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Action ou vérité ? {PV Chiruki}

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David Matsui
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Dim 2 Déc - 0:13
"Tu te prend pour un dur hein... Pauvre taré masqué."

Haku Amarito est un criminel à l'ancienne. Une certaine notion de l'honneur du clan, du sacrifice, de la dévotion envers son oyabun. Est ce que c'est ce concept qui l'a amené à devenir un tueur de magistrats notoire ? Je sais pas, et très franchement j'en ai pas grand chose à foutre. J'ai Faim. Encore. Et ce pauvre connard de tueur à gage est ce qui se rapprochai le plus d'un casse croute correct dans le quartier. Sauf que contrairement à ce que j'avais pu penser, ma viande du jour est doté d'un cerveau en état de marche.

C'est ce cerveau qui lui a permis de voir que mon Alter le suivait depuis les toits en plein après midi. C'est ce même organe qui lui a fait déduire ce que Wendigo était, ainsi que ce qu'il voulait. Le yakuza a compris qu'il était en danger, mais il ne l'a pas fait voir. Il c'est contenté de se détourner de sa route habituelle, histoire de pouvoir trainer son poursuivant sur un terrain plus avantageux qu'une rue bondée de civils.

Il ne lui a pas fallu longtemps pour rejoindre un entrepôt en périphérie. Et une fois dans cette entrepôt, il ne lui à même pas fallu trois secondes pour attraper un vieil Uzi Israélien. C'est arme à la main qu'il c'était tourné vers mon Alter, ce dernier étant confortablement installé sur une des barre métallique qui constituait l'armature du toit.

"Allez viens sale cannibale... Viens... Je vais te montrer ce qu'est un vrai Yakuza !"



Un simple saut sur le coté permet à Wendigo de se jeter hors d'atteinte de la rafale. C'est le problème avec les vieux flingues, ils ont beau avoir fait leurs preuves leur conception date d'il y a plus d'une centaine d'années. Ils se montrent bien souvent toujours aussi dévastateurs au toucher, mais ils perdent en précision avec le temps. La pluie de balle vient se planter dans la toiture métallique avec des petits bruits de pop corns mal soufflés.

"Trop... imprécis... pauvre connard."

La chute de mon Alter lui donne de la vitesse. Et tout le monde sait ce que produit un objet lourd lorsqu'il tombe très vite : il produit des dégâts. Mon repas produit un petit cri tout ce qu'il y a de plus commun avant de s'effondrer sur le sol, Wendigo sur le ventre. Un rapide coup de latte suffit pour le mettre par terre, un peu de sommeil ça ne fait pas de mal.

Un gargouillement furtif sort de mon ventre.

Je baisse les yeux vers mon estomac. C'est incroyable à quelle point cette sensation peut devenir une part de votre vie. Il fut un temps ou je vivais sans. Mais maintenant... Maintenant je n'aime pas la laisser grandir. je préférer régler le problème vite, ce qui implique de nourrir ma soif de cadavre dès qu'elle pointe le bout de son nez. Donc de tuer de sang froid le plus de Yakuza possible histoire de me faire un véritable garde manger.

Pourquoi des Yakuza ?

Parce que c'est mieux pour ma santé mental de dézinguer des gens qui le méritent un minimum. Au moi, ce type de proie est consciente qu'elle peut se faire refroidir par quelqu'un. Qu'elle peut devenir un animal traqué simplement en allant chercher ses nouilles le midi. Je pousse un petit soupir derrière mon masque en alliage renforcé. Me voila caché derrière un container à attendre. Attendre que Wendigo reçoive l'ordre, qu'il se penche vers mon repas de la semaine, qu'il lui arrache la tête d'un coup sec histoire de pas le faite trop souffrir. Attendre qu'il le bouffe lentement, en commençant par les yeux pour une raison que je ne comprendrai sans doute jamais. Attendre que ma Faim diminue.

Parfois, lorsque je me réveille dans ma planque des égouts, je me demande comment j'en suis arrivé la. Puis je me rend compte qu'il n'y a eu qu'un seul choix personnel sur le sujet. Juste un seul. La perte des parents ? Pas choisi. L'Alter agressif de nature ? Pas choisi non plus. Me bouffer des détenus d'asile dans la gueule durant tout mon enfance ? Toujours pas voulu. Quitter l'asile après cette séance d'hypnose ? Choisis, voulu, re-choisis et re-voulu.

