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Organisation, mère de mes richesses. | solo

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Oroshine Takane
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Jeu 24 Mai - 23:11
    Le Soleil s'est levé avant moi ce matin car pour une fois depuis très longtemps ... six jours je crois, on est samedi ! J'aimais particulièrement me lever le samedi car je pouvais penser au temps libre que j'avais sur les bras, dépourvu de devoirs car je les avais déjà bouclés durant mes cours du soir à la maison et de n'importe quelle autre source de tracas. Quand je me suis réveillé ce matin là, ma montre à gousset indiquait huit heures quinze. C'était deux heures plus tard que mon horaire habituelle, plutôt matinal parce que l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt, je me plaisais à apprécier les premiers rayons lorsque j'étais prêt à aller à l'académie avec une bonne heure d'avance. Non pas que je sois quelqu'un d'impatient, ou de spécialement pressé, non ... Bien au contraire, j'aime prendre mon temps dans tout ce que j'entreprends. Alors plus j'ai de temps, mieux c'est. Pour entamer ma petite routine habituelle, je me débarbouille dans la salle de bain pour redonner des couleurs à un visage bien trop pâle, peu importe la qualité de la nuit que j'ai passée. Je ne sais pas, c'est peut-être un effet secondaire de mon alter, ma peau a du mal à se réparer avec le repos...? M'enfin, toujours est-il qu'un passage sous l'eau froide suffit à redonner son éclat à mon épi. Rah, cet épi ... Je suis tout le temps là, face à cette piètre image de moi en train de lui donner maintes coups de peigne pour qu'il prenne la forme que je veux, ou au moins une forme présentable. Qu'est-ce qu'il est difficile d'être un étudiant ! Lorsque j'ai fini d'imaginer sous la douche les merveilles technologiques que je pouvais créer si l'on m'en donnait les ressources, je me sentais un autre homme. Je me sentais un gentleman.
    La suite de mon train-train se passe dans la cuisine, où je déguste un petit déjeuner symbolique de mes origines, l'Angleterre. Comme la vie m'a permis de naître au sein d'une famille plus qu'aisée, je n'ai même pas à le faire moi-même, non. Rosie, la dame de maison est déjà aux fourneaux car elle anticipe mon quotidien. Toujours là quand il le faut, la jeune femme me sert d'emblée un grand verre de jus d'orange pour que je fasse un premier plein de vitamines. Quand j'avais les papilles bien provoquées par le breuvage doux et acide à la fois, elle reprenait ni une ni deux le verre et le remplaçait par un mug rempli d'un thé méticuleusement préparé selon la tradition, malicieusement modifié par mes propres goûts depuis que je suis enfant. Plus gourmand que l'infusion de feuilles basique, j'aimais mon thé avec un peu de lait pour donner un côté crémeux et raffiné et un biscuit de spéculos à tremper dedans à loisir. Ca, Rosie le sait. Elle m'apporte même des couverts, mais je n'en ai pas besoin. Je déguste le tout à mains nues et m'en lèche les doigts. L'odeur des oeufs me chatouille les narines et je fonds rien qu'en entendant le bacon crépiter sur la poêle chaude. Et quand l'assiette arrive encore fumante sur la table face à moi, je crois être encore endormi, vivant tout cela dans un rêve. Parfois, je me sens même mal de vivre dans ces conditions. Je suis conscient des inégalités, je suis conscient de la pauvreté et de la faim dans le monde et pourtant here I am, avec mon grand luxe et mon confort maximum ... Mais le grand luxe a si bon goût le samedi matin ...
    Quand je suis repu, j'ai pris assez de forces pour attaquer les choses sérieuses. Aujourd'hui, j'accompagne mon père au bureau, il prétend être débordé de dossiers et veut que je l'aide à les traiter rapidement. Rien de bien compliqué, je le fais souvent. Que papa ait encore besoin de moi alors qu'il est aujourd'hui à la tête de sa propre entreprise, responsable de sa propre fortune, c'est un honneur et un privilège. Un privilège que j'ai en tant que fils, car là-bas je ne suis plus Oroshine. Etrangement, lorsque vous avez des connexions l'on vous admire comme le messie, ça n'était pas pour me déplaire bien que je ne puisse m'empêcher d'être gêné quand on va jusqu'à me céder son siège dans la salle de réunion puisque le nombre de personnes accueillies est généralement limité et que je suis une paire de fesses de plus à asseoir. En général je refuse, mais bien souvent, c'est papa qui demande à ce que l'on amène un siège et un petit desk pour que je puisse avoir ma propre place à ses côtés et travailler indépendamment de leurs discussions.

    Chez eux, voici donc le Prince héritier.

