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Trente-sixième étage [PV Oroshine]

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Ryou Hanazawa
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Mer 30 Mai - 23:31
"Maintenant, la situation est simple. Tu me dis ce que je veux savoir ou je lâches."

Maintenant que j'y pense, c'est la deuxième fois que je commence penchée à la fenêtre. Enfin cette fois ce n'était pas vraiment moi qui étais penchée à la fenêtre, j'étais penchée au-dessus du type qui était penché à la fenêtre. Et accessoirement ligoté à son siège, lequel tenait en équilibre au bord de sa baie vitrée du trente-sixième étage uniquement grâce au poids de ma main – enfin mon poids concentré sur ma main – sur le bas de son dossier. S'il avait été en état de réfléchir, il aurait réalisé que ma menace était stupide. S'il mourrait aplati sur le bitume en contrebas, il ne pourrait plus me dire ce que je cherchais. A savoir, son code et identifiant pour fouiller les données de la banque dont il était administrateur réseau et imprimer l'historique des transactions de trente-six comptes courants gérés par la dite banque – notez l'ironie dans le choix du chiffre, c'est le genre de détails qui amuse la presse et marque le lecteur.

Parce que bien évidemment, trente-six comptes je m'en fichais un peu. Il n'y en avait que deux de vraiment intéressants pour moi. Le premier appartenait à quelqu'un que je ne nommerais pas, par secret professionnel. Une cliente, que je ne nommerais pas non plus pour la même raison, était très intéressée par l'origine et la destination de l'argent ayant navigué sur ce compte, et me payait moi une somme coquette pour que je lui fournisse cette information. Le second, en revanche, était un des comptes actifs de "feu" Ludwig Snicket. Plus précisément, celui où aboutissait l'argent qu'il utilisait pour ses achats privés secrets, ni pour son commerce ni pour sa famille. J'avais eu du mal à le trouver mais maintenant que je savais où dormait ce pognon, ça me faisait une piste de plus pour traquer les survivants du gang Snicket. Il y avait aussi un troisième compte, vaguement intéressant, que j'avais prévu de rendre public pour donner l'impression qu'il était la vraie cible de cette attaque et faire oublier les autres. Un bon détective ne s'y tromperais pas mais cela devrait jeter assez de doute pour ralentir l'investigation. Et surtout, faire parler de moi.

Je n'en était pas encore là, cependant. En fait, personne ne se doutait que j'étais en train de menacer un des membres les plus sensibles de l'immeuble, mon arrivée étant passée… pas inaperçue, loin de là, mais elle n'avait inquiété personne. Je m'explique. Quand je me suis intéressé à Mr. Libidineux – celui-là même qui pendait à la fenêtre, vous comprendrez vite le surnom – des rumeurs courraient déjà selon lesquelles il avait une maîtresse. Rumeurs parfaitement vraies, même s'il s'agissait plus d'une prostituée privée vu les cadeaux qu'il lui faisaient. En tout cas, ces on-dit sont devenues mon billet d'entrée. D'abord, quelques petits mails et messages bien ajustés ont propagé la rumeur et l'ont faite enfler jusqu'à ce que tout le monde dans la banque soit au courant – sauf bien sûr Mr. Libidineux lui-même. Comme toujours, la dernière personne à entendre une rumeur est la première concernée – et se fasse une idée au moins floue de la maîtresse en question. Tant qu'ils l'imaginaient rousse, ça me convenait. Et oui, vous devez voir où je vais avec ça.

Le jour J, le même jour où Mr. Libidineux allait finir pendu à la fenêtre, j'avais profité de la nuit pour saouler un employé de la banque et dupliquer sa carte magnétique pour entrer dans les locaux. Il fallait un peu plus qu'une carte pour passer le portique mais la rumeur s'en est chargée. J'ai juste eu à présenter une carte quasi-vierge pour invités, dire que j'avais rendez-vous avec Mr. Libidineux, minauder un peu, et paf. Tout le monde m'a regardée de travers, avec un mélange de dégoût et de… non, surtout du dégoût, mais ils m'ont laissée passer et m'ont gentiment guidée jusqu'au bureau de Mr. Libidineux. Qui a été très surpris de me voir, mais j'ai vite fermé la porte et je l'ai tout aussi vite assommé. Ensuite vous devinez, je l'ai ligoté, mis en position au-dessus du vide, puis j'ai attendu qu'il se réveille avant de le cuisiner. Entre la peur et l'hébétude, il n'a pas résisté longtemps.

J'en entends déjà se plaindre dans le fond. Ou pas, je vous imagine peut-être, je ne suis toujours pas certaine. Mais sachez donc que ce n'est pas la complexité d'un plan qui fait son génie, c'est sa précision. Les histoires avec beaucoup d'étapes, les mises en scènes complexes avec étapes sur étapes, ça ne marche qu'au cinéma. Tentez ça dans la vraie vie et vous verrez que votre plan se cassera la figure au premier imprévu. Parce qu'il y a toujours des imprévus, le génie ce n'est pas de tout prévoir c'est de blinder le plan. Simple signifie flexible, solide, avec moins de variables à contrôler. La preuve, absolument rien ne m'avait gênée pour atteindre le bureau de Mr. Libidineux et obtenir ses identifiants. C'est après que l'imprévu est arrivé.
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Oroshine Takane
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Ven 1 Juin - 23:40

    « Maintenant, la situation est simple. Tu me dis ce que je veux savoir ou je lâche ! »

    Dans les rues de Hosu, le trafic était à l'image de l'insouciance de ses habitants : abondant et désordonné. Je m'amusais à regarder par la vitre de la voiture de monsieur Perkins un petit couple en train de se disputer. J'analysais la situation pour déduire que le jeune homme.. is a cheater. Ah, être humain. Tu ne m'étonnes même plus. A l'époque de nos parents, l'amour était encore un joyau, aujourd'hui tout n'est bon qu'à le souiller. Le désir, l'argent, le pouvoir ... nos valeurs sont mises en danger depuis la nuit des temps. Toujours est-il que nous avions encore une dernière tâche à accomplir avant de finir notre ronde. Nous nous sommes rendus au pied de cet immense building d'au moins une bonne trentaine d'étages pour qu'un vieil ami de notre majordome reçoive son paquet. Un devoir mensuel, le vétéran avait l'habitude de s'en charger seul mais aujourd'hui, je pouvais l'accompagner. Ce jour-là, pour une raison X ou Y les cours avaient été suspendus au moins pour notre classe. Power Loader-sensei n'aurait pas annulé un cours sans raison, j'espère juste que tout va bien. Parce que pendant qu'il était ailleurs qu'en classe, moi je m'apprêtais à vivre le clou du spectacle. La cerise sur le gâteau de ma journée. Nous avions gardé cette broutille financière pour la fin de la liste car elle était relativement bénigne, un vulgaire contrôle de routine qui aurait pu être réglé en moins d'un quart d'heure si les choses allaient réellement toujours comme prévu.

    L'imprévu. C'est quand on s'installe devant un téléfilm britannique avec une tasse de son meilleur thé et que l'on se rend compte que l'on n'a plus de scones. L'imprévu ? C'est quand on pense assister à un captivant cours d'ingénierie mais que l'on se retrouve à regarder un bougre d'homme signer des papiers comme la troisième roue du carrosse pendant toute une sainte journée libre. Mais pour aujourd'hui, l'imprévu prenait des dimensions extrêmes pour nous prouver sa puissance. Oh, comme j'aurais aimé ne pas vivre cela. Je n'ai rien vu venir. En tout cas je n'ai pas été inquiété lorsque j'ai salué l'hôtesse d'accueil, encore moins quand j'ai soupiré en voyant un employé réellement fatigué, comme s'il avait passé une nuit salement arrosé bien qu'étant pleinement conscient qu'une journée de travail l'attendait. Je ne me suis pas plus affolé quand, une fois dans l'ascenseur, après que monsieur Perkins ait sélectionné le trente-sixième, une petite musique d'attente me rappelait un petit air que j'avais entendu étant plus jeune, sur lequel je claquais des doigts et tapait du pied. Le rythme m'était resté dans la peau. *ding.* Trente-sixième étage. La voix robotique de l'elevator accompagnait l'ouverture de ses portes comme s'il nous tendait un couloir épique. Ce fameux couloir jonché de portes connectées à de plus petits bureaux dans lesquels, certainement, des hommes et des femmes plus ou moins bien payés pataugeaient dans l'économie locale. Nous l'avons traversé, puis deuxième porte sur la gauche, le bureau de monsieur Minna.

    Très poli même avec de vieilles connaissances, Perkins a toqué trois fois, s'attendant au moins à une réponse qu'on lui dise d'entrer ou de patienter, mais rien. Nous n'avons pas attendu longtemps pour percevoir des cris apeurés. Quelque chose cloche et nous l'avions tous les deux très bien compris. Le majordome a sorti son arme de poing, passant le premier pour ouvrir la porte et découvrir la scène effroyable à en faire tomber le fameux paquet, révélant son contenu : de petits biscuits, des langues de chat, dont raffolait son ami. Je l'ai directement suivi et suis resté bouche bée en voyant une femme aux grands airs maintenir monsieur Minna, notre homme, au-dessus du vide, par la fenêtre de son bureau. *Qu'est-ce que...!?* A cet instant, un professionnel aurait déjà réagi en accord avec la situation. Mais moi, j'ai paniqué. Tétanisé en voyant un pauvre citoyen innocent être menacé par les mains du mal lui-même, j'étais figé une poignée de secondes durant lesquelles, à l'intérieur de mon crâne tambourinant, mon éternelle lâcheté et mes récents instincts héroïques se confrontaient pour répondre à la question existentielle : que dois-je faire ? Laisser sir Perkins s'en occuper ? Négocier la vie du pauvre administrateur contre la vie de la damoiselle elle-même si elle ne voulait pas finir avec une balle dans le crâne, je sais qu'il le ferait, je l'ai déjà vu faire. Ou alors m'en charger moi-même, sauver à la rescousse de ce pauvre homme. Mais pourquoi est-ce qu'une criminelle serait précisément ici, dans cet immense établissement, pourquoi monsieur Minna ...? Anyway ! La police se chargera de l'interrogatoire, l'importance pour l'instant est de sécuriser l'otage ! Je finis enfin par réagir, jetant un regard ardent à la malfaitrice en actionnant mon jetpack. Ce dernier relâchait une légère gerbe de fumée blanche car j'avais régulé sa puissance, histoire de ne pas traverser la fenêtre en perdant le contrôle de mon engin. Mais l'élan que je gagnais était tout de même conséquent, je tendais les mains droit devant pour saisir ma seule cible, monsieur Minna. Qu'elle le lâche ou qu'elle riposte directement je devais juste parvenir à le mettre en sécurité.

