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Sauvetage ironique [PV Sonia]

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Ryou Hanazawa
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Sam 4 Aoû - 22:51
Je viens de réaliser que je vous ait beaucoup parlé de moi, mais jamais vraiment de moi-moi. Je veux dire, Melody, Star, Lady Moriarty, les vols et tout ça, c'est bien, c'est intéressant et c'est vrai que c'est une partie importante de ma vie, c'est comme ça que je gagnais ma vie après tout, l'agence de consultante n'était qu'une couverture sans véritable client pour blanchir l'argent à l'abri des regards, mais ce n'était pas toute ma vie. Ryou Hanazawa avait toujours sa propre existence dans le monde, je veux dire, avec mon vrai nom, mon vrai visage, de vrais amis et de vrais loisirs, pas que les amis de Lady Moriarty n'étaient pas de vrais amis pour certains, enfin pour un ou deux peut-être, mais je ne pouvais pas vraiment les inviter à la maison regarder un film ou prendre le dîner, alors que les amis de Ryou, si. Et du coup, si cette vie de femme d'affaire célibataire est très certainement moins intéressante que celle d'une criminelle flamboyante, elle est importante aussi parce qu'elle a influencé les actions de ma vie criminelle, justement.

Pourquoi je voulais dire ça. Si, voilà, Digital Touch. Quel nom bizarre, je ne vois pas vraiment le rapport avec ce qu'elle faisait en tant que héros, je veux dire, digital c'est pour les doigts ou l'informatique et elle faisait du poison, mais bref, si ça ce trouve c'est évident, je sais que j'ai tendance à ne pas voir les blagues ou les jeux sur les mots comme le reste du monde donc ça ne serait pas la première fois que je passe à côté d'un truc, puis il y a plein de héros qui ont des noms stupides, genre All-Might qui n'est pas Almighty puisque ça n'existe pas la toute-puissance, ou Endeavor, ou plein d'autres, c'est comme si ils choisissaient des mots en anglais sans savoir ce que ça veut dire, comme pour les tatouages ou les t-shirts, juste parce que ça sonne bien, sans se soucier du sens. Je l'ai rencontrée, vous savez ? Digital Touch. Et pas mal d'autres héros, certains j'étais même dans leur classe à Yueï avant de quitter l'école, mais on y viendra en temps voulu, là c'est d'elle que je veux vous parler. C'est une anecdote rigolote, en plus. Et qui a peut-être de l'importance pour la suite. J'insiste sur ce peut-être, je ne sais plus, c'est pour ça que je raconte à la base, pour mettre de l'ordre dans mes souvenirs et retrouver ce qui a causé quoi ou non. Peut-être que j'en ferais un livre, un jour, je suis certaine que ça ferait un tabac. La vraie vie d'une vilaine, par elle-même.

C'était un… un… un jour de semaine, un soir de semaine d'ailleurs, mais je serais infichue de dire lequel, en tout cas c'était après un cours de dessin parce que j'avais encore mon carton plein de croquis plus ou moins terminés, certains que je dois encore avoir d'ailleurs, il faut dire que je dessine assez bien donc il y a quelques petits chef d’œuvre signés à mon nom. Je savais que le trajet retour me faisait passer non loin d'un quartier peu recommandable mais j'avais l'habitude, c'était loin d'être la première fois que je passais par là et je n'avais jamais eu de problème, il suffisait de marcher du bon côté du trottoir et personne ne venait vous embêter. Ce soir-là cependant, les petites frappes de Hosu s'étaient senti pousser des ailes et chassaient plus loin de leur tanière que d'habitude. Ils n'ont donc pas vraiment hésité à me tomber dessus, à trois en plus, avec des dégaines de loubards. Torse découvert, pas de manches, coiffures extravagantes, grimaces ridicules et assurance injustifiée, le modèle classique. Deux devant et un troisième qui se pensait discret mais que j'entendais piétiner dans mon dos.

Alors comprenez-moi bien. On parle là de gamins antisociaux de base, qui pensaient simplement que le crime était un moyen plus facile ou agréable de remplir leur vie, rien à voir avec de vrais vilains qui mettent les formes et les efforts dans leurs crimes, comme moi ou l'Alliance des Vilains, ou les yakusas. Je n'ai donc aucun scrupule à les mépriser. Notez quand même l'ironie, ils auraient tous eu peur de Lady Moriarty mais attaquaient Ryou Hanazawa comme si elle était une proie sans défense. Et comme je voulais justement garder cette image de gentille fille, de pauvre employée de bureau incapable de se protéger toute seule, bien loin de la fière et redoutable Lady Moriarty, j'ai dû faire semblant de trembler de peur en les voyant m'encercler.

"Salut ma grande. T'as pas quelque chose à nous donner ?"

Une partie de moi avait envie de jouer le jeu, de sortir mon portefeuille en suppliant et de leur laisser les quelques liasses qu'il contenait, autant dire pas grand-chose. Une autre avait envie de leur casser la figure pour leur apprendre le respect et pour qu'ils arrêtent les agressions sans ambition. Et me fichent la paix. Mais dans une imitation parfaite de panique réelle, j'ai juste tendu le carton à dessin devant moi en tremblant comme si je voulais qu'ils le prennent.
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Sonia Umimaru
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Dim 12 Aoû - 23:29
Depuis qu'elle avait décroché son permis de héros pro, Sonia trouvait ses journées bien plus actives que pendant ses cours. Même si certains étaient plus tranquilles, sans trop de crimes à sa portée, c'était toujours très intense quand il y en avait, parce que beaucoup avaient des pouvoirs, que ce soit les vilains ou les vigilants, ces civils qui n'avaient pas envie de passer par l'école malgré leur envie de justice et qui préféraient s'en servir illégalement. La compétition était devenue bien moins rude depuis les derniers événements, d'ailleurs, il restait beaucoup plus de miettes de crimes pour les héros pro plus jeunes. De ce fait, Sonia ne pouvait pas vraiment dire qu'on la payait pour ne rien faire, sa simple présence avait pour but de rassurer les civils. Même si elle n'était pas spécialement intimidante ni une grande fana des interviews, elle espérait qu'un jour son visage ou son nom suffirait à faire fuir les bandits de bas étage qui donnaient une mauvaise réputation à la ville.

