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Burn, baby, burn [PV Evangeline]

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Ai Ueyonabaru
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Sam 22 Sep - 21:33
"Salut, maman !"

Elle se glissa sous la voiture, obligée de baisser la tête et voûter le dos. Avec tout le métal qu'elle avait assimilé le matin-même, elle dépassait aisément le mètre quatre-vingt dix. C'était toujours une bonne idée de prévoir un bon stock avant de partir au travail. Cela lui valait des regards intrigués de tous les passants, saufs ceux qui la reconnaissaient, mais elle se fichait bien d'être reconnue. Cela la forçait à se baisser pour franchir certaines vieilles portes, mais à part celle de son petit appartement il n'y en avait aucune entre chez elle et l'immeuble d'Ingenium. Il y en avait dans le vieux garage, cependant.

A son appel, une petite femme menue se tourna, baissant la jante qu'elle était occupée à soupeser, son attention entièrement tournée vers la nouvelle venue. Un étranger aurait eut du mal à voir le moindre lien de parenté entre la jeune géante et sa mère, petite même selon les standards nippons. Pourtant elles se jetèrent dans les bras l'une de l'autre sans hésiter, maintenant l'accolade près d'une minute avant de rompre le contact. Elles affichaient toutes deux un large sourire désormais, si chaleureux qu'il contamina un autre employé du garage.

"Qu'est-ce que tu fais là, gamine ? T'aurais dû prévenir si tu voulais me voir, j'aurais pris ma journée."

"Pas besoin, maman, j'reste pas. J'patrouillais juste dans le coin pour le boulot et je me suis dit que ça s'rait sympa de passer dire coucou. Ça fait un bail que j'avais pas r'vu le garage, en plus."

Elle prit un instant pour juste lever les yeux, profiter de l'endroit. Elle n'avait mis les pieds que trois fois au travail de sa mère, à dire vrai. D'abord coincée à l'hôpital, puis trop prise par les cours, et enfin trop absorbée par son travail, elle ne voyait sa mère que certains soirs ou week-ends. Dans sa chambre tout d'abord, où Tokiko venait la voir tous les jours. Au restaurant désormais, où Ai se faisait une joie de l'inviter dès que possible grâce à sa généreuse paie de héros.

"Ouais, ça fait quoi, six ans ? Essaie de rien nous piquer cette fois."

"J'ai dit que j'étais désolée ! En plus j'avais un nouveau proto pour ma jambe et l'a eu des ratés, m'fallait quelque chose pour le réparer."

"Ouais ouais, la prochaine fois essaie de ne-

Elle fut interrompue soudainement quand sa fille leva un doigt, lui coupant brusquement la parole. Son regard était soudainement concentré, sans aucune trace de sourire alors qu'elle plissait les yeux et humait visiblement l'air.

"Tu trouves pas qu'ça sent le cramé ?"

Tokiko renifla à son tour, dubitative. Elle ne sentait rien d'inhabituel pour le garage. Des odeurs d'essence, de métal fondu et d'huile. Puis elle aussi remarqua le discret parfum de la cendre, et ses sourcils se froncèrent.

"Ouais, il y a un feu dans le coin. Tu veux-

"Faut qu'je file ! Bisous maman, on se revoit vite, promis !"

Sans attendre une seconde elle se précipita vers la sortie. Ses longues jambes emplies de moteurs la propulsaient à pleine vitesse sur le trottoir et elle fendit la foule à toute allure, criant aux passants pour les écarter de sa route.
"Pardon ! Héroïne en mission ! Pardon !"
Son pas rapide lui permit de trouver la source de l'odeur en une minute à peine. A quelques rues du garage, un incendie s'était déclaré dans un immeuble d'habitation. Il commençait tout juste à gagner la façade quand Ai arriva sur place et l'explosion d'une première fenêtre la força à freiner sec. Aussitôt le lieu et la nature de l'incident vérifiés, la jeune héroïne dégaina son téléphone et appela rapidement le central d'Ingenium.

"Ici Factory ! J'ai un incendie, au XX rue -----------, immeuble d'habitation, sans doute des civils à l'intérieur, j'entre !"


A partir de ces informations, le central pourrait contacter les services appropriés. Pompiers, hôpitaux, police et même d'autres héros si la situation devenait trop grave. En attendant leur arrivée cependant, Factory devait gérer seule. Elle escalada une borne incendie pour vraiment dépasser de la foule et inspira à fond avant de hurler.

"VOT'ATTENTION A TOUS ! JE VAIS VOUS D'MANDER DE VOUS ÉCARTER DE LA FAÇADE ET DE RESTER CALME ! LES POMPIERS S'RONT BIENTÔT LA ET ILS VOUS DIRONT QUOI FAIRE ! EN ATTENDANT PAS BESOIN D'PANIQUER CAR FACTORY EST SUR LE COUP !"

Sans attendre de voir si son appel au calme avait été entendu ou respecté, certaine que d'autres bien plus aptes s'en chargeraient bientôt à sa place, elle descendit de sa borne et s'engouffra dans l'immeuble.
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Evangeline Pulver
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Dim 23 Sep - 19:19
Il y a un temps pour accomplir ses objectifs, mais il y a aussi un temps pour vivre normalement, comme tout le monde. Aujourd'hui, par manque de pistes et surtout par envie de souffler un peu, je décidais de me contenter d'une journée tranquille, profiter des petits plaisirs et aussi en profiter pour remplir ce frigo qui, était vide. Je ne reste pas souvent chez moi et me contente souvent de restaurant ou de plats instantanés, il fallait que je fasse quelque chose. Une sortie en ville s'imposait, aucun déguisement n'était nécéssaire, je me contentais seulement de maquiller mon visage pour cacher les brûlures et de mettre des vêtements à manche longues.