    C'est la première fois qu'un acte criminel se produit devant mes yeux depuis que je possède cette nouvelle volonté, celle de devenir un héro. Je dois admettre que j'avais imaginé ça autrement, peut-être en me faisant des films je m'écartais trop de la réalité ? Car à la place de l'epicness typique de notre profession, je faisais face à l'inexpérience du débutant. Je devrais sûrement laisser un professionnel sauver cette personne mais que fait-on si personne ne vient à temps ? Devrais-je le laisser s'écraser plusieurs mètres plus bas, sachant que j'aurais très bien pu le sauver ? Qu'est-ce qu'un héro sinon un individu qui ressent comme l'obligation de protéger son peuple ? Ce sens du devoir qui germait encore à peine chez moi était en grande concurrence avec ma peur du danger; que ferais-je si cette femme n'a pas peur d'utiliser son alter, puisqu'elle enfreint déjà la loi de toutes façons ... Et si elle sort une arme et me blesse ? Ou pire ... Rah ... !! Après tout mon majordome n'était pas qu'un majordome. Egalement mon gardien, il était amplement assez compétent pour me seconder sur ce coup là. Si elle tente quoi que ce soit, il tirera... Et c'est d'un ami à lui que l'on parle, il ne laissera rien de mal arriver ! Moi, je dois attraper Minna. Oh, man. J'ai même les mains qui démangent au fur et à mesure qu'elles se rapprochent de la cible. Est-ce que je vais y arriver ? Même moi je doutais de moi. J'apprenais au passage que tout ça ne me ralentirait pas. Même avec toute l'anxiété du globe je ne serais pas ralenti dans ma course pour sauver le monde. Avant de
    penser à aider l'humanité, je vais pourtant devoir commencer par cet individu isolé. Une âme en peine, en proie à la terreur parce que le mal le menace. Le même mal qui a tué maman. Le même mal qui rode depuis des millénaires, qui fait tomber des empires et en bâti d'autres. Pas pendant mon service..! *Plus .. Ultraaa....!!*

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Ryou Hanazawa
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Sam 2 Juin - 20:49
Toc. Le dit imprévu a eu la politesse de frapper avant d'entrer, vous noterez. Ce n'est pas toujours le cas. Pas que ce soit un problème, je suis plus qu'assez réactive pour réfléchir à tout entre la manifestation d'un problème et son arrivée. Là, ils ne m'en avaient donné qu'un peu plus. Mr. Libidineux m'avait donné ses identifiants, plus besoin de le faire parler, mais il aurait pu faire un otage utile alors je l'ai gardé suspendu à la fenêtre, à bout de bras. Toc. Du pied j'ai tiré son bureau, histoire de mettre le clavier à portée, et de ma seconde main j'ai tiré une première grenade à gaz pour pouvoir rapidement la lancer. Toc. La grenade a fini sur le bureau pour me libérer la main et me permettre de taper les identifiants sur l'ordinateur et commander la copie des données qui m'intéressaient sur une clé USB, préalablement insérée. Silence après les trois coups, pas assez long pour que je finisse avec les données de la banque, et quelqu'un à défoncé la porte du pied. Un vieux avec un flingue braqué devant, pose assurée, tenue solide, il savait s'en servir. Pas comme le gamin avec lui, Oroshine Takane. Je l'avais déjà vu au tournoi inter-école, il avait sorti ma petite Star au premier tour. Comme Melody avait aussi été sortie au premier tour, je n'avais pas regardé plus loin et je ne sais pas qui a gagné. Je m'en fiches un peu, d'ailleurs.

Lui, du coup, semblait moins calme et déterminé que son accompagnateur. Il est resté figé, bouche bée, immobile. Il portait le même jet-pack que pendant le tournoi, c'était presque touchant. Comme s'il était toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin, comme s'il savait en venant qu'il y aurait du grabuge, ou plutôt comme s'il le portait toujours sur lui. Un gosse avec son jouet. Moi ça m'arrangeait. L'écran de l'ordinateur masquait ma main, il me masquait moi en grande partie, donc j'ai pu continuer à taper en paix. Hors de question de faire autre chose pour l'instant. Si le barbu tirait, je lâchais mon otage dans le vide et il aurait sa mort sur la conscience, pas besoin de me défendre pour l'instant. Au moindre geste menaçant, par contre, il m'abattrait sans doute sur place. Quand au gamin, il était tétanisé, il ne comprenait même pas vraiment ce qui se passait. Ils auraient pu parler, mais ils ne savaient visiblement pas qui dire. Et ça veut devenir héros. En tout cas ça tombait plutôt bien que ce soit lui plutôt qu'un autre qui me prenne la main dans le sac. D'une, après qu'il ait arrêté Star en plein élan, j'avais très envie de lui briser sa jolie mâchoire. De deux, j'avais un moyen facile de le retirer de l'équation le temps de neutraliser le vieux. A peu près au moment où il s'est repris et a décidé de bouger – ce n'était pas calculé mais ça m'a bien arrangé, pour le coup – j'ai lâché Mr. Libidineux dans le vide. Le but était de faire bouger Oroshine-kun mais il était déjà en train de charger de lui-même, donc… tout s'est passé comme prévu.

En se mettant en avant, il m'a involontairement offert un couvert. Le vieux n'allait pas tirer à travers le gosse, après tout. Dès que j'ai relâché ma prise sur la chaise, j'ai commencé à me déporter de côté pour mettre Oroshine-kun dans l'alignement. Ça ne m'a donné qu'une fraction de seconde de protection mais, bon, je n'avais pas besoin de plus pour réduire la distance et prendre le vieux au contact. Il a essayé de tirer au dernier moment, quand le gamin tournait pour rattraper la chaise volante, mais j'étais assez proche et j'ai frappé sa main, détournant le canon et laissant la balle partir dans le mur. Après ça ça a été facile, je l'ai désarmé, je lui ait collé une balle dans chaque genou pour le mettre au sol, puis – quoi, c'est trop simple ? Vous espériez une description épique pour un combat épique ? Ça ne l'était pas, je voyais ses mouvements au ralenti et pensais déjà à la grenade alors que son flingue volait entre sa main et la mienne, ça n'avait rien d'épique ou même d'intéressant. Quelle grenade ? Bah attendez, j'y viens ! – j'ai éjecté le chargeur et tiré la dernière balle dans la chambre au hasard. C'était déjà la panique de l'autre côté de la porte, les employés de la banque se levaient de leurs bureaux en hurlant et se précipitaient vers les sorties, la balle ne les a même pas excités plus. C'était exactement ce que je voulais qu'ils fassent, mais pas si tôt. Ils étaient supposés attendre que j'ai fini de copier les données pour s'enfuir et appeler à l'aide, là le transfert était encore en cours.

Pas que ce soit un problème. Comme je disais, un bon plan doit être flexible et je n'étais pas à la seconde près pour le timing. Il fallait juste que je retarde un peu la sécurité de la banque, sans doute déjà en train de grimper vers mon étage, et Oroshine-kun, qui reviendrait probablement à la charge après avoir perdu son temps avec Mr. Libidineux. C'était un Héros, après tout. J'ai donc retourné l'écran d'un geste, pour pouvoir regarder où en était le transfert, et lancé la grenade à gaz dans les bureaux de l'autre. Son explosion a rempli la pièce de gaz corrosif, pas mortel mais assez agressif pour brûler les poumons et les yeux. Les personnes exposées toussent, se tordent de douleur, et il peut y avoir des séquelles à long terme s'ils en inhalent trop, mais elles ne peuvent pas en mourir.

"Ne respirez pas trop fort !"


Pour moi j'avais tout prévu, j'ai pris un masque à gaz dans mon sac et me le suis accroché sur le visage. Le transfert était à soixante pourcents quand j'ai fini de l'enfiler. Pour ceux qui sont curieux, le nuage de gaz était assez fort pour recouvrir l'étage, ce qui veut dire déborder dans le bureau ou j'étais et aussi flinguer les poumons du vieux au sol avec les genoux cassés. J'aurais pu vérifier que ça ne faisait pas trop, qu'il était encore en vie, mais d'une part je l'ai entendu tousser et d'autre part on m'a sonnée à l'oreillette.

"Ça va Boss ? J'ai entendu des coups de feu."

"Je gère, on continue comme prévu."


Un de mes associés, ou plutôt larbins, engagé pour le coup. Parce que oui, je n'avait pas non plus prévu de tout faire toute seule. J'avais engagé quatre personnes pour le coup de la banque, une seule était vraiment nécessaire mais les autres étaient une sécurité. Soixante-sept pourcents.
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Oroshine Takane
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Mar 5 Juin - 22:58
    Insane. Ce qui s'est passé en à peine trois minutes, les émotions horribles que j'ai dû ressentir à cause de cette ... vieille sorcière rouge ... Ce qui était censé être une visite amicale s'était transformé en véritable cauchemar. Une lutte contre le crime, pour sa propre survie. En première année d'assistance, l'on ne vous parle pas de cette aspect du métier de héro. Je n'étais pas habitué aux situations réelles, mon manque d'expérience se faisait ressentir à travers les innombrables erreurs que je faisais. En face, miss Evil n'en était certainement pas à son coup d'essai.. Elle semble connaître son job si bien qu'aucun de ses gestes n'étaient gaspillés. Elle me faisait vraiment penser à Star, avec ses facultés d'anticipations extrêmes elles menaient la danse ... Et moi je la suivais sagement, en fonçant tête baissée comme un vrai novice. Je n'ai pas l'habitude de combattre, enfin, pas sérieusement ! Là, on parle d'un criminel ... Je m'en suis rendu compte quand j'ai vu cet être infâme lâcher monsieur Minna dans le vide, comme si, d'un coup, sa vie n'avait plus d'importance. Mais qui est-elle pour en juger ... Tch, ces vilains sont vraiment des idiots ... Je peux personnellement comprendre que l'on traverse des passages difficiles au cours d'une vie et qu'on se mette à faire des choses qu'il ne faudrait pas faire ... Mais de là à embarquer d'innocentes âmes dans ces absurdités ! Ils n'ont donc aucune considération pour ce qui les entoure, les vilains sont tous des êtres égoïstes ..!!

