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Simple visite chez le directeur [Star Novel]

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Dim 19 Aoû - 22:19

(PNJ présent(s) dans la scène : Kurai Gensei, directeur de Shiketsu)




Les élèves pourraient croire que leur directeur vivait dans ce bureau. Takane Corps avait été infiltrée par une jeune personne, qui semblait être une de leurs étudiantes. Après que Takiiro-sensei avait confirmé son identité comme étant Star Novel, élève de la classe 1-A, M. Gensei s’apprêtait déjà à la recevoir dans son sobre bureau. Elle ne risquait pas de s’enfuir cette fois-ci, son professeur principal étant probablement proche de la porte, et prêt à agir pour tout écartement.

Elle avait été absente depuis un certain temps déjà. L’absence avait été justifiée auprès de l’établissement, mais maintenant qu’on entend de nouveau parler d’elle, c’est quand elle prend sa petite revanche sur celui qui l’a battu au tournoi. Du joli. Il y avait des choses à discuter… Est-elle vraiment dans la voie qui lui convient ? A-t-elle seulement saisi le problème ? A-t-elle des motivations un minimum cohérentes et était-elle juste incomprise ? Ou a-t-elle complètement déraillée psychologiquement ? Plusieurs choses à faire sortir de cet entretien, avec celle qui était assise juste derrière le bureau. Pour le bien de l’école, de la société héroïque, mais aussi pour son bien à elle. Elle était libre de tout mouvement, elle n’était pas attachée comme une prisonnière pour s’assurer qu’elle ne s’évade pas. De toute façon, elle n’essayerait pas cette fois-ci. Il lui adressa la parole, de sa voix neutre et claire. Son air, lui, était un peu sévère, comme on avait l’habitude de le voir.

« Bonjour Novel-dono. Vous me voyez désolé d’interrompre vos potentiels projets pour la soirée. Mais nous avons plusieurs choses à discuter. Il n’y a que nous deux dans cette pièce, sur votre demande je peux faire en sorte que tout ce qui se dit ici reste dans cette pièce. »

Il sortit de son tiroir quelques feuilles, certaines vierges, d’autres étaient des documents imprimés. Il les éparpillait un peu sur la table. L’étudiante pouvait peut-être y reconnaître dans le lot le justificatif de son absence prolongée. Il se saisit d’un stylo plume à l’ornement doré, s’apprêtant à écrire sur l’une des feuilles blanches.

« Tout d’abord, savez-vous pourquoi vous êtes ici ? J’aimerais commencer en prenant connaissance de votre version des faits, de ce qu’il s’est passé grossièrement depuis le tournoi inter-écoles, et plus précisément vos actes et motivations pour aujourd’hui. »

Académie de Shiketsu
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Dim 2 Sep - 1:15

C'est toi ?... Ouais, ça fait longtemps je crois... Je, j'ai l'impression que ça fait une éternité. En vérité, cela ne fait que 3 semaines, pas vrai ? Merde... Je pense que ça va pas, là. Je veux dire... à tous les niveaux. Tu comprends pas de quoi je parle ? Et bien, pour commencer, il y a ces douleurs, ces engourdissements... C'est normal, il est en train de partir. Je n'ai pas arrêté de le solliciter, au point où je pensais le maîtriser... Je me suis un peu laissée porter par cette sensation si spéciale. C'était bon. Je me sentais vivre... Toi tu comprends de quoi je parle, n'est-ce pas ? Eux, ils ne le peuvent pas. Ils ne vivent pas ce que je vis. Ne peuvent pas ressentir ce que je ressens... lorsqu'il m'est enfin donné la chance d'y avoir accès. Ce poison, est comme une drogue... Elle m'incite à en reprendre rapidement, pour perdurer ses effets salvateurs. Elle me punit sévèrement, quand je viens à la délaisser... Je sais, oui, je sais... Que c'est pas bon pour mon corps. Que je devrais me concentrer sur une autre façon de m'en tirer... J'y arrive pas. C'est trop efficace sur moi. Ca me fait me sentir puissante, compétente. Tout ça me paraît si irréel... Comme un doux rêve flouté, en rétrospective. Sur le moment, je sais que je suis consciente de mes faits et gestes... Enfin je crois. Ca devrait être le cas, logiquement. Dans les faits, c'est comme décrire à notre version du futur, un souvenir dont on ne se souviendra plus qu'à moitié... On sait ce qu'il s'est passé, mais ça aucune substance. Ca me donne juste la sensation d'être bien plus consciente en cet instant précis.

