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Il sort le nunchak', c'est la panique [PV Yomi]

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David Matsui
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Mer 11 Juil - 1:27
Les égouts de Yokohama et moi, c'est devenu le grand amour plus vite que je ne l'aurai pensé. Avoir une base à l'intérieur aide en même temps. En moins d'une petite semaine j'en avais cartographié l'essentiel, et avait trouvé une piste pour obtenir un badge d'accès d'égoutier doublé d'un travail au horaires variables. Il semblerait que, depuis l’apparition de notre société changé par les Alters, quasiment personne ne veut devenir égoutier à Yokohama. Parfait pour moi, idéal vraiment. C'est noël avant l'heure.

Je regarde autour de moi : la foule est peu présente dans les rues en ce début d'après midi. J'ai le sac à dos chargé de boites de conserves pour me permettre de tenir la semaine. Et, comme d'habitude, je m’apprête à rentrer dans les égouts via une des nombreuses plaques de cette ville. J'ai bien trois minutes de plus pour atteindre la gagnante du jour. J'ai donc encore le temps de réfléchir un peu.

Réfléchir un peu à ce qu'il m'arrive putain.

D'abord il y a eu cette expérience raté, qui a fait de ma Faim une monstruosité, ensuite Il a commencé à apparaître de plus en plus régulièrement. Alors que je pensais l'avoir banni définitivement de mon esprit. Alors que je pensais que ce traumatisme la, je l'avais abattu comme un clébard après deux ans de thérapie pour cheval. Après deux ans d'une putain de guerre contre moi même. Et pourtant plus j'avance, plus je ne peut m’empêcher de penser à ce... C'est pas bon, pas bon du tout. Une fois, deux fois, j’espère sincèrement qu'il n'y aura pas de troisième fois. Pour ma santé mental il ne faut pas qu'il y ait de troisième fois.

Pourquoi il a fallu que ça tombe sur moi... j'aurai été beaucoup mieux sans Alter moi, merde.

Je suis toujours en train de marmonner mes idées noirs lorsque j’atteins la ruelle du jour. Personne à droite, personne à gauche. Je descelle la plaque d'égout et me glisse dans la semi obscurité du boyaux. J'attends d’être fermement appuyé sur l'échelle pour remettre cette dernière à sa place. Une petite glissade pour descendre l’échelle et direction la maison. J'ai des conserves à ranger et du sommeil à rattraper. Et c'est urgent.
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Yomi Kisara
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Mer 11 Juil - 18:08
Une fois de plus la ravissante créature portait la balade loin de sa tanière, comme s’il lui était possible d’étendre son territoire et d’ainsi répandre la terreur chez les malfrats de ce domaine trop peu exploré hélas. Et la délectable diablesse fondue dans la masse paraissait presque insouciante, joviale. Une bien jolie robe dessinait à demi sa silhouette modeste, de même qu’une ravissante besace de tissu beige la flanquait sur sa gauche et que des sandales à bas-talons l’embellissaient d’un certain charme rare, exotique même. Cette excursion s’inscrivait dans le cadre d’un voyage scolaire qu’effectuait sa chère amie et complice d’investigation, la délicieuse miss éphélides. L’inquisitrice n’agrémentait le phénomène de sa compagnie qu’afin de s’assurer de son devenir, car malgré sa nature d’invétérée hypocrite elle s’inquiétait à son égard. Les temps n’étaient pas sûrs et la savoir loin de sa juridiction ne pouvait que la tirailler et diminuer ses facultés de déduction.

Ainsi songeait la créature à l’imaginaire trop fertile, souvent exagéré, et presque encline à la paranoïa. Mais qui la blâmerait d’éprouver pareil affect en ces heures sombres où même les élites justicières pouvaient s’effondrer, terrassées par l’ignominie des plus lâches scélérats ? La belle rose avait justement dénigré sa chère et tendre niaise insouciante afin de s’enticher d’un bien étrange gaillard. Un véritable colosse pour sa menue petitesse. Et s’il ne lui avait pas semblé louche au premier abord, la suspicieuse enquêtrice impuissante dans les parages ne pouvait hélas rechigner à s’élancer à sa suite. Le fringuant jeune homme pouvait n’être qu’un humble et serviteur de cette ville, mais elle se voulait si méfiante d’un rien, si encline à fabuler au pire. Là voilà dont qui singeait ce curieux énergumène, arrachant avec délicatesse le pénible couvercle de son antre incertaine, avant d’en dégringoler en douceur l’étroite échelle. La pénombre accueillait alors l’intruse aux galeries, tandis qu’elle déchantait enfin, toute remuée par cette glauque ambiance.