    « Bonjour mr.Takane et .. ooh qui voilà, bonjour jeune maître ! La secrétaire de l'accueil me saluait d'un grand sourire, elle m'avait vu plus jeune et n'avait jamais cessé de me parler comme à un enfant.
    - Bien le bonjour, miss. Je répondais en tchatchant un peu, voulant comiquement indiquer que j'avais bien grandi depuis. Belle journée, n'est-ce pas ? Je soulevais mon chapeau en m'éloignant pour suivre papa jusque l'ascenseur réservé au personnel. Une fois à l'intérieur et sur un fond de musique d'ambiance plutôt bien choisi, du classique, comme on s'attendrait d'un intellectuel comme monsieur Takane, il s'apprêtait en se mirant dans le miroir.
    - Nous allons avoir pas mal de travail aujourd'hui, fiston j'espère que tu ne m'en veux pas d'empiéter sur tes weekends, je sais que c'est déjà du boulot à l'Académie ...
    - Don't worry, Father ! Je coupais en affichant un franc sourire comme je les aime. Dis moi plutôt quelles genres de propositions nous avons reçues ces derniers temps ? Je reprenais sur un ton plus professionnel, les mains dans le dos bien droit. Je remarquais qu'il appréciait mon attitude, son sourire satisfait était discret mais n'échappait pas à mon oeil attentif.
    - Le champ de réponse est plutôt vaste mais la bonne question serait de quelle partie tu t'occuperas mon garçon. J'ai une pile de dossiers académiques, ils veulent ... tu sais, construire des écoles et des complexes scolaires. Mais chez nous, les projets financés et soutenus doivent être innovants et originaux. Nous ne sommes pas une banques, nous sommes des ingénieurs, vois-tu ? J'acquiesçais silencieusement de la tête. C'est pour ça qu'il faut réfléchir de manière O R G A N I S E E. Tu es très .. domaine scolaire et tout ça, hein ? Tu es le plus à même de peser le poids de ces dossiers, je veux que tu me fasses un compte rendu pour ceux que tu recommandes, évalue leurs faiblesses, leur potentiel ... Enfin, tu sais quoi faire, fiston. »

    *ding.* Nous y sommes. Septième étage. Nous traversons le couloir propre en passant près des portes des bureaux pour constater les cliquetis des claviers et des souris, prouvant que les employés étaient tous à leurs postes. Comme d'habitude dans la salle de pause il y avait les retardataires autour de la machine à café et ceux qui manquaient justement d'organisation autour de l'imprimante. "Parce que dans toute organisation, pour maintenir l'équilibre, on ne peut pas avoir que de bons éléments." lançait mon père sarcastiquement. Arrivé face à la porte de son bureau, celle qui terminait le long corridor de moquette blanc nacré l'on pouvait entendre les conversations de son équipe, déjà présente depuis dix bonnes minutes parce que la ponctualité était une qualité appréciée par le grand chef. Quand ce dernier a passé le seuil de la porte, il y eut un bref silence, brisé par mon apparition qui déclenchait les salutations sauce grand-mère, comme si j'étais encore le marmot haut comme trois pommes qui fréquenter ces bureaux auparavant. Bien sûr, ils ont vite retrouvé le calme et le sérieux de rigueur et se sont tous assis à leur place. Cette fois, mon desk était prêt, je prenais donc place près de Papa.

    Il a déposé une bonne pile de dossiers, je déglutissais à l'idée de la charge que c'était mais je ne faiblissais pas. Si je souhaitais devenir un héros, je devais commencer par être capable d'aider mon paternel, hein ? Alors je me suis mis au travail avec une ferveur qui stupéfiait les employés. Je les entendais chuchoter des compliments et faire les louanges du fils Takane dans tous les sens. C'en était presque envahissant, comme si dans cet établissement nous étions considérés comme des surhommes ... J'y étais habitué par les domestiques à la maison et puis même en général, le personnel des restaurants et des hôtels que nous fréquentons est plutôt réceptif mais de là à vanter ma manière de tenir le stylo ... Bref, dossier numéro un ......

    [Quarante-cinq minutes plus tard....]

    Numéro cinquante-neuf .... Et la pointe de mon stylo surchauffait plus que l'articulation de mon poignet droit à mesure que je rédigeais frénétiquement mes rapports pour chacun d'eux. Il y en avait de tous les genres, j'en ai particulièrement apprécié quelques uns qui mettaient davantage en avance l'image nouvelle du héro au sein de la société, des écoles élémentaires privées à vocation héroïque et des centres sportifs pour l'entraînement au niveau olympique voire recevoir ce genre de grands événements. Toutes ces propositions étaient différentes et bien uniques mais avaient pour seul point commun de vouloir solliciter les compétences de mon père et de son entreprise pour fournir les machines nécessaires à l'édification de tous ces projets ambitieux. La main d'oeuvre était comprise et les architectes et designers de papa jetaient même un coup d'oeil, histoire d'ajouter ou de modifier toujours dans le but de maximiser l'impact final. Une fois que j'eus finalisé le travail, je l'ai soumis au patron. Après un petit bilan oral rapide, j'en ai conclu que seuls quatre dossiers méritaient son attention, en exposant à chaque fois ce qui les plaçaient un cran au-dessus du reste. La manière dont j'ai étayé ma thèse et sûrement aussi mon petit accent britannique avait subjugué l'assemblée. Les hommes en costards noirs tombaient des nus en écoutant un adolescent de quinze ans fournir un travail aussi précis que des experts, si ce n'est plus précis, compte tenu des statistiques que j'ai employé pour appuyer mes arguments. L'un d'eux laissait même échapper un applaudissement lui valant un regard foudroyant de monsieur Takane, n'appréciant pas que son bureau devienne une salle de spectacle.