J'avais le choix entre l'asile ou cette... horreur. Et, putain de merde, je risque certainement pas de demander à retourner dans une asile un jour.
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Chiruki Issuo
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Dim 2 Déc - 22:45
J'ai rien à faire. Les cours reprennent demain et j'ai de l'avance sur mon boulot. Assise en tailleur sur ma chaise de bureau, je lis mes fiches encore et encore... Les cours magistraux en classe sont là pour nous donner une culture décente, c'est Yuei quand même. Cependant, j'ai des facilités.
Je vis dans un des grands appartements possédés par mes parents en plein milieu de Tokyo... Ça me permet d'être proche du lycée mais je n'aime pas dépendre d'eux... Enfin, c'est même pas sûr qu'ils se rappellent de cet endroit...

Bref, je ne peux pas rester ici à rien faire.
Je range mes affaires, j'enfile un sweat à capuche au dessus de mon T-shirt ainsi qu'un legging noir. J'attrape mon portable, mes écouteurs et une paire de basket... Je vais aller m’entraîner un peu, j'ai besoin de courir et je pourrais bosser mon endurance.
Je ferme la porte à clé et je sors dans Tokyo.
Mon portable dans la poche de mon sweat j'écoute de la musique pour me distraire sur le chemin jusqu'au parc. Je ne veux pas courir dans les rues de la ville, la pollution est partout.
Je marche jusqu'à la station de métro la plus proche, je connais quelques endroits tranquille où je peux courir sans me sentir oppressée par tout les gens banals qui se pressent.

Pour cela je dois aller un peu en périphérie, dans un quartier tranquille habité par des vieux qui dorment toute la journée.
Arrivée à destination, je commence à me diriger vers le petit parc du coin.
J'inspire un grand coup pour profiter de l'air sain et... une goutte s'écrase sur mon petit nez. Super. Je regarde le ciel, des nuages furieux s’amoncellent pour venir gâcher mon aprem.

Bon bah... Il va falloir que je rentre. Si l'averse est trop forte, mon sweat ne tiendra pas très longtemps et je vais finir trempée... Je me réjouissait à l'idée de passer le temps mais là je suis partie pour me faire chier jusque la reprise demain...
Je tourne le pas et je jette un dernier coup d’œil au quartier, des maisons résidentielles quasiment collées avec des petits espaces jardins... J'aimerais pas vieillir ici.

Je suis sur le chemin du retour alors que la pluie est encore légère, dans une ruelle banale, les yeux dans le flou, perdue dans mes pensées, je connais le chemin. Mais soudain, un gars me bouscule et je tombe sur le coccyx. Je lâche un juron et me tourne pour le voir s'enfuir... Le mec court à fond, il pourrait faire gaffe merde.

Clonk

C'est à peu près le bruit que j'entend sur ma droite quelques secondes après, un bruit de vieille tôle... Je tourne alors la tête pour apercevoir un montre assez... horrible. Je ne saurais dire de quoi son corps à forme mi-humaine est composé.
Il est immobile, scrutant vers où l'homme qui m'a bousculé est partit.
Je le regarde, à la fois fascinée et horrifiée ne sachant que faire. Cette... chose ne m'inspire aucunement confiance.
C'est alors qu'il fait un bond extraordinaire vers la maison suivante et s'arrête de nouveau, comme s'il suivait quelque chose.
Un frisson me parcoure, je ne sais pas du tout ce qu'il se passe mais j'ai un très mauvais pressentiment.
L'être saute de nouveau.
Je dois le suivre, je veux savoir ce que c'est, ce qu'il se passe.
Mon instinct me pousse à agir, je vais filer cette chose.

Après quelques minutes de filature compliquée, la créature arrive à un vieil entrepôt abandonné. Elle ne semble pas faire attention à ses arrières et reste concentrée sur son objectif... qui semble être cet endroit.
Elle pénètre à l'intérieur par une entrée sûrement destinée aux camions de livraison.
Que dois-je faire ? Laisser tomber ici ?
Je ne suis pas rassurée.