Pour le reste, je vous épargne des détails, après tout, je doute fort que vous souhaitez savoir quel marque de riz ou quel type de viande je prends, où si j'aime entendre la caissière parler avec la vieille Chachami qui demandait comment allait son petit chien. En réalité, j'écoutais toujours ce genre de potin, des fois nous pouvions avoir de magnifiques informations ménant à des pistes plus ou moins fiable, même si, pour être honnête, cela n'arrive que dans 5% des cas. En soi des courses passionnantes, dans la superette du coin, un moment banal qui aurait pu le rester, jusqu'à ce que quelque chose tiqua mon attention.

Je me trouvais sur le chemin du retour, longeant les immeubles pour retourner chez moi jusqu'au moment où une épaisse fumée noire se déclara ainsi qu'une odeur forte désagréable, je regardais autour de moi, pas de pompiers, pas de héros dans les parages, la foule commençait à être présente pour regarder où alors s'enfuir loin de ce lieu. A côté de moi se trouvait quelqu'un signalant l'incendie. C'était certes une bonne chose mais, il y a souvent un temps entre le signalement et l'intervention. Un temps où beaucoup de choses peuvent se produire, un temps où les gens n'ont personne pour les aider. Et ça, je n'aime pas ça. Je lâchais mon sac de courses et retirait ma veste avant de rentrer dans l'immeuble, m'assurant d'avoir toujours mon sac de bille dans la poche de mon pentalon, un alter d'explosions dans un immeuble en feu, c'est très peu souvent conseillé mais il peut devenir utile.

L'alarme incendie avait déjà retentie à l'intérieur, et tout le monde commençait à sortir, certains dans la plus grande des précipîtations, d'autres non, seule, je ne pouvais m'assurer que tout le monde ait bien quittée les lieux, je me contentais donc de rassurer la population, en parlant un peu comme leur symbole de la paix ferait "Tout va bien car la cavalerie est arrivée !" Cela était purement faux, mais a partir du moment où un héros est là, les choses ont souvent tendance à se calmer beaucoup plus facilement. Ce qui pu me permettre de déjà, leur demander de ne pas créer la moindre émeute, et que tout allait être sous contrôle. Je ne pouvais pas couper l'incendie, mais cela serait déjà ça de fait, une fois que les gens seraient sortis, je pourrais m'aventurer dans les étages plus sinistrés.

L'évacuation était bien lancée, jusqu'au moment où des explosions commençaient à avoir lieu à l'étage, cela ne signifiait rien de bon, tout ce qui fait boom, ça me connait, et il risquerait d'y avoir de sérieux dégâts si tout cela avait à continuer. Il fallait endiguer ça, et le meilleur moyen de ne pas se prendre d'explosions supplémentaire, était d'éviter l'arrivée de toute énergie, eau, gaz, electricitée, rien ne devait être alimenté, une bombone de gaz, ça fait énormément de dégât, un court circuit, pareil.

Un choix cornélien se dressait devant moi, finir de m'assurer que tout le monde était en vie, ou alors risquer d'oublier des personnes en cherchant l'arrivée principale d'énergie. Au même moment une nouvelle personne entra au rez de chaussée, non loin de moi. Une demoiselle a l'apparence métallique, je m'étais renseignée sur les héros locaux, et je pouvais de ce fait reconnaître facilement les traîts de Factory. De de fait, je commençais à prendre l'initiative, pas le temps de discuter sur la légalité de mes actes, j'avais une idée de comment agir. Je commençais donc à me diriger vers les escaliers en courant, je la regardais en lui disant une instruction claire et précise.

"L'arrivée d'énergie n'est pas coupée, c'est ce qui fait que des explosions continuent de se produire, essayer de la trouver et de la couper, moi je monte aux étages sinistrés chercher des survivants. Nous ferons les présentations plus tard, il y a plus important à gérer."


C'est ainsi que je commençais à m'engouffrer dans cet immeuble. Pourquoi je faisais tout ça ? J'en avait strictement aucune idée si ce n'est que je ne voulais pas voir des gens mourir, ma maison et ma famille sont mort à cause des mes explosions ce destin est difficile à vivre. Je ne veux pas que ces citoyens vivent le même cas.
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Ai Ueyonabaru
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Dim 23 Sep - 22:48
A l'intérieur, elle fut accueillie par plus de fumée que de flammes, l'incendie en lui-même se trouvant surtout dans les étages. Rien d'inattendue car elle avait pu voir les langues de feu déchirer les fenêtres et déterminer approximativement que la plus grande menace se trouvait entre le troisième et le quatrième étage. L'apparition qui surgit d'une pièce voisine, jeune femme aux airs d'étrangère, l'était à peine moins. C'était un immeuble d'habitation, il y avait des habitants, et si la chaleur était déjà inconfortable à cet étage elle n'était pas insoutenable comme elle le serait plus haut. La civile s'était peut-être enfermée dans une pièce isolée jusque-là, à moins qu'elle ne vienne de se réveiller. En tout cas il était encore temps pour elle de s'enfuir et d'échapper à la fournaise, comme Ai voulut lui signaler. Son geste fut cependant interrompue quand la dite civile s'adressa à elle comme un supérieur, avec autorité et certitude. Son attitude inébranlable surprit l'héroïne, lui rappelant ses propres supérieurs, et elle s'imagina naturellement avoir affaire à une collègue. Plus habituée au commandement qu'elle, à juger par son assurance. Si la brune n'était pas d'accord avec sa répartition des rôles, persuadée que son alter serait plus utile dans la partie la plus fragile de l'immeuble, elle hocha tout de même la tête et se précipita vers sa gauche, traversant d'un coup de pied une porte marquée « parking ».