    « Jeune maître ! l'un des employés levait le doigt comme s'il voulait poser une question pendant une conférence. Avez-vous vraiment établi tous ces rapports par vous-même ?! Vous avez fait preuve de justesse autant dans l'analyse et le décorticage des dossiers que dans votre opinion personnelle en ce qui concerne le concept de répandre la culture héroïque ! Quel âge avez vous ?!
    - Merci, je .. j'ai quinze ...
    - Jeune maître ! un autre prenait la parole avec autant de vigueur. J'ai ici un dossier recommandé d'un client prometteur, pourriez-vous le gracier de votre expertise ?!
    - Euh .. désolé, je ...
    - Jeune maître ...!
    - Suffit ! tonnait le patron. Je n'ai pas amené Oroshine ici pour qu'il travaille à votre place, il a déjà rempli sa tâche et il serait grand temps que nous en fassions de même !
    - Vous avez raison, Boss... l'homme avait pourtant l'air curieux. Je me demandais, seulement ... Est-ce que le jeune maître compte reprendre les rennes un jour ? Est-ce que c'est pour s'y préparer que vous l'avez amené ?
    - Ah, non. Je répondais fermement avant même que père ne puisse gronder à nouveau. Même si je ne démens pas l'importance du travail administratif, je ne suis pas attiré par le siège, les documents et le bureau. Je suis à l'académie de Yuei et je souhaite devenir un héro !
    - Un héro ?! s'écriait toute l'assemblée en choeur.
    - Monsieur Takane nous a déjà glissé quelques mots à votre sujet. Il dit que vous êtes au département de Support et que vous travailliez afin de suivre sa voie, dans la direction du progrès par le biais de la technologie ?
    - Héhé, oui...
    - Alors comment est-ce que vous espérez devenir un héro ? Ne vous faudrait-il pas assister aux cours du département héroïque pour ça ?!
    - En effet ... Je conçois que le statut de héro, aux yeux de la loi est régit par une licence délivrée par les académies concernées ... Mais je ne veux pas simplement devenir un héro ... Je veux devenir le premier héro de soutien !! La déclaration fusait dans la pièce et laissait perplexe. Un... héro de soutien ? Personne d'autre que moi ne voyait où je voulais en venir.
    - Si vous vous baladez et faites justice dans les rues, vous enfreindrez la loi, jeune maître ...
    - Non. En vérité, je n'enfreins la loi que si j'utilise mon alter en public, my good sir. C'est pourquoi j'ai eu l'idée d'utiliser les talents d'ingénieur que j'ai hérité de mon cher père pour confectionner des outils, des gadgets et des armes me permettant de rivaliser avec les criminels, même ceux qui n'ont aucune classe et se permettent de déchaîner leurs pouvoirs quitte à blesser des innocents. Je suis là pour faire comprendre une chose, hear me out. Être un héro, ce n'est pas une question d'éducation, d'alter ou de force ... Un héro c'est avant tout faire passer le bien d'autrui en priorité !
    - C'est admirable !!
    - C'est fantasque !! les deux opinions s'exprimaient en choeur, se défiant mutuellement dans le même ton d'étonnement. Mais l'opinion la plus négative ne passait pas inaperçu et crispait monsieur Takane qui frappait du poing sur le bureau, reprenant le contrôle de la foule.
    - Comment est-ce que l'idée de vouloir sauver des vies peut être fantasques, bande d'ignares !! Il se levait et redressait ses lunettes d'un doigt, prenant la défense de mon rêve avec la plus grande conviction. Notre crédo ici .. c'est "la technologie au service de l'Homme" ! Ce qu'il fait c'est ...
    - "La technologie au service des héros." Merci papa. Et oui, messieurs dames, j'ai bien l'intention d'entamer le taux de criminalité comme l'ont fait All Might, Endeavour et bien d'autres avant eux. Tout ça avec ... mes babioles, comme certains se plaisent à les appeler !
    - Et maintenant que tout ça est clair ... si nous nous remettions au travail, voulez-vous ? »