" Bonjour Novel-dono. Vous me voyez désolé d’interrompre vos potentiels projets pour la soirée. Mais nous avons plusieurs choses à discuter. Il n’y a que nous deux dans cette pièce, sur votre demande je peux faire en sorte que tout ce qui se dit ici reste dans cette pièce. "

Ah oui... Lui ? c'est le principal de mon académie. Kurai Gensei, l'actuel directeur de Shiketsu. Il n'est pas très commode, mais ne s'avère pas hostile pour autant... Là, c'est juste que, j'ai fait une connerie. Du genre, une grosse connerie... Nous sommes actuellement dans son bureau, peu de temps après mon arrestation. Désolé, tout ça doit te sembler un peu vague... Alors, je devrais probablement te faire un rapide résumé... Tout a commencé avec ce tournoi. Celui qui devait m'apporter plus d'informations sur Yuei. Léo m'avait motivée à aller de l'avant. Ryou également... Rencontrer cette dernière m'a donné une raison de me battre. Un espoir de pouvoir envisager une vie meilleure, après l'exécution de notre objectif en commun... Elle est aussi rapide que moi. Nous ne sommes que deux, sur cette île déserte symbolisant le monde à travers lequel nous évoluons. Au début, j'ai pensé que ça la rendait dangereuse, qu'elle aurait pu me tuer plus facilement que n'importe qui... Je pense toujours que c'est le cas. Mais parallèlement, c'est aussi ce qui la rend inégalablement précieuse, à mes yeux. Parce qu'il s'agit de la seule personne avec laquelle je peux me montrer tel que je suis... Sans besoin de mentir, de me brider. Alors j'ai honte, oui, j'ai honte. Du résultat de ce premier tour. D'avoir perdu face à un adversaire que je savais être capable de battre... Elle m'a assuré éprouver la volonté de me regarder... Mais à présent, elle doit me trouver ridicule. Quand bien même mon adversaire à fait partie des finalistes, je n'aurais pas dû perdre. Pas ainsi... Alors, j'ai craqué.

" Je... je sais pas... "

Que veux-tu que je lui dise de plus ?... Sa proposition pourrait être un piège. Je dois faire attention à ce que je dis... Si ce que j'ai fait se répète, ça pourrait les gêner et le corps enseignant pourrait subir des pressions externes, comme internes, dans le but de m'éjecter de ces études... D'un autre côté, si je manifeste l'envie de tout cacher, cela revient à avouer avoir quelque chose à cacher. Je me condamnerais moi-même, en avouant une attaque préméditée... Il me, teste ?... Face à son regard inquisiteur, mon air trop peu souvent hagard, déstabilisé. Depuis que je lui fais face, je dois lui renvoyer cette impression... J'ai passé beaucoup de temps à regarder le décor, de cette sobre pièce. Souvent dois-je paraître ailleurs... parmi mes pensées... C'est le cas. Je n'arrête pas de réfléchir et entre toutes ces paroles mentales ne s'écoule qu'une fraction de secondes. Mon Alter m'octroie entre autres une vitesse de raisonnement défiant presque les lois de la physique... Je suis isolée en permanence. Et paradoxalement, je suis attentive à tout. Au moindre souffle, aux bruits distinguables de ce paquet de feuilles, sortant de son bureau. Au lent mouvement de ses mèches grisâtres... Je ne suis pas dans sa tête, mais je sais être en mesure de pouvoir disposer d'une confortable longueur d'avance, en cas de réactions surprises. Le seul problème, c'est que la situation dans laquelle je me suis embourbée ne me donne pas beaucoup d'issue, pour m'en sortir. Cela, peu importe le temps dont je dispose, pour y réfléchir... Si j'avais un moyen simple d'y échapper, je l'aurais déjà trouvé.