Au sous-sol, l'air était encore clair et la chaleur presque imperceptible. Enfermé dans sa chape de béton, le parking souterrain était parfaitement isolé du chaos qui faisait rage plus haut. Sans l'alarme incendie qui rugissait de toutes ses forces, Ai aurait pu oublier la raison de sa venue. Ce n'était heureusement pas son style et elle s'élança à grandes foulées vers un local technique, en face de l'escalier. La porte était verrouillée, au dépit des règles de sécurité et sans doute pour éviter que des plaisantins ne perturbent la vie de tous les résidents. Répondant par un mépris des règles proportionnel, Ai forma rapidement une scie dans son bras. La lame lui déchira la peau mais rien de plus et elle sentit à peine la douleur avant de sectionner le verrou. De l'autre côté l'attendaient le compteur électrique central, l'arrivée de gaz principale et le ballon d'eau du chauffage central. Si l'eau lui importait peu, ne présentant aucun risque en cas d'incendie, elle fit rapidement sauter tous les disjoncteurs et coupa la valve du gaz avant de faire demi-tour.

Au lieu cependant de retourner vers l'escalier, elle se dirigea vers la porte du parking et la rue. C'était un détour un peu long mais elle courrait assez vite pour se le permettre. De plus, elle avait bien envie de vérifier que la situation était sous contrôle. Un premier camion de pompier venait juste d'arriver et déjà ses occupants sécurisaient les environs, contenant et rassurant la foule tandis que d'autres installaient les lances incendies. Ai s'arrêta un instant devant l'un d'eux et le briefa rapidement.

"Ici Factory, c'est moi qu'ai appelé ! J'ai coupé l'électricité et l'gaz, et j'ai une collègue qu'évacue les civils dans les étages, j'vais la rejoindre ! Bon boulot les gars, on compte sur vous !"

Elle n'attendit pas de réponse, se contentant d'un hochement de tête du pompier avant de reprendre sa course et de se ruer vers l'escalier menant aux étages.
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Evangeline Pulver
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Dim 23 Sep - 23:50
Factory était partie tout couper, parfait, voila déjà un danger qui était écarté, je continuais alors ma montée dans l'immeuble pour atteindre le troisième étage, lieu où le feu était bien déclaré et bien entamé, la chaleur étant dans la limite du supportable et la fumée empêchant de voir correctement. Je retirais ma chemise afin de me couvrir le visage avec et avoir l'usage de mes deux mains, en vrai je m'en fichais de devoir sauver les gens en soutien-gorge, le plus important là était plus ma survie et la leur plutôt que ma dignité. Quand c'était fait, je me suis mise à enfoncer la porte des appartements afin de vérifier que tout le monde était sortis.

Vide, beaucoup avaient déjà évacués, cela était une bonne chose mais malheuresement tout n'allait pas être de bon repos, il fallait tout vérifier de manière éfficace, mais la visibilité n'était pas la plus adaptée, et je n'avais aucun objet ou pouvoir de détection. Difficile de pouvoir faire quoi que ce soit, je pourrait être du genre à tout faire exploser pour y voir clair, mais d'autres appels d'air ne ferait qu'alimenter les flammes.

Une partie des explosions avait eu pour effet de mettre des débrits partout, particulièrement au niveau du couloir empêchant de traverser le couloir, pourtant il fallait avancer pour évacuer et finir d'évacuer tout cet immeuble. Surtout que derrière les flammes, et le bruit qu'il pouvait y avoir, on pouvait clairement entendre des bruits venant de derrière. Il restait du monde à sauver, je ne voulais pas le faire mais il faut se rendre à l'évidence, il va falloir que je fasse sauter ce tât de débris.

"Si vous êtes derrière, reculez et baissez vous le plus possible, relevez vous uniquement quand je serais près de vous"

Puis je sortais un objet de ma poche, il fallait que je choisisse le bon et rapidement. Infuser une bille ferait une explosion de la taille d'un ballon de foot, a partir de cela, ça devrait détruire une partie, mais pas assez pour faire passer correctement un adulte, il faudra le faire étapes par étapes et bien gérer le souffle provoqué et la propulsion des débris. Je me couchais donc également au sol et sortais mon sac de billes, j'en infusait une première puis me concentra pour la lancer vers le haut pour exploser le premier morceau de débris, une deuxième fois, et une troisième. Cela n'allait pas spécialement rassurer les gens du dessus, mais c'était indispensable.

Les explosions me provoquaient toujours ces mêmes secousses, mais à côté de la chaleur et de la fumée, elles étaient supportable. Une fois que je pouvais me frayer un chemin, je me dirigeais vers l'autre partie du couloir, il y avait 3 personnes de présente, un homme, une femme et un bébé. Mon réflexe était avant tout de les rassurer.

"Tout va bien, nous sommes là, prenez ce passage et descendez les escaliers, les pompiers devraient être arrivés."

"Il reste d'autres personnes dans les étages, sauvez les !"

Cela avait le mérite d'être clair, il allait falloir aussi aller plus haut afin d'aider les gens, mais là, je ne voyais pas plus loin que le bout de mon nez, et la fumée était épaisse et les flammes continuaient leur chemin, il fallait que je prenne une bouffée d'air normal, je retournais vers l'escalier là où je retrouvais Factory.

"C'est très mauvais, après le troisième étage, ce n'est pas évacué et le feu continue de s'étendre. Le seul truc que je pourrais faire c'est exploser un endroit pour faciliter l'évacuation, mais le risque d'appel d'air est fortement présent. A moins que dans "Le feu de l'action", tu ait une meilleure idée."