    J'ai traversé la fenêtre comme une fusée, plongeant en piqué pour rattraper l'homme encore amarré sur sa chaise en chute libre, gesticulant sauvagement comme s'il dansait contre sa mort imminente. Le désespoir, ladies and gentlemen. Je l'ai vu dans ses yeux larmoyants, je l'ai entendu dans ses cris condamnés. C'était là le produit de la vilenie. Ce genre de personnes n'est bon qu'à répandre un désordre abominable pour des désirs individualistes. Je vomis sur le comportement lâche de ces personnes. Je prends même un sincère plaisir en entravant leurs machinations, j'étendais la main pour saisir la chaise retenant l'employé avant de profiter de l'élan pour le balancer, avec un timing calculé à a décimale près, à travers l'une des vitres qu'ils dévalaient à toute vitesse. Cette femme avait l'air d'avoir pensé son coup, semblant prête à tout pour obtenir ce qu'elle était venue chercher, n'ayant pas encore fui les lieux alors qu'elle avait été prise sur le fait. *pan ! pan !* *Des coups de feu..?! Monsieur Perkins...!?* Mon sang se glaçait dans mes veines après avoir fait un tour de piste en temps records. Il a tiré, alors elle l'a attaqué ..?! Elle s'était servie de Minna pour nous séparer et s'occuper de nous un par un ... *Holy crap ! Je suis tombé droit dans le panneau..!* Pas le temps de souffler, je venais à peine d'en sécuriser une que je devais déjà prêter main forte à une nouvelle personne. Pleins gaz !

    En arrivant au niveau du bureau de Minna d'où provenaient les bruits d'arme à feu, je pouvais apercevoir qu'un gaz engloutissait la pièce, rendant la visibilité assez trouble pour que je ne puisse que distinguer la silhouette de cette cinglée. Si elle est encore debout, c'est que ... *Oh non ...* Il fallait que je le sorte de là, la situation nous échappait un peu trop. Nous aurions au moins eu l'utilité de maintenir la situation le temps que les véritables héros arrivent. Enfin ...

    Je n'avais vraiment pas envie de faire ça. Moi, j'aurais voulu être chez moi, en train de penser à mes prochaines inventions pour devenir un héro accompli. Mais me voilà sur le terrain, à me rendre compte de mes lacunes les unes après les autres. Je n'avais pas le temps de réfléchir et de toutes façons, tout ça était encore si soudain dans mon esprit que je ne m'étais pas encore adapté, mon corps agissait bien avant que je ne lui en donne l'ordre comme pour tenter de sauver l'employé de bureau, cette fois je passais mes lunettes de protection sur les yeux pour ne pas avoir la vue inhibée par l'attaque au gaz. Je n'ai aucune idée de ce qui le compose, je ferais mieux de ne pas en inhaler. Je prends une grande inspiration avant de pénétrer à nouveau dans le bureau cette fois en poussant suffisamment les gaz pour que la fumée de mes réacteurs puisse couvrir la fuite. En un éclair, je filais à travers la pièce et saisissais le majordome ensanglanté pour traverser la vitre, de l'autre côté du bâtiment ! J'ai pu croiser le regard affolé d'autres employés, malheureusement je n'étais pas en mesure de sauver tout le monde.

    Hein, c'est ça ..? C'est cette triste réalité qui constitue ma leçon du jour ? Le mal est partout, personne n'est à l'abri et même sous l'égide des héros, les citoyens devraient être anxieux en permanence... Non ...! Ce n'est pas dans ce genre de monde que je veux vivre ! Le conflit titanesque de la réalité face au rêve était là, dans mes bras, avec mon mentor dans les bras, les genoux littéralement explosés. Il ne s'était pas encore évanoui, mais je le voyais pâlir à vue d'oeil. Fort heureusement l'alerte ayant été donnée, des voitures d'officiers s'amassaient déjà autour du bâtiment. Une ambulance arrivait sur place en même temps que j'atterrissais précipitamment.

    « Des soins !! Des soins, par ici !! Je sommais à l'ambulancier de s'occuper de Perkins, avant de tourner mon attention vers le policier venu me questionner.
    - Qu'est-ce qui est arrivé à cet homme et bon sang, qu'est-ce qui se passe là-haut ?!
    - C'est .. c'est une attaque criminelle.. monsieur ! Haletant, je bégayais encore sous le choc. Une femme, elle est armée... les autres employés .. vite ..! Malgré l'apparente fatigue que m'imposaient les efforts que l'adrénaline m'a fait faire, j'étais visiblement prêt à repartir sur les chapeaux de roues. J'ai vérifié les jauges de mon jetpack avec l'intention d'utiliser une grande propulsion pour rejoindre le bureau et opérer le sauvetage de l'étage attaqué, mais lorsque je marchais en avant pour prendre de l'élan et m'envoler, la voix fébrile de Perkins m'interpellait.
    - Jeune Maître, non .... Les secours le transportaient sur une civière et avaient déjà compressé ses plaies pour limiter l'hémorragie. Les héros... C'est le travail des héros ... Rentrez... ! J'ai serré les poings, tiraillé par le remord, la peur et le regret. Le premier me fendait le coeur quand je pensais que l'état de Perkins était en partie de ma faute. Le second m'engourdissait les membres, car je savais pertinemment que je n'étais pas de taille pour affronter cette folle dingue. Enfin, le dernier allait en direction de ceux qui étaient restés là haut, avec elle...
    - J'ai bien conscience que je ne suis pas encore un héro, monsieur ... Mais si'l y a quelque chose que je peux faire, je ne vais pas rester là à attendre que quelqu'un nous vienne en aide ..!
    - Attends, gamin ..!! »

    Le policier a tenté de m'arrêter mais en vain, j'étais déjà parti. J'avais déjà pris ma décision. Quel genre de héros hésite face au danger... Si All Might avait douté de sa capacité à sauver une centaine de personnes, jamais il ne l'aurait fait... Je n'ai qu'à penser droit. Cette fois, je sais que le combat n'est pas une option viable et qu'il me fallait l'éviter à tout prix pour me concentrer sur les victimes de l'attaque. Je contrevenais à quelques lois, certainement ... Mais pas à celle qui interdisait l'usage d'alters, mes outils sont parfaitement légaux ...! Je me mis à penser que cette vocation que j'entreprenais, devenir un héro ingénieur, était parfaitement adaptée à ce genre de situation improvisée. Si je n'ai pas d'autres choix que de m'en mêler, je devrais avoir sous la main un arsenal d'équipement utiles. Au fur et à mesure que je montais, mon rêve se dessinait. Comme si la rencontre avec cet ennemi était nécessaire à mon développement, à ma maturation.

    Je suis entré par le bureau à l'opposé de celui de Minna, où avaient été prises au piège une dizaine de personnes. Le gaz était dense ici, je hurlais l'instruction de se coucher au sol afin d'avoir le plus d'air frais possible, balayant la zone des yeux pour improviser l'opération. Toujours faisant attention aux émanations hostiles, j'ai actionné le système d'aération pour les dissiper un tant soit peu. Je pouvais maintenant les sortir de là de façon sécuritaire. Galanterie oblige, je me suis emparé d'une femme et je planais jusqu'à l'extérieur de la fenêtre avant d'activer ma botte secrète, les Daddy Long Legs, un ensemble de quatre pattes d'araignée mécaniques. Quatre autres personnes pouvaient s'y agripper, faire des allers-retours avec un seul otage n'aurait pas été rentable. J'ai pu ramener ces cinq civils en bas avant qu'on ne m'interdise de remonter.

    D'autres bruits de lutte se firent entendre à des étages inférieurs du grand établissement. D'autres criminels ? La femme ne serait donc pas seule ? Qu'est-ce qu'ils peuvent bien détenir d'aussi important là haut... Elle semblait vraiment intéressée par l'ordinateur du salarié, tant d'informations pouvant servir à résoudre l'enquête qui suivra cette affaire... L'arrivée de la cavalerie était imminente, j'espérais au moins avoir pu retenir cette garce, tout juste assez pour qu'elle ne réchappe pas aux héros professionnels..! Sans le droit d'entrer à nouveau dans le périmètre assiégé, je faisais le tour pour trouver une issue. Par là, je pourrais rentrer ou alors, l'un des ennemis essaiera peut-être de prendre la fuite ...


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Ryou Hanazawa
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Jeu 7 Juin - 1:19
Quatre-vingt-neuf, le temps que Oroshine-kun revienne par la fenêtre. Entre temps j'avais profité de la pagaille pour prendre la direction de l'ascenseur. Il n'y avait personne pour me gêner, tous les employés s'agglutinaient dans les escaliers. Enfin ceux qui ne convulsaient pas au sol, à s'étouffer à cause du gaz. J'en ai enjambés quelques-uns sur le chemin, d'ailleurs. Sans même les regarder. Ils étaient juste en train de passer un mauvais moment, ils n'allaient pas en mourir. Sauf si certains avaient des antécédents d’asthme, alors là ils sont peut-être mort, mais c'est un peu leur faute. Et non, les journaux n'ont pas parlé de morts après coup, pas d'asthmatiques. Enfin bref, personne ne faisait attention quand j'ai commencé à forcer l'ouverture de la cage d'ascenseur. Pas même Yueï-boy qui, une fois de retour de son sauvetage inutile, a traversé tout l'étage d'une traite, woush ! Il s'est même pas arrêté, il a juste récupéré son vieux avant de filer ! Pas fou, il connaissait ses priorités. Pour moi ça a surtout été le signe que j'avais oublié de regarder le temps filer, assez ironique de ma part. Mais ce n'est pas ma faute, je suis comme tout le monde, ce n'est pas parce que je vois la vie au ralenti que je la vois à vitesse constante. Enfin bref, j'avais réussi à entrouvrir la porte donc j'ai récupéré une chaise pour la caler, le temps de passer récupérer ma clé USB.

"Boss, quelqu'un monte dans l'escalier est, sans doute la sécurité. Ils sont au vingt-neuf. Et des voitures de police en approche."


"Bien reçu, continue de surveiller."


Ils avaient été plus lent que je pensais, en vrai. Pas la police, eux je les attendaient plus tard, mais la sécurité déjà sur place avait mis une bonne minute après le premier coup de feu pour donner signe de vie, plus encore pour arriver. J'avais récupéré ma clé entre temps, plus rien à faire ici. J'ai même eu le temps de retourner à l'ascenseur, entrer dans la colonne vide, m'accrocher au câble et donner un coup de pied à la chaise pour forcer les portes à se refermer. Ils n'ont même pas vu par où j'avais filé ! Alors que j'avais justement un joujou pour les gérer, une belle grenade lacrymo avec extra fumée pour la disparition ninja ! S'adapter, tout ça. Vous avez compris, à ce stade, que j'étais venue équipée. Pas ma faute, mon alter ne permet pas forcément de voler ou de faire des cascades inhumains comme le font pas mal de mes collègues. Comme celui, posté sur le toit d'un bâtiment voisin, qui observait les alentours avec sa vision infrarouge pour me prévenir des mouvements au fur et à mesure. Une des sécurités, bigrement pratique. Je l'ai réengagé plusieurs fois. Et en parlant de jouets, j'avais aussi prévu un dérouleur trafiqué à accrocher au câble de l'ascenseur – préalablement saboté, le matin même, par un autre associé qui s'était assuré qu'il serait immobile et au trente-huit ou au-dessus. Comme ça, j'ai pu descendre jusqu'aux sous-sol sans rencontrer d'obstacle. Ça a juste été un peu lent, mais si j'avais descendu trop vite je me serais écrasée en bas et sprotch, ça aurait été terminé. Le temps que j'arrive, j'ai eu un nouveau message.

