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The Heir behind bars !? | rp solo.

Oroshine Takane
Messages RP : 108

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Titre: Handy Hero : Mechanoclad
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Oroshine Takane
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Dim 9 Sep - 21:05
    Le commissariat de Tokyo.
    Un lieu qui représente l'ordre et la justice aux yeux du peuple mais qui n'évoque que le confinement et les toilettes turques aux autres. Quand on est un jeune garçon droit tel que moi, l'on ne devrait pas avoir aussi peur en voyant le bâtiment se dessiner et s'approcher à l'horizon... Mais quand on y vient à bord d'un véhicule de fonction, entouré par les képis bleus et les poignets liés par ces entraves métalliques, symbole de la non-liberté que l'on impose aux criminels, c'est une toute autre histoire. Depuis que nous avions quitté le théâtre de ma petite tragi-comédie avec la Dame en Rouge, qui devait, en ce moment-même et je l'espère, être aux prises avec le héro arborescent s'étant lancé à sa poursuite, mon coeur ne s'était pas calmé. Mes émotions ne s'étaient pas tues. Mes membres affaiblis n'avaient pas cessé de trembler sous la menace d'une incarcération musclée, qui ne s'arrêtera pas à mon joli minois. Pourtant, j'avais toujours admiré le travail remarquable de nos autorités locales. A mes yeux ils sont comme des super-héros à la différence qu'ils font le même travail sans capacités surnaturelles, en se contentant des bons vieux outils traditionnels. C'est encore plus noble, en soit. Quand on sait que là dehors, les vilains ne se gênent pas pour déchaîner leurs pouvoirs ...
    Mais aujourd'hui ce n'était pas en tant que fan, ni en tant que stagiaire que j'étais amené ici. Ils m'ont extirpé de la voiture en froissant ma veste mais que pouvais-je bien y faire ? Avec ces menottes je n'avais même pas la chance de débarrasser leurs pattes de mon vêtement. Mais au fond de moi, au-delà de cette destinée lugubre qui m'attendait derrière les barreaux, c'était plutôt la réaction de mon père qui me mettait dans tous mes états. Il devait déjà fulminer, honteusement déçu par ce même fils qui avait insisté pour emprunter la voie héroïque malgré les nombreuses contre-indications. Et voilà où cette insistance m'avait mené ... Je m'en voulais, profondément. Mes actes ne faisaient en rien honneur à mes rêves, à mes belles paroles et ma famille dévouée. Je crois même que jamais par le passé il n'y a eu d'incidents aussi malheureux à l'égard de notre réputation à tous. Je me voyais déjà déshérité et cette idée suffisait à me faire fondre en larmes à chaque fois qu'elle m'apparaissait à l'esprit.

    Les officiers qui me tiraient à l'intérieur de leur repaire n'en avaient que faire. Je pouvais même faire un malaise sur place, ils m'auraient certainement ranimé seulement pour me renvoyer au bagne en toute conscience. Leur quartier général était bondé, des chemises bleues se dandinaient à droite et à gauche pendant que d'autres confirmaient la légendaire relation que l'on sait exister entre les donuts et la police. Ce lieu qui me faisait autrefois rêver devenait un enfer cauchemardesque.
    En bruit de fond il y avait les plaintes et complaintes de ceux qui étaient déjà tenus captifs ici, ils semblaient même s'adonner à un concours visant à déterminer celui qui hurlerait le plus fort. Insupportable. Comment ai-je pu atterrir ici ...

    Mon périple ne fait que commencer. *snap.* *snap !* *et re-snap!!*
    De face puis des deux profils, un flash lumineux venait accompagner le bruit reconnaissable de l'appareil photo, cette invention originellement conçue pour pouvoir garder un souvenir visuel de tous nos événements immortalisés qui servait ici à garder une trace visuelle des guests du commissariat. J'avais droit à mon propre portrait, maintenant. En noir et blanc, cela a le don de me grossir but well. Je n'ai même pas souri comme à mon habitude et c'est compréhensible, j'aurais tout de même préféré être photographié dans d'autres circonstances. Je n'étais plus Oroshine Takane, ni Mechanoclad ici, j'étais un numéro. Un matricule qui n'allait même pas être définitif, vous comprendrez pourquoi bien assez tôt.