La pluie est maintenant forte, mon sweat blanc est en train de noircir et j'ai froid.
Des coups de feu résonnent à l’intérieur du hangar, je ne réfléchis plus et me précipite à l'entrée. Je traverse les flaques accumulées pour découvrir la créature penchée sur un homme... Mon cœur fait un bond, je ne vois pas son visage d'ici mais j'ai l'impression qu'il est en très mauvaise posture... Je me cache derrière le mur en bois du vieil entrepôt. Je dois faire quoi !? Je dois faire quoi !?

Je n'ai pas le droit d'utiliser mon alter et agir seule pourrait me mettre en danger. Je n'ai plus le temps de penser, je sors mon tel et compose le numéro des autorités.
Je m'assoie sur le sol mouillé et écoute les bips en fermant les yeux très fort... Répondez, répondez, répondez...
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David Matsui
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Lun 3 Déc - 13:36
Voila un fauteur de trouble bien curieux.

L'invitée surprise du jour est une jeune fille de constitution moyenne. Pas de costume héroïque, pas d’arme visible. Ce n'est pas quelqu'un qui c'est levé avec l'intention de refroidir de la Viande ce matin. Elle est habillé comme une joggeuse tout ce qu'il y a de plus classique, même si la pluie battante fait dangereusement pencher ses vêtements vers le bas. Les miens aussi commence à être lourds remarque, mon masque se branle de l'eau mais ce n'est pas le cas de ce splendide complet noir de clodo. Ses vêtements sont plutôt amples. Dommage. L'inverse m'aurait permis de mater de la bonne chaire, mais je suppose qu'entre regarder et se nourrir, il faut choisir.

Enfin bref, j'ai bien fait de suivre Wendigo de relativement près. Je déteste les contres filatures. Surtout lorsqu'elles sont tenus par des civils un peu trop curieux. Si c'était des renfort du clan je ne me poserai pas de question. Mais avec du gibier protégé comme ça on ne tire pas au blackstar sans sommation. C'est pas comme ça que je veut fonctionner.

"On ne bouge pas. On lance le téléphone loin, très loin. Puis on met les mains derrière la tête, et on s'agenouille. Bien évidemment, on ne fait pas de geste brusque."

La voie trafiquée sort de mon masque avec une fluidité toute mécanique tandis qu'un canon de type 54 se plante sur le crâne du fauteur de trouble. J'entend un petit bruit en provenance de sa gorge raisonner dans l'air. Compréhensible. Elle vient de voir une horreur toute droit sorti d'un mauvais film se battre avec un type armé. Et une respiration digne de Dark Vador est en train de souffler les poils de sa nuque. Wendigo se stoppe d'un coup, un peu à la manière des chiens de chasse, avant de se diriger vers l'action comme un bon toutou. Le cadavre ne l’intéresse plus vraiment, le début de Faim est passé au second plan. Il y a plus intéressant à regarder qu'un vieux Yakuza tout merdique. La joggeuse est jeune, elle est pleine de vie. Ce n'est pas un homme de plus de quarante ans. Lui qui ne pense qu'a bouffer voit la un hors d'oeuvre facile.

Bien évidemment, il est hors de question qu'il la touche.

Il ne faut pas longtemps à mon Alter pour arriver. Une fois sur place, il se met à tourner autour des humain comme une girouette. Sa démarche de prédateur félin en embuscade me semble de plus en plus ridicule avec le temps, mais je suppose que ça ne fait pas le même effet dans le crâne de la petite nouvelle. Petite nouvelle dont j'aimerai bien connaitre le nom d'ailleurs.

"Bleu.... les cheveux ils sont tous bleus."

Fantastique. Encore une remarque d'une pertinence cosmique. Soit mon subconscient est complètement con, soit c'est la première chose qui ressort chez elle. Et effectivement c'est le cas. Pas d'odeur de laine entrecoupée de la sueur du combat, pas de système sanguin proche des serpents, pas de brûlures au troisième degré. Juste une fille plutôt normal, avec une touffe de cheveux bleu.

Autant essayer de ne pas trop la casser.

"On devrait se presser d'obéir. Et de dire comment on s'appelle."
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Chiruki Issuo
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Lun 3 Déc - 19:25
Ça sonne, encore et encore. C'est la plus longue sonnerie de ma vie. En partant de chez moi tout à l'heure, je ne pensais pas me retrouver là, le cul dans la flotte à attendre que les autorités me répondent pendant qu'un être étrange reniflait un inconnu.
Je tremble ? De froid ? De peur ? Je ne sais et j'en ai pas grand chose à cirer là tout de suite. Ma santé ne me préoccupe plus.