" Tout d’abord, savez-vous pourquoi vous êtes ici ? J’aimerais commencer en prenant connaissance de votre version des faits, de ce qu’il s’est passé grossièrement depuis le tournoi inter-écoles, et plus précisément vos actes et motivations pour aujourd’hui. "

Je quitte sa pile de feuille du regard, toujours assise sur cette modeste chaise... Mes yeux se posent dans les siens et ne tardent pas à dévier vers le sol, coulissant quelque peu à droite... J'essaye de comprendre où il veut en venir, avec ses questions, avant de risquer de tomber dans le panneau. Si je sais pourquoi je suis ici ? Quelle réponse devrais-je lui donner ?... Quelle réponse me permettrait de rester à cette académie, même avec une mauvaise réputation ?... Le silence, l'air ailleurs, préoccupé, perdu... Je laisse cette réalité s'accentuer d'elle-même. Parfois, la meilleure des réponses, c'est de ne pas donner de réponses... de montrer une incompréhension à la question, par une simple attitude. Une manière d'être qui tranche avec les observations habituelles... qui permet d'interpréter un profond malaise, chez l'interrogé. Et pendant qu'il me cherche toutes les excuses du monde, pour justifier ma façon de réagir, j'ai le temps de penser à la suite... parce que je ne peux pas juste me contenter de l'ignorer à moitié, qu'il m'est seulement possible de gagner un peu de temps gratuitement. Et j'en ai sacrément besoin, au vu de la suite de sa demande... Je ne sais absolument pas comment la satisfaire. Je ne peux pas lui dire la vérité, ou pas entièrement... Tu veux pas m'aider ? Tu n'aurais pas une petite idée ? Quelque chose qui pourrait marcher. La vérité ? Je viens de te le dire, que ce n'était pas si simple. Notamment car cela soulèverait le problème des certificats... Mais ils figurent dans la liste. Refixant brièvement mon attention dessus, je m'en rends donc compte. tu crois qu'il se doute de quelque chose ? Tant que je dis rien, il peut rien prouver. Ils sont conformes...

" ... Euh... pas grand chose, je crois... Vous savez déjà pourquoi je... je... Je voulais juste, le revoir. Mais j'avais pas pris de rendez-vous... Je voulais pas... Je sais plus vraiment ce que je voulais... mais je me sentais mal, vraiment très mal... Je crois, que j'aurais juste dû, rester dans mon lit... Comme la veille, et encore celle d'avant... J'aurais pas encore raté quelque chose, je suppose... De toute façon, tout est déjà foutu... "

Moins j'en dis et moins il peut m'attaquer. Plus je mets en avant ma dépression et plus je lui offre une explication simple, dénué de toute préméditation... Chaque information donnée peut être retournée contre moi, excepté si j'offre pour seule explication un manque de contrôle, comme une impulsion. On ne contrôle pas la dépression. C'est elle qui nous contrôle. En d'autres termes, lorsqu'elle a déjà commencé à prendre du terrain, on ne peut nager contre le courant. On se laisse porter comme un touriste à la plage, qui fixe l'océan tout en ne se voyant pas s'éloigner de la rive, petit à petit... Et moi, d'après les certificats, ça fait 3 semaines que je pars à la dérive, que je me noie. Atteint une certaine profondeur, le cerveau commence à se détraquer. Sur le papier, la maladie ne me rend pas responsable de mes actes. Elle me rend responsable d'avoir craqué... des semaines après une défaite humiliante, quelques instants après une nouvelle déception. Comme une goutte d'eau faisant déborder le vase. J'ai un passif suicidaire, mais qui n'est pas tant connu... Je pourrais en jouer, là, maintenant... Ca me semble une bonne idée. Et avec ma dernière phrase, la boucle sera bouclé. Je vais user de ma perception ralentie du temps, afin d'offrir l'illusion d'une spontanéité incontrôlée, concernant le nombre de cachets, comme de ma rapidité d'exécution... C'est un évènement marquant, une tentative osée, en ses propres locaux. L'atout ultime dont je dispose, afin d'offrir la preuve impactante de mon malaise... Sortant immédiatement mon flacon de calmants, tout en lui laissant clairement voir la nature de l'étiquette, je retournai presque le pot à la verticale, laissant moult granules s'entrechoquer sur ma main et sans même la regarder... 58, dont 18 qui ne sont pas tombées à terre. Ca donne l'impression d'un empressement. Ca en laisse suffisamment que pour craindre la suite. Et surtout... Ca lui laisse du temps, pour commencer à réagir... car déjà s'approchait la main remplie, de ma bouche entrouverte. Je sais que, dans le pire des cas, je résisterai à une telle dose... car je l'ai déjà expérimenté. Toute cette mise en scène est prévue, calculée. Mais lui, ne partageant en rien ma condition, mes informations, ne peut pas s'en douter...