Par chance un cas s'annonçait déjà à Sonia, un attroupement de voyous dans une ruelle, bien sûr là où elle regardait constamment vu que tous les crimes de ce genre se déroulaient à l'abri des regards. Ils ne semblaient pas très intelligents d'ailleurs, vu qu'ils préféraient agir dans l'ombre alors que c'était justement prévisible pour les héros qui savaient déjà où traîner leur regard. Sans trop attendre que la victime se fasse un peu plus maltraiter, Sonia approcha, demandant la raison de leur présence. Elle poussa alors un long soupir en les entendant la rembarrer comme ils le faisaient souvent. Pourtant se mêler des affaires des autres était bien un des plus importants aspects de la vie de héros, sans ça elle ne pourrait rendre service à personne car elle passerait son temps à laisser les gens se débrouiller eux-mêmes. Mais son rôle n'était pas d'être aimée de tous, c'était de créer un sentiment de sécurité dans les alentours.

Il fallait donc passer à l'action, maintenant que les individus avaient refusé d'obtempérer, ce qui lui plaisait déjà un peu plus. En voyant qu'elle refusait de rester en-dehors de tout ça, les voyous commencèrent à s'attaquer à elle. Ils n'étaient que trois, mais il ne fallait ni les sous-estimer pour autant, ni les malmener à cause de ça. Comme une civils se trouvait au milieu du groupe, il valait mieux éviter d'utiliser des attaques gazeuses, ce serait plus qu'incommodant pour la dame. En revanche elle pouvait user de corps à corps pour les neutraliser efficacement, ce qui était nettement plus efficace et précis. Le premier avait un pouvoir qui lui permettait de transformer ses poings de chair et d'os en poings d'une autre matière au choix, que ce soit du bois, de l'acier, ou même du sucre si il le voulait. Il se pensait invincible car il pouvait réduire des murs en gravats, mais Sonia comptait lui faire comprendre qu'il se trompait lourdement. En effet, il ne fallait pas se reposer sur son pouvoir, il devait servir de soutien, de dernier recours en cas d'échec de la méthode "humaine". Ainsi elle évita son premier crochet du gauche, agrippant son poignet pour lui faire une clé de bras jusque dans le dos, utilisant son index pour le piquer dans le cou avec une épine de poison engourdissant destiné à le déboussoler assez pour le rendre inoffensif quelques instants. Le second pouvait tirer des munitions de chair avec son propre corps à la manière d'un pistolet, ce qui lui permettait de l'attaquer à distance sans problème, bien que ce soit limité en munitions au total. En plus de ça, il pouvait tirer sur la civile à tout moment car il se trouvait derrière elle. En revanche la troisième lui aussi était axé sur la proximité puisque son pouvoir lui permettait de réduire la taille d'une personne touchée avec ses mains nues. Il n'attendit pas le prochain numéro pour l'attaquer, tendant les mains vers elle pour la réduire. Sonia lui prit alors les poignets de part et d'autre de son corps pour lui infliger un coup de genou au menton et l'envoyer dans une benne à ordures, clairement sonné.

Comme elle le redoutait, le deuxième voyou sur les trois tenait en joue l'otage afin d'empêcher l'héroïne d'agir à sa guise sur lui. Un autre aspect du métier se découvrait alors, il s'agissait de la négociation qui remplaçait parfois la violence dans certains cas. Sonia lui proposa alors de faire un échange, l'alléchant avec l'idée de tuer un héros et de "monter en grade" si tant est qu'il y en ait chez les vilains. Il accepta alors, laissant la dame partir en pointant son index sur le visage de Sonia pour la menacer. Une idée lui vint alors, elle se mit alors à jouer les victimes, lui avouant qu'il pourrait se servir de ses mains pour autre chose qu'abîmer sa jolie peau. Elle commença alors à mettre sa poitrine en valeur avec ses bras de façon peu subtile mais assez pour ne pas basculer dans le vulgaire. Le voyou visiblement émoustillé commença à s'approcher, convaincu de la tenir dans le creux de la main avec son pouvoir imparable. C'est à ce moment qu'elle remit quelques mèches de cheveux derrière ses oreilles, avant de soudainement claquer ses mains sur ses tempes pour le déboussoler. Elle profita de ce bref instant pour le plaquer au sol, un bras en clé dans le dos comme pour le premier, injectant son poison soporifique dans son cou pour qu'il fasse un joli somme. Elle fit de même avec les deux autres en train de reprendre leurs esprits, avant de s'approcher de la victime, si elle n'était pas déjà partie.


-Tout va bien ? Ils ne vous ont pas violentée ? Est-ce qu'ils vous ont volé quelque chose ? C'est l'occasion de le leur reprendre si c'est le cas, tant qu'ils sont encore avec nous.
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Ryou Hanazawa
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Mar 14 Aoû - 0:01
Elle n'est pas forcément l'héroïne la plus impressionnante, à première vue, c'est vrai. Je veux dire, elle n'a pas vraiment de costume remarquable ou flamboyant, en fait on dirait presque des habits de tous les jours. Mais il ne faut pas s'y fier, hein, elle sait vraiment y faire ! La voir comme ça, en vrai, c'est complètement autre chose qu'à la télévision. Elle a une assurance, une présence, on sait tout de suite à qui on a affaire. Et la façon dont elle a rétamé ces pauvres débiles ! Clé de bras, coup dans la nuque, pif, blam, elle les a envoyés au tapis comme si c'était rien, sans presque se servir de son alter ! Et quand un des idiots a voulu me prendre en otage – oui, bon, j'aurais dû lui briser le bras avant qu'il tente quoi que ce soit, mais j'étais absorbée par la contemplation d'une héroïne, une vraie, en train de se battre pour moi. En plus, même avec son doigt pointé vers ma tête, il restait trop mou et confiant pour réussir quoi que ce soit si je venais à devoir sauver ma peau toute seule – vous auriez dû voir comment elle l'a charmé, comment elle l'a fait manipulé facilement, elle s'est jouée de lui avec maestria avant de le sonner, vlam ! A partir de là il était cuit, prise de soumission, somnifère, et il s'est retrouvé aussi inutile que ses camarades.