"Bonjour, quelle est la nature de votre urgence ?"

Je soupire, tellement soulagée. La voie bourrue de ce fonctionnaire blasé vient de me tirer d'un cauchemar.

Click

Alors que je m'apprête à tout déballer, un objet encore plus froid que la pluie se pose lentement sur ma nuque. Je reconnais évidemment le bruit d'un pistolet armé à l'instant. Mon corps se raidit et je déglutis les mots que je m'apprêtais à dire au téléphone.

"On ne bouge pas. On lance le téléphone loin, très loin. Puis on met les mains derrière la tête, et on s'agenouille. Bien évidemment, on ne fait pas de geste brusque."

Une voix métallique vient de s'élever dans mon dos. Pas besoin de réfléchir pour comprendre que c'est évidemment cette voix qui pointe actuellement un pistolet sur ma nuque.

"Allô ?"

La voix de mon interlocuteur au téléphone se fait plus pressante. Au fond de moi j'espère de tout mon cœur qu'il a entendu l'autre parler... Mais cet espoir semble très mince.
Ma main est collée sur mon visage, je n'ose pas bouger.

Des pas sur le sol mouillé s'approchent et la tête de la bête apparaît et me dévisage avec un certain... intérêt.

"Bleu.... les cheveux ils sont tous bleus."

La remarque aurait pu être rigolote si je n'avais pas ce flingue pointé sur moi et que la créature n'était pas si... flippante. Qu'est ce que c'est ? Un alter de mutation ?
La personne derrière moi appuie un peu plus sur mon cou avec son arme et insiste :

"On devrait se presser d'obéir. Et de dire comment on s'appelle."

J'éloigne le téléphone de mon crâne et lève les mains doucement, pour ne pas exciter le porteur de l'arme.
Je ne sais toujours pas ce qu'il se passe, ni le lien entre la bête et la personne à la voix étrange... A part qu'ils semblent alliés.

"Désolé, mais sans réponse de votre part, je suis obligé de raccrocher."

Un frisson me parcourt lorsque j'entends le son de mon seul espoir qui s'envole. De rage, je balance mon téléphone loin de moi d'un mouvement simple et j'entends un bruit sourd suivi d'un plouf significatif.
Deux potentiels ennemis et un pistolet prêt à m'abattre, je n'ai pas vraiment d'autre choix que d'obéir.
Je pose tranquillement mes mains derrière mon crâne et m’agenouille...

"Chiruki."

Dis-je froidement. Je suis à la merci de deux abrutis et il n'y a personne pour venir m'aider dans le coin. Je ne sais pas vraiment comment je peux me sortir d'une situation si tendue...
Je vais tenter de la jouer diplomate et éviter de les provoquer.

"Et vous ? Vous êtes qui ?"

Cette question, légèrement désinvolte, pourrait sortir de la bouche de n'importe quel civil paniqué. J'essaye de rester calme et de glaner des renseignements sur des ennemis qui pourraient être un peu trop bavards même si je sais que dans ma posture c'est plutôt dangereux... Mais bon, ai-je seulement un autre choix ?
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David Matsui
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Lun 3 Déc - 23:12
Le ton de la jeune fille est froid. C'est compréhensible. Elle n'est sans doute pas habituée à se faire pointer un calibre chinois sur la tête. Peu de citoyens Japonais le sont en définitive, et les rares qui ont l'habitude de ce genre de situations sont soit des marginaux psychotiques comme moi, soit des gens qui aiment vraiment ça. C'est pas le cas de "monsieur madame tout le monde" en sommes. Et c'est sans doute pas plus mal comme ça.

"Bon on s'appelle Chiruki, c'est déjà ça. Je ne sais pas si tu as remarqué ma chère Chiruki, mais tu nous gênes. Nous aimerions vaquer à nos activités, et ta présence nous en empêche."

Je laisse un petit silence s’installer. Je compte sur lui pour permettre à mon paquet surprise de comprendre la merde dans laquelle elle se fourrerait si il lui venait à l'idée d'agir en héroïne du pauvre. Je ne sais pas comment elle fonctionne. Elle pourrait réagir au quart de tour à la moindre occasion, persuadé que je vais agir comme un mauvais méchant de dessin animé. Vous savez, ceux qui "tue" le bébé du héro en le lançant dans un puits, et ceux dès le premier acte.