Je ne savais pas d'où venait ma manie de diriger l’héroïne, après tout j'étais la personne la moins bien placée et la moins légitime pour le faire, mais c'était urgent de faire quelque chose.
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Ai Ueyonabaru
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Mar 25 Sep - 1:16
Elle croisa plusieurs personnes alors qu'elle tentait de rejoindre les hauteurs, des victimes en train de fuir les lieux du sinistre. Plutôt que s'arrêter pour éviter la collision, ou se coller au mur pour leur libérer le chemin, Ai choisit de déplacer un peu de métal dans ses jambes afin de les renforcer, juste avant de bondir au-dessus de leurs têtes. Son dos à nu frôla le plafond ardent mais elle esquiva aussi bien les civils que les flammes et elle se réceptionna derrière eux dans un craquement lourd, son poids ayant fêlé plusieurs planches. Elle ne prit cependant pas le temps de s'attarder et bondit dans l'escalier, montant les marches quatre à quatre.

Dès son arrivée au second elle retomba sur l'héroïne inconnue, qui avait abandonné son haut et l'utilisait pour se couvrir le visage. Sa précaution inspira Ai qui, consciente que sa collègue était en civil et devait se débrouiller sans son costume, fut particulièrement heureuse de pouvoir simplement générer un fin grillage devant sa figure. Elle se moquait de se blesser ou brûler les bras, ils étaient déjà couturés de toute part, mais sa tête méritait plus d'attention. Elle produisit d'ailleurs un masque similaire dans sa main, qu'elle tendit à sa camarade tandis qu'elle l'écoutait.

"Créer un courant d'air permettrait d'évacuer la fumée, ça nous f'rait gagner du temps mais ça permettrait aussi au feu d'continuer de brûler plus longtemps. Si on créée deux ouvertures dans des pièces inoccupées, l'appel d'air s'ra pas trop grave vu qu'y aura personne à brûler. 'ttends deux secondes, je vais voir un truc !"

Et sans attendre elle bondit jusqu'à une fenêtre proche, profitant de la course pour former un massif crochet sur son avant-bras gauche. Elle se roula en boule au moment de sauter, consciente qu'elle causerait justement un appel d'air au moment où elle briserait le verre. Elle n'avait pas le temps de retourner dans les escaliers cependant. Son corps traversa la vitre sans effort, suivi par une langue de feu qui tira un cri de frayeur à la foule en contrebas. Seul son poids démesuré la tira vers le sol assez vite pour éviter d'être carbonisée, pas assez cependant pour l'empêcher de coincer le croc dans le cadre de la fenêtre. De là, elle déroula un épais câble en métal pour descendre jusqu'à la rue et héler un pompier.

"Hey ! Y nous faut des masques à gaz, vite ! Au moins deux !"

L'officier fut d'abord frappé de panique, mais une invective de l'héroïne le ramena à la réalité et il s'élança vers un camion voisin, revenant avec trois masques accompagnés de leurs bonbonnes d'oxygène ainsi qu'une unique couverture ignifuge. Ai s'en saisit de son bras libre et lui rendit un sourire en échange, qu'il put contempler à loisir alors qu'elle réabsorbait la moitié inférieure de sa protection métallique.

"La classe, m'ci !"

Puis elle plaça un premier respirateur sur sa bouche en assimilant son câble, se tractant à toute vitesse le long de la façade jusqu'à retrouver le deuxième étage. Là, elle lança un masque à sa collègue tout en réabsorbant les derniers morceaux de son grappin improvisé.

"Tiens, j'en ai un troisième si on croise quelqu'un d'trop mal. Avec ça on est parée, go courant d'air !"

Déjà elle gravissait les marches menant à l'étage supérieur, sa main libre traînant le long du mur et absorbant les restes chauffés à blanc d'une ancienne rambarde. La température du métal chutait dès qu'il pénétrait son corps, évitant les pires brûlures, avant d'immédiatement migrer vers son avant-bras et un marteau-piqueur en cours de formation.
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Evangeline Pulver
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Mar 25 Sep - 23:13
Le courant d'air, c'était une des seules solutions possible à l'heure actuelle, et comme à mon habitude, une mesure quasiment désespérée pour une situation désespérée. Mais il fallait se presser, l'heure n'était pas à la réflexion : Une fumée noire qui s'accumule a de fortes chances de créer une explosion de gaz et ça, ça ne serait pas bon DU TOUT pour les affaires et par "Pas bon du tout" j'entends que nous pourrions y passer.

J'étais en train de réfléchir à où pouvoir gérer les appels d'air de manière assez conséquente pour faire sortir assez de fumée sans pour autant tout faire crâmer. Pendant cet instant de réflection, j'entendis ensuite Factory dire qu'elle revenait avant d'entendre un bris de fenêtre et de bourrasque, impossible à déterminer ce que c'était mais mon esprit de déduction me faisait pencher pour un premier appel d'air s'était lancé. Probablement venant d'elle, je ne disait rien sur le coup, m'assurant juste de ne pas finir en centres moi aussi.

Son retour fut rapide, elle avait avec elle des masques, des bombonnes d'oxygène et des couvertures unifugées, PAR-FAIT ! Cela n'allait pas régler le soucis de l'incendie mais au moins nous avons désormais de quoi tenir et survivre, avoir de l'eau en plus n'aurait pas été du luxe mais franchement, elle avait déjà bien gérée. Je retirais ma chemise qui me servait de masque afin d'enfiler le masque à gaz. Je piquais aussi une couverture unifugée avant de me mettre à exécuter le plan que je me suis mise en tête pendant ce court laps de demps où la demoiselle méchanique s'était absentée.

-"Mon alter, peut s'occuper des appels d'air, celui-ci me permet de transformer ce que je touche en bombe, il me suffit de prendre un objet et de décider qu'il fasse boom. Je vais calculer le coup pour que ça explose une partie du mur menant à l'extérieur. Assez grosse pour faire sortir une bonne partie du gaz, l'appel d'air sera conséquent du coup je me couvrirais avec ça. Après les pompiers interviendront ici, il ne restera plus qu'à évacuer ceux à l'étage.