Et moi, pendant ce temps là ? Et bien c'est comme je vous disait, je profitais béatement du moment, mon carton à dessins serré contre mon torse et des étoiles pleins les yeux. C'était loin d'être la première fois que je voyais un héros en action d'aussi près. J'en avais même vu de plus près encore, techniquement, quand j'avais donné un coup de boule à l'un d'eux. Seulement, justement, j'étais de l'autre côté de la barrière d'habitude, à subir les attaques et rendre coup sur coup, et je devais refréner mon envie de contempler si ne je voulais pas me faire démolir et envoyer derrière les barreaux. Ce jour là cependant, aucun risque, je n'étais qu'une citoyenne ordinaire aux anges d'avoir été sauvée avec tant de style ! J'en avais même du mal à trouver mes mots quand elle s'est tournée vers moi – vers moi ! – pour me demander comment j'allais ! J'ai juste réussi à bafouiller quelque chose, à la fois trop rapide et trop flou dans mon propre esprit pour qu'elle ait le moindre espoir d'y comprendre quoi que ce soit, puis j'ai vigoureusement secoué la tête pour dire que non, ils ne m'avaient rien pris, je n'avais rien, tout allait bien.

"Nonon,ilnonrieneuletemdefaire,voulesavezarrêtésivite,ohmondieu,cétaisicool,ohmondieu, escequevouvoulezbienmesignerunautographe,silvouplait?"

Toujours fébrile, peut-être même plus que d'habitude, je ne parvenais plus à contenir mon excitation et m'approchait à grands pas d'elle, les bras toujours serrés sur mes dessins, trop occupée à la dévorer du regard, là, toute seule avec moi, rien qu'à moi l'espace d'un instant, la vraie Digital Touch qui me parlait à moi !
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Sonia Umimaru
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Mer 22 Aoû - 8:54
Le dernier vilain tombait sur le sol, visiblement surpassé par l'héroïne, comme ils l'étaient tous en général. En plus de ça, la civile semblait bien aller, ses vêtements n'étaient même pas déchirés, de toute évidence elle se portait bien. Il était toujours important d'arriver à temps, même si elle aurait aimé que son pouvoir lui permette de voler, mais le poison ça ne marchait pas bien pour ça. De toute façon elle ne pouvait pas se trouver partout à la fois, il fallait accepter qu'ils restaient des humains limités, à moins d'être capable de se téléporter bien sûr, là c'était tout de suite plus facile de se déplacer. Mais à défaut, elle se contentait de se donner à fond dans chaque sauvetage afin que quand elle arrivait à temps ce ne soit pas pour rien, ou même un peu en retard. Bien que la victime aille bien, grâce à son intervention, elle ne savait plus parler à une vitesse correcte. Tout ce qu'elle avait compris était qu'elle lui était redevable et qu'elle voulait un autographe, dans les grandes lignes. Enfin, dans la grande ligne que formait tout son charabia. Mais au lieu de ça elle lui donna son numéro de téléphone, comme pour toutes les victimes qu'elle secourait. C'était une bonne façon d'éviter les représailles redirigées vers les proies qu'elle avait empêchées les vilains de capturer ou de racketter.

-Voilà pour vous, n'hésitez pas à m'appeler si vous êtes encore victimes de vilains. Ou si vous voulez quoi que ce soit, demandez-moi et je le ferai.

Pendant ce temps, Sonia passait un coup de fil à la police pour qu'elle vienne récupérer les trois voyous endormis profondément en donnant le nom de la rue. Son rôle s'arrêtait à neutraliser les vilains et rendre service aux civils victimes d'eux, elle n'était pas habilitée à les emprisonner et encore moins à les juger. Ainsi, elle laissa le reste aux forces de l'ordre qu'elle avait bien aidées pour le coup, trois d'une seule intervention. Il ne fallut d'ailleurs pas longtemps pour qu'une voiture se présente au bout de la ruelle étroite, Sonia traîna alors les trois gaillards pour que le policier les menotte solidement et les embarque au poste pour les mettre derrière les barreaux. Ensuite ils seraient sûrement jugés coupables sans équivoque, comme tous ceux qui, non contents de se servir de leur pouvoir en public, mettaient celui-ci en danger. Que ce soit volontaire ou pas, chacun d'eux n'allait plus revoir la lumière du jour avant un petit moment. Mais elle en revint rapidement à la civile laissée de côté quelques minutes le temps de s'assurer qu'elle ne sera plus en danger. Elle avait eu le temps de réfléchir si jamais elle avait quelque chose de plus à lui demander, histoire d'occuper un peu ses journées.
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Ryou Hanazawa
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Sam 25 Aoû - 23:37
Malgré ma supplique, je n'ai pas eu d'autographe. Oui, je sais, c'est triste mais il faut bien des déceptions dans la vie et… quoi, vous vous en fichez ? Mais… Mais c'était le moment, mon moment, mon occasion d'avoir enfin l'autographe d'un héros que je n'aurais jamais pu… bon, très bien, la suite.