    On m'a mis en attente dans une pièce qui ne respirait pas la bonne humeur. A l'intérieur, trois hommes fort sympathiques que j'ai appris à connaître malgré moi :

    « Hola extraño ! Ma foi, moi qui espérait être le plus jeune ici ... » s'exclamait un type à l'apparence démoniaque.

    La peau de ce jeune homme qui ne devrait pas excéder la vingtaine était d'un rouge menaçant, en effet il avait bien l'air d'un démon avec ses longues cornes dépassant de loin la chevelure mi-longue et blanche qui les contournait chacunes sur le front. Son visage exhibait un air visiblement très satisfait. A la limite de l'air supérieur, il souriait sournoisement en me zyeutant de haut en bas. L'homme n'était habillé que d'un gilet dont le col était paré de fourrure blanche ressemblant à ses propres cheveux et d'un pantalon ; l'on pouvait donc voir son torse musclé et les blessures qu'il portait. That ain't a sweet one, not at all ...Il était néanmoins bien attaché. Ses deux bras plongés dans des entraves métalliques, assez lourdes pour qu'il préfère les laisser pendouiller entre ses jambes pendant qu'il était assis, il avait également des chaînes métalliques mollement enroulées autour de son corps. L'on pourrait s'y méprendre à leur sujet et penser qu'il s'agit de simples chaînes mais en réalité c'est l'exemple-même de la technologie mise au service de la société. Développée par l'une des meilleures boites de l'industrie, celle-ci definitely focused on prison, police and capture equipment, elles cachent bien leur jeu derrière une apparence simplistique. Elles sont conçues pour restreindre les grandes cibles ou les cibles avec un alter de gigantification, si efficacement que même une héroïne telle que Mt Lady pourrait avoir du mal à s'en défaire - un mal qu'elle n'aurait sûrement pas même face à la prison de branches de Kamui Woods.
    « Pourquoi es-tu là ? Je parie que tu as fait quelque chose de très méchant ! Pas vrai ? demandait-il.
    - Laisse-le tranquille, Etripeur ! N'ai pas peur de lui mon garçon c'est une bête enchaînée. Enchanté, je m'appelle Gustav Olsen. »

    Un vieil homme tout ce qu'il y a de plus normal aux premiers abords. Crâne dégarni, paire de lunettes rondes et la chemise dans le pantalon remonté trop haut, je ne pouvais m'y tromper, ce bonhomme est un vétéran. Derrière son regard malicieux je décelais quelque chose de louche, qui n'était pas une observation à négliger. Je préférais ne pas lui serrer la main qu'il tendait en se présentant, laissant au diable les bonnes manières que l'on m'a apprises. Ici, les règles de mon petit monde sont surplombées par l'absence de règles des psychopathes. Toujours est-il qu'il était bien plus sympathique que l'autre braillard, j'acceptais alors de répondre :

    « Oroshine Takane. Et lui, c'est qui ? je pointais du doigt un jeune homme qui ne prêtait même pas attention à notre discussion.
    - Qu'en sais-je ...? fit Gustav, accompagné par un haussement des épaules de l'Etripeur.
    - Bon sang ... »