"Les flics sont là, ils bouclent l'immeuble. Deux voitures sont parties dans le parking souterrain, pas plus, le reste sécurise la rue et monte vers les étages. On a aussi des ambulances qui arrivent. Et… Oh, merde. Dieu Silvestre au bout de la rue, environ une minute avant qu'il soit là."

Ça, ça m'a un peu fait grincer des dents. Qu'un héros soit dans les passages, soit. Plusieurs, même, on parlait quand même de dizaines de blessés et d'une attaque de banque. Entre mon plan de fuite aux petits oignons et, disons-le clairement, mes propres capacités martiales, je ne me faisais pas trop de soucis. Par contre, je ne me faisais pas de soucis contre des héros débutants ou de petite envergure. Le Dieu Silvestre, l'étoile montante de l'héroïsme et spécialiste de la capture de vilains récalcitrants, lui il serait capable de me poser problème. Ça n'est pas arrivé au final, il est plutôt monté au trente-sixième étage pour aider à secourir les pauvres types coincés dans le gaz que parti fouiller les sous-sols à ma recherche, mais sur le moment je pouvais pas le savoir. Du coup, une fois en bas, j'ai été extra-prudente. Mon associé dans les hauteurs pouvait difficilement me dire quels étages du parking étaient sécurisés par la police, on était trop loin et trop en contrebas pour ça, donc il a fallu que je le fasse à l'oreille. Et heureusement, j'ai une très bonne oreille donc j'ai pu confirmer que, malheureusement, une des voitures était au -4, l'étage le plus bas et celui d'où je voulais fuir. Aucune au -3 cependant, donc c'est là que je suis sortie avant de poursuivre par l'escalier. Parce que la partie dangereuse, c'était l'ouverture de la porte, plutôt bruyante puisque je devais la forcer. Le reste, c'était tranquile. Un peu d'escalier, un peu de slalom entre les voitures à l'arrêt, le tout accroupie pour rester hors de vue des deux policiers qui surveillaient les accès plus nombreux qu'eux à un parking plus grand que tous les étages de leur commissariat réunis. Il y avait des trous. En plus, ma porte de sortie n'était pas vraiment officielle donc je n'avais pas à m'approcher des accès connus.
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Oroshine Takane
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Dim 17 Juin - 13:05
    La panique règne encore. Je suis sidéré par l'enchaînement des événements, je n'aurais jamais pensé être pris au beau milieu d'un acte criminel, que j'aurais bien pu qualifier de terrorisme si seulement je n'avais pas été un si sombre sot. En effet, là, en bas, j'avais tout le loisir de méditer sur les actions que j'ai entreprises. Une bien triste main, j'avais laissé la précipitation prendre le meilleur de moi-même et - à part celle de monsieur Perkins - je n'avais sauvé aucune vie. De la rue l'on pouvait entendre le ramdam qui se déroulait à l'intérieur avec notamment les cris de civils à vous fendre le coeur. J'en avais mal. Très mal. Si seulement j'avais été un peu plus expérimenté, j'aurais certainement pu être mieux préparé pour affronter cet imprévu de taille. Peut-être même que j'aurais pu désamorcer la situation en m'occupant de cette sorcière rouge dès le départ.

    Bien sûr je ne pouvais pas espérer que ma première interaction avec un malfaiteur se passe comme sur des roulettes, mais de là à être confronté par toutes mes lacunes en même temps ? J'en perds le sourire ! A la place, une expression anxieuse souillait mon visage de héro. Mais l'heure n'était pas aux lamentations, tant que les choses ne s'étaient pas calmées ici l'on n'avait aucunement le droit de s'asseoir et de croiser les bras. Bien que je sois parfaitement au courant que les passants et autres personnes n'appartenant ni au personnel de la police ni aux agences héroïques n'avaient en aucun cas le droit de fouiner autour du théâtre de chaos, je n'ai pas pu m'empêcher de remarquer le déploiement des autorités. Elles s'étaient assez inégalement réparties pour de bonnes raisons. Dans le building, le gaz utilisé par les vilains menaçaient encore tous les innocents encore piégés à l'intérieur. On n'avait aucune idée de ce que ces gens recherchent, ma seule piste étant l'ordinateur de monsieur Minna sur lequel j'ai vu la dame s'affairer. Elle semblait même prioriser la machine avant de penser à s'occuper de Perkins et moi ayant fait irruption dans le bureau. Quoi qu'elle cherche, cela se trouvait là. Mais vu le précieux temps que j'ai consacré au sauvetage de deux hommes - au détriment de plusieurs autres, elle devait déjà avoir eu ce qu'elle voulait.

    Ajoute à ça l'ampleur même de leur raid... Si nous n'étions pas arrivée au trente-sixième au moment opportun, est-ce qu'elle aurait provoqué ce chahut ? Surtout que pour monter cette trentaine d'étage sans éveiller un seul soupçon, il fallait soit être étonnamment bien préparé soit avoir un complice travaillant au sein même de l'établissement ciblé. En bref, ces données m'ont permis de déduire qu'il ne s'agissait pas d'un simple hold-up à vocation économique comme on en a l'habitude, vous savez, cette poignée de bras-cassés qui débarquent cagoulés à la recherche d'objets de valeur ! Cette fois nous avions à faire à une équipe plus compétente. Et croyez le ou non, on n'emploie pas d'aussi grands moyens pour des clopinettes ! Une diversion ..? Remarque, pour s'échapper de cet immeuble abusivement gigantesque il faudra un temps fou à cette femme et avec les nombreux policiers qui fourmillaient déjà dedans comme dehors, elle n'allait pas repartir par la porte principale comme une bonne femme. De plus, j'entendais les radios de police notifier leurs équipes sur place qu'un héro atteignait bientôt la destination.

    Bien, les otages sont entre de bonnes mains. A nous deux, lady devil.

    Alors que le plus gros des forces forçaient le passage par les issues principales, j'ai suivi deux voitures isolées s'enfonçant dans un parking souterrain, directement en dessous de tout l'affolement. C'était un bon point de départ, non seulement les officiers en présence étaient moins nombreux me permettant de passer plus facilement inaperçu mais en plus cela me paraissait des plus logiques pour un criminel de privilégier ce genre d'espace sombre, peu fréquenté en arrière-plan quand les feux des projecteurs sont braqués sur le devant de la scène.

    Les deux voitures ont commencé à sonder le premier sous-étage avant de se séparer pour couvrir plus de terrain. Au passage, je notais que la démesure était présente partout dans ce gratte-ciel en apparence déjà imposant. Le sous-sol était immense, deux voitures ne produiraient que très peu de résultat... Je sais que la sécurité des prisonniers est une priorité mais ça n'était pas un prétexte pour ouvrir une fenêtre de fuite aux criminels ! Perkins m'a déjà touché quelques mots au sujet des protocoles réglementaires des forces de l'ordre, je savais pertinemment qu'ils suivraient toujours les instructions pour permettre de garder sain et sauf le plus de monde possible, préférant laisser les affrontements directs aux héros plus à même de tenir tête à des utilisateurs sans scrupules d'alters ! C'est pourquoi j'avais comme cette intime conviction que c'était mon rôle, aujourd'hui.

    Après tout je me suis retrouvé nez-à-nez avec l'un d'eux et je n'ai rien pu faire. Pire, dans la hâte j'ai même risqué de faire tuer mon majordome en le laissant se charger de notre ennemi seul. Tout ce que je pouvais faire désormais pour rattraper mes maladresses et cette cruelle inexpérience, c'était de contribuer à l'opération même si je le faisais illégalement. Fort heureusement, la loi la plus sévère de notre nouveau code pénal interdisait seulement l'usage de pouvoirs en public sans permis correspondant, rien ne m'empêchait d'engager le combat avec des gadgets. Cependant, je ne pouvais pas continuer à agir impulsivement pour autant. Visiblement, l'ennemi est au moins aussi rusé que moi et il mène la danse. Il nous tient, les héros, la police et moi-même et nous fait aller exactement là où il veut. Tiens, il suffit de tendre l'oreille : un bruit de fracas retentissait, partiellement couvert par l'agitation au-dessus. Le bruit était faible, si bien que les officiers que j'avais suivis jusqu'au -4 ne l'avaient pas perçu et continuaient à passer l'étage au peigne fin, balayant les zones obscures de leurs lampes-torches pour espérer discerner du mouvement. Parfois j'étais même obligé de rester parfaitement immobile derrière les voitures garées là pour ne pas qu'ils me trouvent. Je prenais de grands risques ici, étant mineur toutes les conséquences de ma désobéissance se répercuteraient sur mon responsable légal à savoir papa, ou sur mon tuteur à savoir Perkins. C'est pourquoi il est impératif d'opérer discrètement.

    Bref je reste attentif à mon environnement et mes sens alertes reconnaissent les bruits provoqués par les pas des policiers, leurs systèmes de communication ainsi que leurs constantes remarques pour informer qu'il n'y a "rien à signaler par ici." Super, ils prémâchent le travail ! Me tournant vers les zones qu'ils n'ont pas vérifiées, j'enfilais les lunettes de protection que je gardais généralement relevées au niveau de mon haut-de-forme et tapotais la barrette de droite pour que ma vision devienne dix fois meilleure avec le mode nocturne. Pas besoin de lumière, comme ça. Il est vrai que j'avais installé cette petite modification de rien du tout pour pouvoir lire après le couvre-feu mais j'ai toujours eu la certitude qu'elle serait utile en situation urgente. Imaginez juste qu'un vilain cause un horrible blackout ? Ou qu'une éclipse non-naturelle privait le monde de sa bonne visibilité diurne ? Quoi qu'il en soit, je scrutais maintenant les parages avec plus d'aisance... oh, que vois-je ? Un pan de manteau se faufilant ici et là.

    J'aurais bien voulu le prendre en filature mais je ne me fais pas d'illusions, la furtivité n'étant pas mon point fort surtout si un affrontement venait à éclater. C'était bien elle, la dame ayant tiré sur mon majordome et celle avec qui je souhaitais régler mes comptes.