Elle m'a quand même laissé son numéro de téléphone professionnel, enfin je suppose, elle l'utilise peut-être pour sa vie privée mais j'en doute, ça ne serait pas très optimisé ni très prudent, mais surtout c'était pas la même chose qu'un autographe, beaucoup plus impersonnel, comme une carte de visite ou un numéro récupéré de son site internet. Puis je n'allais pas la rappeler, surtout pas, j'aurais adoré pouvoir l'inviter à prendre un café pour la remercier mais quel genre de civil fait ça, enfin certains sans doute, qui sait, ça peut marcher et débouler sur une belle amitié, voire plus, mais introduire une héroïne dans mon cercle proche, ou m'introduire dans le cercle proche d'une héroïne, c'est pareil, ça semblait une terrible idée pour la vilaine que je suis et j'avais encore assez de contrôle de moi pour ne pas céder aux sirènes de l'admiration.

Et puis, c'était intéressant de pouvoir simplement regarder une opération de police sans avoir à résister ou fuir, pour une fois. J'ai souvent affaire à la police, mais rarement comme simple spectatrice ou comme victime. Et autant ce ne sont pas des guerriers émérites, quelle idée aussi de refuser d'utiliser son alter dans le cadre de son travail, ils seraient beaucoup plus efficaces sans cette règle idiote, en même temps c'est à ça que servent les héros, autant pour la coordination et la vitesse d'intervention ils sont au poil, que ce soit leur arrivée sur place, l'entrave des trois crétins ou leur chargement dans le fourgon, avec lecture de leurs droits en plus, tout a été fait vite et sans aucune trace d'hésitation. Le policier s'est assez peu intéressé à moi, accordant plus d'importance au récit neutre et donc plus exploitable de Digital Touch. J'ai juste été sommée de passer au poste le lendemain pour donner ma déposition, ce que j'ai fait, Ryou Hanazawa est une civile qui s'est repentie de ses erreurs de jeunesse après tout, et ne pas y aller alors que la police avait vu mon visage et relevé mon identité aurait encore plus attiré l'attention.

A part la rapide interrogation de l'agent de police, à qui j'ai répondu en feignant le choc et la panique, j'ai tout de même pu rester tranquillement sur le côté de la scène jusqu'à ce que les prisonniers soient embarqués et les policiers repartis, me laissant seule avec ma sauveuse providentielle. Qui, en véritable héroïne bienveillante, à l'écoute du peuple et conditionnée à faire ce qui est gentil plutôt que ce qui est efficace comme le veut l'audience toute puissante, est revenue vers moi pour savoir si j'avais besoin d'autre chose ! J'ai d'abord bégayé une réponse inintelligible et de toute façon sans intérêt, je n'avais rien préparé, elle me prenait de court mais je me suis vite reprise et après avoir avalé ma salive je me suis forcée à me calmer et à recadrer mon rythme de parole sur une cadence plus lente, plus compréhensible pour le reste du monde.

"Çççaaa vvaaaa,  mmeeeerrccciii. Mmaaiiiis jjeee sssseerrraaiiis pllluuuus rraaassssssuuurrrrrééée ssiii vvoouuus mmm'aaaacccoommmpaaagniieeez jjuuusssqu'ààà chhheeeeezzz mmmooiii, sss'iillll vvoouuus plllaaiiit ?"
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Sonia Umimaru
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Jeu 30 Aoû - 15:05
Maintenant que la demoiselle avait été arrachée à ces bandits sans scrupule, il ne restait plus qu'à l'emmener faire sa déposition au poste de police. Pendant ce temps, la voiture repartait avec le malfrats menottés solidement à l'arrière. Une fois arrivées, les deux descendirent de la voiture avec l'agent qui les accompagnait. Elle s'appelait donc Ryou Hanazawa, un nom de famille qu'elle portait bien, son visage en était la preuve, elle avait une tête à avoir un nom à rallonge de ce genre. La demoiselle en question n'aurait pas beaucoup à raconter, mais chaque témoignage était important, alors elle fut invitée à coucher tout ça sur papier. Heureusement Sonia était arrivée à temps, l'autre n'avait même pas eu le temps de se protéger. Elle n'avait également pas de souci à faire, même si elle avait frappé ce trio sans qu'il ait commis d'acte illégal à part peut-être l'intimidation, ça restait de la légitime défense. Des poings contre des couteaux, c'était même déséquilibré pour Sonia, donc la police n'allait pas lui en tenir rigueur. En tout cas la demoiselle ne semblait pas lui en vouloir du sort qu'elle avait réservé à ces racketteurs. Elle la remerciait même, à un rythme moins rapide qu'avant, mais sûrement trop lent aussi. Enfin, au moins c'était compréhensible, elle lui demandait de la raccompagner chez elle pour plus de prudence.

-Pas de problème, miss Hanazawa, je vous raccompagne dès que vous êtes prête. J'imagine que vous n'avez pas de voiture ou de moto, il faudra qu'on fasse le trajet à pattes, si ça vous va. Mon pouvoir ne me permet pas de voler, malheureusement.

Finalement ça aura été rapide et tout sauf contraignant, quelques lignes à écrire sur papier et c'était déjà bon. En plus les criminels avaient été arrêtés et peu de chance que l'un de leurs complices ait été là pour témoigner de leur capture, donc peu de chance de représailles sur la femme. Bien sûr il ne fallait jamais jurer de rien, tout était possible avec une population à quatre-vingts pourcents dotée d'un pouvoir. En tout cas elle aurait l'occasion de tailler une bavette avec Ryou, pour en quelque sorte se faire pardonner de lui avoir fait prendre du retard sur son planning. En tout cas ça faisait bizarre de secourir des personnes plus âgées qu'elle, ça lui donnait l'impression d'aider mamie à traverser la rue ou à porter ses courses. Bien sûr elle n'était pas aussi vieille que ça et la situation aurait vite pu dégénérer, mais ça restait l'impression que ça donnait. D'autant plus que Sonia n'avait même pas eu besoin de son pouvoir pour se débarrasser des trois affreux, ce qui était bien pratique.

