux, au demeurant ravi de voir surgir une compagne plus à l'aise.

La donzelle à la rose chevelure émergeait ainsi en douceur avec cette trogne aux teintes guillerettes ravivées, un fin sourire qu'un rien ne crispait plus, mais encore des griffes tout juste campées aux rotules. Mais alors que cette chère aspirante héroïque venait la flanquer avec collations, breuvage dont elle se passerait volontiers et tendait déjà à éluder la simple existence sans pourtant faire sa mijaurée ou user de stratagèmes mondains hypocrites et trompeurs qu'elle détenait de sa formation de comédienne amatrice, l'agréable pucelle à 'appendice tapi dans l'ombre abordait l'affaire avec un pareil tact, sujet toutefois libre à interprétation. La détective désirait peut-être là à s'abreuver d'aventure de la sagacité de sa camarade d'infortune. Du reste, en l'absence de journaux et de téléviseur ou de radio, elle ne pouvait que présumer de sa connaissance des faits, même infime ou tronquée, que l'ordinateur pouvait d'ailleurs démentir en dépit de l'anecdotique cas de noyade près de la promenade, qui datait de presque trois jours. L'optique visait tant à déterminer la prochaine cible stratégique que d'endiguer ses manigances puis le confondre auprès des autorités, quitte à s'enticher d'une escorte de dissuasion massive.

« Connaissez-vous bien cette ville ? Et est-ce qu'il y a des zones spécifiques à éviter, qu'elles soient mal famées ou tout juste lugubre au soir ? Outre des bains publics laissés à l'abandon, une école vétuste ou des ruelles insalubres peut-être ? »

L'enquêtrice pouvait au moins exclure des destinations propices au forfait liés à l'onde, ce qu'elle lui signifiait prestement, mais encore l'hôtellerie, édifices en chantier et le parvis d'une église. Puisque le perfide prédateur y avait déjà sévit en et rebutait à s'y produire à nouveau, à l'image d'un être las de ces domaines une fois souillés par son infamie. Son tracé ne décrivait d'ailleurs pas la moindre escalade ni prise d'assurance, l'énergumène semblait se contenter d'interpeler au travers d'étapes susceptibles d'atteindre le plus grand nombre, ou bien n'était-ce qu'une fantaisie audacieuse allant de pair avec les travers du genre humain dénoncés par les papelards et écriteaux gisant en son sillage ? Elle doutait pareillement du fait que les rumeurs, prises pour des canulars morbides, puissent trahir sa démarche. Laquelle avait d'étrange son ambigüité ajoutant à l'invitation à lui servir de guide, sinon de la renseigner sur d'éventuelles coordonnées suspectes. Et tandis que son breuvage s'en allait tiédir, la vilaine déportait ses pas afin de poser la tasse, puis s'emparer de son petit carnet. Mais que lui servait-il d'être tant professionnelle, n'allant que trop vite en besogne ?


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Iku Tozutsami
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Sam 1 Déc - 19:26
Malgré la douche, Iku fut ravie de sentir la chaleur de l'eau bouillante irradier son corps à travers ses mains. Une fois posée sur le lit, elle se recroquevilla, montant les genoux à hauteur de sa poitrine et collant les pinces à son ventre, comme pour mieux se réchauffer au contact de la tasse. Cela ne l'empêcha bien sûr pas d'écouter la question de la détective, apprenant enfin ce que celle-ci attendait d'elle – mais toujours pas ce qu'elle avait en tête. Les détails manquaient pour définir précisément ce qui se passait sous sa chevelure rose, dans le tumulte de ses pensées. L'étudiante doutait cependant de pouvoir lui arracher beaucoup plus de détails, du moins tant qu'elle n'aurait pas apporté elle-même quelque chose en échange. Des informations contre des informations, en gros.

Ainsi elle cherchait des endroits qui craignaient. Sans aller jusqu'à dire que toute la ville était un foyer de crimes et de chaos, les endroits mal famés ne manquaient pas vraiment. Des ruelles difficiles d'accès et donc difficiles à surveiller, où les rackets étaient monnaie courante ; des quartiers délaissés après qu'un ou plusieurs vilains, ou même de bonnes vieilles catastrophes naturelles, les aient rendus invivables ; les exemples ne manquaient pas. La brune leva les yeux vers le plafond, essayant de s'en rappeler autant que possible.

"Hmm… Bah il y a pas mal d'endroits, ça va du vieux temple laissé à l'abandon au quartier jamais rénové. Ça sera difficile de faire la liste complète, mais…"

Elle fit une grimace, se forçant à chercher dans ses souvenirs. Il y en avait plusieurs qui venaient en tête immédiatement, mais aucun qui puisse se comparer à… Elle secoua la tête, mais plus elle essayait de ne pas y penser, plus il s'imposait. Le dernier endroit où elle voulait retourner. Elle avait pire que des mauvais souvenirs qui l'attendait là-bas. Mais il collait si bien à la description, pourtant floue, de son invitée. Sans doute n'était-ce qu'un effet de ses propres hantises, mais quelque chose au fond de son crâne lui murmurait qu'au bout du compte, de tous les endroits possible, ce serait là qu'elles finiraient.