    Je soupirais en faisant l'horrible constat que j'étais entouré de fous de qualité. Celui que l'on nomme l'Etripeur, Gustav Olsen un vieil homme qui, si mes souvenirs sont bons est accusé de multiples agressions sexuelles et puis, ce type. Ce type n'a pas de nom. Enfin si, il doit bien en avoir un sauf qu'il n'est pas prêt à le dire. Il semble être le plus dérangé des trois et pourtant les deux précédents étaient des compétiteurs de taille ... Regardez-le, je crois que sa place est à l'asile, pas en prison ! Rien qu'à voir son corps morbidement maigre, appuyé par sa grande taille lui donnant l'allure globale d'une pique à brochette, je devinais qu'il n'était pas dans son assiette. Bah oui, si je ne l'avais pas remarqué de suite, je l'aurais compris en le regardant gratter les murs pendant quelques minutes. Ses longs doigts crochus étaient apparemment encastrés dans des morceaux de caoutchouc, sûrement une mesure prise pour l'empêcher d'écorcher vif tous ceux qui se trouvaient dans sa proximité. Il grattait les murs malgré ça. Il les grattait même frénétiquement. En murmurant des paroles... non, des mots difficilement audibles ... Au secours ! Est-ce que je vais côtoyer ce genre d'individus pour le restant de mes jours ?!
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Oroshine Takane
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Oroshine Takane
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Mar 11 Sep - 19:41
« Numéro 173 »

Je me levais pour aller recevoir ce qui semblait être l'uniforme ici. Des vêtements blancs rayés de noir, ou noirs rayés de blanc, anyway ... la totale, avec le petit couvre chef qui allait pouvoir au moins pâlement imiter la sensation de mon cher chapeau. Le haut-de-forme confisqué avec le reste de mes affaires me manquait cruellement quand je me suis imaginé dans ces fripes de mauvais goût, couleurs tristes et motif qui me grossit ! Le pire étant que ce n'était pas fini. Alors que je pensais au moins avoir le temps de me remettre en question, je fus amené à la terrible étape de l'interrogatoire. L'inspecteur derrière la porte criait mon nom... non mon matricule, il veut que j'entre ... La porte est banale, pourtant à mes yeux elle semblait renfermer un cauchemar.

Une voix morne retentissait en arrière-plan pendant que je m'affolais intérieurement. Je ne prêtais pas attention au départ, trop occupé à fixer cette porte, mais quand elle répétait ce numéro en insistant, je me rappelais qu'il s'agissait de mon nouveau prénom. Ces appellations ont-elles vraiment un but décent, autre que de rabaisser les prisonniers au niveau de têtes de bétail ? Damn it ... Je daignais enfin l'ouvrir, tout de même content de pouvoir quitter cette pièce étouffante. J'allais vite regretter cette joie.
Prochain arrêt : la salle d'interrogation. Un homme m'y attendait. Le même homme qui m'avait intercepté tout à l'heure. Son visage n'avait pas bougé d'un poil, renfermé et dur, il jetait un regard ténébreux sur la petite porte que je passais timidement. Il m'a fait signe de m'asseoir d'un geste de la tête pendant qu'il mâchouillait un cure-dent. Je ne connais pas toutes leurs méthodes d'interrogation mais ce type ne m'inspire pas confiance. Comment est-ce qu'il va me cuisiner ... Je craignais qu'il sorte d'emblée une batterie d'instruments de torture mais il commençait doucement, le vieux. C'est comme dans les films, il braquait la lumière de la lampe de bureau sur mon visage que je cachais derrière mes mains, ébloui. C'est vraiment nécessaire tout ça ?!