-Alors, vous exercez un métier ? Je vous imagine bien en prof de chimie.
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Ryou Hanazawa
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Ven 31 Aoû - 23:12
Et elle a accepté ! Je n'ai pas résisté à mon excitation et me suis laissée aller à bondir sur place, mon carton à dessin toujours fermement serré contre moi, seule chose que je pouvais saisir pour l'enlacer et lui partager la joie immense de passer un peu plus de temps en sa compagnie.

"Ccceee nn'eeeest paaas grraaavve, jj'aaiii ll'haaabiiituude dee mmaaarrrchheeer, eeet puuiiis jjjee nneee sssuuiis paaas llloiiin. Jjeee paasssse touuujjouurrrs paaarr iiciii, jjeee coonnnaiis biieeeenn lleee chhheeeemmiiiinn, mmêêêêmmme ssiiii jjeee nnnn'aavvvaaiiiis jjaaammaaaiiiis ééétééée aaattaaaaquéée aaavvaaannt. Lllees vvoooyyouuus nnnee sss'éééétaiiient jjaaaammaiis aaavveentuuurrééés sssii llloiiin. Vvvouuus crrrooyeeez qu'iiiills sssoont deeeevveennnuuus pllluuuus couurrraageuuux ?"

Je ne savais vraiment pas ce qui s'était passé en vrai, j'étais certes passée à côté d'un quartier chaud mais ce côté du pâté de maison était généralement plutôt sûr, il suffit de voir le temps que Digital Touch a mis à arriver, en un instant elle était là ! A posteriori je pense que l'attaque sur Ketsubutsu avait déjà commencé à faire sentir ses effets, les vilains commençaient à réaliser qu'ils avaient leurs propres figures de proue, leurs propres champions capable de combattre la justice – et non l'injustice – en leur nom et de faire changer les choses. Les vilains ne sont pas solidaires par nature, par contre, donc là où un héros va spontanément se porter au secours de citoyens en danger comme je l'avais presque été un instant plus tôt, l'Alliance des Vilains – et moi-même – allions plutôt rester à l'écart et protéger nos propres miches que sauver nos collègues dans le crime d'une défaite certaine. Se laisser porter par l'exemple de vilains illustres était donc particulièrement idiot et dangereux, mais bon. Si ça contribuait à rappeler au monde qu'il fallait se méfier de ce qui vit dans l'ombre, tant mieux.

Je n'avais pas la tête à penser à tout ça ce soir-là, cela dit, et toute ce raisonnement ne m'est venu que plus tard. J'étais plus intéressée par l'idée de marcher avec une héroïne, de lui parler – un peu – de moi et de la faire parler – beaucoup – d'elle. D'apprendre à la connaître, de lui faire avouer ses petits secrets, d'en découvrir toujours plus ! D'ailleurs elle voulait en savoir plus sur moi, elle aussi, elle m'a même prise de vitesse, chose rare, et a commencé à poser les questions ! Un peu à côté de la plaque, j'avoue ne pas trop voir pourquoi elle me voyait si spécifiquement en professeur de chimie, mais pas si loin que ça. Disons qu'elle avait bien cerné que j'avais, au moins en théorie, un métier basé sur mon intellect, peut-être grâce à ma stature en apparence frêle – en apparence seulement, je suis assez forte et surtout très agile. En tout cas j'ai gloussé quand elle a dit ça.

"Jjeee diirrriigge uuuunne aaaggeeeennccce dee cooonnsseiiiill, eeeenn ffaiiit. Jjeee mm'yyy coonnnaiiis aasssseez peeuuuu eenn chhiiimmiiie, eeen fffaiit, mmaiiis jjeee ssuuuuiis cuurrriiieuussse deee ssaaaavvoiiirr cceee quiii vvvouus aaa ffffaiit peeeenssseeeer çççaaaa !"
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Sonia Umimaru
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Mar 4 Sep - 17:00
Un pas après l'autre, Sonia marchait avec Ryou afin de l'accompagner chez elle, ou au boulot, à l'endroit de son choix. L'air frais était agréable à respirer, et il n'y avait pas besoin de bruit en-dehors des voitures, ce qui était encore plus plaisant. Ainsi les deux pouvaient discuter tranquillement pendant la marche comme deux amies d'enfance, mais qui ne se connaissaient pas, bien évidemment. Ryou lui répondit alors que marcher ne la dérangeait guère et qu'elle en avait l'habitude, sûrement pour vivre dans un corps sain. Sonia acquiesçait en l'entendant, elle n'aurait pas besoin de lui conseiller de faire au moins de la marche pour garder la pêche, c'était déjà bon. En revanche ce qu'elle soulignait juste après méritait que la question se pose, en effet les criminels n'allaient pas aussi loin d'habitude.

-Je crois qu'ils étaient juste nouveaux dans la ville et qu'ils ne connaissaient pas les bons coins pour racketter les civils. Dommage, ils ont utilisé leur seule carte, ils n'auront pas l'occasion de réessayer.

Le duo continua alors de marcher sans la moindre pression, si proche du commissariat personne n'oserait lever le petit doigt sur quelqu'un. Même si Sonia n'était pas spécialement intimidante, la police aussi regorgeait de pouvoirs, la seule chose qui les différenciait des héros étaient qu'ils enquêtaient surtout, les héros étaient là pour la partie musclée et manuelle là où les pouvoirs plus intellectuels ne servaient à rien. Bien sûr il devait y avoir des costauds dans la police, mais en réalité ils ne valaient pas un héros parce qu'ils s'engageaient dans un métier risqué alors qu'ils avaient de la famille. Les héros préféraient prendre tous les risques à leur place, à moins que ce soit un criminel pas difficile à mater, car ils avaient une identité secrète. La différence avec les comics était que les autorités leur était bien reconnaissante au lieu de les traquer comme des malpropres, Sonia vivait dans une communauté intelligente tout de même.