    Elle ne m'a peut-être pas tout de suite aperçu mais ça ne saurait tarder, il y a quelques flaques ici, d'huile et d'eau. Sûrement créées par des véhicules endommagés méritant un tour au garage le plus proche, ou par la tuyauterie dans les murs de ce bâtiment. Et pendant que j'approchais j'ai malencontreusement posé le pied dans l'une d'elle, provoquant un son qui ne manquera pas de lever ma couverture. Les policiers eux sont encore en train de rôder sans succès, devrais-je les alerter ou agir seul ? Les deux options me vaudraient sûrement des ennuis, alors autant jouer cartes sur table ! Je tiens à préciser que je ne suis pas cet égoïste petit insurgé d'habitude, mais d'habitude, je ne laisse pas mes émotions dicter mes gestes. En effet, face à elle je voyais rouge, déjà pour ce qu'elle a fait à mon majordome mais en plus parce qu'elle ne semblait pas plus dérangée par la tournure des événements, comme si même avec toute la bonne volonté du monde, nos justiciers ne l'arrêteront pas. Trop sûre d'elle ? Je croyais me regarder dans un miroir.

    « Ta route s'arrête ici, criminel. Le bâtiment est encerclé, les gens que tu as mis en danger vont vite être secourus et d'ici quelques minutes, les pros seront tous sur ton dos et tu n'auras plus aucune chance de t'en sortir sans casse. Please behave and surrender quietly, milady. »

    Voilà, je ne lui ai pas lu ses droits mais je pense qu'elle connaît la chanson. De toute façon, ce n'est pas de mon ressort. Moi, je suis là pour l'appréhender coûte que coûte. Mais il fallait rester prudent : je n'ai encore rien vu de ses capacités. C'est d'ailleurs pour ça que je n'étais pas déjà tombé sur elle. L'affrontement pouvait encore être évité si j'agissais de manière diplomate, lui proposant de se rendre gentiment pour qu'aucun mal de plus ne soit fait ni à elle, ni à qui que ce soit d'autre. Nous autres, héros n'étions pas forcément là pour capturer les ennemis de la société systématiquement par la force, de toute manière je n'étais même pas sûr d'en avoir assez pour le faire moi-même. Pour le moment, je la retenais. Il ne fallait pas qu'elle file - tout portant à croire qu'elle avait bel et bien récupéré ce qu'elle était venue subtiliser, peut-être que les inspecteurs décideront d'ignorer mon entorse au règlement si je leur ramenais l'objet et la voleuse en même temps ? Toujours est-il qu'elle n'avait pas l'air prête à me faciliter la tâche, je restais par conséquent sur la défensive.

    J'étais au courant qu'un héro devait déjà être sur place mais il lui faudra un certain temps avant de sécuriser la zone là-haut, il me faudra gagner encore un peu de temps ici, je ne la laisserai pas s'échapper..! Je crois bien que c'est l'heure de crier PLUS ULTRA, mais, discrétion oblige, je me contenterai de lui lancer un regard enflammé plongé droit dans le sien.
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Ryou Hanazawa
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Dim 17 Juin - 22:40
"Je suis arrivée."

"Deux secondes."

Pour être exacte, ma porte de sortie était située au -4, dans un angle isolé au fond du parking, à l'un des rares endroits qu'une caméra de sécurité ne fixait pas et l'à où j'avais garée ma moto en arrivant. Car oui, je n'ai pas parlé des caméras mais ce n'est pas bien grave, elles n'ont pas servi à grand-chose au final. Le temps que la sécurité sache à quel étage j'étais ressortie et transmette l'info à la police, plus que celle-ci réagisse, il était bien trop tard. La banque était conçue pour protéger ses coffres et ses serveurs informatiques, les gros concentrés d'argent, et surtout pour empêcher les criminels d'y entrer ou d'en sortir. Dans le reste du bâtiment, là donc où j'ai opéré, j'avais une bonne marge de manœuvre dont j'ai d'ailleurs bien profité. Avec un encore meilleur timing, j'aurais simplement disparu sans que qui que ce soit, policier ou apprenti héros ou autre, ne sache jamais que j'étais sortie par le parking. Mais ça aurait demandé de synchroniser une panne de courant avec ma sortie de la cage d'ascenseur, pour courir jusqu'à ma sortie le temps que les batteries autonomes de la banque prennent le relais, et d'y trouver mon collègue numéro deux déjà sur place et prête à nous faire sortir de là, et pas planquée pour sa propre sécurité.

Parlons d'elle, justement, que vous compreniez ce qui s'est passé ensuite. La dite collègue était une pauvre fille, immigrée clandestine voulant fuir un pays en guerre – elle ne l'a jamais avoué, ça, mais entre son accent, sa façon de parler, son attitude en permanence sur le qui-vive, sa familiarité des armes à feu et son absence de réaction face à la violence ou la mort, plus des détails plus ponctuels ici et là, pas trop de doute possible – qui n'avais pas réussi à s'intégrer une fois au Japon et, malgré ses efforts pour être une personne honnête et intègre, avait fini criminelle aux yeux de la loi, mercenaire quand elle avait besoin d'argent, et vigilante quand elle en avait l'occasion. Elle ne m'appréciait pas beaucoup mais moi je l'aime bien, elle est mignonne. Et surtout son alter est très utile puisqu'elle peut créer des tunnels. Comprenez par là qu'elle pointe une direction et pouf, la matière s'écarte en ligne droite sur une distance de son choix pour laisser un passage. Ça ne marche pas sur les formes de vie, cela dit. En plus, maintenir le tunnel la fatigue mais elle ne peut pas le refermer s'il reste une forme de vie plus grosse qu'un insecte à l'intérieur. Pas le meilleur alter pour se battre, mais pour s'échapper d'une banque, c'est divin. Si elle avait créé directement son tunnel, je me serais précipitée dedans et elle aurait pu le refermer, moi de l'autre côté avec elle, avant qu'Oroshine-kun ne puisse même voir l'entrée du tunnel. Et pouf, aucune trace, même les caméras n'auraient pas vu le tunnel. Aux yeux du monde, j'aurais juste fui en passant à travers le mur comme un fantôme.

Mais voilà, un policier aurait pu passer et voir le tunnel, donc elle avait attendu mon signal pour le créer. Résultat, le temps que le tunnel se trace depuis le sous-sol voisin – oui, elle attendait dans le sous-sol d'un grand magasin de l'autre côté de la rue d'où nous allions prendre une voiture et fuir deux rues plus loin du braquage, ni vues ni connues, enfin si possible – Oroshine-kun a eu le temps de me retrouver.

"Tu en as manqué un."

"Désolé Boss, je croyais qu'il était à un autre étage. Vous allez gérer ?"

"Sans problème."

La première chose qu'il a fait a été me sortir son monologue de héros intrépide et sûr de lui, pendant lequel j'ai dit tout ça. Ça aurait été touchant si ça n'avait pas été aussi irritant. Évidemment que le bâtiment était encerclé, évidemment que les gens que j'avais dérangés – pas mis en danger, personne n'avait jamais été en danger de mort, le pire qu'ils pouvaient subir c'était des troubles respiratoires – c'était même le but et il en faudrait plus pour m'arrêter. Je crois que je lui ai juste adressé un grognement puis j'ai enfourché ma moto et démarré le moteur, pointée droit vers le mur dans lequel je pourrais bientôt m'enfuir. En fait je n'avais même pas vraiment besoin de me préoccuper d'Oroshine-kun, j'avais vu ses joujous quand il avait tristement humilié ma Star. Mais exactement pour ça, j'avais envie de lui rendre la vie difficile. De vraiment l'embêter, lui, et lui laisser des traces qu'il ne pourrait pas oublier. Et j'avais justement un peu de temps, assez pour me tourner vers lui et sourire. Avec son jet pack, il pourrait me suivre dans le tunnel et nous serions plus tranquilles pour que je lui brises sa petite bulle de naïveté dans l'autre sous-sol.

"Sorry to disappoint, pretty boy, but odds are all in my favor actually. If you want to stop me, it'll take more than uninspired words. Ready to follow in the rabbit’s hole ?"

J'aurais bien ajouté un peu plus de provocation mais d'une part il avait l'air assez remonté comme ça, persuadé que tout se passerait bien et qu'il gagnerait forcément puisqu'il était le gentil, exemple de plus que les vilains n'étaient plus craints ou pris au sérieux, encore un des dégâts collatéraux d'All Might qui allait découvrir que personne n'était là pour le sauver. Et d'autre part, le tunnel s'est enfin ouvert et j'ai donc lancé ma moto à pleine vitesse, certaine qu'il n'hésiterait pas à m'y suivre. Je pensais même qu'il m'attaquerait pendant le trajet et je gardais donc un œil sur lui pendant que je conduisais.
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Oroshine Takane
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Lun 25 Juin - 10:09
    *Nous y voilà donc ... C'est le face-à-face ... Concentre-toi..!!*

    Je me tenais à quelques mètres d'écart de cette dame, celle qui venait de faire dégénérer une journée pourtant innocente. Je l'ai scrutée attentivement pendant longtemps, aussi longtemps qu'elle restait-là avec son air dédaigneux presque trop assuré. Son regard ... il clashait avec le mien parce qu'ils tous les deux emplis de ressentiments. Je ne savais pas ce qu'il se tramait dans sa tête, si elle apportait une quelconque valeur à mon intervention ou si pour elle je n'étais rien de plus qu'un imprévu plus persistant que d'habitude. Mais elle s'était si bien débrouillée pour en arriver là que je ne me laisseras pas avoir, ce n'est pas une amatrice et elle sait parfaitement ce qu'elle fait. Si elle n'a pas pris la fuite aussitôt que les choses ont dégénéré, c'est qu'elle savait pertinemment où elle voulait en venir. Face à mon discours de circonstance, elle n'avait ni l'air intimidée, ni l'expression de quelqu'un se laissant rattraper par ses actes. Bien sûr, j'étais un obstacle. Elle faisait comprendre que je n'étais pas le bienvenu en grognant brièvement avant de monter sur sa bécane, elle n'allait donc même pas m'accorder un peu de son temps...? Un temps précieux que je souhaitais lui faire perdre, mais comme je l'ai dit, ce n'est pas une amatrice.

    « Sorry to disappoint, pretty boy, but odds are all in my favor actually. If you want to stop me, it'll take more than uninspired words. Ready to follow in the rabbit’s hole ? Le bruit des gaz de sa moto retentissaient tapageusement dans l'enceinte résonnante de ce parking souterrain. Là, les officiers ne pourront pas nous rater, ce n'est pas bon..! Mais est-ce que j'allais vraiment la laisser filer, aussi facilement ? Elle ne mérite aucune clémence mais je sais pourtant que ce que je m'apprête à faire me rabaisse à son niveau.
    - You're right ... disais-je à voix basse comme si je me parlais à moi-même avant de lui répondre. Stupid words will never stop Evil...!! »
    *C'est pourquoi je vais t'arrêter par la force...!!*

    Elle faisait enfin crisser les pneus. Je fus surpris par l'issue de secours qui s'ouvrait miraculeusement devant elle, un effet de son alter ? Elle ne m'a pas encore dévoilé ses capacités, je me dois de rester prudent. Si c'est bien elle qui a ouvert ce tunnel, nul doute qu'elle voulait m'y attirer pour disposer de moi sans trop attirer l'attention. Après tout, je n'étais même pas un vrai héro. Un apprenti... Un apprenti assistant, qui plus est... Voilà tout ce qui se mettait en travers de son chemin, quels risques je prenais ...? Ma détermination restait néanmoins adamantine. J'étais en effet prêt à la suivre dans ce trou de lapin - et je comptais bien en ressortir avec son diabolique minois sous le bras.