"Si vous cherchez quelque chose de plus précis, ça aidera. Je sais pas pourquoi vous voulez savoir ça, mais il y a sans doute d'autres, je sais pas, critères. Genre s'il faut que ça soit facile d’accès, ou habitable, ou sans habitant au contraire."

Elle avait beau chercher à ignorer ce mauvais pressentiment et essayer de se convaincre qu'il n'avait pas raison d'être, ça ne marchait pas. Alors même si elle n'avait aucune raison objective de penser que ça pouvait être là en particulier, elle avala une grande rasade de thé brûlant pour se donner un peu de force. Tant pis, il fallait accepter et faire face.

"Sinon, si n'importe quel endroit du genre peut faire l'affaire, j'en ai bien un en tête. Une ancienne résidence laissée à l'abandon depuis, quoi, quatre ou cinq ans. Personne a voulu la reprendre après que les anciens proprios se soient faits embarquer par la police, c'était trop glauque, et… surtout glauque, déjà du temps où il y avait des gens."

Un endroit si malsain que, même en n'y étant restée que trois semaines, elle en faisait encore des cauchemars à l'occasion. Surtout depuis qu'elle s'était faite attaquer par ce vilain, quelques temps plus tôt, et qu'il avait fait apparaître… Elle frissonna et se recroquevilla un peu plus, portant la boisson brûlante à ses lèvres pour se réconforter.
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Yomi Kisara
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Lun 3 Déc - 17:16
A l'entente d'une copieuse énumérations d'endroits où fureter, inspecter et tendre traquenards, la belle rose s'appliquait à griffonner son papier sans négliger la moindre piste suggérée, bien qu'insipides pour certaines à son sens, tel un squat sans acquéreur ou un quartier sinistré qu'on aurait dépeuplé, à l'aide d'un adroit crayon gris mignonet. Yomi exécrait au gâchis. D'autant qu'une bourde ou lettrine suspecte s'efface avec plus d'aisance. Ainsi dont, une jouvencelle taciturne que trop morbide faisait face de toute sa modeste stature à sa compagne plus à son aise, mais pas moins engagée. Et l'avare en palabre qui l'admirait là sans désir aucun, hésitait à lui divulguer d'alambiquées connaissances criminelles, même maigres, puisque susceptible de trahir ses intentions, en plus de raviver un éventuel calvaire avec d'affreuses révélations. Nul besoin de macabre en se second entretient qu'une simple évocation ne semblait déjà raviver à demi. La malheureuse crevette se tourmentait à affronter ses démons les plus vivaces. Et la bête s'en voulait de l'y obliger par mégarde. Quoique la situation s'y prêtait, le discours enclin aux lamentations intimistes. N'était-ce qu'un fugace instant de détresse palpable, elle le percevait sans peine.

Ces odieuses mirettes de mauves impassibles s'appliquaient inlassablement à déceler les moindres aspects, nuances et vérités arrachés par sa verve infâme. Mais que servait-il de se voiler la face, sinon d'offrir prétexte à plus d'ignominie de sa part ? La vilaine ambitionnait pourtant de ménager au possible sa camarade d'infortune ici si brave et serviable, désintéressée même, alors que de tendres prunelles violacées lui rendaient grâce en sourdine. Voilà qui justifiait ce fin sourire impérissable et cet air un brin maternel, empli d'une flagrante compassion. Et l'endroit où on l'enjouait à s'élancer ne lui apparaissait guère pertinent. Certes il semblait tout désigné pour accueillir quiconque aspirait à se terrer à l'abri des regards indiscrets, d'où sa propension à paraître insaisissable, tel un spectre véritable. Mais les lieux que nulle bonne gens n'attirent n'aurait rien d'attrayant pour ce misérable en quête d'édifices insouillés où épingler ses critiques cinglantes. La jeune enquêtrice y accordait pourtant un crédit non négligeable dans la mesure où il lui serait possible de débusquer sa proie, en dépit de probabilités presque infimes. L'homme pouvant se fondre parmi ses congénères anodins, elle saurait l'identifier ou communiquer des suspects aux autorités, voir prévenir son géniteur jouissant de relations et d'influence.