D'après ce que disait la civile, son métier était consultante, ou plutôt conseillère, ce qui allait bien aussi avec ce que Sonia imaginait. Elle aurait aussi dit psychologue ou autre, c'était tout aussi intéressant. En réalité c'était plutôt elle qui avait besoin d'un spécialiste de ce genre, car elle continuait de parler lentement comme si elle était traumatisée et qu'elle se forçait à parler plus lentement. Les voyous ne l'avaient même pas touchée en plus, Sonia avait pu les mettre hors d'état de nuire uniquement parce qu'ils avaient porté la main sur elle. Si ils avaient nié lui vouloir du mal, malgré leur air louche et leur encerclement évident, elle n'aurait rien pu faire contre eux. Elle soupira alors en l'entendant encore parler si lentement, ça devenait agaçant en plus, comme quelqu'un qui surjoue.


-Vous pouvez parler normalement vous savez, vous n'avez rien eu du tout, c'est beaucoup trop exagéré comme réaction. Si vous voulez savoir ce qui m'a fait penser à ça, c'est que vous avez l'air excentrique, comme les savants fous dans les séries. Mais conseillère c'est bien aussi, je savais même pas que ça existait conseiller tout court.
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Ryou Hanazawa
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Mer 5 Sep - 23:42
Et comme d'habitude, j'étais encore passée d'un extrême à l'autre, trop appliquée à parler lentement et me faire violence pour ne pas aller plus vite que la perception des autres, à tel point que j'en étais trop lente. Sauf que là je l'avais fait devant une héroïne, qui prenait sur son temps pour m'aider, enfin ça ne servait à rien, je pouvais m'aider toute seule, mais c'était gentil, c'était chouette, je voulais que ça se passe bien et à la place je me fichais la honte. J'ai baissé les yeux et rougi, ce qui pour une fois devait se voir puisque je ne portais pas de maquillage en tant que Ryou, enfin pas beaucoup.

"Dééééssooollléée. Uuunn iiiinnsssstaaannt."

Généralement, un peu de calme et de silence me permet, en quelque sorte, de me remettre à zéro. Au lieu de me caler sur un rythme déjà pris ou de me référer à un ancien rythme qui ne convenait pas, je redémarre de rien en me calant sur la seule référence qu'il me reste à savoir l'habitude. Pour ça je ferme les yeux, je prends une grande inspiration, puis une longue expiration, je répète une ou deux fois, quitte à paraître encore plus idiote. L'avantage c'était qu'une fois que j'ai fini, j'avais retrouvé mon calme et refoulé la gêne, retrouvant mon teint blanc habituel.

"Voiilà. Normalement çaa devrait être mieuux. Et désollée pour ça. Mon esprit – j'ai cogné ma tempe d'un doigt en disant ça, avec un grand sourire enjoué – touurne en accééléré. Je peux me traiiter les informations commme un ordinateur, un alter bieen pratique dans mon travail, maiis parfois j'ai du mal à aller à la même vitessse que touut le monde."

Et oui. J'ai annoncé clairement à quelqu'un, à une héroïne, mon alter. Le seul point commun impossible à effacer entre Ryou Hanazawa et Lady Moriarty. Horreur, malheur ! Ou pas, je ne l'aurais pas fait sinon. Parce que bon, mon alter est enregistré au registre national, donc ça n'a jamais été un secret. En fait, le registre a même plus de détails que ce que j'ai expliqué à Digital Touch. Donc si ça pouvait être un risque, je n'aurais jamais réussi dans ma carrière criminelle. Non, ça n'est pas un risque parce que tout le monde imagine le mauvais alter à Lady Moriarty. Après tout je prétends juste être une vilaine géniale, et la seule preuve visible d'alter que j'ai jamais montrée consiste à brûler les joues des uns ou des autres, et personne ne voit mes poings surchauffés et se dit, ouais, je parie qu'elle a des nerfs superconducteurs, c'est de là que la chaleur doit venir. Non, ils imaginent juste un énième alter de feu, et même pas très puissant.

"Maiis sinon oui, j'avais soongé à la science. Avec mon allter, n'importe quel travail intéélectuel aurait été idéal. Mais auu moins, avec mon caabinet d’annaliste, je suis indépenndante. Pas de patron, paas de siège, je peux m'organiser comme je veux, et je pense quee je ne veux pas m'organiser comme tout le monde."

Si elle n'est pas tout à fait fausse, soyons d'accord, cette excuse est avant tout un joli discours préparé et répété à l'avance, enfin dans les grosses lignes, il n'y a rien de pire qu'un discours vraiment répété par cœur pour tuer la spontanéité et rendre un mensonge évident, quoique puisque je parlais de toute façon à un rythme anormal, elle le savait, elle aurait pu mettre la vitesse du discours sur le dos de mon alter. A la base c'était pour justifier ma repentance, en quelque sorte, pour expliquer comment, après avoir abandonné une école héroïque puis abandonné une vie de petite voleuse à la sauvette, j'en étais venue à créer mon cabinet. La suite était moins préparée, il suffit de voir comment j'ai bafouillé, et je crois que j'ai encore rougi un peu.

"E...Eet vous ? P… Pourquoi vous, euh… Vouus êtes devenue une hééroïne ?"
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Sonia Umimaru
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Ven 14 Sep - 15:39
En entendant son reproche, Ryou commença à parler enfin de façon intelligible. Elle s'expliquait en décrivant son alter qui la rendait super intelligente et également l'entourait de cerveaux lents. Sonia ne pouvait pas nier qu'elle n'avait jamais été très intellectuelle, son alter était certes subtil, mais ça ne la rendait pas plus douée au sudoku ou aux mots croisés, ce n'était qu'une façon d'exploiter son pouvoir. En tout cas c'était un pouvoir très utile qu'elle avait, ça pouvait aussi lui permettre de voir des tas de cas de figure pour envisager les meilleures solutions, une façon de se garantir le meilleur avenir possible en faisant les bons choix dès qu'il en fallait un à un moment donné.