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Dim 2 Sep - 12:16

(PNJ présent(s) dans la scène : Kurai Gensei, directeur de Shiketsu)




« Quelle est votre version des faits ? » Une question volontairement vague, afin de laisser librement l’interlocuteur s’exprimer et prendre ses dires comme une base de discussion. Cela peut rappeler des questions d’entretiens d’embauche. Même si ici on se rapprochait plus d’un entretien de renvoi.

Miss Novel semblait bien hésitante, mais M. Gensei attendait le temps qu’il fallait, il ne montrait même pas de signe d’impatience dans ses mouvements ou l’expression de son visage. Tout a dû aller très vite pour elle aujourd’hui, il n’allait pas lui mettre des claques en boucle jusqu’à ce que quelque chose sorte de sa bouche.

« ... Euh... pas grand chose, je crois... Vous savez déjà pourquoi je... je... Je voulais juste, le revoir. Mais j'avais pas pris de rendez-vous... Je voulais pas... Je sais plus vraiment ce que je voulais... mais je me sentais mal, vraiment très mal... Je crois, que j'aurais juste dû, rester dans mon lit... Comme la veille, et encore celle d'avant... J'aurais pas encore raté quelque chose, je suppose... De toute façon, tout est déjà foutu... »

Mais que marmonne-t-elle ? Se fichait-elle du monde au final ? Et puis, cela ne répondait même pas à la question. Une manière de fuir ? Mudada. Dans la vie, il fallait affronter les choses de face. Miss Novel se contentait d’affronter ce qu’elle avait envie, et s’écraser devant le reste. C’est beau de foncer vers ses désirs et rêves et tout faire pour, mais si on est perdu au premier barrage, cela ne sert à rien. N’assumant rien, elle sortit une boîte de calmant et en pris sauvagement une poignée. Sérieusement ? Il y avait de quoi longuement soupirer, mais M. Gensei ne fit rien de tel. Son stylo coincé entre son index et son majeur, il plia le bras vers lui. La seconde suivante, le stylo rafla la drogue de l’étudiante, la bloquant dans son action. Le tas instable de médicaments fut quasiment entièrement emporté avec l’objet volant, qui s’enfonça dans la porte du placard juste derrière tel un couteau. On pouvait en noter la précision, car la peau de Star ne fut même pas touchée dans l’action. Le directeur ne se demandait même pas si c’était une tentative de suicide ou non, ce qu’il savait était que l’action était inappropriée.

« Avez-vous mal compris votre situation, Novel-dono ? Si vous ne l’aviez pas compris, je sais déjà ce qu’il s’est passé, inutile de dissimuler les faits. Vous prétendez dans ce bureau encore avoir été au lit les jours précédents, et aujourd’hui, prise d’une grande motivation et d’un pic d’énergie surprenant, vous vous êtes rendus à Takane Corps pour vous battre contre le finaliste de l’école Yuei. Sottises. »

Il se saisit du certificat d’absence de l’élève. Le tenant à l’horizontale, une main saisissant chaque extrémité, il le déchira lentement, avant de le jeter dans la petite corbeille qui était au pied de son bureau.

« Maintenant qu’il a été démontré que ceci n’était que foutaises, cela ne nous sera plus très utile, n’est-ce pas ? »

Suite à cela, il ouvrit son tiroir et sortit un nouveau stylo, copie conforme du précédent, et encore sous un blister. Il le sortit de là et jeta la protection, puis se mit à nouveau dans une position d’écriture, au-dessus de la feuille qui était toujours blanche.

« Je vous demande votre point de vue pour vous permettre d’avoir une discussion qui va dans votre sens. Si vous en avez la possibilité, ne laissez pas votre interlocuteur avoir libre interprétation des faits qu’il a entendu. Parce que dans le cas présent, ça ne sentirait pas bon pour vous. Alors affrontez cela de face, plutôt que de fuir, héroïne. »

Le soleil se couchant, la lueur orangée prenait pleine possession du bureau non éclairé, par le mur entièrement vitré se trouvant derrière le maître des lieux. Ce dernier prit une dernière fois la parole, comme si tout ce qu’il s’était passé depuis leur arrivée dans le bureau n’avait pas eu lieu.