« Le moindre squat potentiel, sans restriction de confort. Insalubre ou neuf, une école avoisinée par quelque passant ferait aussi bien l'affaire qu'un taudis paumé et clandestin, mais encore un parking peu fréquenté ou un parc. Interroger des coureurs ou des sans-abris est toujours utile, surtout que ces derniers méritent qu'on les sollicite. Pourriez-vous du reste s'il vous plait m'indiquer chaque lieu avec un stylo ou un feutre ? », mandait-elle tandis qu'elle déposait ses instruments et dépliait une carte détaillée de la cité, un brin froissée et extirpée de son carnet des secrets/à malices.

L'éprise des flammes rechignait juste à arpenter d'aventure des égouts mais s'y résignerait prestement s'il s'avérait nécessaire d'y plonger une fois encore. Outre quoi, malmener des manants lui plaisait plus comme perspectives de dernier recours. Alors qu'elle surgirait avec plus d'aisance en d'autres antres, tel un bar de brigands ou une sorte de ghetto devenu coupe-gorge méconnu. La belle rose avait après tout d'avantage de chance de s'attirer maints prédateur plutôt que son mutile-mutants. Sa noble quête s'accommodait de pareils périls encourus depuis des années. D'autant que l'occasion de pourfendre une ribambelles d'irrécupérables vermines l'alléchait diablement. Qu'ils se livrent en pâture à sa frénésie meurtrière inextinguible la ravivait tant, en dépit d'une absence totale de jubilation dans l'acte. Du reste, la démarche exhaustive témoignait d'un professionnalisme prédominant chez cette créature angélique. Peut-être était-ce trop ? De simples indications lui suffiraient amplement, de vagues connaissances à approfondir en pleine vadrouille sereine.
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Iku Tozutsami
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Mer 5 Déc - 23:29
Du coin de l’œil, Iku remarqua que son invitée griffonnait activement, et ne touchait pas beaucoup à son thé. Pourtant l'étudiante n'avait pas l'impression de dire quoi que ce soit d'intéressant. Juste une énumération de clichés, à la limite. Ce n'était pas comme si elle avait donné le moindre nom ou la moindre adresse. Et le thé était bon, pour son prix. Il manquait un peu de sucre, mais elle avait une insurmontable flemme qui lui interdisait de se redresser. D'autant que ça aurait signifié se déplier, et s'éloigner de l'agréable chaleur qui émanait de son verre. Elle choisit donc de profiter de son thé trop amer, le portant encore à ses lèvres.

Finalement, la détective s'était donnée beaucoup de mal pour pas grand-chose, tout comme son hôtesse. Aucune des idées proposées par l'étudiante ne collait réellement à ce que Kisara-san cherchait, Iku ayant délibérément ignoré les squats. Elle avait plutôt cherché les endroits complètement abandonnés, là où quelqu'un pouvait disparaître entièrement. Quoique, elle avait aussi parlé des quartiers chauds. En tout cas, maintenant qu'elle savait un peu plus précisément ce que cherchait la détective, elle pouvait sans doute lui faire des propositions plus pertinentes. Celle-ci avait d'ailleurs sorti une carte usée de son sac. Elle voulait des informations vraiment précises.

"Oulah…"

Iku se pencha, essayant de concilier ses connaissances de la ville avec le plan sous ses yeux. Elle reconnaissait le nom de certaines grandes artères, d'une ou deux places, et put retrouver à partir de là quelques endroits à éviter. Un vieux gymnase qui avait été délaissé après un incendie, laissé à l'abandon car il était moins cher d'en construire un nouveau. Un parc public tortueux dont les recoins accueillaient moins de public que de résidents longue durée. Un taudis connu pour être souvent fréquenté par l'un ou l'autre Vigilante. Un temple jugé insalubre, trop complexe à rénover, et donc abandonné. Quatre cercles barraient désormais les rues de la carte, indiquant avec plus ou moins de précision ces adresses.

"Hmm… Il y en a sans doute d'autres mais c'est pas vraiment mon truc, on m'aurait jamais laissée habiter chez des squatteurs. Du coup ça, c'est…."

Elle posa le doigt sur une des marques, expliquant ce qu'elle représentait. Puis elle passa à la suivante, à la troisième, et enfin la dernière. Son autre main tenait toujours le verre de thé, qu'elle sirotait lentement pour profiter du goût malgré l'amertume. Finalement elle se replia à nouveau sur elle-même, les deux mains sur sa source de chaleur personnelle.

"Voilà, après en cherchant y en a sans doute d'autres, mais c'est ceux que je connais. J'espère que vous trouverez quelqu'un qui pourra vous aider."

Suivit un long silence un peu gênant, durant lequel l'étudiante se concentra sur sa boisson. Une question lui brûlait les lèvres, une qu'elle essayait subtilement de poser depuis un petit moment sans pour autant forcer le sujet. La détective avait, après tout, pris soin de n'absolument pas s'expliquer à ce sujet. Iku finit cependant par céder, la curiosité était trop forte.

"Vous enquêtez sur quoi, en fait ?"
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