-Vous seriez bien riche en participant à "qui veut gagner des millions ?", une championne internationale.

Comme elle l'avait dit plus tôt, ce n'était pas une prof de chimie, elle travaillait même à son propre compte. Même si elle avait raison sur le fait qu'il était difficile de dépendre de quelqu'un et de communiquer son organisation aux autres, ça restait triste que son pouvoir l'enferme dans la solitude. Même si Sonia n'était pas ingénieuse, elle restait tout de même intelligente, elle aussi savait élaborer des stratégies de temps en temps, réfléchir aux situations et tout. Bien sûr c'était adapté au combat, pas à la vie de tous les jours, mais ça restait tout de même de l'intelligence. Le fait qu'elle continue tout de même de parler à un tempo plus lent qu'elle montrait qu'elle la prenait pour un "être inférieur" comme les autres, incapable de s'élever à son niveau d'intelligence, même pas d'un dixième. Mais de son côté, Ryou ne pouvait pas produire de poison ni arrêter des criminels, comme elle le soulignait c'était compliqué de s'organiser avec les autres, donc elle était obligée de tout faire seule.

-Moi aussi je suis seule dans mon métier, mais c'est pour n'impliquer personne de mon entourage. Il est dangereux et je voudrais pas qu'il arrive malheur à mon partenaire ou à mon disciple. Eux ils n'auraient pas choisi de prendre les mêmes risques que moi.

Par la suite, Ryou lui demandait la raison de sa carrière d'héroïne, ce qui la fit réfléchir un peu plus. La réponse coulait de source, mais elle cherchait surtout à en résumer l'intention pour que ce soit une vraie raison, pas un simple fait établi. Son poison n'était pas fait pour le bien à la base, elle aurait facilement pu tuer tous ceux qui voudraient l'empêcher de faire ce qu'elle veut, mais elle a choisi de l'utiliser pour que rien ne soit mortel, que tout le monde ait une chance de s'en sortir, que son pouvoir ne soit pas mal vu par tout le monde. En soi c'était son objectif, c'était pour ça qu'elle e avait changé la nature pour en faire un poison neutralisant destiné à incapaciter, pas à tuer, même la pire des raclures.

-Je l'ai voulu pour montrer au monde mon sens de la justice, malgré mon pouvoir dangereux. J'ai réussi à le modifier pour qu'il puisse servir les gens dans le besoin et en danger au lieu de les tuer. Je voulais prouver que même un pouvoir néfaste peut sauver des vies.
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Ryou Hanazawa
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Dim 16 Sep - 21:15
Maintenant que j'y repense, je ne peut pas m'empêcher de voir quelque chose d'ironique dans notre rencontre, comme la moquerie d'une entité supérieure qui voudrait pointer les échecs de l'une d'entre nous. Elle qui était devenue une héroïne malgré un alter dont tous pensaient qu'il la pousserait au crime, moi devenue criminelle à cause – en partie, au moins – d'un alter dont personne ne réalisait qu'il m'empêcherait de devenir héroïne. Et puisque l'une d'entre avait accompli son rêve de gamine, je ne pense pas avoir à préciser laquelle aurait réussi dans cette histoire. Ça me rend un peu mélancolique. Mais enfin, ce n'était pas l'humeur à ce moment-là, donc passons.

Nerveuse et excitée comme j'étais, j'ai forcément rit à sa plaisanterie, aussi peu probable que ce cas de figure soit. Les émissions télévisées avaient une politique stricte qui consistait à ne pas accepter les candidats dont l'alter pouvaient leur procurer un avantage trop évident. Pas d'alter de force pour les émissions de type compétition sportive, pas d'alter mental pour les questionnaires, ce genre de choses, donc je n'aurais jamais été prise à quoi que ce soit puisque, techniquement, mon alter me rend un peu meilleure en absolument tout qu'un sans-alter. Enfin je le sais parce que je me suis forcément posée la question à un moment, avant de l'oublier pour la raison expliquée au-dessus. Et parce que Ryou Hanazawa doit rester quelqu'un d'aussi sans intérêt que possible aux yeux du monde pour ne pas risquer qu'on fasse le lien avec Lady Moriarty. Sans ça, si je m'étais croisée dans la rue comme ça, je n'aurais pas forcément pensé à tous les détails. Les chaînes de télévision ne cachent pas qu'elles font de la sélection, mais elles ne le crient pas non plus sur tous les toits.

Enfin voilà, on a discuté en marchant, dans un quartier qui pour le coup était sûr donc très franchement, elle n'avait aucune raison d'avoir accepté de m'accompagner à part pour me faire plaisir, et ça marchait très bien sur ce point, j'étais aux anges. Elle m'a un peu parlé d'elle, de sa solitude, de son combat pour que les gens reconnaissent son alter et la reconnaissent elle par la même occasion. C'était étrangement similaire à ma propre vie, à ceci-près qu'elle avait choisi l'autre voie. J'étais quand même fascinée, si l'idée générale ressemble, nos parcours sont tout de même très différents et même en ayant côtoyé des apprentis héros pendant un temps, je n'en avait revu aucun depuis qu'ils avaient reçu leur diplôme et commencé à travailler comme héros, depuis qu'ils avaient confronté le rêve à la réalité. Là, j'avais l'avis de quelqu'un qui était une héroïne pour de bon, qui avait du recul sur le chemin parcouru.