"Bleue...  Bien foutue... Corps de joggeuse..."

Je lève la tête. Mon Alter est accroupi comme un petit enfant devant une télévision. Il regarde notre invité avec un air de sale môme capricieux, et ceux malgré ses yeux arachnides. Des petits filets de bave se mettent à tomber devant lui, directement propulsé depuis sa gueule. Si il avait été Humain, il aurait commencé à se dépiauter le nez à ce stade.

Un petit air de consternation vient se planter derrière mon masque. Le jour ou mon subconscient fermera sa grande gueule, je n'aurai plus à passer pour un gigantesque connard. Wendigo a pris une mauvaise habitude depuis l’aventure dans les égouts. La grande question étant "comment je vais faire mon compte pour qu'il la perde ?"

"Mon Alter est assez clair sur ce coup hein ? J'ai pas envie de tirer sur une Viande dans ton genre Chiruki. C'est pas dans mes habitudes. Si tu es cool avec le Maraudeur, le Maraudeur sera cool avec toi. Après tout, je pense que la plupart des gens donnerait pas mal pour pouvoir reprendre leur petit jogging pépère après un moment comme celui si. Moi ça me gêne pas. Et toi, ça te gênes ?"

C'était une question rhétorique. La réponse importe peu. Autant ne pas faire durer cette situation plus que nécessaire. J'ai un Yakuza à tuer, puis à bouffer sur place. Ensuite faudra que j'emballe rapidement les restes et que je les rapporte à la planque. Faudrait pas perdre des morceaux, et de tête Wendigo a tendance à laisser des trucs peu ragoutant étalé sur le sol, comme les intestins. Et, putain de merde, je suis en train de penser au découpage d'un cadavre comme si c'était la chose la plus simple du monde.

La Faim ça change vraiment un Homme.

"Tu vas te relever à mon signal, et me suivre dans un coin plus tranquille. Et ne pense même pas à appeler les Flics, je sais d'expérience qu'ils sont lents comme des Américains en Segway. Leur efficacité est assez variable d'ailleurs, ce ne sont pas souvent des spécimens de bonne qualité."
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Chiruki Issuo
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Mar 4 Déc - 12:25
Le bruit de la pluie, heurtant la tôle et le bitume est le seul que je perçois.
L'averse est forte, de l'eau dégouline sur mon visage et je suis totalement trempée. Immobile, les genoux dans une flaque, le froid pénètre mon corps de partout et je ne peux m'empêcher de trembler alors que l'arme de l'inconnu reste parfaitement stable sur ma nuque, comme si elle aimait cette position.

"Bon on s'appelle Chiruki, c'est déjà ça. Je ne sais pas si tu as remarqué ma chère Chiruki, mais tu nous gênes. Nous aimerions vaquer à nos activités, et ta présence nous en empêche."

Sa façon de parler, tranquille, comme si rien ne pressait, était contrastée par sa voix métallique. Il me suggère de partir, comme si tout était normal et que je n'étais qu'une fille stupide qui oublierait cette histoire parce qu'il me le demandait.
J'avoue qu'avec la mort si proche, prête à sortir du canon posée sur ma nuque, j'aurais pu me laisser tenter, juste m'en aller et le laisser faire ses magouilles.

En même temps, j'ai honte de moi-même, je me suis faite attraper si facilement, j'ai suivi une créature inconnue sans même surveiller mes arrières, la prudence mise à part.
Je me remémore mon exercice avec Melody il y a quelques jours, là aussi j'avais relaché mon attention et j'en ai subit les conséquences... Il serait peut-être temps de se ressaisir. Si j'en ai encore l'occasion...

"Bleue...  Bien foutue... Corps de joggeuse..."

Les remarques stupides de l'autre gars me laissent penser que ce n'est visiblement pas lui le cerveau de l'équipe. Peut-être juste un exécuteur au service de plus malin que lui, le sous-fifre du gars au pistolet ?

"Mon Alter est assez clair sur ce coup hein ? J'ai pas envie de tirer sur une Viande dans ton genre Chiruki. C'est pas dans mes habitudes. Si tu es cool avec le Maraudeur, le Maraudeur sera cool avec toi. Après tout, je pense que la plupart des gens donnerait pas mal pour pouvoir reprendre leur petit jogging pépère après un moment comme celui si. Moi ça me gêne pas. Et toi, ça te gênes ?"