Outre l’insoutenable vision d’une eau ruisselante dont la seule mélodie l’éprouvait déjà trop, la malheureuse se faisait violence en sa traque cruellement nostalgique. La femelle d’ordinaire impassible regrettait ici l’absence d’une compagnie salutaire, susceptible de lui épargner ses perceptions lui ravivant un certain traumatisme qui émoussait sa vaillance. Et l’habitant des profondeurs lui évoquait d’ailleurs quelque effarant portrait, un drôle dont-elle avait encore souvenance. Un odieux personnage ayant ainsi procédé. Et il lui incombait seule de balayer cette crainte. Elle rechignait pourtant à héler l’individu afin de s’en assurer prestement. A vrai dire, la jouvencelle ne redoutait nullement la souillure de la pestilence, ni l’éventualité d’être éprouvée par un éventuel désaxé notoire implacable. Son unique frayeur se voulait être l’onde, infecte ou limpide, paisible ou houleuse, un mal souverain qui s’esquissait déjà dans sa cervelle frémissante, ébranlée. Elle ne pouvait hélas renoncer à s’adonner à cette filature où elle espérait fort avoir divagué.

Naguère encore, la peccaticide novice traquait un sinistre gredin en un pareil dédale. La crapule avait tant nargué les autorités et coûté cher aux contribuables des sillages civils dégradés, que la belle rose n’avait pu se défier de lui. Elle avait investigué avec une frénésie et un acharnement tels que sa dévotion avait entrainé à sa suite sa cadette, elle qui se tenait d’ordinaire à l’écart de toute intrigue. Avant de s’enfoncer dans les méandres des cloaques enterrés d’Hosu, en dépit d’une réticence poignante à y flairer la piste du tristement célèbre Urineur Corrosif, le braqueur de banques et de bijouteries qui se soulageait sans vergogne en public. Le terrible faquin avait semé par trois fois ses détracteurs et poursuivants, se volatilisant comme par enchantement. Tout du moins jusqu’à ce que la brillante enquêtrice en herbe n’en vienne à émettre l’hypothèse qu’il se terre sous la ville et non chez d’éventuels complices disséminés ci et là. L’insolite duo avait alors mené ses recherches et confondu le misérable après quelques tentatives de les égarer dans ce dédale.

Mais encore de les souiller à jamais, voire de les noyer dans l’insalubrité la plus totale. La bête avait déjoué la moindre entreprise, de manière maladroite certes, mais elle l’avait chassé de sa tanière. Sa condition maladive n’avait dont su livrer sa proie en pâture aux flammes, et sa cadette avait nourri rancœur face au supplice des odeurs infernales. Et si la capture du criminel l’avait confirmée dans sa voie de chasseuse de malfrats, l’amertume de n’avoir pu surmonter son mal la hantait toujours. Car elle avait bien failli échouer misérablement, à maintes reprises. Yomi endurait à peine l’épreuve du jour. Son pas semblait craintif, de même qu’un malaise se lisait à sa figure. Ce royaume du dessous ne ferait bon sépulcre qu’à la pauvre enfant qui l’osait arpenter sans plan, en sa grande sottise et hardiesse maladive. L’inconsciente enquêtrice bravait plus d’un péril en cette heure.