    Père sonnait la fin du débat. La conversation avait grandement divagué pour qu'elle se focalise maintenant sur mon avenir, incertain aux yeux de certains. Mon ambition était assez folle pour ébranler l'esprit des gens étroits. Ils ont une vision si fermée, cadrée par les lignes de la société qu'ils méritaient d'être en première loge lorsque je réussirais. Certainement parce qu'il en est ainsi depuis des décennies maintenant, pour eux lé héro typique est un guerrier avant d'être un cerveau. Le pouvoir avant l'humanité. Je reconnaissais pourtant l'intérêt même d'être de plus en plus puissant lorsque l'on aspire aux carrières justicières, puisque les vilains, eux, ne lambinent pas et deviennent plus forts. Il faut que de générations en générations, les héros se passent le relais pour repousser leurs assauts diaboliques, visant à fragiliser l'équilibre de notre organisation humaine. Autour du titre de héro gravitait tout un tas d'aspects et la puissance en est bien l'un d'eux. Mais ce n'est pas tout, que faisons-nous de l'ingéniosité et de la ruse ? De la créativité et du dévouement ? Un bon samaritain qui traverse les flammes d'un bâtiment en feu pour sauver le chat pour lequel personne d'autre que la petite fille qui en est le propriétaire s'inquiétait vaut-il moins que celui qui sauve dix belles blondes avant toute chose ? Les opinions étaient scindées, mais j'étais intérieurement inquiet de voir que l'on puisse, de nos jours, encore douter de l'espoir. Soyons réaliste, nous vivons dans un monde où quatre-vingt pour cent de la population possède des aptitudes surnaturelles ... et l'on est encore incrédule quand un jeune motivé déclare vouloir devenir un autre archétype de héro que celui dont on a l'habitude au Japon ? Wake up, people ! Nous sommes aux portes du changement ..!

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Oroshine Takane
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Ven 25 Mai - 22:08
    « Et maintenant que tout ça est clair ... si nous nous remettions au travail, voulez-vous ? »

    Peu de temps après que père ait fait régner le calme dans la pièce, un vacarme impossible à manquer vint le déranger aussi sec. Une cloche ..? Nous avons pris une bonne poignée de secondes à chercher de quel téléphone cela venait, jetant des airs inquisiteurs vers les uns et les autres. Quand notre enquête a fait chou blanc, papa élucidait l'évident mystère. "C'est la banque du quartier !" En effet, je me suis précipité à la fenêtre derrière nous pour vérifier ça et je fus horrifié quand, pile au moment où je passe tout le cou dehors, un coup de feu retentit. *pan !* Les personnes présentes dans la pièce mis à part les Takane réagirent en sursaut. Moi, je fronçais les sourcils, terrifié à l'idée que dans cet établissement respectable, un crime tragique était en train d'être commis. Je sentais mes nerfs se crisper, mes mains gantées se resserraient sur le rebord de la fenêtre, penchant tout le haut de mon corps comme si je ne voyais pas assez bien que quelque chose cloche. Papa était obligé de me prendre par le col avant que la loi de la gravité de prononce la sentence de ma mégarde. Pourtant je ne faisais aucun cas de la panique qui s'emparait de l'équipe, plus inquiet pour la situation en bas. J'étais comme en transe pendant un moment, plongé en pleine réflexion pour trouver la bonne suite de choses à faire dans cette situation urgente. Je réalisais que j'avais encore du mal pour ça. Rester de marbre face à l'imprévu et au danger, savoir formuler des stratégies la tête froide étaient des qualités requises pour un héro et on ne nous l'apprenait pas, en assistance. J'étais rongé des deux côtés par l'envie qui m'urgeait de sauter cette fenêtre pour rejoindre la terre-ferme en un rien de temps, amortissant la chute grâce à mon sac à dos à réacteurs et par la culpabilité, la crainte d'échouer, en bref, le syndrome du novice.

    Prenez un artiste en devenir. Lors de vos sessions d'entraînement, de pratique "amicale", il vous étonnera avec autant d'inspiration que de maîtrise de son art. Il vous pondra autant d'oeuvres qu'il aura de muses et vous ne pourrez qu'avoir de grands espoirs pour sa carrière ... Mais prenez le même apprenti artiste, même après d'intenses heures de répétition et mettez le sur le devant de la scène avec les projecteurs et tous les yeux dans la fosse braqués sur sa prestation ... S'il n'en a pas l'habitude, il ne fera pas aussi bien que lorsqu'il était dans sa zone de confort. C'est ça. Je dois sortir de ma zone de confort... Ni une, ni deux, j'empoignais les bretelles de mon sac, me préparant à un vol épique pour sauver la journée. Les autres avaient compris mon geste et après le long débat que nous avions eu au sujet de mon avenir farfelue, tu m'étonnes qu'ils attendaient comme des vautours que je viande royalement pour prouver que j'avais tort en déclarant vouloir et pouvoir devenir un héro. Quatre d'entre eux me regardaient avec un sourire plein d'espoir, comme s'ils m'encourageaient effectivement à montrer aux autres snobs que j'avais mes chances. Rah ... la pression étant insoutenable, il fallait que je le fasse. J'étais prêt à passer la fenêtre quand papa m'interrompait.