« Novel-dono. J’aimerais commencer en prenant connaissance de votre version des faits, de ce qu’il s’est passé grossièrement depuis le tournoi inter-écoles, et plus précisément vos actes et motivations pour aujoud’hui. »


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Dim 2 Sep - 17:26
Il a bougé... a fauché, de son stylo, tous les médocs que je tenais encore dans la main... Tout se passe comme prévu. Ou du moins, je le pensais initialement... Je connaissais un peu le caractère de notre directeur, mais je dois avouer que je l'aurais pensé plus compatissant, plus empathique. Ce n'est pas un reproche. J'ai moi-même du mal à faire preuve d'empathie... Ce n'est pas quelque chose qui vient naturellement. Je ne suis rien de plus qu'une froide machine, perdue au sein d'un océan de grisailles, la teinte de mes pensées, virant parfois au noir... Ma fausse tentative de suicide avait foiré, mais je m'y attendais un peu. Ce n'est pas comme si je n'avais rien fait pour lui donner l'occasion de m'arrêter... En revanche, la suite de son discours, je ne m'y attendais pas vraiment. Il a complètement ignoré mes réactions... Il pense que je joue un jeu, pour me soustraire de sa vigilance. Perspicace, mais il lui manque des éléments. Des informations qu'il ne peut pas obtenir, si je ne lui formule pas le moindre aveu. Pour autant, les faits sont là... Je suis rentrée par effraction, j'ai semé la pagaille, pour retrouver Oroshine... et je l'ai salement amoché... Je suis coupable et il est peut-être, à l'heure actuelle, la seule personne à pouvoir me protéger. Mais le souhaite-t-il vraiment ? Et moi, est-ce que je le souhaite ? Je ne peux pas les trahir et je ne peux pas me faire virer... Comment trouver l'issue appropriée ? La porte dérobée vers ma liberté ?... J'hésite... Fixant la quarantaine de médocs au sol, j'en viens à me demander si je devrais aller plus loin... Tu crois que si je les avale un par un, ça pourrait marcher ?...

" ... Je vous ai déjà dit ce qu'il s'est passé... "

Je peux me le permettre... De camper sur une position dont il ne pourra jamais vérifier l'authenticité sans mon aide... Je ne peux pas modifier les faits, constatés par tout le monde. Mais je peux continuer à défendre ma perception des choses. Mon ressenti propre, lié à mon dossier médical. Il dit savoir ce qu'il s'est passé ? Foutaises. L'instant d'avant, il me le demandait encore... Je ne nie pas les évènements. Je soutiens l'explication qu'il me demande. À ces pensées, j'entends des feuilles se déchirer et laisse mes paupières s'écarquiller davantage, tout en relevant le regard... Il déchire mes certificats. Devant moi... La pression. Il instaure une pression... C'est pour voir ma réaction. Mais il est trop lent. Bien trop lent que pour espérer une fausse note de ma part. Alors je le fixe, étonnée... puisque n'importe qui le serait, en cette situation... J'éclaterais de rire, si j'en étais capable et si la situation s'y serait prêtée, lorsqu'il m'affirme avoir compris la supercherie. Avoir pigé que mes certificats, c'est du bidon... C'est amusant, je ne me souviens pas un seul instant avoir été confrontée à des preuves. Sur base de suspicions appuyées, il établit son argumentaire... Il est en réalité vide. Sans la moindre piste vérifiable. Je le répète. C'est pour ça qu'il me met la pression. J'ai l'impression d'être au beau milieu d'un interrogatoire qui piétine... alors le flic tape du poing sur la table. Il renverse mon café... La seule différence, c'est qu'ici je suis coupable et que je dois à tout prix trouver un mobile mettant en avant des circonstances atténuantes.

" ... Pourquoi vous ne me croyez pas ?... Vous avez mon dossier médical, vous savez très bien ce qu'il faut en retenir... Alors pourquoi vous pensez que je vous mens ? Je cherche pas à fuir ou à bien me faire paraître... Je vous dis juste ce qu'il s'est passé. J'étais pas bien, pendant tout ce temps... J'ai fini par aller prendre l'air, je suis passé par là, j'ai fait un crochet pour lui rendre une... simple visite... Je... "