« On va faire ça simplement, mon gars ! Tu me dis tout ce que je veux savoir et tu sors d'ici indemne. Donne-moi du fil à retordre et ta jolie p'tite gueule va pas le rester. J'me suis bien fait comprendre ...? demandait-il en tapant du poing sur la table pour affirmer sa domination.
- Ou... Oui ...
- Bien. L'attaque sur le quartier d'affaires, d'abord.  
- La Dame en Rouge !! je m'écriai aussitôt. Elle et ses complices !! Elle a menacé monsieur Minna ! Tiré sur Perkins... !!
- Wow wow wow !! Doucement, putain ! J'comprends rien à ton charabia là, procède dans l'ordre, gamin ! rétorquait-il immédiatement. C'est qui cette "Dame en Rouge" !?
- Je ... je prenais une grande inspiration pour me calmer. Je ne connais pas son nom. Tout ce que je peux faire c'est une description physique, je vois encore son... son visage ... je repensais à notre face-à-face pendant lequel j'avais pris le temps de scruter sa figure. Elle portait un grand manteau rouge et elle portait une arme, aussi ... C'est elle le cerveau des opérations, j'en suis sûr..!!
- Hm hm, les complices, parle moi des complices ...  fit-il en prenant des notes.
- Deux... peut-être plus ! L'un d'eux est un grand homme d'environ... deux-mètres ! Il portait une tenue chic avec un borsalino...
- Un mafieux ?  
- Spider..! Elle l'a appelé Spider ! ... L'autre est de taille beaucoup plus petite ... une doudoune et des lunettes de ski...
- Quoi ? Mais il fait trente degrés à l'ombre ! s'étonnait-il. T'as vu quoi d'autres ?
- Euh ... leurs alters ! Spider, il manipulait des sortes de fils fins... l'autre écartait la matière pour creuser des tunnels !
- Et cette Dame en Rouge alors ?
- Je n'en sais rien, elle... elle a tiré sur Perkins !! je m'affolais, oubliant carrément de continuer à vider mon sac. Il va bien ?!
- Cavendish Perkins, c'est ton majordome, c'est ça ? Il va bien, lui. Pour l'instant.
- Comment ça pour l'instant ?  
- Tu es mineur, je te rappelle. Il est responsable de tes conneries d'aujourd'hui !
- Mais...  chuchotai-je
- Quoi, "mais" ?! "Mais je pensais aider des gens" ? "en jouant aux héros et en poursuivant une bande de criminels évidemment plus malins que moi" ? "en balançant mes petites bombes qu'on nous permet de fabriquer en cours comme si c'était pas déjà assez dangereux des tas d'armes de destruction massive en collants" ?! L'homme était visiblement de plus en plus furieux, je ne pouvais en placer une, intimidé par son air sinistre. Ecoute moi bien, petit, ici tu es dans ma et dans ma ville je laisserai pas de petits importuns foutre le boxon comme si c'était un bac à sable géant !! On a fait saisir tout ton attirail et les scientifiques m'assurent que c'est pas des jouets que tu trimballes. Tu sais ce que tu risques pour ça ...? il laissait une pause rhétorique. La taule, mon bonhomme. Et pour un bout de temps en plus, attends de voir ce que les analyses en diront de tes affaires, mais crois moi sur parole : t'en prendras au moins assez pour voir tous tes petits copains devenir des professionnels sans faire de conneries...  »

Effroi...! Un frisson me parcourait la colonne vertébrale en entendant ces quelques mots. Il était déjà très menaçant de base, maintenant, cet homme me paraissait être un véritable démon. Un sadique, un tortionnaire qui prenait un malin plaisir à m'enfoncer milles couteaux dans une seule et même plaie. Il les remuait tous en même temps et passait même du sel sur mes blessures comme pour qu'elles ne se referment pas. Je regardais la table qui me faisait face, plongé dans la terreur à l'idée de passer une bonne partie de ma vie derrière des barreaux. Je ne pourrais même plus devenir un héro après ça ... Haru, Léo, Star, Tsuna', tout le monde ... tout le monde pourra continuer à devenir plus fort et à creuser l'écart, me laissant dans la poussière où j'avais apparemment élu domicile malgré moi. Je pouvais déjà m'imaginer en tenue rayée, un boulet enchaîné aux pieds pendant que les susnommés étaient sur le terrain, en train de rendre la ville plus sûre et pour de vrai. Ma précipitation m'avait joué un très mauvais tour, j'aurais vraiment dû y songer à deux fois avant de vouloir affronter cette damoiselle en pleine ville et en pleine journée. Je ne pouvais plus dire un traître mot. J'entendais sa voix scander avec hargne davantage d'insultes, de menaces et de reproches en arrière-plan, traversant les canaux de mon esprit comme des gondoles sur des rapides. Ses mots entraient par une oreille et ressortaient par l'autre sans faire un arrêt au cerveau, bien trop occupé à se faire dix mille films qui ne finissent pas tous bien. Quand j'eus repris mes esprits, il terminait de grogner :