Le ton légèrement moqueur du "Maraudeur" est une facade pour me pousser à tirer une croix sur cette rencontre. Cependant le début de sa phrase me titille... "Son alter" ? Il parle bien de la créature qui m'observe en bavant là ?
Oui, je pense qu'il n'y a aucun doute là dessus... Je ne sais pas vraiment en quoi son alter consiste mais je suppose qu'il peut contrôler cette chose.
Je n'en sais cependant pas plus sur lui, surtout que je n'ai toujours pas vu sa carrure ou son apparence... Est-ce qu'il peut faire plus ? A-t-il des équipements ? Si il a une arme pour se défendre, c'est peut-être qu'il est faible physiquement...

Mais ce ne sont que des suppositions, je ne peux jouer à l'héroïne et risquer ma vie sur des pressentiments.

"Tu vas te relever à mon signal, et me suivre dans un coin plus tranquille. Et ne pense même pas à appeler les Flics, je sais d'expérience qu'ils sont lents comme des Américains en Segway. Leur efficacité est assez variable d'ailleurs, ce ne sont pas souvent des spécimens de bonne qualité."

Un coin plus tranquille ? Cette phrase me glace le sang. Je me revoie comme dans ces films où le méchant abat un innocent trop gênant de sang-froid. J'ai zéro confiance en ce mec, je ne peux pas le laisser me descendre comme ça, j'ai encore trop de choses à prouver et à accomplir.

Un cri attire mon attention :

"Crève saleté !"

L'Homme inconscient venait de se relever. Un grand type avec un look de vieux mafieux... Je le reconnais, c'est lui qui m'a bousculée tout à l'heure.
Sauf que là il brandit une vieille mitraillette de poing et vise la créature... Hé ! Mais je suis derrière merde !

BANG

Un coup de feu retentit, à trois centimètre de mon oreille gauche. Je pousse un cri de douleur alors qu'un sifflement remplace tout les autres sons et je tourne la tête vers l'arme en posant mes mains sur mes oreilles.
Le Maraudeur venait de tirer une balle sur l'autre gars. Je n'ai pas le temps de vérifier si il a touché, mon sang ne fait qu'un tour.

Son pistolet n'est plus sur mon crâne, son "alter" s'est retourné vers l'autre et ils ne font plus attention à moi.
Ce moment a peut-être duré une demi-seconde mais il ne m'en faut pas plus pour agir.
C'est ma chance.

J'attrape le poignet de mon adversaire qui se trouve maintenant à ma portée et, en une instant, je le lui tord violemment pour faire chuter son arme, je tire son bras vers moi et utilise son poids et mon bassin pour le faire basculer et l'envoyer bouler face à moi.

Une technique simple d'auto défense. Maintenant, le Maraudeur se retrouve devant moi et je peux découvrir son allure. Un mec relativement grand avec un long manteau noir qui couvre ses membres et un masque flippant en métal...
Mais sa bête ne me laisse pas le temps de réfléchir et se jette sur moi d'un seul coup, visiblement bien décidée à m'égorger sur place.

Par réflexe, je lève mes bras vers cet ennemi et je tire deux salves de projectiles par la paume de mes mains en espérant qu'il se les prendra en pleine face suite à la surprise de mon attaque.
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David Matsui
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Mar 4 Déc - 21:18
Le tir a juste le temps de claquer que je me retrouve projeté au sol. Je n'ai pas pu anticiper le coup. Mais, heureusement pour moi, ce n'est pas le cas de mon Alter.

"Tu sais mon David, si il y a bien une chose qu'on nous apprend tôt dans le métier c'est qu'on ne peut pas savoir comment va réagir un camion en pleine roue libre. Un dérapage incontrôlé de trop et hop, plus de trente-six tonnes de métal se bouffe un arbre. Et toi tu passes à travers la vite."