    « Reste-là et regarde. Ils sont arrivés. Il montrait du doigt l'arrivée fortuite d'un groupe de trois héros. Ils sont arrivés de manière uniques et bien distinctes, je reconnaissais par exemple Kamui Woods qui est arrivé en se balançant aux branches générées par son alter, proposant une entrée remarquée depuis les airs. Peu après lui, un héro dont le nom m'échappait arrivait par la route ... en courant ?! Tout de blanc vêtu comme un preux chevalier, l'individu rejoignait le premier comparse près des officiers de police, certainement pour prendre connaissance de la situation. Quand je pensais avoir tout vu, un troisième justicier faisait son apparition bien moins tape à l'oeil, surgissant du sol comme une taupe.
    - Wouah .. j'étais comme un gamin devant une vitrine illuminée spécialement pour le saint jour de Noël. A la place des figurines de héros il  y avait de véritables héros. Les voir dégager autant de prestance me faisait littéralement baver avec des étoiles pleins les yeux.
    - Tu vois ..? Il riait doucement. Toute l'inquiétude s'est envolée dès que tu les as vu. Un héro inspire la sécurité aux citoyens, Oroshine. Je sais que tu aurais voulu aller prêter main forte à la police mais pourquoi n'en profites-tu pas pour apprendre ?
    - O.. oui, père ! Mon sourire était réapparu. Non seulement papa n'avait jamais, à aucun moment douté du bien fondé de mes gestes, mais en plus il exprimait sa propre inquiétude d'une manière très patriarche. Il a peur, ça ne se voit pas comme ça, mais il a peur pour moi. Il sait que je n'aurais pas de mal à me mettre en danger si cela peut sauver des gens, mais lui ne voudrait pas voir son fils périr des mains de criminels comme sa femme. Je me concentrais sur les professionnels, prenant le temps de comprendre leurs moindres faits et gestes et les traduire en leçons. La première était déjà passée et j'ai failli la manquer de peu, si je ne prêtais pas attention. Dès qu'ils sont arrivés, les trois se sont réunis autour des forces de l'ordre pour organiser la stratégie adoptée pour cette opération de sauvetage. Ca a été vite plié, je voyais Kamui Woods tendre le bras en l'air pour accrocher ses branches aux buildings, escaladant la ville jusqu'à atteindre le toit de la banque pendant que le héro souterrain s'enfonçait à nouveau dans le sol. Ils vont les prendre à revers ..! Une attaque surprise sur deux fronts !! J'applaudissais la tactique.
    - Effectivement, comme je te disais mon fils, l'organisation est une donnée essentielle pour que toutes choses soient bien faites. Lors de leur petit rassemblement, ils ont certainement compilé leurs forces et leurs faiblesses et mis au point un plan qui tirait profit de toutes les informations qu'ils avaient à disposition. S'ils ne le font pas, ils vont tenter de sauver ces gens pris en otages chacun de leurs côtés et finir par se gêner entre eux. Un héro ne peut pas accepter ça, cela pourrait se traduire par plus de victimes.
    - Se rendre le plus efficace possible pour minimiser la casse, hein ...? Je me grattais le menton, l'air pensif, en train de prendre des notes dans un coin de la tête.
    - Tiens, regarde. Même la police y participe ! Il montrait le mouvement d'un petit groupe spécial, apparemment il y avait un négociateur et une escorte. Avec son mégaphone, on pouvait l'entendre clairement de là où l'on était.
    - Je suis le commissaire Itsuke. Je souhaiterais parler à l'un de vous, je suis ici pour que nous puissions trouver ensemble une façon d'éviter à tous de perdre plus de temps ... Mes hommes m'ont averti qu'il y avait déjà eu un coup de feu, est-ce que tout le monde va bien là-dedans? La tension était palpable même pour nous. On assistait à la scène comme si nous assistions à un film en salle obscure. Le public autour s'amassait, les passants étaient curieux de voir comment l'affaire allait se résoudre. Les forces de l'ordre ne peinaient pourtant pas pour garder un périmètre de sécurité, je tenais compte de cette initiative. Soudain, des frissons nous traversaient le dos quand un rire maniaque retentissait encore plus fort que la voix du négociateur au mégaphone.
    - HAHAHAHAHAHA NON !! TOUT LE MONDE NE VA PAS BIEN LA-DEDANS !! A L'ATTENTION DE TOUTES LES UNITES .... SI L'UN DE VOUS ENTRE, ON EN BUTE AUTANT QUE POSSIBLE AVANT DE SE FAIRE COFFRER !! Son discours avait retiré les sourires des visages de ceux qui pensaient que les héros ne réussiraient pas. Le mien était encore là. Comme devant un bon thriller, je sentais le suspens réveiller l'excitation au fond de moi. J'attendais avec impatience l'élément de résolution.
    - Ecoutez, c'est exactement ce que nous voulons éviter. Donnez-nous vos demandes et nous y accéderons en échange de la vie sauve de nos citoyens !
    - JE VOUDRAIS ... QUE TU AILLES TE FAIRE FOUTRE, AVEC UNE PORTION DE J'M'EN BAT LES REINS DE TES CONCITOYENS ET UN SUPPLEMENT DE TU PEUX ALLER CREVER, AU POULET !!! A priori, le malfaiteur s'amusait avec la police car il pensait la tenir en laisse. Bien sûr, avec une bonne vingtaine si ce n'est une trentaine d'otages en leur possession, les braqueurs pouvaient se permettre de jouer aux plus malins ... mais pas pour longtemps. Cela faisait bien quatre minutes que Kamui Woods et l'homme-tunnel s'étaient infiltrés, il ne devait pas rester longtemps avant qu'ils ne passent à l'action.
    - There, there ! Ouvrez l'oeil, ils vont le faire !! je m'écriais, tout excité.
    - Ne faites aucun mal aux otages, voyez, mes hommes se tiennent tous à bonne distance de la banque de Hosu...
    - Y'A INTERÊT, SINO..... QU'EST-CE QUE ...?! »