Une fois ceci fait, je me dirigeais vers un des appartements, un du quatrième étage qui d'ailleurs nous n'a pas pu être fouillé convenablement. Je rentrais à l'intérieur, et m'assurait que personne n'était présent. Toutes les pièces étaient vides, même au sol, aucune trace du moindre habitant à secourir, PAR FAIT (façon de parler). J'infusais donc cinq objet, il fallait que plusieurs murs cèdent en plus de celui vers l'extérieur, pour créer une zone assez dense pour bien faire évacuer mais en plus avoir une zone assez dégagée à l'avenir, ça va être chaud. J'allais peut être faire une grosse connerie, j'allais peut être créer une situation encore plus désespérée mais il fallait que je gère ça pour éviter que la fumée noir s'intensifie de plus en plus. Mes bombes de fortune posées, je me couchais au sol avant de me mettre entièrement dans cette couverture, il ne restait plus qu'à générer l'explosion. 3, 2, 1, BOOM. Le contrecoup de mon alter me fit vivre une belle secousse, une légère migraine commença a s'installer ainsi qu'un sifflement dans mes oreilles, j'entendis les flammes prendre de plus belle, mais je ne comptais pas sortir tout de suite de cette couverture, il me fallait être sûre que tout soit ok, j'espérais vraiment ne pas avoir fait de ravages.
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Ai Ueyonabaru
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Mer 26 Sep - 22:28
Dès le retour d'Ai dans la fournaise, sa camarade commença à lui exposer son plan pour la suite. Son idée était osée. Pas sans risque mais la situation ne tarderait pas à être désespérée et elles n'avaient plus énormément d'options. Alors qu'elle grimpait les marches trois par trois, la brune ne put qu’acquiescer. L'héroïne inconnue semblait savoir ce qu'elle faisait, et puisque tout laissait croire qu'elle avait de l'expérience en sauvetage, Ai ne crut pas utile de lui donner le moindre conseil ou le moindre avertissement. L'heure était à l'action et les expertes étaient sur le coup. Arrivées au quatrième, la nippone se contenta d'un simple signe de main pour sa partenaire avant de reprendre sa course.

"J'te laisse cet étage, j'vais voir s'il reste du monde plus haut !"

Sa main gauche dévorait toujours la rampe un peu plus à chaque pas et quand elle rejoignit finalement le cinquième étage, un marteau-piqueur parfaitement fonctionnel dépassait de la peau déchiquetée de son avant-bras. Un fin filet de sang coagulé formait un étrange motif sur le métal, comme s'il était damasquiné. Ai n'y prêtait cependant aucune attention, ses nerfs détruits par de trop nombreuses blessures et incapables de lui faire mal pour si peu. Pour elle, ça ne serait qu'une cicatrice de plus une fois qu'elle aurait sauvé quiconque était encore dans l'immeuble.

Elle eut d'ailleurs bien vite l'usage de son outil de prédilection. La porte même de la cage d'escalier refusait de s'ouvrir, sans doute bloquée par un débris de l'autre côté. Pour que cet étage ait déjà commencé à s'effondrer, il devait être le plus proche du foyer de l'incendie. Sans doute les flammes avaient-elles commencé leur travail au sixième avant de se répandre. Une explosion n'était pas non plus à exclure. Cela importait peu dans l'immédiat, cependant, car Ai devait passer. Les câbles se réarrangèrent presque d'eux-même dans son bras, connectant enfin le marteau à sa batterie et actionnant le burin mécanique. Un seul coup pulvérisa aussi bien le battant de la porte que la poutre qui s'y appuyait. L'héroïne eut juste le temps de se jeter au sol pour esquiver la langue de flamme, qui lui roussit tout de même le bras. Un appel d'air, bien sûr. Elle commençait à regretter de ne pas avoir demander plus de couvertures ignifuges.

Au moins pouvait-elle accéder à l'étage, désormais. Et à juger par les maigres gémissements qui y résonnaient, il y avait bien des âmes à sauver. Ai bondit au-dessus des débris de bois et s'engouffra dans le couloir, avec juste un regard pour le plafond. Les dégâts n'étaient pas encore très importants, le feu avait fragilisé une poutre mais le reste semblait encore résister. Les traces de fumées étaient plus importantes ici que dans les étages inférieurs mais rien qui semblait indiquer une explosion ou une longue exposition au feu. Ce n'était toujours pas le foyer de l'incendie. Un mauvais pressentiment commençait à gagner l'héroïne, malgré son optimisme forcené qui lui interdisait d'imaginer le pire.

Un second coup de marteau-piqueur fut nécessaire pour faire sauter une serrure et accéder à un des appartements. Dans la salle de bain, elle trouva l'origine des pleurs : deux adolescents en pleurs, noircis et secoués de sanglots et de toux, serrés contre les corps inanimés d'une femme et d'un jeune enfant. La famille au grand complet, réfugiée dans la baignoire et temporairement protégés par des serviettes humides, désormais sèches et carbonisées. Sans doute l'adulte avait-elle inhalé plus de fumée que les autres pour les protéger, et en payait désormais le prix. Sans attendre, Ai saisit les victimes inconscientes.

"C'est bon, les gars, les secours sont arrivés, j'vais vous tirer d'là ! Maintenant filez par l'escalier, et descendez jusqu'au sous-sol !"