La voix de mon vieux passe dans ma tête avec la vitesse d'une voiture sur l'autoroute. Mon cou percute le béton avec une putain d'intensité. Je m'y attendais tellement pas que je n'ai même pas contre attaquer par moi même. Sous estimer un potentiel adversaire, voila une erreur de connard basique. Je suis un peu sonné, rien de bien grave mais mes pensées vagabondes. Malgré mon état physique brumeux, la Faim reste une toile de fond. Elle m'appelle, c'est un peu mon fil d’Ariane à moi dans ce cauchemar de vie. Il me suffit de la suivre, et les conseils de mon père aussi temps qu'a faire.

Un tente-six tonnes hein ? Pas mal comme métaphore de la part du paternel, je ne m'en souvenais pas. Autant tenter de faire dérailler le camion de Chiruki avant qu'elle n'envoie valser le mien alors. Je ne suis pas sur d'avoir des airbags suffisamment solides pour encaisser un nouveau dérapage.

Un grognement de félin offusqué que l'on s'autorise à toucher à sa progéniture sort d'entre les crocs de Wendigo. Il se jette sur l'invité surprise avec une hargne dont les animaux sauvages sont les seuls capables. Il ne lui faut pas longtemps pour le voir déraper juste sous le nez de Chiruki, et pour lui sortir ce qui ce fait de mieux en matière de coup de pied retourné. L'impact produit un bruit sourd, la jeune fille est projetée hors de mon champs de vision. Je peut sentir le souffle du coup malgré mon masque.

"Pauvre pauvre Bleue... Pauvre pauvre viande."

Je me tourne vers mon Alter. Des impacts grisonnants se forment sur son torse tandis qu'une fumée sombre commence à se dégager de ce qui serait ses pectoraux. Ce n'est pas la marque d'un calibre que je connais, mais la connexion avec Wendigo me révèle assez vite la nature de la chose. Des projectiles explosifs, un Alter de projection. Une arme de tueur. Non... je dis de la merde. Il n'y a pas de létalité tangible. C'est sans doute une arme d'étudiante en classe héroïque. Une étudiante en classe héroïque...

Je déteste ma vie.

"Putain de merde. De quelle école de Scouts on sort mademoiselle Chiruki ?"
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Chiruki Issuo
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Mer 5 Déc - 0:13
Le sifflement agaçant part doucement, j'ai encore mal, mais heureusement je ne vais pas devenir sourde...
Stop, je n'ai pas le temps de m'occuper des mes tympans.

En effet, ce qui semble être l'alter du maraudeur est en train de me charger. Son visage inhumain me regarde avec envie alors que sa bave se mêle à la pluie battante pendant sa course.

Je tire. Ma rafale atteint mon ennemi en plein torse mais, au lieu de s'arrêter, il continue son attaque et balance son pied en plein dans mon estomac.
Mes abdos se contractent mais la force de mon adversaire est impressionnante.
Une douleur attroce me tord les boyaux et je me plie en deux sous la puissance du choc.
Je fais quelques mètres en arrière avant de me ramasser et de rouler quelques mètres sur le sol mouillé.

Alors que je me relève difficilement, me retenant de vomir, mon ouïe revient... Le son de la pluie m'envahit peu à peu tandis que le sifflement fout le camp.

Le maraudeur s'est également relevé, nous nous tenons face a face, à une trentaine de mètres l'un de l'autre, sa créature à mi-chemin qui lâche encore une phrase débile.
Le gars masqué quand a lui, semble commencer à s'énerver.

"Putain de merde. De quelle école de Scouts on sort mademoiselle Chiruki ?"

Me balance-t-il. Je soupire, sa condescendance commence à m'agacer. Dans le principe, je devrais garder précieusement mes infos pour moi mais là, j'ai juste envie de lui montrer que je ne plaisante pas, le temps de la diplomatie est passé, maintenant je dois me défendre.

"Yuei, tu dois connaître. Et peu importe d'où je viens, je vais te péter ta grande gueule. Je suis sûre que ce qu'il y a sous ton masque doit pas être beau a voir."

Tout en parlant, je me mettais en position, mes deux bras tendu, concentration à fond, je balance toute mon énergie dans une grosse pluie de projectiles dévastateurs qui s'abattent sur mes deux adversaires.
J'ai déjà utilisé cette technique et, en vrai, elle n'est pas si dangereuse. Elle sert surtout à aveugler mes ennemis un instant pour pouvoir me déplacer sans trop de danger.