« ... et j'y vais de ce pas..!! Hõseigi !! criait-il. Un deuxième homme apparaissait dans la salle d'interrogation. Occupe-toi de lui, j'te le laisse, hmpf. »

Et le voilà qui sortait de la petite pièce toujours en pétard, manquant de briser la porte quand il la refermait derrière lui, si violemment que je sentais le sol trembler sous mes pieds. Il laissait donc la place à ce Hõseigi, qui paraissait bien plus décontracté et bien plus jeune. Son visage tout de même fatigué était marqué de légères cernes sur un teint pâle accentué par une longue chevelure blanche et lisse. Habillé assez formellement mais pas trop, il s'asseyait en face de moi et croisait les bras en soutenant un regard à la fois terne et intrigué. M'envoyer un second bourreau, comme si le premier n'avait pas été assez violent ... La police de Tokyo ne plaisante pas avec son devoir...
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Oroshine Takane
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Oroshine Takane
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Mer 12 Sep - 12:50
« Ahem ... alors comme ça tu aurais essayé d'arrêter une criminelle ? C'est courageux. C'est stupide, mais courageux.
- Qui.. qui êtes-vous, excusez-moi..? demandai-je sous le choc. *Un homme compétent...? Pourrait-il comprendre mes mots...?*
- Hõseigi Chitsujo, inspecteur du département de la police de Tokyo. Monsieur... Takane.. Oroshine, hm ? De Takane Corps. ? Mon partenaire, le bougre que tu as vu juste avant, est parti s'occuper des personnes que tu as décrites. Moi... Je suis là pour poursuivre l'interrogation ... il annonçait, en caressant la pile de papiers qu'il avait devant lui.
- Je ... j'ai déjà tout dit ... balbutiai-je
- Je te crois. fit-il, en lançant un regard perçant. J'en ai vu pas mal, des jeunes qui s'improvisent héros ... en général, c'est pas ici qu'ils finissent mais à l'hôpital. Tu as eu pas mal de bol de t'en être sorti indemne, mais qu'est-ce que ça aurait été les gros titres si tu avais perdu la vie dans cet incident ...
- Monsieur Chitsujo, je n'avais pas l'intention de blesser ni de mettre en danger qui que ce soit ...
- Et pourtant tu t'es lancée tête la première vers le danger lorsque tu pouvais suivre les instructions et reculer. Mon métier de détective me force à avoir l'oeil, tu sais ... Je vois d'ailleurs les sentiments qui te troublent actuellement, ce ne sont pas les ressentis d'un criminel.
- Alors ... je ne vais pas être enfermé...? demandai-je en apercevant une lueur d'espoir.
- Eh bieeen... ce n'est pas si facile ... fit-il en se grattant la nuque. Pour le trouble à l'ordre public et les dégâts causés, tu devras bien passer quelques temps en cellule ...
- Oh, no ...
- Ou t'acquitter de la caution, une assez coquette somme mais qui, je suis sûr, n'incommodera pas le fils de Misekaki Takane. disait-il en souriant. Fort heureusement tu as le droit à un coup de fil, " if you please " »  ... il m'indiquait la sortie pour passer ce fameux coup de fil.

Pendant un instant, je pensais être victime d'une mauvaise blague. Et "le reste de l'interrogatoire" ? Nous avons à peine parlé ... Je ne bougeais pas de la chaise, fixant, incrédule, l'inspecteur un peu trop complaisant, lui, il me regardait en retour, soutenant mon regard avec le sien, ses deux yeux gris jetant une nonchalance qui aurait été importune en temps normal, mais qui me paraît fort amusant pour le coup. C'est ... le coup du gentil flic / méchant flic ..?! Yeah, I know that trope, for I am a great fan of detective stories ... Mais cet homme m'inspire un peu plus de choses que son bourru partenaire.

« Tu ... préfères rester ici ? fit-il, m'extirpant de ces pensées pleines de suspicion.
- Pourrais-je parler avec vous, un moment, sir ? je demandai finalement
- Je ... ne suis pas sûr que ça soit comme ça que ça marche ... Dans cette pièce, c'est nous qui posons les questions. » déclarait-il froidement.