La charge supplémentaire était négligeable pour Factory, l'héroïne d'acier dont les muscles d'acier était actuellement aussi épais que ceux d'un athlète. Quand les deux autres enfants voulurent s'appuyer sur elle, cependant, elle sentit que sa force actuelle ne suffirait pas. Même si le moment était mal choisi, elle prit donc un instant pour assimiler toute la plomberie disponible et renforcer encore ses jambes. Le courant d'air attendrait, ces gamins n'étaient pas en état de tenir plus longtemps.
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Evangeline Pulver
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Lun 1 Oct - 23:03
Le plus gros des dégâts du à l'appel d'air venait d'être terminé, cette grosse explosion a d'ailleurs eu l'effet de faire débarquer les pompiers beaucoup plus rapidment, pourquoi je dis ça ? Parce que j'ai a peine eu le temps de sortir de cette couverture avant de retourner vers l'escalier que ceux-ci étaient à monter, avec le matériel nécéssaire a la maîtrise de ce feu. Parfait.

-"Les risques d'explosions dues à l'accumulation de la fumée ont été réduite à cet étage, cependant, il y a encore beaucoup à gérer. Même si le troisième étage a été évacué, il reste encore des victimes au quatrième et en hauteur, je vais rejoindre Factory et m'assurer que tout aille bien.

Toutes les informations ont été données, enfin... Presque toutes. En effet je n'avais toujours pas déclinée mon identité auprès des pompiers, cela se justifiait tout simplement du fait que je ne suis pas un héros, il ne faudra pas croire ce que diront les journaux à ce propos. Mais bon, là, je pense déjà à l'après alors que nous sommes loin d'avoir fini.

Je courais vers le quatrième étage, constatant le passage forcé, parfait. Je courais donc avant de constater qu'un épais nuage de fumée était toujours présent en ce lieu, cela était encore dans le supportable mais il fallait tout de même agir, faire sortir le surplus de fumée et laisser les pompiers faire le reste avant de passer à la suite. Et pour être honnête, cela allait être très compliqué de sauver tout le monde.

Nous étions loin du foyer, et il y avait encore les étages supérieurs à surveiller et il était impossible pour moi d'appeler des renforts, je poussais un soupir avant de m'engouffrer un peu plus et de tomber sur Factory, qui portait deux nouvelles personnes à sauver. Je pourrais l'aider, alléger sa charge mais ceci ne serait qu'une perte de temps. C'est stupide de dire ça mais il fallait optimiser les déplacement le mieux que possible, et deux personnes transporter des victimes, cela empêcherait d'en rechercher de nouvelles ou alors de tout évacuer.

-"Je m'occupe, de la fumée, et ensuite il faudra laisser les pompiers faire le reste, je t'avoue que des héros en renfort ne feraient pas de mal, nous commençons à être débordés et nous n'avons toujours pas atteint le foyer"

En espérant qu'elle prenne l'initiative de demander des renforts. Car sinon, cela serait très compliqué et l'heure n'est pas aux aveux et explications du genre "En vrai je t'aide illégalement". De ce fait, une fois ce message passé, j'entrais dans un des appartement, m'assurant qu'il était vide et dans un endroit différent que celui où j'ai déjà tout fait péter, en vrai, j'étais à l'opposée. Considérez cela comme une partie de Jenga, si vous retirez tout les morceaux de bois du même côté, tout s’effondrera, ici, c'était pareil. Ensuite, je procédait exactement à la même opération qu'à l'étage précédent, sauf que cette fois-ci, pas de couverture, j'allais devoir me coucher dans le couloir en  priant pour que ça passe, la moindre erreur de ma part et je pourrais être prise pour quelqu'un sabotant le sauvetage. Ce que je refuse en tout point, je sais que je suis loin de tout maîtriser et que ce que je fait manque peut être de logique, mais pour moi, c'était la seule solution possible.
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Ai Ueyonabaru
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Dim 7 Oct - 0:46
Sur la route de l'escalier, un corps sur chaque épaule et un enfant accroché à chaque jambe, Ai traversait le couloir à grande enjambées quand elle retrouva sa collègue qui traversait l'étage à contresens. Une secousse préalable, que l'héroïne avait simplement attribué à la rupture d'une poutre ou d'un mur, semblait désormais signifier que la créatrice d'explosions avait fait son œuvre au troisième. Elle s'engagea ensuite à faire de même au quatrième, ce à quoi la brune répondit par un simple hochement de tête. Elle n'avait pas le temps de s'arrêter, trottinant toujours avec les civils vers l'escalier.

"Les renforts sont déjà en route, l'équipe Ingenium est sur le coup !"

La dernière chose qu'adressa Ai à sa camarade avant de disparaître dans l'escalier fut un thumbs-up, signe que tout irait pour le mieux. Elle avait prévenu le bureau, maintenant ses collègues avaient dû envoyer quelqu'un analyser la situation plus en détail avant de faire déployer les membres les plus adaptés du bureau en renfort des pompiers et forces de l'ordre. C'était ça la politique Idaten : mettre la bonne personne avec le bon alter au bon endroit, et miser sur le collectif. Assembly Line avait beau être un alter polyvalent, il restait perclus de faiblesses et de limites. Il n'était, par exemple, pas le plus utile du tout dans cette situation. Ai pouvait défoncer les obstacles et renforcer les structures fragiles mais elle ne pouvait rien contre les flammes, la chaleur, la fumée ou les blessures des civils. Elle ne pouvait que les soutenir pour les évacuer un par un, là où son patron les auraient déjà ramenés à l'extérieur et fait le trajet retour.

Qu'elle ne puisse pas tout faire ne signifiait pas pour autant qu'elle était inutile. Elle avait l 'impression de bouillir et plusieurs cloques dues au feu étaient apparues sur ses avants-bras mais Assembly Line lui permettait de garder le métal en elle à température acceptable au lieu de le laisser chauffer jusqu'au blanc et la brûler de l'intérieur. Elle pouvait naviguer avec moins de risques qu'un autre dans l'environnement instable d'un bâtiment en train de s'effondrer. C'était d'ailleurs son rôle chez Ingenium, inspecter les structures fragiles en alternant renforts et destruction. Une fois de retour au troisième, elle croisa un groupe de pompiers venus les aider à l'intérieur, l'occasion pour elle de leur confier les civils avant de grimper les marches et de rejoindre son anonyme alliée. Celle-ci s'occupait sans doute du quatrième alors Ai ignora cet étage, s'arrêtant au cinquième. Selon ses estimations, c'était là qu'avait démarré l'incendie. C'était donc là qu'il y avait le moins de chances de trouver des survivants, et le plus de chances de faciliter l'accès à ses collègues et aux pompiers.