Le mystérieux bellâtre la dominerait avec aisance, pouvant disposer d’elle à son bon vouloir. La belle rose s’attelait au mieux à demeurer des plus furtives tandis qu’elle laissait tout loisir au suspect de la distancer un brin au détour d’un virage, ou rasait les parois sans trop les effleurer. Son long appendice s’était enroulé autour de sa taille et sa besace beige agglutinée dans son dos. Et il ne lui aurait pas paru plus judicieux d’étouffer d’avantage ses bruits de pas déjà faibles en foulant cette crasse sans ses sandales. Son accoutrement n’aurait d’ailleurs pas paru moins approprié qu’un sweet à capuche, garnit d’un short et de bas noirs, pour s’adonner sereinement à cet exercice périlleux et délicat. Mais sa nervosité allait toute entière à l’affreux ruissellement qui lui lardait l’esprit d’entailles béantes. Ses pulsations cardiaques s’emballaient de concert avec le souffle paniqué et rude qu’elle s’essayait à étrangler entre ses lèvres aussi agitées que ses prunelles de mauve écarquillées.


Spoiler:
 

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David Matsui
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Mer 11 Juil - 18:31
Note aux admins:
 



J'ai un cailloux dans ma chaussure.

Je prend pleinement conscience de ce fait lorsque le bout arrondi, envoyé par Satan en personne, viens taper contre mon talon en produisant une sensation que seul un pur génie du crime peut avoir créé. Je grogne, comme un chien qui viens de perdre une croquette entre deux lattes de bois, et me pose lourdement sur mon fessier avec la ferme intention de retirer le passager clandestin. Derrière moi, le couloir est silencieux. Pas un bruit suspect, pas l'ombre d'un étranger. Parfait, au moins j'aurais la p...

"Regarde moi ça, il suffit de sortir les gens de leur zones de conforts et ils deviennent plus stupide que le bovin moyen."

....

.......

.........

La sueur qui vient d'exploser sur mon front dégouline dans ma bouche avant de venir s'écraser au sol, puis de couler doucement vers le canal central. Je la vois partir lentement vers les eaux usées. Ce n'est pas possible, ça ne peut pas encore arriver. Pas en plein milieu de la journée sans préavis, pas encore.

Cette fois ça ne peut pas être une hallucination.

Ça ne peut plus être une hallucination.

En un éclair je me retourne vers le mur derrière moi, arme hurlante. Le pistolet planqué dans ma veste glisse beaucoup plus aisément que je ne l'aurai cru dans ma main droite. Mes yeux exorbités me donnent une excellente vision de la zone de tir. J'ai tout les sens en alerte, je vois mes muscles se gorger de sang, tandis que mon Alter se matérialise derrière moi dans un moment ou le temps semble suspendu. Je m'attend à tout trouver, je m'attends à LE trouver.

Personne.

Une fois de plus il n'y a putain de personne.

La première chose qui remonte en moi et une rage absolument dantesque. La seconde est mon petit déjeuner. J'ai a peine le temps de me baisser que je dégueule dans le canal ce qui fut ma conserve de haricot du matin. Je tiens toujours fébrilement mon neuf millimètres, le sang commence à redescendre au rythme de ma tension. J'ai le cerveau en feu et le moral dans les chiottes. Derrière moi, mon Alter observe la galerie dont je viens juste d’émerger, sans rien dire. Je me demande si mon subconscient est aussi pitoyable que moi en ce moment.

Félicitation David, tu viens de salir tes godasses.


Dernière édition par David Matsui le Mer 11 Juil - 19:38, édité 3 fois
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Dés de combat
Mer 11 Juil - 18:31
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'Parade Rang D' :
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Yomi Kisara
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Jeu 12 Juil - 17:11
A la faveur d’un virage se figeait l’énergumène pris en filature, et la vilaine en éventrait tout aussi prestement le pas machinal. Ses talons modestes l’avaient pu signaler, ou bien s’agissait-il de sa besace qu’elle avait maintes fois écrasé aux parois sales ? L’autre pouvait la gagner d’un bond ou trois foulées peut-être, elle peinait à évaluer ce genre de probabilités élémentaires. Tout s’embrouillait dans son esprit, les perceptions entraient en collisions avec ses hypothèses et autres constations. La bête pestait en sourdine, à l’égard d’une sottise traitre. Ses jolies jambes frémissaient tant, sa cervelle palpitait trop entre deux sueurs froides. Et l’appendice de noir la broyait presque. Son étreinte inouïe, même fébrile, convulsait à l’unisson avec sa raison. La belle à la chevelure poisseuse et toute agglutinée à sa nuque ruisselante, de même que sa frange voilée et ses joues pâles, s’était figée là dans l’incertitude la plus dévorante, éprouvante. L’angle mort de sa proie lui épargnait cette scène abominable, aussi risible qu’alléchante pour tout bon prédateur.