Je me tus. Visiblement, je me trompais, il est comme son bourru partenaire. Je suis alors sorti, fuyant la maudite salle avec soulagement pour passer l'appel tant attendu. L'on me rappelait que j'avais un temps limité, je n'avais le temps d'appeler qu'une seule personne. Avant de composer un numéro, une seconde de réflexion me demandait de choisir entre papa et monsieur Perkins. Je déglutissais lorsque j'avais pris une décision, tapotant sur les touches froides pendant qu'une boule s'installait dans mon ventre.

« ... ... ... Allo ? la voix qui sortait du combiné me réchauffait le coeur en même temps que de m'envoyer une gêne glaciale dans le dos.
- Papa ...? C'est moi, Oroshine ...
- Oroshine ? Mon garçon, où es-tu ? s'empressait-il de me demander, visiblement inquiet
- Je suis... au commissariat de Hosu ... la nouvelle tombait comme un glaive, sectionnant la conversation pendant un précieux instant. Papa...? j'insistais, tenu par le minuteur de l'officier surveillant mon appel.
- Entendu fiston, j'envoie quelqu'un immédiatement. il prenait un ton que j'estimais être à mi-chemin entre la déception et l'abnégation.
- M.. merci ... Je t'expliquerais tout une fois rentré ... Je suis désolé Pap.. »

La boule que j'avais au ventre prenait une toute autre ampleur quand je réalisais que mon père venait de me raccrocher au nez. Il devait être furieux après moi, je pouvais déjà m'attendre à passer une soirée qui n'a rien à envier à la prison.

Non, j'exagère ... Son humeur est justifiée, mes actes ne méritent rien d'autre. Je dois assumer mes erreurs et cesser de craindre. Je dois me concentrer pour ne pas me retrouver dans la même position ... Après avoir pu parlé à papa, j'ai du rejoindre la cellule que je ne côtoierai que temporairement, finalement. Le confort y était bien rudimentaire, le banc en bois n'avait pas l'air particulièrement solide et puis cette couchette devait être mon aïeule..! Je n'osais même pas imaginer la nourriture et puis les sanitaires ... eww ... Je me suis assis sur le banc à me tourner les pouces pendant trop longtemps. Mon attention était partagée entre le sermon cérémoniel que je m'apprêtais à recevoir et la tête de Perkins, puisque je peux parier qu'il s'est dévoué lui-même, quand il me retrouvera derrière des barreaux.
*Tiens, c'est un peu plus confortable que je ne l'imaginais...* je me disais en me tortillant jusqu'à finir allongé sur la planche de bois accrochée au mur. En un rien de temps, me voilà embrassé par la douce étreinte de Morphée ...

*Arrêtez-les...*

*Le manteau rouge ...*

*pas un héro ...* je roupillais depuis deux bonnes heures en marmonnant dans mon sommeil, tout cela pendant qu'une silhouette se tenait dans l'ombre, appuyée contre la paroi de mon abri temporaire.
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Oroshine Takane
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Oroshine Takane
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Mer 12 Sep - 12:54

    Je dormais encore à poings fermés. Etrangement, le morceau de poids servant de banc me suffisait. A croire qu'avec la journée exténuante que j'ai dû traverser, je n'avais même plus assez de force pour faire le difficile. Pourtant il y eut une partie agitée dans mon sommeil ... Une pendant laquelle je revivais les événements ayant mené à mon arrestation, le tout ramené dans une dimension cauchemardesque où l'arrière-plan ne portait pas plus de couleurs que le noir ténèbres et le rouge sang, se mariant à merveille avec la figure menaçante de la Dame en Rouge. Un cauchemard qui fut stoppé net lorsque je me réveillais au sol. Dans l'hallucination onirique, je recevais un coup de couteau mais en réalité, je trébuchais de mon perchoir, ouvrant les yeux sur les chaussures de l'inconnu.