    On a entendu des bruits de bagarre mais pas de coups de feu. Des cris de douleur, mais pas de panique. M'est d'avis qu'ils ont été rapidement désarmés avant d'être neutralisés. Quoi qu'il en soit, la lutte n'a pas duré trente secondes et les réjouissances ont vite suivi. Une acclamation unanime s'élevait depuis la banque pourtant dans la tourmente un instant auparavant. C'est là que j'ai tilté, le négociateur avait fait en sorte de garder l'attention des criminels focalisée sur ses hommes et lui pour faciliter l'infiltration furtive des héros. Cela confirmait une fois de plus les paroles de papa. L'organisation, il n'y a que ça de vrai ... Je devrais en prendre bonne note pour la suite. Il ne sert à rien de se précipiter si tout ce qu'on réussit à faire c'est empirer la situation, mettre des personnes en danger.

    Alors que l'on croyait le spectacle terminé, voilà qu'un homme cagoulé surgissait dans la rue, traversant une fenêtre de la banque sans la moindre hésitation. Il s'est relevé et a pris ses jambes à son cou, pensant certainement pouvoir se tirer d'affaire s'il abandonnait ses équipiers. Manque de pot, le dernier héro resté dehors et qui avait l'air d'être sorti d'un conte de fée steampunk avec les pots d'échappements qui constituaient son costume particulier ne le laissait pas s'échapper. Relâchant de grosses gerbes de fumées par les jambes il faisait une impressionnante démonstration de vitesse, laissant une traînée gazeuse sur son passage. Il avait saisi le fuyard en moins de deux et ce sans forcer. Mes yeux étoilés brillaient de plus en plus. Les deux autres justiciers sortaient enfin suivis par tout un tas de civils soulagés et certainement traumatisés, jetant les bandits qu'ils avaient capturés dans les voitures d'officiers, qui disparaissaient à l'horizon dans le chant enivrant de leurs sirènes. *tic.. tac.. tic...* je regardais ma montre à gousset ... Une quinzaine de minutes ...? Non ... Ils venaient de sauver tout ce beau monde en un quart d'heure !!

    Non seulement ils avaient fait fort, mais le visage des gens qu'ils avaient sauvé exprimaient toute leur gratitude. Certains semblaient encore sous le choc, ne voulant pas croire qu'ils s'en étaient sortis en vie. Voilà ce que je voulais voir, un jour. Être récompensé par des vies sauves. Par du soulagement, un sentiment de sécurité restauré. Je veux être de ceux qui acceptent l'humanité comme moyen de paiement. Pourquoi est-ce que je courrais après l'argent de toutes façons ? Mon père en gagnait bien assez. De la gloire ? Ce sont mes inventions qui en méritent. Non, moi si je veux être comme eux, c'est pour pouvoir rentrer chez moi un beau jour et me dire ... aujourd'hui, j'ai permis à des gens de revoir leurs familles. J'ai permis à des gens de voir un nouveau lendemain. Je voudrais pouvoir être utile aux autres, même à ceux que je ne connais pas personnellement, je veux ... servir ? "Engage toi dans la police !" me direz-vous. C'est là bas que l'on protège et que l'on sert. Mais chez les héros, on fait ça tellement mieux ...
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Oroshine Takane
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Dim 27 Mai - 0:33
    Oh oui, tellement mieux ... J'étais encore sous le charme de l'acte héroïque auquel nous venions d'assister, accoudé à la fenêtre les yeux dans le vide, rêveurs, je n'oubliais pas pour autant les paroles de papa quant à l'importance de l'organisation dans le métier que je chérissais tant. Et plus j'y pensais, mieux je comprenais son point de vue. J'en apprenais beaucoup auprès de lui, il complétait l'enseignement de Yuuei à merveille dans plus de domaines que l'on ne pourrait en citer. Même s'il n'avait pas été héro lui-même, sa compréhension de la société par le biais de ses solides compétences d'homme d'affaires lui permettait de saisir les concepts fondamentaux avec une aisance déconcertante. Je réalisais encore à quel point mon père était un homme formidable.