Cette fois rien ne bouchait l'accès. Au contraire, la porte avait été enfoncée et des débris jonchaient les dernières marches. L'héroïne ralentit son trot. Un mauvais pressentiment la gagnait. Face à elle, l'étage semblait désert. Même les murs avaient disparu, par endroit du moins, libérant un cercle presque vide et complètement noir devant la porte. Le lieu d'une explosion, à n'en pas douter, et plus que probablement le départ de l'incendie. Il ne restait aucune trace de ce qui avait provoqué l'explosion mais à ce stade, rien de surprenant. Aucun obstacle non plus, rien dans l'immédiat en fait. Ai craignait tout juste que le sol fragilisé cède sous son poids mais c'était précisément pour ça que Factory était là. Elle prit quelques secondes à renforcer le plancher, concentrée sur le bois dans lequel elle insérait des barres de fer, avant de s'estimer satisfaite et de se redresser. Là, elle remarqua pour la première fois la silhouette charbonneuse et incandescente qui lui faisait face. Il n'était pas là un instant plus tôt, se dit-elle. Puis elle compris d'où venait son appréhension et elle plongea en arrière juste à temps pour esquiver une langue de feu.

Recroquevillée dans la cage d'escalier, la première pensée qui lui vint fut qu'elle détestait vraiment devoir se charger des vilains.
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PNJ
Mar 30 Oct - 11:41

(PNJ présent(s) dans la scène : Moltar)




La liberté. Jusque-là, il était libre, comme ses flammes qui se propageaient dans cet immeuble. Il pourrait très bien laisser le bâtiment et ses habitants à leur sort, et s’éloigner de l’immeuble sans se retourner, et cela avec des lunettes de soleil. Mais non, cela lui plaisait plus de déambuler dans ces décombres, et de vivre le carnage qu’il avait lui-même créé. C’était tellement plus vivant, et excitant. Oh oui, de la vie. Les habitants mettaient tout ce qu’ils avaient pour crier à l’aide. Et ce qui était génial, c’était que personne ne venait. Aucun héros pour venir l’embêter, il pouvait continuer sa balade, pour observer ce qu’il avait fait. Son côté perfectionniste lui faisait parfois s’arrêter, s’il jugeait qu’un recoin n’était pas assez amoché, histoire d’en ajouter une couche.

« AU SECOUURRRS !
- TA GUEEEEEUUUULE !  »

Des mots qui n’étaient pas prononcées avec une réelle envie d’avoir le silence, mais plutôt avec de l’amusement. Des mots qui précédaient d’ailleurs la chute d’une poutre, qui aura eu pour effet de calmer un peu cette tension. Plutôt que de chahuter, ils devraient tous s’asseoir et profiter du spectacle. Et dans cet ultime spectacle, ils ont l’honneur d’être eux-mêmes des acteurs, malgré eux.

À travers ces pleurs et ces sons de fracassements, il crut entendre des bruits venant de l’extérieur. Une alarme, celle des pompiers. La fête n’allait pas encore durer bien longtemps. Si les services publics arrivaient, cela devait inclure les héros. Il n’aurait pas l’air malin de se retrouver dans cet immeuble éteint, même s’il était entouré par les cadavres de sa victoire. Peut-être était-ce le moment d’être raisonnable et de partir sans demander son reste ?

« Ksh… »

Bien sûr, ça ne l’enchantait pas. Mais tout feu d’artifice a sa fin. C’est alors que près des escaliers, il aperçut une personne un peu trop silencieuse. Un peu trop déterminée, un peu trop sure d’elle. Cette confiance qu’elle avait, pour être en plein milieu d’un incendie, n’était pas celle d’un simple résident qui tentait de réparer les choses d’elle-même.
C’était trop tard, s’ils étaient là, alors il n’aurait pas le temps de se chercher une issue de secours assez sécurisée. Dans ce cas, continuons le fun…

« Salutations… héros ! »

Comme rythmées avec ses propos, des flammes jaillirent en direction de cet intrus. Bondissant en arrière, ce dernier esquiva cela de peu. C’était beau. Ça lui plaisait. Regardant au sol, le vilain aperçut une barre de métal, provenant d’une rambarde d’escalier qui avait cédé. Il se baissa pour la saisir, puis s’approcha en-haut des marches. Tenant son arme improvisée de la main droite, à l’horizontale, il en fit bondir l’autre extrémité dans sa main gauche plusieurs fois de suite, tout en mettant au défi le héros qu’il avait tout juste rencontrer, l’identifiant finalement comme étant une jeune femme.

« Alors, ça veut se joindre à ma petite fête ? J’ai refait un peu la décoration, surtout sur les murs. J’espère que c’est à votre goût, fit-il d’un air hautain, avec un peu d’amusement. Je me suis déjà occupé de beaucoup de mes convives, alors c’est avec plaisir que je m’occuperai bien de vous, si tel est votre désir. »

Quartiers résidentiels de Hosu
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Evangeline Pulver
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Dim 4 Nov - 12:35
J'étais au taquet pour être sûre que la fumée ne soit pas un problème pour les pompiers au point que, j'avais totalement oubliée de faire attention à ce que je faisais exploser et à quelle fréquence je le faisait. A partir de là, j'avais complètment oubliée le contrecoup de mon alter. Eve, ce n'est pas sérieux du tout. Résultat des courses, je commençais à ressentir une vive migraine, c'était supportable mais, cela voulait dire qu'il allait falloir que je me calme sérieusement, j'espère vraiment que nous arrivons bientôt en haut.