Une rosée putride et ardente dévalait ses cuisses, à son insu. Mais quelle créature pourrait bien distinguer cette pestilence, hormis peut-être sa cadette ? La jeune détective en proie au malaise frisait-là plus qu’un évanouissement sauvage et virulent, voire pernicieux si sa dépouille se laissait choir dans le fleuve des immondices. Une crise d’angoisse pouvait-elle si aisément s’en suivre d’une crise cardiaque ? Une maladresse maladive l’avait déjà compromise naguère. Le phénomène semblait s’être réitéré. Elle saisissait soudain quel maléfice accablait là son compagnon d’infortune. Une crainte langoureuse l’avait pétrifié dans l’étroit couloir, ce domaine demeurant des plus propices à emplir d’effroi les claustrophobes, les paranoïaques et autres pauvres bougres dans leur genre. Il pouvait tout aussi bien s’agir d’un simple cas de fugitif ou d’individu redoutant d’être d’aventure agressé. Et la prestation de la jouvencelle peu discrète avait peut-être même ravivé l’affreux souvenir, le vif traumatisme du malheureux. Voilà qui justifiait davantage les subtiles sonorités d’une arme à feu qu’on dégaine et braque. Mais elle n’était pas sûre d’avoir bien perçu ces notes noyées dans la disgracieuse partition monotone d’un écoulement si proche, trop proche.

Cette insoutenable proximité digne d’une danse au bord du gouffre se redoublait dès lors qu’un malandrin produisait une nouvelle mélodie, si soudaine et brutale qu’elle rendait nauséeuse l’attente. S’en allait-il enfin passer son chemin, ce gredin de pacotille ? L’écho d’une onde déchainée retentissait d’avantage à ses esgourdes que le chant dégradant du géant, lui qui vivait une houle étrange, en compagnie d’une silhouette ombragée si floue qu’elle peinait à en distinguer la seule présence. Et l’imperméabilité des murs ainsi que l’effet d’éparpillement lui refusait tout salut de la part de son cellulaire. Elle l’avait du reste enfoui dans son épaisse besace beige, si bien que ses vibrations n’auraient pu lui parvenir tandis que d’ordinaire la coque à clapet violacée lui épousait une cuise, et parfois la hanche. Mais elle lui préférait la compagnie du vide, néant susceptible de préserver l’objet d’une terrible chute malencontreuse. La jeune fille ployait d’ailleurs sous sa propre masse, en demeurant à l’écart et éventuellement semé par le poursuivi.

Là elle s’essayait en vain de garder les idées claires, un tantinet, alors que ses vestiges s’effondraient toujours un peu plus. La charpente de son esprit menaçait de céder, la notion du temps et de l’espace s’était déjà écroulée, ensevelie sous la seule perception assourdissante et écrasante d’une onde qui s’apprêtait à l’engloutir. Il lui semblait que cette diabolique force de la Nature personnifiée prenait grand plaisir à la tourmenter, à l’aborder avec des intentions si viles et cruelles qu’elle en devenait une entité à l’existence insoupçonnée, un démon mut par l’envie seule de la tourmenter. Et voilà que sa jolie queue sombre relâchait son emprise et tendait à onduler à l’angle de l’étroit couloir, sans cesser hélas de frémir et convulser, de se tordre et raidir par instants. Son calvaire la trahissait alors, et sa belle bouche haletait distinctement. Il n’y avait plus qu’un ruissèlement.
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David Matsui
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Ven 13 Juil - 2:03
"Bruyant."

C'est le halètement qui attira l'attention de Wendigo en premier.