Ferme ta gueule. ... ... ... Je, je panique... Une discussion qui va dans mon sens ? C'est impossible. Je ne peux pas juste lui dire que j'ai passé ces 3 semaines à m'entrainer jour et nuit, à pousser mon corps à bout dans le simple but de mieux endurer le poison. Dans la seule initiative de corriger certaines faiblesses. Dans l'objectif finale de mettre une raclée monumentale à Oroshine et à tous les niveaux. Avec la volonté de me prouver capable de battre l'une des figures les plus influentes du tournoi, alors même que je perdis contre cette dernière, lors du premier tour... J'ai craqué, oui, je ne mens pas. J'ai craqué... Mais j'ai craqué bien avant son sourire de pétasse. Bien avant que cette réceptionniste me refuse l'accès. J'ai craqué à partir de l'instant où je me suis barrée une première fois du stade... À cette réalisation, j'inspire lentement... Merde. J'ai craqué en trois temps... C'est cette femme, qui me trahit... C'est à cause d'elle, qu'il ne me croit pas. Recovery Girl, contre mon alibi. J'aurais jamais dû assommer les infirmiers... Ce n'est pas une simple faute. Ou du moins, pas mise bout à bout avec le reste. Je réagis de façon violente à tout ce qui s'oppose à moi... Il a dit qu'on devait discuter à propos de plusieurs choses, tout à l'heure... Il est au courant. Elle lui a tout raconté... Ma dépression jouera forcément dans le jugement, mais si je continue à me braquer, je risque plus de saboter ma raison que de l'étayer. Je suis à cours de solutions... J'ai laissé trop de traces, que pour encore pouvoir prétendre à une opération non préméditée. C'est de ça, dont il se doute. Il n'a pas besoin de preuves, pour comprendre ce qui a dû se passer dans ma tête. La baissant et laissant le soleil couchant se jouer de mes mèches, cachant ainsi, bien qu'involontairement, mon visage... je décidai enfin de me laisser aller...

" ... ... ... Vous ne pouvez pas, comprendre ce que ça fait... d'être qui je suis... d'être ce que je suis... De rater tout ce que l'on entreprend... De n'avoir foi en rien... De vivre parmi un monde mort et dénué de sens... De ne pouvoir trouver satisfaction en la moindre chose, au point où la moindre réussite, le moindre instant de vie devient une lutte constante à la chasse de sa continuité... J'en ai marre d'être nulle, que cette vie m'enfonce sans cesse dans les dalles d'un stade bondé de témoins... Qu'elle me privatise de l'air frais dont tout le monde profite... Pour la seule fois de ma vie, je me suis sentie vivante, invincible... En mesure de remplir l'objectif de ma vie. C'était si bon, d'arriver enfin à se dépasser... De mettre en échec, sur tous les plans, l'un des grands gagnants du tournoi, qui m'a éjectée au premier tour... Je veux pas que ça s'arrête. Je dois continuer de les surpasser, les uns après les autres...  jusqu'à... "

Stop. ... ... ... Je sentais ma mâchoire se resserrer, mes dents se dévoiler... mes joues s'humidifier... J'en peux plus de tout ça. De toute cette pression. De ces double-jeu constants... Je veux juste, vivre. Laissez-moi finir mon travail et vivre auprès de Ryou. L'alter de Léo est temporaire. Cela annihile certains effets dérangeants de mon Alter, mais c'est très loin d'être suffisant, pour me sentir comme tout le monde... Mais avec elle, j'ai pas besoin d'être comme tout le monde. Je peux être moi. On est pareil... Ou presque... Et c'est justement cette différence, qui me donne un espoir. Qui me donne le sentiment que moi aussi, je peux supporter cette condition... Alors peu importe ce que cela me coute, d'être à ses côtés. Quitte à devoir l'aider auparavant. Je veux qu'elle se sente bien, qu'on se sente bien... Et si il faut coucher All Might à terre pour ça, je le ferai. Même si ça semble impossible. Même si personne n'y est encore parvenu. Il doit avoir une faiblesse, quelque part. Nous finirons bien par la trouver, tôt ou tard. Il faut que je la revois. J'ai besoin d'elle, comme elle a besoin de moi, pour y parvenir... pour s'épanouir... Essuyant mon visage, d'un revers de bras, je fixai le directeur, droit dans les yeux. J'arrête de lui montrer cet air de chien battu, qui de toute façon ne marche pas. Mon regard est déterminé, transcendant... Aussi aiguisé que celui d'Aigle Royal. Je ne dois pas pleurnicher. C'est elle qui m'a aidée à briser mes limites, pendant 3 semaines intensives... Le plus important, c'est de ne pas baisser les bras... Même si je reste à Shiketsu... sans motivation, je ne vaux rien du tout. Si je la perds maintenant, tout sera vraiment foutu... Mais dans le cas contraire, il sera toujours possible de m'élever... C'est le plus important. Garder cette braise allumée, c'est la clé de ma victoire... Ce, peu importe les conséquences collatérales...