    « Aïe aïe a.. je me relevais spontanément. Qui est là ?! fis-je en pointant du doigt la silhouette dans un coin.
    - Arrête de crier, tu vas rameuter les collègues. Une sphère lumineuse lévitait, irradiant une douce lumière bleutée pour me permettre de distinguer les traits de l'inspecteur Chitsujo.
    - ]Inspecteur ... Quelle heure est-il.. ? Où est Perkins..? je me grattais l'oeil en soupirant, encore fatigué.
    - Il est 21h36, la Belle au Bois Dormant revient à la réalité ? So soon ... Any way, nous ne sommes plus dans la salle d'interrogation. Tu voulais me parler ? il croisait les bras en souriant en coin.
    - Inspecteur ... je le regardais en pleine confusion. *C'est un homme étrange, est-ce qu'il se joue de moi ou alors... est-il en train de me tester ? I can't find out ... * je partais m'asseoir sur le banc. Oui, je ... Vous me paraissez être un homme d'expérience et moi, une version défaillante de vous, non ... de tout ce à quoi j'aspire ... Vous comprenez, si je suis ici c'est pour réfléchir à mes actes, n'est-ce pas ? Les criminels ont le temps de se remettre en question ici, c'est exactement ce que j'ai fait ...
    - Et qu'en as-tu retiré ? demandait-il curieux
    - Que j'ai compilé les pires défauts qu'un véritable héro pouvait avoir ... à cet instant, je repensais à des fragments du tournoi et de toutes ces fois où j'ai joyeusement secoué le drapeau de l'apprenti héro. Mon Orgueil trouble ma Vision ... Mes Peurs faussent ma Logique ... Je n'ai pas agi en héro mais tout le contraire, j'ai été le pleutre moyen, ayant mis en danger ceux même que je rêve de protéger dans l'égoïste espérance de me sauver, moi ... je baissais la tête pendant que crachais mes propres vérités sous l'écoute attentive du détective, l'on pouvait sentir ma voix s'engourdir maintenant, pendant que le bord de mes yeux s'engorgeaient d'émotions salées. Et ce n'est pas tout ... rien de tout ça ne serait arrivé si j'avais été au moins assez fort ... l'homme à la chevelure blanche s'avançait
    - Assez fort ? Tu as carrément dévasté la rue ... remarquait-il
    - That's not it ... I ... Power isn't what makes a strong man, sir ... Unless it is handled with great care, Power only makes one short-sighted ... As such ... Je ne cherche pas seulement à acquérir cette force, ma véritable visée est d'en faire profiter le monde ...
    - Je vois ... to have come this far into your reflection, all by yourself is, well ... commençait l'inspecteur Chitsujo, je savais que ta plus grande force ne se trouvait pas dans tes gadgets, tu possèdes une intelligence remarquable, Oroshine. Je l'ai compris rien qu'en jetant un oeil à ton attirail, à ton âge je jouais encore avec le finger gun ... il se grattait la nuque avec un air embarrassé. J'ai continué à le comprendre en analysant tes émotions pendant l'interrogation, tu avais déjà saisi l'essence de tes fautes alors que les gars ne t'avaient pas lâché d'une semelle ... En somme, je crois que s'il est encore un peu plus responsabilisé, ton intellect pourrait faire de grandes choses.
    - Montrez-moi ! je répondais immédiatement et en serrant le poing.
    - Nani ?!
    - Papa ne peut prendre en charge mon entraînement et à l'école, le département d'assistance ne m'apprend pas à me comporter comme un héro digne de ce nom ! Je n'ai pas de lignes directives ... M'être plus ou moins formé tout seul m'a permis d'avancer à mon rythme, certes, ma progression globale reste encore lacunaire, malgré "mon intellect" je suis encore capable d'être subjugué par l'émotion et par conséquent à enchaîner les fautes ... je baissais la tête une nouvelle fois, sentant littéralement le gouffre qui creusait mes compétences.
    - Je suis détective, mon grand, pas superhéro ! Et même si tu avais voulu suivre une formation policière, je n'aurais pas le droit d'emmener un civil sans aucune expérience ni même un équipement approprié sur le terrain. Tu n'apprendras rien ici, tu devrais te tourner vers les pros, mais là encore je ne sais pas s'ils trouveront judicieux d'emmener un novice à la rencontre du danger. Ne cherche pas à brûler les étapes ...
    - J'ai compris. fis-je sèchement, coupant la parole à l'inspecteur. Dans ce cas je continuerai à progresser par mes propres moyens. Quand est-ce que j'aurais le droit de sortir ? je me levais avec un air renfermé presque énervé.
    - Tu peux. il tendait la main vers la porte déverrouillée de la geôle. On t'attend depuis déjà trois quarts-d'heure.
    - Bien ... Oh, vous parlez anglais, monsieur Chitsujo ?
    - Oui, j'ai travaillé quelques temps à Londres avant de revenir au Japon... racontait-il
    - Oh, Londres ! Wonderful ! You must have had a great time there, you got a nice accent by the way ! je complimentais avant de me diriger directement vers la porte avant d'ajouter sans me retourner. Merci pour votre aide, monsieur Chitsujo.
    - Oh ce n'est pas moi que tu devras remercier ... »