Un halètement profond, régulier, venant droit de la direction ou je me trouvais il y a même pas quelques minutes. Impossible pour mon humble personne, déjà en plein combat avec sa respiration, de le percevoir correctement. Mais mon Alter possède une ouïe plus fine que la plupart des gens, et ce détail ne pouvait pas lui échapper éternellement.

Puis Wendigo vis la queue dépasser au coin du virage.

Dans une précipitation plus subie qu'assumé, j'enfile mon masque et mon bonnet en quatrième vitesse. Le goût de vomi encore présent dans ma bouche me donne envie de hurler mais ce n'est clairement pas le moment. Le halètement continu, toujours aussi profond. Je pointe les organes de visées de mon arme vers le couloir concerné, tandis que mon Alter s'élance vers le propriétaire de cette appendice toutes griffes dehors. Un bond quasiment animal suivi d'une course à quatre pattes permet à Wendigo de débouler dans le virage comme un agent du FBI dans une mauvaise série B.

Devant lui se trouve une mignonne petite lycéenne (mon pays sait si bien les produire en série) qui n'a vraiment pas l'air dans son assiette. Son visage est blême, maladif. Elle est recroquevillé au sol comme un petit enfant qui... non je vais éviter de développer. La seule chose ayant un peu l'air en bonne santé chez cette personne est la ridicule petite queue noir attaché à son popotin. Cette dernière, loin d’être dans un état végétatif, se balance littéralement dans tous les sens. Je dois retenir la furieuse envie de l'écraser avec la patte de Wendigo.

"Je peut savoir... ce que tu branles ici ?"

Je dois pas être beau à voir avec mon masque et mon arme de poing. Rajoutons l'odeur et ça doit faire la mère Michelle. J'attends la réponse avec impatience, de toute façon il est quasiment certain qu'elle me suivait. Reste à savoir pourquoi.
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Yomi Kisara
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Sam 14 Juil - 18:02
Une certaine étrangeté l’arrachait en douceur à son calvaire. Des sonorités vagues raisonnaient dans ces galeries, puis dans son esprit embrumé. Et le vacarme couvrait par instants celui d’une onde exagérée. Mais la hantise vorace n’allait pas s’évanouir. La pathétique diablesse au derme poisseux émergeait pourtant un brin de sa transe. Et la frénésie de sa funèbre suivante quelque peu, avant de se laisser choir au sol tiède et sale. L’appendice gisait alors malgré les frissons qui l’accablaient. Voilà qu’une masse ombragé trop floue se dessinait à ses abords. La belle rose ne s’en inquiétait guère, elle divaguait la pauvre. Et l’autre énergumène ne lui était si méconnaissable, ce colosse tout ennuyé de sa présence ne se défiait nullement de sa nature inouïe. Du reste, la sueur incendiait et noyait les prunelles de la jeune fille, éludant d’aventure leur bel éclat d’améthyste tandis qu’une frange lui avalait un tantinet sa pâle figure crispée. Des mèches d’ordinaire soyeuses lui voilait trop la vue, comme fragmentée par maints obstacles verticaux, parfois de traviole.

Mais elle n’avait tout loisir d’éprouver ce drôle et laisser reluire l’œil du châtiment tandis qu’il s’embraserait dans une symphonie macabre, mélodie mêlée de hurlements, de suppliques et d’aveux ; ni de porter l’évasion à cet antre infernal. L’éreintée ne saisissait pas d’avantage les palabres du sinistre individu qui paraissait la toiser avec une certaine insistance. L’étranger ne semblait pas s’inquiéter de sa condition ni même enclin à apaiser sa crise de panique. Yomi l’imaginait plutôt propice à appréhender une sale intruse en son domaine, ou une menace plus personnelle. Son ignorance lui refusait toute réflexion solide et aboutie, sa pensée demeurait embourbée. Etait-ce du mépris qui l’avait gagné, ou l’angoisse d’avoir affaire à un éventuel détracteur ? Nul doute qu’il s’en trouvait rassuré, l’évidence éludait toute constatation, à moins d’embrasser une méfiance mutuelle. Certes la donzelle ne redoutait guère ce géant aux traits brouillons, nimbés d’une touchante pénombre, mais il lui était pénible d’y river son regard fuyant et écarquillé.