"Hiistoriquement, la plupart des armes et technologies dangereuses ont été développées en priorité pour la défense, que ce soit pouur repousser les menaces naturelles ou pour vaincre des adversaires menaçants avec plus de régularité et avant qu'euux ne puissent vaincre. Même la bombe atomique a été conçue parce que la guerre s'éternisait et que les américains voulaient arrêter de perdre des hommes et de l'argent."

Le problème quand je me force à parler plus lentement, paradoxalement, c'est que ça me demande de l'attention juste de mesurer la vitesse à laquelle je parle, et comme là en plus j'étais très très troublée, dans le bon sens mais troublée quand même, par le fait que oh mon dieu, je discutais avec une vraie héroïne, il m'a fallu un bon moment pour m'en remettre, je n'ai calculé qu'après coup que comparer son alter à la bombe A comme ça n'était pas la chose la plus subtile ou sympathique que je pouvais faire, donc j'ai tout de suite voulu essayer de me rattraper, quitte à paniquer un brin et faire un peu moins attention à ma vitesse de parole.

"Enfin c'que j'veux dire, c'est qu'c'est tout'à fait possible d'défendre les gens 'vec un truc dangereux, et quequ'chose de dangereux peut être super pour intimider, ou pour protéger, ou aider, ou plein d'trucs, donc c'pareil pour les alters, c'pas parce que quelqu'un a un alter dangereux qu'y doit agresser les gens, donc, euh, ce que je veux dire c'est qu'je pense que vous êtes une très bonne héroïne, donc on peut dire qu'vous avez réussi."

Et ça doit être le moment où je me suis dit qu'il était temps de ne plus rien dire pour ne pas m’embarrasser encore plus. J'étais déjà complètement rouge après cet instant de non-éloquence absolue et je n'arrivais plus à regarder Digital Touch en face.
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Sonia Umimaru
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Lun 1 Oct - 6:58
Sans s'en apercevoir, Sonia discutait de plus en plus d'elle au lieu de Ryou, celle-ci avait habilement redirigé la conversation vers elle. Ceci dit ce n'était pas spécialement dérangeant à partir du moment où c'était l'idée de son interlocutrice, ça ne passerait pas pour du narcissisme. En revanche Ryou comparait le pouvoir de Sonia à des choses certes également néfastes à but défensif, mais surtout bien trop destructeur pour que ce soit applicable. En effet, son poison n'était plus létal désormais, il se contentait d'incapaciter ses adversaires pour leur ôter toute combativité et les arrêter sans mal. Bien sûr ils bronchaient quand même, mais ce n'était pas à cause de leur mauvais caractère ou leur zèle, seulement à cause du poison qui détraquait leur corps. L'exemple de Ryou était peut-être mal choisi et inadapté, c'était même sûr qu'on ne pouvait pas la comparé à la moindre arme.

-Ce genre d'armes tue aussi beaucoup de civils dans le lot, si j'avais fait autant de dommages collatéraux je serais privée de ma licence de héros et en prison à perpétuité depuis longtemps. Le but des héros est surtout de protéger la veuve et l'orphelin avant d'anéantir l'ennemi, on commence par ralentir l'ennemi pour permettre aux civils de fuir, et seulement quand il n'y a plus personne à toucher on se lance sérieusement dans le combat. Je dirais plutôt que mon pouvoir s'apparente au taser, à la base l'électricité n'est pas faite pour être ressentie par un corps humain, mais si on l'adapte, on peut en faire une arme incapacitante.

Après s'être rendue compte de son exemple extrême, Ryou essayait de se rattraper de façon mignonne en arrangeant sa façon de penser. En effet c'était un pouvoir intimidant pour ceux qui le connaissaient, savoir que leur propre corps les trahirait devait faire peur à ces criminels. Non pas qu'elle contrôle leurs faits et gestes, mais elle faisait réagir leur corps de façon inappropriée afin qu'il les dérange assez pour pouvoir prendre l'avantage. En réalité elle se servait peu de son pouvoir, ce qui faisait sa force, c'était...sa force, celle de ses poings principalement, qui démolissaient ses ennemis avant d'avoir besoin de recourir au poison. C'était surtout pour les cas extrêmes qu'elle s'en servait, après tout, quand l'adversaire était bien trop coriace pour être battu par la simple force de ses poings. Même si elle s'était énormément renforcée au niveau corporel pour pallier sa faiblesse physique, ce n'était pas suffisant pour vaincre tout le monde, c'était là qu'intervenait le pouvoir. Sonia avait compris le message en tout cas, et appréciait le compliment qu'elle lui faisait sur la réussite de son objectif.

-Merci, ça fait plaisir d'entendre ça de la part de civils, j'ai toujours peur d'en faire trop et qu'on finisse par me fuir. En tout cas votre pouvoir aussi est impressionnant, avec ça je pourrais envisager énormément de cas de figure et plus rien ne me surprendrait. Je pourrais trouver des solutions à tous les problèmes avec des formules de maths comme si j'étais consultante pour la police. Je pense que ça vous irait bien comme job, qui sait combien de génies du crime vous pourriez faire arrêter avec votre super intelligence ?

Parfois il arrivait que Sonia envie le pouvoir de quelqu'un, parce qu'il est plus facile à adapter pour du combat non létal, parce qu'il est plus polyvalent, ou tout simplement parce qu'il est plus classe. Le poison c'était typiquement un pouvoir qui incarnait la subtilité parfaite, impossible de bourriner avec ça, c'était fait pour une utilisation furtive. Bien sûr elle ne se privait pas de l'utiliser de manière furtive, c'était sa spécialité, mais elle essayait de verser un peu plus dans le physique pour compenser. Après tout un héros se devait d'être sans faille, alors Sonia combattait sans cesse ses propres faiblesses jusqu'à ce qu'elle devienne enfin parfaite dans tous les domaines. Du moins c'était le but qu'elle s'était fixé, il était très loin mais elle essayait de l'atteindre chaque jour.
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