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Dim 2 Sep - 19:04

(PNJ présent(s) dans la scène : Kurai Gensei, directeur de Shiketsu)




Peu compatissant ? Sans cœur ? Désintéressé ? Cela définissait-il correctement le directeur de l’Académie Shiketsu ? Difficile à dire. En avait-il quelque chose à faire des conditions de l’étudiante ? Ce serait mentir de dire qu’il s’en foutait. Mais il savait bien que ce n’était pas ces dix-huit calmants simultanés qui la sauveraient. Et puis, elle avait bien compris son but : il instaurait un jeu de pression. D’abord cette brutale interruption de la prise de médicaments, puis le certificat déchiré, affirmant déjà qu’il avait tout compris, comme si une caméra cachée avait surveillé ses mouvements. Il l’a cogné par les mots, pour essayer de la faire parler. Une méthode dure, il en avait conscience, mais ils n’iraient nulle part si elle continuait à jouer la tête de mule. Il a jeté cette obsolète paperasse pour la forcer à se défendre plus longuement, et ainsi récolter certaines informations de la conversation. Bien qu’il risquait d’en arriver là, il ne voulait pas exposer les problèmes et mensonges tel un juge qui allait ensuite annoncer la sentence, ici il voulait juste à obtenir la vérité. Et de sa bouche. Pour preuve, il y avait une copie du certificat dans le même tiroir, en plus de plusieurs copies sur les ordinateurs de l’école. L’imprimante et le scanner ne dataient pas d’hier.

Elle se mit à parler, continuant de nier. Elle pensait pouvoir encore le faire. M. Gensei n’avait pas les détails de sa vie, mais un truc clochait largement dans ce qu’elle disait, par rapport à ce qui a été rapporté. La dernière fois qu’on avait des nouvelles d’elle, c’était cet incident à l’infirmerie de Yuei, et maintenant qu’on la voit à nouveau, elle se bat contre l’hériter de la famille Takane. Et d’après ce certificat, entre ces deux instants, elle était chez elle en dépression. On reste trois semaines au lit et on arrive à faire un meilleur résultat face à celui qui nous a mis au sol ? Bien étrange, non ? Mais voilà qu’elle craqua, parlant de sa solitude, de ses échecs… L’expression sur le visage du directeur ne bougeait pas, mais ce n’est pas pour autant que cela le rendait indifférent. La scène ne lui faisait pas plaisir non plus, après tout c’était une étudiante de son école. En tout cas, le fond du certificat n’était pas si faux : son état psychologique n’était pas des meilleurs. Mais elle se reprit finalement, réaffichant un regard qui lui plaisait plus. Le regard de quelqu’un qui gagnait. Si elle stoppait ici la comédie, ce serait parfait. Le directeur avait griffonné quelques notes très rapides pendant ce discours. Il n’avait pas de licence de psychologie, et même un psychologue n’a pas de potion magique contre la dépression. Alors, on allait prendre le problème sous un autre angle.

« Bien, nous allons nous éloigner un peu du sujet principal. Vous faites référence à l’objectif de votre vie. Et vous parlez de votre volonté de surpasser tout le monde. Probablement un sujet qui n’a pas été assez approfondi pour votre admission dans l’enceinte de notre école. J’aimerais que nous profitions de cet instant pour en discuter. Novel-dono… Pourquoi voulez-vous devenir une héroïne ? Quel est votre objectif et rêve, au-delà de celui de deviner héroïne ? Que cherchez-vous à accomplir en montrant cette supériorité ? Et qu’attendez-vous, de la part de l’académie Shiketsu ? »

Comme il l’avait précisé au début de leur conversation, rien ne sortira de cette pièce. Le secret médical on peut dire. Pas médecin ni psychologue, mais en tant que directeur, il se devait de veiller sur ses élèves, et les aider. Et pour cela, il devait les comprendre.


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