    Pendant que ce dernier avait sûrement déjà repris le travail avec son équipe, entendant leurs paroles en bruit de fond, j'étais encore en train de rêvasser, songeant à ce beau où je pourrais ouvrir mon propre bureau. J'y avais déjà songé à plusieurs reprises depuis la première nuit où Makomo, Nolan et moi avions scellé notre promesse d'enfants. Un grand atelier, un grand atelier que je nommerais Workshop en hommage à l'alter qui m'aura permis de me hisser aussi haut sur la voie périlleuse des super-justiciers. A l'intérieur, ce serait le juste milieu entre un bureau de héro et une quincaillerie; concilier mes deux passions serait un moyen épanouissant pour moi d'acquérir la place que je souhaitais avoir dans ce monde et transmettre ma volonté. Imaginez seulement, Mechanoclad accueillant une classe de quelques apprentis bricoleurs voulant marcher dans ses pas et mettre la technologie aux services des héros de demain ! Moi, je pouvais visualiser la scène on ne peut mieux.

    Au-dessus de nos têtes aux étages supérieurs le personnel administratif travaillerait dur pour assurer le bon fonctionnement du Workshop. Un préposé aux ressources pour avoir l'oeil sur nos réserves de boulons, de vis et de marteaux, quelques secrétaires et opérateurs radio recueillant efficacement les diverses requêtes auxquelles nous pourrions répondre ... J'imaginais même le visage souriant d'une mascotte vagabondant entre les couloirs pour apporter de la joie aux travailleurs, garantissant le rendement optimum dont j'aurais besoin pour continuer à faire tourner la boutique. J'ai envie d'un lieu dans lequel le progrès a plus de place qu'il n'en faut pour se développer. Un espace pour les passionnés mais aussi pour les acheteurs, car je verrais parfaitement le Workshop proposer un étal varié et intriguant de curieux gadgets en tout genre. De cette façon, je doublerai les revenus du business... Et si en plus nous proposions sur mesure le dernier cri en matière de costume, nous pourrions nous faire un nom sans douter et très rapidement.

    Ahh ... je reprenais mes esprits un court instant, juste assez longtemps pour remarquer un nuage purement blanc qui prenait une forme circulaire qui se modifiait subtilement à chaque seconde. Au tout départ la forme me semblait parfaite, presque comme s'il voulait représenter un smiley souriant. Ensuite, ses bords se sont crénelés et j'y ai reconnu un engrenage. L'engrenage céleste me replongeait dans mes pensées, cette fois pour me pencher sur la question du logo. Une entreprise a besoin d'une image, d'un symbole représentatif et unificateur, donnant à tous les membres un sentiment d'appartenance assez fort pour qu'il considère l'affaire comme une deuxième famille. C'était un peu ça, avec mon père. Au sein de ses employés - en qui il avait déjà plus ou moins bien confiance - il y avait toujours une poignée de privilégiés à qui il attribuait les tâches les moins ingrates. Les chouchous n'étaient pas toujours appréciés des autres mais soit, la compétitivité naissante entre les membres d'une même organisation ne peut que les tirer vers le haut. Je crois ...

    Oh, oh, j'ai un flash. Je vois ... Haru ? Sasaki était présent dans mon rêve éveillé, à ma plus grande surprise il semblait être un habitué du Workshop. Dans mon imaginaire, le double idéalisé de mon camarade de classe était assis derrière un écran massif, gérant quelques business à l'intérieur du vaste univers d'Internet. A vrai dire, si je n'étais pas étonné de recroiser cette vieille branche ici, c'est parce que j'avais toujours imaginé ce que ça donnerait si l'on travaillait main dans la main. Après tout, nous sommes deux inventeurs de talent, tous deux admis au département assistance de Yuei, rien que ça ! Ensemble, sous le logo de mon ... non, de notre équipe, nous pourrions faire faire à la technologie ses plus grands pas. Ses pas les plus significatifs quand on réalise l'étendue de la randonnée. Le héro de demain, je voulais faire partie de ses modèles. Il fallait que l'on laisse une trace suffisante pour que le futur s'en souvienne, quelque part nous en deviendrions immortel. C'est un peu pour ça que j'aspire à de si grandes choses. Ma mère ... Elle avait de grands projets pour ce monde, elle aussi. Le coeur sur la main, elle voulait en faire un monde meilleur. Il n'est que justice que je veuille reprendre sa suite, à ma façon. Elle ciblait plutôt la place de la femme, moi je voulais remettre l'art steampunk au goût du jour. Combien s'étaient délaissés de leurs robots miniatures quand les alters, la nouvelle tendance, sont apparus ? L'être humain tournait le dos à ses propres créations et j'ai regardé assez de film de science-fiction pour savoir où cela va nous mener; à rien-de-bon city ! Il fallait que j'opère la réconciliation. Je voulais faire en sorte que l'on voit à nouveau l'intérêt de tout ça.
    Avec un jetpack, j'ai le pouvoir de voler. Avec mon Leiscepter, j'ai le pouvoir de foudroyer l'ennemi sur place. Avec mes grenades, je peux oblitérer une zone avec autant de véhémence que Bakugou. Qui d'autre que la technologie peut se vanter de posséder le potentiel d'adaptation ultime ? Même notre espèce n'est pas aussi versatile, nos limites sont bien plus compliquées à contourner. Avec un petit coup de pouce mécanique, nous les transcendons ! Oui ! C'est ça ! Je frappais le poing gauche dans le creux de ma main droite, prononçant à haute voix un Eurêka qui ne manqua pas d'attirer les yeux de toute la compagnie. Mais je ne les voyais même pas. Je restais dans mon petit monde et j'étais témoin d'une avancée excitante dans son histoire. Il semblerait que nos standards aient reçu un appel de la police, requérant notre présence sur une scène de crime en cours. Haru et moi, tels deux véritables justiciers de manga japonais, nous avons pénétré de gigantesques robots avant de décoller comme des rangers de l'espace en route pour sauver le monde.