    Alors elle fusait, pilotant le deux roues motorisé avec une adresse qui ne mentait pas, madame le diable rouge est bien lancée pour me fausser compagnie : elle prenait de l'avance mais je n'étais pas en reste. Bientôt, accompagnant le bruit vrombissant du moteur de la moto, le vacarme de mon Jetpack remplissait le passage sous terre. Profitant de sa voie sans trop d'embûches, elle jetait des coups d'oeil indiscrets en arrière pour constater mon avancée - elle devait sûrement halluciner en apercevant mon épi blondinet dans le rétroviseur, mais non vous ne rêvez pas belle inconnue : je suis à vos trousses !

    L'écart qui nous séparait s'amenuisait au fur et à mesure que je gagnais en vitesse, rattrapant l'élan du cyclomoteur. Les bras le long du corps pour plus de pénétration dans l'air, je me sentais réellement comme l'une de mes idoles de bande-dessinée. Mes plus grands héros, ceux-là fictifs, ceux qui courraient après le mal sans faillir, j'étais dans leurs chaussures pour une fois. Même si le moment était d'une excitation épique, mes émotions restaient muets, surplombés par le sérieux critique de la situation, je n'étais même pas tenté de lui donner davantage d'avertissements, elle n'était pas disposée à m'écouter visiblement. D'ailleurs, la lumière de l'autre côté rayonnait progressivement sur notre route, signifiant que si je voulais l'arrêter, c'était maintenant ou je prenais le risque de la perdre dans la ville. Et puis, juste avant qu'elle ne prenne la poudre d'escampette, c'est dans une oreillette qu'elle discutait...? Il y avait d'autres complices..! Même si tout indiquait un traquenard, je plongeais dedans la tête la première sans hésitation pour que tout ça ne soit pas vain.

    Il ne restait plus que quelques petits mètres, le pan de son manteau rouge flottait violemment et fouettait l'air derrière elle. Mais il semblerait que j'eus poussé les propulseurs à leur maximum, ma vitesse n'augmentait plus et restait constante, m'empêchant de me rapprocher davantage; il fallait donc que je l'arrête ou que je lui fasse perdre de la vitesse. Hmpf, penser que je sois venu ici sans l'ombre d'un plan serait mal me connaître, bien que jusqu'à présent mes actions avaient plus été improvisées qu'autre chose - après tout ce n'est pas elle qui me contredira, la faculté d'adaptation sauve des mises. Une grenade dans chaque main, je m'apprêtais à commettre un geste potentiellement dangereux autant pour moi que pour le criminel. Admettons que nous soyons sous une zone fragile, l'explosion pourrait causer un écroulement du tunnel, nous prenant pour prisonnier voire pire, devenant notre dernière demeure. Ou alors, si un tunnel non loin contient du gaz, un gaz que l'explosion embrasait, nous rôtissant alors sur place.... tant de scénarios horribles et malgré ça aucune crainte dans mon coeur.

    Il était temps d'agir, espérant qu'aucun de ces cauchemars ne se réalise, je serrais le poing droit en premier pour lancer l'attaque initiale : la petite grenade luttait tant bien que mal contre le frottement de l'air et la vitesse de nos deux mouvements et finissait sa course sur la gauche, un peu plus loin que la roue avant. Raté...!! Avec d'assez bons réflexes, elle peut slalomer dangereusement pour contourner l'explosion modérée sans trop perdre de terrain mais le nuage de poussière que cette dernière soulevait ne marquait pas la fin de mon offensive. J'en surgissais, encore plus audacieux qu'auparavant. Je prenais soin de naviguer habilement pour éviter les quelques aléas de l'environnement, de la tuyauterie ici ou là et des éclats de roche risquant de fausser ma trajectoire. Comme un véritable ranger de l'espace, je manoeuvrais à pleine puissance en gardant la main gauche resserrée sur la seconde grenade. Celle-là ne devra pas rater : la sortie, droit devant ! Je me lance.... dégainant le Leiscepter qui se trouve toujours sur mon dos, comme si j'étais prêt à toute heure de la journée à affronter le danger, je freinais brusquement pour me stabiliser sans poser le pied au sol et décochait un coup de batte dont la force excédait ma propre capacité de lancer à main nue. L'explosion ne ciblait même plus le vilain ni son véhicule mais bien plus en avant : je voulais fermer la sortie de secours quitte à être pris au piège avec elle. De toute façon, s'il s'agit de son alter elle ne verra aucun inconvénient à se rouvrir une porte, n'est-ce pas ? Il lui faudra pourtant se relever, si jamais mon attaque lui barre la route et lui fait perdre le contrôle de la bécane pétaradante. Un temps duquel je pourrais tirer profit en l'engageant directement cette fois, plus de fuite !

    *C'est toi et moi ...!!* je fulminais intérieurement, ce vilain n'est pas seulement un vilain. C'est devenu une obsession, comme si la rater aujourd'hui résulterait en un amer goût d'inachevé. Avec un peu de chance, même si je ne la rattrape pas, elle sera coincée plus loin - après tout nous avons fait pas mal de bruit dans cette course-poursuite, ça ne m'étonnerait pas que la cavalerie soit déjà en train de l'attendre à l'autre bout du tunnel ou au moins qu'ils soient déjà en route. Et Dieu Sylvestre, que fait-il ? Le héro arboricole était un véritable maître dans la capture, ses attaques ayant plus d'une fois subjugué ceux qui menaçaient l'ordre public. Avec un peu de chance, je pourrais le rencontrer lui aussi. Mais ce n'est pas le moment de rêvasser, nous avons encore une sorcière à pourfendre..!!







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Ryou Hanazawa
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Jeu 26 Juil - 22:17
Je peux me permettre d'avouer que j'avais sous-estimé la vitesse du moteur sur le dos du garçon, beaucoup plus véloce et plus apte aux pointes de vitesse que je l'avais calculé et un poil plus que ma moto pourtant bien performante, ce qui lui permit non seulement de ne pas me perdre dans le tunnel mais même de réduire lentement l'écart creusé par mon départ surprise. Je peux me le permettre parce que d'une part j'avais prévu qu'il me rattrape, plus tard certes, quand mes acolytes auraient été là pour m'assurer la victoire, mais j'avais après tout affirmé à ces dits acolytes que je pouvais le gérer toute seule, et d'autre part parce qu'il n'en a pas vraiment profité. Il aurait pu dégainer un revolver comme le vieux avant lui, ou u  lance-filet, ou une IEM, ou je ne sais pas quoi, mais il a choisi la risquée, imprécise et indémodable grenade. Qu'il a mal lancée pour la première, me manquant de si loin que j'ai à peine eu à dévier de ma route pour éviter le souffle de la détonation, mais réussir un lancer précis vers l'avant en se déplaçant à grande vitesse comme nous le faisions n'a rien de facile et c'est au contraire un témoignage de compétence que la seconde grenade ait effectivement touché, me forçant à dévier de la route optimale et m'accidenter. Des jouets, certes, mais ses jouets et il savait comment s'en servir.

Plus exactement, il ne m'a pas touchée mais j'ai quand même dû freiner en urgence. La grenade a en effet réussi à rejoindre le bout du tunnel et détruire la roche, en effondrant une partie. On parle de béton renforcé, assez fort pour soutenir tout un centre commercial et de résister à des tremblements de terre, ce n'est pas une petite explosion de rien du tout qui allait l'abîmer, mais le souffle et la chaleur auraient sérieusement pu me blesser si je les avaient pris de front. C'est pourquoi j'ai dû ruser et tricher avec les lois de la physique, freinant d'un coup sec et projetant la moto en avant pour qu'elle encaisse le choc à ma place, creusant un tunnel dans la détonation dans le tunnel dans lequel je me suis empressée de m'engouffrer, flottant à toute vitesse dans les airs pendant un instant avant de devoir fatalement me réceptionner au sol et m'écraser, le briser et souffrir atrocement, prouvant ainsi que j'avais laissé le gringalet se jouer de moi comme il s'était joué de moi. Inacceptable.

"Spider, attrape !"

Il est donc temps pour moi de vous parler de mon troisième complice. En fait, revenons d'abord un peu sur celle que vous connaissez déjà, à savoir Mole. Vous ne saviez pas qu'elle s'appelle comme ça, en fait elle ne s'appelle pas comme ça et elle déteste ce pseudonyme mais son alter creuse des tunnels et c'est moi qui paie sa solde donc elle n'a pas le choix. Mole, donc, est une adolescente de seize ans aussi grande que si elle en avait dix, aussi plate et aussi enfantine en apparence, quoique surtout grognonne et cynique dans son attitude. Oh, et elle a la peau brune, comme très bronzée, juste magnifique et un contraste parfait avec mon teint maladivement laiteux, qui était malheureusement entièrement cachée par le costume qu'elle portait pour commettre des activités criminelles, à savoir une doudoune avec des gants, un masque et des lunettes de sky, en fait la panoplie entière de skieur qui ne veut pas toucher la lumière du soleil. Sérieusement, et elle porte ça même en été sous le soleil, je ne comprends toujours pas.

Voilà donc la première chose que j'ai vue en déboulant du tunnel, poursuivie par les flammes de l'explosion que je venais de traverser et qui était beaucoup plus chaude et insupportable que j'avais initialement prévu. A ses côtés se trouvait donc Spider, le troisième acolyte et donc la deuxième sécurité. Un bon résumé serait de dire qu'il est l'exact opposé de Mole. Deux mètres dix, une masse de muscle impressionnante, et un tempérament doux et serviable très inhabituel chez un criminel. Les détails supplémentaires, même moi je ne les connais pas car, contrairement à Mole qui ne se déguise que pour ses activités illégales, Spider est toujours couvert des pieds à la tête. Costume trois pièces, chapeau de gangster du meilleur goût, écharpe autour du visage et petites lunettes rondes, j'adore son style mais il est trop mou pour mériter plus qu'une collaboration occasionnelle. Si vous vous demandez ce qu'il faisait là, il était là par sécurité, pour m'aider à cassez le nez d'un héros trop résistant pour moi. Même si dans l'immédiat, il m'a plutôt attrapée au vol et donc évité le sort terrible et inacceptable mentionné plus tôt, m'offrant même le luxe d'un atterrissage confortable dans une toile de petits filins si fin que même moi je peinais à les voir. Oui, Spider, je ne choisis pas les noms au hasard.