Les pompiers peuvent désormais pratiquer l'étage où je suis, il me reste plus qu'à rejoindre Factory, j'empruntais donc les escaliers où je pouvais entendre une autre voix, une voix inconnue qui d'après ses dires avait l'air d'être le responsable de tout cela. Le feu était donc d'origine humaine, a partir de la, pas le choix, il fallait trouver le moyen de réagir. J'ai déjà opérée face à des vilains face à des espace clos, mais jamais dans un incendie avec des personnes potentiellement encore en vie. Factory est avec moi, mais l'acier ne fait pas bon ménage contre le feu.... L'heure n'est pas à la réflexion, il fallait agir mais vite.

Je marchais en direction du vilain, poussant un magnifique applaudissement sarcastique, si je pouvais attirer toute l'attention pour moi, cela serait parfait. Et surtout, on garde son sang froid. Très important, Etape 1 : Barratiner, et montrer qu'on est sur de soi.

- Glückwünsche ! Quelle magnifique décoration ! Tout est flambant neuf ~ Si ton désir est que l'on valse ensemble, je brûle d'envie de voir comment tu te débrouilles, car d'habitude, c'est moi qui mène la danse ~

Une fois ce discours terminé, je retirais mon masque à gaz en poussant un sourire, un air assez amusé mais assez sérieux, frapper du vilain, ça me connaît, avec ou sans incendie. J'infusais le masque d'une charge explosive, avant de le lancer derrière le vilain, a partir de ce moment, je commençais à m'approcher en courir vers lui et une fois à portée, faire exploser mon masque et profiter de cet effet de surprise pour lui en coller une bonne. Un crochet du droit, c'est bien pour commencer.

-"Burn with me, baby"

Je ne connais pas son alter, mais on devine très facilement que c'est quelque chose lié au feu, je m'attends facilement au fait qu'il tente de brûler le masque, mais dans tout les cas, ça ne changera pas la charge, même brûlé, il devrait exposer... en théorie. Dans tout les cas, ça passe ou ça casse.
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Ai Ueyonabaru
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Lun 5 Nov - 22:19
Ils étaient souvent arrogants, ou enragés, ou désespérés, en tout cas toujours irrationnels. Quel être en état de raisonner normalement se tournerait vers le crime, et pire encore, se confronterait à un héros ? Quelqu'un non seulement encouragé à développer son Alter, autorisé à l'utiliser publiquement et sans restriction, mais même encouragé à le faire ? Et c'était précisément cette irrationalité, cette démence nécessaire pour sombrer dans la vilenie, qui les rendait dangereux. Imprévisibles, imprudents, souvent prompts à se mettre en danger pour en devenir un plus grand eux-même.

Seule, Ai aurait probablement appelé à l'aide. Le numéro du boulot était en raccourci et certains au bureau étaient bien meilleurs qu'elle pour combattre, à commencer par Ingenium lui-même. Seulement elle n'était pas seule, et son renfort était déjà là, dépourvue de ses hésitations et de sa réticence. Sans attendre une seconde, l'héroïne blonde s'avança dans l'étage déserté, faisant face seule au pyromane surexcité. Toujours recroquevillée derrière un pan de mur, à l'abri d'une contre-attaque, Factory tendit une main dans sa direction pour la retenir et voulut l’interpeller, mais pas assez vite pour l'empêcher de partir en avant du danger.

Ne laissant qu'un œil dépasser de sa cachette, elle assista avec anxiété au petit numéro de sa collègue. Et si le vilain n'appréciait pas écouter autant que déclamer ? Rien ne l'empêchait de simplement déchaîner les flammes de l'enfer à nouveau, et l'héroïne inconnue n'avait rien pour se défendre contre ce genre d'attaque. Ai devait bien admettre, cependant, que son attitude était la bonne. Confronter le danger était la seule manière de le neutraliser, et c'était bien là le travail des héros. Si seulement il s'était agit d'un simple incendie, sans maniaque à sa source, les choses auraient été plus simples.

Mais ni la difficulté ni le danger ne signifiait grand-chose pour Factory, l'indestructible héroïne d'acier, qui fronça les sourcils en voyant sa partenaire enlever son masque. Elle devinait ce que la blonde avait en tête, une sorte d'attaque surprise cachée sous façade de théâtralité. Une ruse sans doute aussi imprévisible que le vilain qui en ferait les frais, mais il ne serait peut-être pas le seul. Sans attendre, Ai plongea un poing dans le mur, dévorant les câbles électriques tandis qu'elle formait un bouclier sur son autre bras. La plaque de métal grandit depuis la plaie déjà béante, brûlée et cautérisée. En quelques secondes, elle s'était équipée d'un pavois assez imposant pour la protéger d'une nouvelle langue de feu, ou protéger quelqu'un d'autre.

Car c'était bien ce qu'elle faisait de mieux en combat, protéger et se protéger. Encaisser les attaques grâce à son corps d'acier pendant que les autres, plus entraînés à se battre, rendaient coup pour coup. Et ce jour-là encore c'était ce qu'elle comptait faire. Attendant le dernier moment, que son alliée se décide à lancer le masque, Ai se rua hors de sa cachette. Elle ne réalisa pas l'intention de sa camarade, pensant que l'explosion était la véritable attaque, l'héroïne déplia ses jambes de toutes ses forces, les renforçant même pour l'occasion. D'un bond prodigieux, elle rattrapa la blonde, enroulant son bras autour de son torse et ainsi positionnant la plaque d'acier entre elles et leur adversaire.

"Maintenant !"
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