    « ... fiston ? Est-ce que tout va bien ? Papa tentait de me ramener à la réalité. Annulez la mission, je répète, annulez la mission ! Je me fracassais le museau violemment contre la dure et froide réalité, dans celle-ci où je ne suis encore qu'un apprenti, dans celle-ci où je n'avais ni équipe, ni équipement, où j'avais à peine de quoi m'accrocher à ce rêve... Bref, m'y revoilà.
    - Hein .. euh, oui ! J'étais juste en train de penser à ce que tu as dis tout à l'heure au sujet de l'organisation. Est-ce que c'est en appliquant cette pensée que tu as construit ta société ? Je le questionnais, grandement intéressé par le sujet.
    - Tu comprends vite mon garçon. Vois-tu, je n'ai jamais négligé un seul détail. A chaque fois que je me suis engagé dans un projet, je l'ai fait en prenant soin de polir chacun de ses coins. Rien ne devait être laissé au hasard. C'est en étant aussi prudent que j'ai su faire face avec brio aux opportunités qui se sont présentées à moi.
    - J'étais en train de me dire ... Peut-être qu'un jour je pourrais être à la tête d'une affaire, comme toi.
    - J'y compte bien, fiston. Je ne voudrais pas que tout ton talent soit gâché ! Ici, l'organisation est la mère de mes riches. Je suis sûr que tu t'établiras merveilleusement bien dans ce monde de requins. Il rigolait sur cette remarque. Enfin. Pendant que tu étais occupé à compter les étoiles en cette belle journée, nous avons bouclé le travail qu'il restait à faire. Ton aide m'a été précieuse, je te remercie. Range tes affaires, on s'en va. »

    J'ai observé cet homme depuis des années jusqu'à présent et encore maintenant je me demandais comment il faisait pour rester aussi élégant en toutes circonstances. Même lorsque la banque a été attaquée, il n'a montré aucun signe de perturbation ! Il semblait être parfaitement maître de ses émotions, je le ressentais encore quand je le voyais passer du père cool en s'adressant à moi, au patron intransigeant en changeant d'interlocuteur. Il avait fait évacué la salle comme s'il avait vraiment d'autres choses urgentes à faire, alors qu'il était sûrement sur le point de me déposer à la maison sous la surveillance de mr.Perkins pendant qu'il s'en allait jouer au golf ou manger des petits fours je ne sais où. J'étais plutôt heureux et fier, ce sacré personnage ... c'est mon père. Il est un véritable exemple pour moi et je l'ai compris une fois de plus aujourd'hui. J'avais encore tellement de choses à apprendre de lui ... c'est mon père et j'ai tout de même l'impression de ne connaître qu'une infime partie de lui. Il me tarde d'acquérir encore plus d'expérience et de maturité pour converser avec lui avec encore plus d'aisance sur des sujets d'intellectuels. Ah, j'aurais tout fait pour qu'il soit fier de moi... Il n'aura pas d'autres choix que de l'être une bonne fois pour toutes quand j'aurais pu mettre ses conseils en pratique. Il était loin de se douter que même ses plus banales anecdotes nourrissaient mon savoir-faire. Je lui devais déjà tout, autant en profiter ! Il me tardait d'être confronté à ma première véritable situation épique, je ne devrais pas oublier de faire preuve de discernement et de savoir organiser ma pensée et mon plan d'action à la fois. Il me tardait presque d'être attaqué de nouveau, comme lorsque nous étions petits ... J'avais vraiment hâte de voir ce que je vaux désormais grâce à papa, grâce à tous ceux qui m'ont permis d'avancer toujours plus loin ...


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