"L'invité arrive, soyez gentil. Je veux qu'il monte avec nous."

Sous entendu en voiture, et pour ça il fallait qu'il ne soit pas trop abîmé si je voulais, eh bien, l'abîmer à ma façon. Oh, je ne suis pas restée longtemps dans le filet, je me suis redressée en disant ça et en fixant le tunnel pour voir ce qui allait se passer. Si l'apprenti héros ne sortait pas vite, Mole ne pourrait pas le refermer et la police aurait le temps d'arriver, ce que je ne voulais pas vraiment. Il aurait fallu que je la tue et la laisse derrière, ça aurait été triste et salissant, personne n'y aurait rien gagné, option à garder en dernier recours. A la place, j'ai préféré provoquer encore un peu Oroshine-kun pour le faire sortir de son trou.

"Come on, Alice, you're almost there ! Wonderland is waiting for you !"
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Oroshine Takane
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Dim 29 Juil - 13:20
    « Spider, attrape ! »

    La Dame en Rouge - parce que ce sera son nouveau surnom jusqu'à ce qu'elle daigne m'accorder un peu de temps pour un brin de causette - quelle forte tête ..!! La petite course-poursuite à travers un tunnel inhumainement long touchait à sa fin et le résultat final ne me plaisait guère. J'avais beau tout donner, elle semblait toujours garder un coup d'avance ... Au fur et à mesure que je la poursuivais, c'était une émotion vive et chaude qui se construisait, solidement ancrée dans chacun de mes muscles. A mi-chemin entre la frustration et la peur, j'avais la nette impression d'être malmené ici. Même si l'impression était atténuée par l'adrénaline, elle ne venait pas en quantité suffisante pour totalement inhiber mes fortes capacités cognitives. Foncer tête baissée ? Ce n'est pas mon genre. Et ce même si ma dernière action semblait plus désespérée que réfléchie. La grenade avait fait son job, pourtant. Filant droit devant, mon home run venait obstruer la sortie par laquelle l'aveuglante lumière du jour s'engouffrait dans le couloir de la mort. Mais la vilaine ne s'arrêtait pas à là, prouvant que nos déterminations étaient au moins égales : en une manoeuvre digne des plus grands cascadeurs, elle freinait en poussant le véhicule en avant pour que celui-ci traverse la déflagration en premier. Plutôt malin, car je voyais la moto percer le mur ardent tout juste assez pour que ma Dame en Rouge puisse s'y glisser.

    *Damn it ...!!* moi qui voulais mettre la main dessus avant qu'elle ne rejoigne l'autre côté ... Anyway, il n'y avait plus de doutes possibles : elle n'est pas seule. J'en ai eu la confirmation quand elle a ordonné à l'un de ses acolytes de la rattraper en plein vol. Information cruciale, je n'avais pas besoin d'un diplôme d'ingénieur pour additionner deux et deux et comprendre que j'étais de plus en plus en danger. Je restais encore un peu dans le tunnel, partagé entre l'idée de continuer et de me jeter dans la gueule d'un loup plus féroce que je ne l'imaginais et celle de faire volte-face ici et maintenant. Les héros pourront reprendre à partir de là, d'ailleurs le son de détonation de mes précédentes attaques ont bien dû attirer l'oreille de quelqu'un ! Je ... Je trouvais de plus en plus de raisons d'arrêter. En face, le tunnel ne semblait pas se refermer, pourquoi ? Si c'est bien le produit de l'alter d'un de nos adversaires, il aurait pu se débarrasser de moi dès le moment où la Dame en Rouge s'en était sortie ! Et avec au moins autant de coordination que ce fameux Spider en plus ..! Je posais le pied à terre mais n'avançais pas. Mes jambes ... Elles ne répondent plus ? Elles tremblent ...

    Mon visage poussiéreux à cause des nuages levés dans le tunnel par notre petite chasse improvisée, je sentais des gouttes de sueur grosses comme des perles descendre le long de mes joues. Elles étaient froides et témoignaient des efforts considérables que j'avais fourni jusque-là. Jusque-là ... je n'ai pas laissé le risque entraver ma progression mais là ... Il est beaucoup plus important que jamais ..! Je pourrais être en très mauvaise posture voire ... Non..! N'y pense pas. Mais comment ? Je me savais froussard mais c'est pour combattre cet énorme défaut que mes yeux sont rivés sur la victoire ... Les héros prennent des risques, c'est bien connu. Est-ce que j'ai vraiment ce qu'il faut pour en devenir un, au moins ...? Si je continue à douter, la réponse est claire : NON !!

    « Come on, Alice, you're almost there ! Wonderland is waiting for you ! »

    Elle semblait s'impatienter en bas. Comme si ma présence n'était rien de plus qu'une distraction, elle pensait pouvoir me battre en un tour de mains ..? Tsch, je déteste cette condescendance de la part d'un rebut de la société... Ce genre de criminel horripilant semble ignorer le risque énorme qu'il prend lui aussi, à prendre les choses à la légère, comme s'il s'agissait d'un jeu ... Leurs méfaits ont des conséquences, ne constatent-ils donc jamais que c'est futile ?! La petite provocation de la Dame en Rouge remettait un peu d'ordre dans mon esprit confus ; je comprenais que je n'avais fait que jouer en sa faveur jusqu'à présent. Obviously, miss Red Coat veut que je la suive. Elle a même voulu que je la poursuive ! Aurait-elle d'autres plans pour moi ? Si je lui permettais de faire comme bon lui semble, non seulement j'aurais échoué dans mon devoir d'apprenti héro mais j'aurais également échoué dans mon devoir de citoyen, car mes actes inconscients pourraient rendre le travail des professionnels plus difficile. Oh Dieu merci, je sais encore me montrer raisonnable ! Et pourtant il restait encore cette petite excitation à l'idée de continuer, comme si l'image fébrile de la victoire suffisait à me faire croire en elle.

    *Alice...? Wonderland ...? English literature, uh ..? Guess I'll have to rewrite the story then... *

    Un sourire en coin illuminait ma mine meurtrie pendant que de nouveaux schémas se dessinaient dans ma tête. Alice au Pays des Merveilles ... Une oeuvre que j'ai lu par le passé et que mère se plaisait à me lire encore plus auparavant. L'oeuvre de Lewis Caroll parlait d'une jeune fille, Alice, qui suivait un lapin étrangement pressé à travers son terrier pour finir dans un monde des plus fantaisistes. Indeed, notre aventure actuelle portait quelques similitudes avec le roman. Si j'en crois ce qu'elle baragouine, je suis Alice ... elle est donc le lapin ? Le Pays des Merveilles dont elle parle ne m'inspire rien de merveilleux ... je parie que ce tunnel est le terrier et qu'en arrivant de l'autre côté je ne tarderais pas à savoir ce qu'il renferme ! Je prend en compte tous mes désavantages : je suis seul, séparé de mon gardien, face à quelqu'un qui semble savoir pertinemment ce qu'il fait. Je n'ai aucune information supplémentaire, c'est une lacune qui peut s'avérer fatale en bien des points. Je repense aux leçons de Perkins, cherchant une maxime qui pourrait me montrer la voie.

    *Brave men rejoice in adversity.. Wise men rejoice only when they overcame it.* Les mots faisaient écho dans mon crâne jusqu'à ce que mon coeur puisse les entendre. Oh, crap ! Peut-être que si je perdais moins de temps à craindre cette adversité, j'aurais pu trouver de quoi la surmonter plus facilement ? La terreur encrasse la bonne réflexion. Si je ne trouve pas de solutions, c'est comme pendant le bricolage, je dois m'en créer une ! Je devais absolument m'empêcher d'hésiter à nouveau ou ce sera la fin pour moi.

    « Euh, hello down there, Lady Raving Rabbid ? je répondais à la provocation par plus de provocation. Elle est assez âgée pour connaître les Lapins Crétins, hein ? What about... no ?! »

    Ca devait bien leur faire rire, de voir un apprenti héro littéralement refuser d'affronter l'ennemi en face. Rira bien qui rira le dernier. Je m'avançais au bord de l'ouverture circulaire creusée dans la roche pour voir en contrebas le comité d'accueil. Mon regard balayait brièvement la Dame en Rouge pour me confirmer qu'elle était indemne avant de faire plus attention à cet étrange homme présent à ses cotés. Sûrement celui qu'elle nomme Spider, le gaillard était un vrai géant. Je ne pouvais m'empêcher de remarquer son style soigné, une nouveauté pour moi qui pensait que les vilains n'accordaient aucun soin à leur apparence. L'homme portait un costume qui, si j'en crois mon expérience, doit valoir une petite fortune. Et ce borsalino ! Woah ! Je ne me laissais pourtant pas subjuguer par le bon goût de l'ennemi. Si je n'avais pas le moyen de les battre, j'allais au moins devoir gagner du temps pour que mes actions aient été réellement utiles. A l'autre bout du tunnel, les officiers qui fouillaient le parking devraient déjà avoir commencer à se ramener, tandis que moi j'attendais l'arrivée de Dieu Sylvestre avec impatience. Comme si un chrono défilait déjà, je faisais la conversation en masquant maladroitement la nervosité.

    « What is "Wonderland" to you ? Un monde où les gens comme vous sont libres d'agir comme bon leur semble, j'imagine ? Le regard que je lançais aux criminels était sombre, volontairement dénigrant pour entrer dans le jeu de clash qui semblait s'instaurer entre nous. Well, too bad then ! I won't be following you any further. I'm sick of playing tag now !! » je faisais un grand geste de la main droite pour accompagner mes paroles, tirant un trait horizontal pour signifier la fin du jeu.

    *Le plus de bruit possible....*

    Je décollais enfin. Grâce au jetpack je ne descendais pas vers eux préférant plutôt m'élever dynamiquement pour tenter un énième effort. Tel une libellule au-dessus de la mare, je décrivais des mouvements vifs au-dessus de leurs têtes avant de m'écrier :

    « EXPLOSION MIMICRY : 7/7 !! »

    Mon attaque ultime, je décidais de la sortir et de tenter le tout pour le tout. Je pouvais au mieux blesser les criminels - car en étant réaliste, je ne pouvais pas espérer les battre seulement avec ça. A tous les coups, ils ont encore un tour dans la manche, eux aussi ... Mais ce n'est pas grave, parce que les vaincre n'était pas mon intention. Je compter plutôt sur les explosions pour attirer toute l'aide possible dans les environs. Pas de doutes, les héros rappliqueront fissa en entendant quelque chose d'aussi inquiétant ! Je regardais les sphères descendre comme des flocons de neiges : certaines tombaient droit sur eux forçant ou une esquive fortuite ou une défense solide mais assurant qu'ils restent en place pendant que d'autres venaient craqueler le bitume. Je prenais toujours soin de ne pas abîmer les édifices alentours, concentrant les efforts sur la chaussée. Je vais sûrement devoir répondre de mes actes pour détérioration de la voie publique mais bon ... Disons que ça en vaut le coup. Alors, qu'est-ce que tu en dis, Red Devil ?!