Ce camarade d’infortune saisirait éventuellement quelle indicible torpeur était sienne, phénomène affreux bien gravé à sa figure. En dépit de quoi la bête acculée fixait fébrilement le bel éphèbe, sans qu’aucune vocalise ne daigne s’évader à ses lèvres. Et sa gestuelle traduisait pourtant une certaine détresse, un émoi palpable. Si elle demeurait accroupie et bien incapable d’éluder le ruissèlement sinistre qui l’assaillait sans vergogne, face au silence pesant du grand dadais, l’appendice rampait à ses abords. Le membre se voulait presque furtif sous l’éclairage tamisé, l’autre niais lui faisant grande ombre d’ailleurs, et s’essayait-là à enserrer frêlement une cheville. Une conscience vacillante n’avait que faire de le voir glisser au contact d’une botte lisse et imbibée d’autre chose qu’une mélasse infecte. La manœuvre visait à inspirer pitié ou compassion, en plus d’évoquer plus clairement son état de femelle démunie. Elle lui intimerait peut-être hélas toute autre chose. Bien qu’elle ne semblait pas en mesure de lui fondre au corps afin de le jeter dans le fleuve d’immondices.

« Pas ici ... Pas les galeries ... Je dois ... Surface ... »
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David Matsui
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Aujourd'hui à 0:43
La visage blême de la jeune fille dodeline lentement de droite à gauche, tandis que son regard peine à rester ouvert. Son teint blafard et sa posture, entre l'évanouissement et l'étouffement, laisse plus penser qu'elle est sur le point de perde conscience dans la seconde qu'autre chose. Je regarde autour de moi : un Wendigo, une lycéenne, le silence et les odeurs de l’égout. Personne de plus. Cette situation pue la merde, c'est sans doute un piège. C'est sans doute l'enculade du siècle. Je rebaisse le regard vers ma trouvaille surprise.

"Pas ici ... Pas les galeries ... Je dois ... Surface ..."

...

.....

Et merde.

Après quelques secondes d'hésitations mon Alter soulève ma nouvelle trouvaille et la dépose sur son épaule comme un vulgaire sac à patates, sans véritablement se soucier du petit cri indigné qui survient. Je repasse le plan des égouts dans ma tête en quatrième vitesse : hors de question de la sortir dans la ruelle de tout à l'heure. Trop risqué. Par contre il y a une station de traitement des eaux usées à même pas quatre cent mètres qui est vide quatre vingt dix pour cent du temps. Moins risqué pour une reconduite à l'air libre, difficile à prévoir au cas ou l’entièreté de cette situation est une embuscade.

Et c'est un lieu particulièrement silencieux. Personne n'entends ce qui se passe à l'intérieure...

"Eaux usées."

Wendigo se met en marche mécaniquement, sans vraiment se poser la question de savoir si son nouveau paquet est confortablement installé ou non. Je le ferai bien partir s'occuper de ça tout seul, mais ma base est trop loin. Je range mon flingue dans mon veston et lui emboîte le pas en grognant des insanités sur la capacité des japonaises à se perdre dans les égouts.



Notre petite caravane arrive à sa destination cinq bonnes minutes plus tard. Le sac à patate est toujours à moitié dans le malaise,comme elle l'a été durant l'intégralité de notre petit voyage. La pièce dans laquelle on se trouve est un débarras donnant sur les égouts, ainsi que sur l'intérieur de cette putain de centrale. Il n'est éclairé que par une ampoule pendante, ce qui le fait ressembler à l'endroit ou deux jeunes connards complètements idiot iraient forniquer dans un film d'horreur.

Mon Alter observe la pièce pendant quelques secondes et dépose plus ou moins délicatement son passager sur ce qui semble être une pile de produit ménager. Mon interlocutrice semble reprendre des couleurs, lentement. Je sort donc mon arme et lui laisse le soin de s'expliquer. Après tout, ce n'est pas moi qui file les gens dans les égouts.
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