    Je faisais un pas, deux pas, trois grands pas jusqu'à pouvoir emprunter le tournant menant au couloir lui-même menant à cette pièce où nos affaires étaient conservées. Mais alors que je tournais les talons dans le virage, je fis tout de suite arrêté par la présence inattendue de ce grand homme.

    « Papa... ? »

    Il se tenait là, dos au mur et semblait avoir été dans cette posture depuis longtemps... assez longtemps pour entendre notre conversation..? Je jetais un regard incrédule vers le détective que je pouvais encore voir dans mon ancienne cellule avant de retourner mon attention vers papa. Ce dernier restait muet, son visage ferme n'exprimait pas la moindre émotion, comme s'il était mort à l'intérieur. J'ai tout de suite eu peur de recevoir ma râclée punitive sur place alors quand je l'ai vu faire un geste brusque, ne soyez pas étonnés si je vous dis que j'ai tenté de protéger mon visage, instinctivement.
    Mais il me prenait dans ses bras forts et me serrait contre lui. *Papa..?* Je n'y comprenais rien. Il n'était pas fâché ..?

    « Je suis vraiment désolé que mon absence doive brider ton énorme potentiel, mon fils... Je te promet de superviser ta carrière, même depuis le bureau ... Nous avons des choses à rattraper, mon garçon ... »

    Bon, lui il ne pleurait pas parce que, va savoir, un vrai homme adulte perd peut-être ses glandes de pleurs à un certain âge, mais ses mots avaient un effet massif sur moi, me secouant depuis mon être le plus profond jusqu'à provoquer un torrent de larmes chaudes. Je le serrais à mon tour, laissant mon émotivité tâcher son veston. Il avait donc bien entendu notre conversation. Il n'en était pas furieux pour autant, il semblait même culpabiliser, quelque part c'était comme si j'avais dit à monsieur Chitsujo que mon père était une des causes de mon présent échec. Non, ce n'est pas du tout ce que je voulais dire ... Mais toujours est-il qu'il a décidé de prendre des mesures, ce n'est pas pour me déplaire ... J'étais curieux de savoir comment cet homme d'affaires très demandé pouvait participer activement à ma formation. J'avais peur de n'entendre que des promesses en l'air mais la situation forçait l'assentiment. Nous sommes donc partis récupérer mes vêtements mais telle ne fut pas ma surprise quand je retrouvais également l'ensemble de l'équipement que je portais lors de incarcération ... Il était rangé dans une boîte tandis que le Leiscepter était en deux pièces, dans une autre boîte à part, m'indiquant que les spécialistes avaient décortiqué l'attirail. Je comprenais qu'il s'agissait encore un coup de ce bon inspecteur lorsque je le croisais à nouveau à la sortie, vêtu de son plus beau sourire "innocent", me serrant la main comme à un ami pendant qu'il se faisait une place comme idole dans ma perspective.

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