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Ryou Hanazawa
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Lun 30 Juil - 0:47
What about no. Malgré la provocation, il refusait de venir et préféra rester dans son trou. L'espace d'un instant, j'ai vraiment eu peur qu'il ne sorte pas. Juste au cas où, je me suis donc approchée de Spider et mise sur la pointe des pieds pour rapprocher ma bouche de son oreille, bien trop haute pour moi, autant pour lui donner discrètement un ordre que pour glisser encore plus discrètement la main sous son manteau, à l'arrière de sa ceinture.

"Va le chercher."

L'ordre ne devait juste pas être entendu par golden boy. Le couteau, en revanche, c'était à Mole que je voulais le cacher puisque c'était à sa gorge qu'il était destiné. Je lui laissais quelques secondes avant que la police commence à entrer dans le tunnel, et qu'elle ne puisse plus le refermer, devenant un tragique poids mort menaçant si la police ou un héros parvenait à la capturer. C'est donc sans joie que je me suis approchée d'elle, couteau dissimulé dans le creux de ma main, en regardant mon massif acolyte s'avancer en soupirant. Lui avait dû sentir que je l'avais délesté de son arme, il savait donc ce qui se passerait s'il échouait à débusquer notre invité. Ce qu'il n'aurait eu aucun mal à faire, ses fils sont un outil remarquable et presque imparable pour qui n'est pas capable de les voir, et dans l'étroitesse du tunnel, il n'aurait eu aucun mal à projeter quelques lassos pour saisir, saucissonner et tirer Oroshine-kun, mais il n'en eut même pas besoin. Juste à temps, à la dernière seconde on pourrait dire, le gamin se montra à la sortie du tunnel. Blablabla, encore un peu de provocation, je ne sais pas s'il était juste inconscient du danger ou au contraire s'il avait besoin de cette braverie affichée pour combattre ses craintes et sa peur, en tout cas je n'y prêtait plus vraiment attention. Les mots entraient dans mon oreille, désagréablement lents, déformés, assourdis, mais compréhensibles, j'étais juste trop impatiente de le voir sortir une fois pour toute du tunnel et m'offrir la chance d'épargner ma Mole préférée, de ne pas finir le lent coup de poignard amorcé en direction de son dos qu'elle ne pouvait voir venir, trop absorbée justement par ce tunnel que je voulais voir se refermer au plus vite.

Puis enfin il s'est décidé. Il a décollé et dans l'instant, si vite que même moi je fus prise par surprise, le tunnel s'effondra sur lui-même et le béton reprit son aspect lisse et impeccable, enfin pas si impeccable parce qu'on y voyait encore les traces de l'explosion mais au moins il n'y avait plus de gouffre béant s'enfonçant sur des centaines de mètres. Mole commença à soupirer, ses épaules affaissées, soulagée de pouvoir relâcher ses efforts. Spider suivit du regard le gamin qui s'élevait dans les airs, des fils poussant au bout de ses doigts et s'élevant lentement vers le ciel, trop lentement pour attraper quoi que ce soit si Oroshine-kun volait à pleine vitesse. Golden Boy plongea les mains dans ses poches et je devinais qu'il allait lancer plus de ses grenades.

"Bombardement !"

"Sérieux ?"

Mon avertissement arriva alors que le héros auto-désigné annonçait, je suppose, le nom de son attaque, à moins que ça n'ait été qu'un cri de guerre particulièrement adapté, un "plus ultra" à sa façon. Qui fait encore ça, crier pour annoncer ses coups, c'est ça qu'on apprend dans les écoles de héros ? Même si je n'avais rien dit, mes acolytes auraient pu comprendre et réagir. Au moins ma Star est plus maligne que ça, elle ment même sur le vrai fonctionnement de son alter, comme moi. Non, là Mole et Spider ont eu tout le temps de se défendre. Mole a balancé un tunnel court dans les airs, écartant les grenades – son alter ne marche pas que sur la matière dense, après tout. Elle peut s'en servir pour faire voler les vêtements des gens, aussi, à mourir de rire – et créant une petite zone protégée autour d'elle pendant que Spider continuait de projeter ses fils, s'en servant cette fois pour fouetter les explosifs dans les airs. Heureusement qu'il les avaient déjà déployés, sans quoi il aurait dû se jeter aux pieds de Mole pour éviter d'être blessé.

De mon côté, c'était le moindre de mes soucis. Si Oroshine-kun était déjà irritant avant, là il dépassait les limites de la bienséance. Au lieu d'éviter les explosions, je me suis joyeusement jetée à leur rencontre, posant le pied sur des débris puis sur les bombes, profitant du tunnel ou des fils qui créaient une résistance sous leur petite masse en chute libre pour me pousser plus haut, m'élevant lentement pour rattraper le gamin. Et oui, je sais précisément ce que vous pensez. C'est impossible, ça ne respecte pas la physique, bla bla bla. Mais déjà, rappelez-vous que c'est impossible pour vous, parce que vous êtes lents et idiots, mais que moi je pouvais aisément suivre leur mouvement en chute libre. Ensuite, ce n'était pas des morceaux de pont ou de train mais des grenades qui explosaient par contact et donc créaient souffle et résistance instantanément, comme si je faisait du rocket jump dans la vraie vie, ce qui a été un peu douloureux mais avec un bon timing c'était jouable, et enfin les grenades ne tombaient pas juste, elles étaient repoussées dans les airs ou sur les côtés par Mole et Spider, ce qui permettait de plus facilement prendre appui dessus.

Et puis soyons honnêtes, j'ai pu me rapprocher d'Oroshine-kun mais pas l'atteindre, ce qui n'était pas tout à fait le but. L'objectif était plutôt de profiter de ce couteau que j'avais failli utiliser pour tuer quelqu'un et le lancer vers le gamin, pas pour le tuer lui mais pour sectionner les fermetures de son jet-pack et le faire tomber. Je m'étais désagréablement brûlé les jambes pour ça, ma tenue incapable d'absorber tant de chaleur en si peu de temps, mais j'avais confiance dans cette stratégie.

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Oroshine Takane
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Lun 6 Aoû - 16:40

    La grêle explosive n'inquiétait ni la dame en rouge, ni ses acolytes qui, au contraire, prouvaient leurs aptitudes en voulant se protéger de l'attaque. La plus petite silhouette camouflée par des vêtements qui n'étaient pas du tout de saison se dénonçait comme étant la responsable du tunnel qui s'était d'ailleurs refermé aussitôt que j'en sois sorti. J'aurais aimé contempler les effets étranges de cet alter mais il ne fallait pas tomber dans la diversion. Elle "creusait" donc une voie sauve dans la pluie de grenades, les écartant sur les côtés par la même occasion. Bon, c'est bien joli mais cette petite aurait pu tout de même être prise au milieu des explosions et son petit jeu se retournerait contre elle ... C'était sans compter sur l'intervention de ce fameux Spider, révélant à son tour d'où il tenait son surnom. Il interceptait mes bombes à l'aide de sorte de fils fins, semblable aux toiles d'une araignée. Formation de tunnels ... Manipulation de toile ... Des facultés plutôt gênantes en somme, ces malfrats ne se sont pas trouvés par hasard.
    Venant appuyer la thèse du crime prémédité, l'association de malfaiteurs constituait de nouvelles accusations à l'encontre de ces jeunes gens. J'espérais que la justice leur en fasse voir des vertes et des pas mûres mais il me fallait d'abord rester en vie pour voir ça.

    Elle arrive. Je ne sais pas d'où elle peut se permettre de défier les lois de la gravité de la sorte mais la voilà qui marchait littéralement sur les explosions. De ma place, l'on pouvait voir une sale psychopathe qui marche sur l'air et à toute vitesse, puisqu'elle rattrapait l'écart entre nous avant que je ne puisse comprendre ce qui était en train de passer. Elle en a après moi, c'est tout ce que je sais. A court de "marches d'énergie" elle manquait d'allonge pour m'atteindre mais décidait de se servir d'un couteau comme projectile. At this rate ...

    Pas maintenant... Pas encore ... Now !

    J'ai coupé les gaz sec, environ trois secondes avant que son arme ne puisse m'effleurer. Elle ne me visait même pas en plus, beaucoup trop à côté, elle semblait vouloir me blesser ou ... Mon jetpack ? Bien sûr ! Je serais dépourvu de moyen de fuite si je n'ai plus mon précieux sac à moteur. Mais pas question de laisser cette énergumène abîmer mes précieux bijoux ! J'étais donc en chute libre, avec pour seul ambition de rester hors d'atteinte de la mégère. Si elle s'était efforcée de faire tout ce spectacle, c'est forcément qu'elle ne possède pas de compétences à distance - je dois faire attention à ses gestes parfaitement calculés et tout ira bien. En revanche, pour ces deux là ...

    Je les voyais en bas, prêts à me rattraper au vol pour suppléer leur empotée d'équipière et ils auraient bien réussi, si je n'étais pas un génie. Cette grande perche de Spider était le plus à même de me saisir : les fils qu'il avait manifesté plus tôt avaient une portée décente et avec leur nombre, difficile de les éviter toutes les unes après les autres ! Des pressions brèves sur le déclencheur du Jetpack et à la place des flammes de propulsion s'évadaient des quantités copieuses de fumée noire. Yeah, I know, they'll just attack right through it, que ce soit avec les fils ou avec un tunnel pour disperser l'écran de fumée, je n'étais déjà plus en place.

    « Vous en avez mis du temps, sir. » déclarai-je au renfort.

    Il semblait embarrassé mais au fond, il sait très bien que je suis fort ravi de le voir arriver à point nommé. Une liane de bois m'entourait la taille avant de se rétracter rapidement jusqu'à son propriétaire. Kamui Woods ! Le héro de bois avait finalement pu se libérer, impliquant qu'à l'intérieur les choses étaient entre de bonnes mains. Il était seul pourtant et je trouve cela étrange : mes explosions avaient fait un sacré boucan même si elles n'avaient causé aucun dégât ... Je ne m'en plaindrais pas pour autant, ma tâche à moi était terminée.

    Mais les criminels vont-ils se rendre gentiment ? J'en doute fort... Encore plus quand le justicier s'est mis à leur servir un speech héroïque tout de même mieux ficelé que le mien, dans le parking, sans pour autant avoir l'air de faire trembler nos hommes. Je n'ai pas le droit de me battre, mais à trois contre un, même Dieu Sylvestre était en mauvaise posture... J'espère qu'il y a plus de forces en route, la situation est stabilisée mais elle peut très vite basculer à nouveau ..!!

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