En l'occurrence, mon objectif etait son arme, qui traînait à quelques pas de moi. Tout en tirant encore et encore, je marchais vers le pistolet pour le récupérer.
Comment vont-ils reagir ?
Cette technique me bouffe une grande quantité d'énergie et je ne pourrais pas la tenir longtemps. Il faut que je me dépeche.
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David Matsui
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Mer 5 Déc - 12:07
Chiruki sait comment produire un tir de couverture. Cette fille est une véritable mitrailleuse sur patte. Pas étonnant de la par du plus ultra des forces de l'ordre japonaise. Des centaines de projectiles tout droit sortis d'un vieux Star Wars se mettent à ravager le décors, déclenchant de multiples petites explosions sur l'ensemble de ma tenue. Sur le corps de Wendigo également, sauf que lui y résiste beaucoup mieux. C'est une interdiction de zone, on veut nous conserver dans un endroit idéal. La douleur est largement supportable, c'est à nos mouvements que l'on s'en prend.

L'apprentie héroïne se déplace lentement. Utiliser son Alter de cette manière doit limiter sa vitesse de déplacement, mais un rapide coup d’œil me permet de comprendre le projet : cette petite futée se dirige vers le flingue. Elle veut sans doute s'en servir pour me coller un coup de pression. Un coup de pression...

"Saute, maintenant."

Wendigo ne se le fait pas ordonner deux fois. Il se propulse rapidement dans la direction inverse de celle de Chiruki. Cette dernière ne réagit pas assez vite pour relocaliser la zone de tir, mais cela aurait nécessité de le faire pour moi de toute façon. Elle ne pouvait pas garder l'Alter et l'utilisateur dans la même zone bien longtemps. Chiruki, chiruki... On veut me braquer avec mon propre flingue hein ? Pas de problème. Mais moi aussi j'ai quelques saloperies dans ma poche. Et celle la risque de ne pas de te plaire.

"Caméléon."

"Chasse... on part en chasse..."

Les mots de Wendigo sont étouffés, presque inaudibles, mais ils reflètent assez bien mon état d'esprit. Il lui ne faut qu'une ou deux secondes pour disparaître. Enfin, pas littéralement bien sur. La première chose que la Faim m'a apprise, c'est que ce n'est pas parce qu'on ne peut pas voir quelque chose que ça n'existe pas. Mon Alter commence à discrètement cavaler vers Chiruki. Il fait un petit tout, prenant sciemment un arc de cercle parmi les plus. Et il peut toujours se stopper si jamais les choses tournent au vinaigres.

Un rapide mouvement d'épaule me permet de draper mon corps dans le tissu noir qui me sert de cape. Mon masque protège déjà ma tête de ce genre de projectile, mais je ne veut pas finir couvert de bleu. Intéressant comme combat... Mon fauteur de trouble conduit assez bien son trente six tonnes. Voyons si elle verra l'arbre que je vais lui planter sur le bas coté.

Il suffit juste qu'elle s'immobilise. Et pour ça, quoi de mieux que de la laisser me menacer avec un flingue.
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Chiruki Issuo
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Mer 5 Déc - 18:50
Deux mètres, Un mètre... Je suis obligée de regarder mes adversaires encaisser mon attaque tout en me déplaçant ou mes projectiles disparaîtraient instantanément.
Je suis à portée du flingue, ça me donnerai une pression supplémentaire, surtout que je vais finir par en avoir besoin...
Je m’essouffle petit à petit et je vais avoir besoin d'un moyen de défense en attendant que mon énergie revienne doucement.

La bête s'écarte subitement de ma salve. Si elle ressentait les dégâts, elle n'aurait pu se mouvoir aussi facilement. Son alter est très puissant, est-ce qu'il a un point faible ?
Et, avant que je n'ai pu faire quoi que ce soit, il se fond dans le décor. Un camouflage parfait. Je perd toute trace de lui.

Ok, il faut que je réagisse avant qu'il ne soit à portée... Je n'ai aucun sort défensif, je ne peux pas juste attendre que cette créature ne me saute dessus.
Je saute sur le flingue, ce qui interrompt immédiatement ma pluie de projectile, et je le brandis en direction de mon seul ennemi visible : le Maraudeur. Je lui hurle :

"Rappelle ton Alter ! Maintenant !"

Mes deux mains sur l'arme, je ne me suis jamais servi d'un flingue, je le braque comme on peut voir les tireurs dans les films... Si je tire je ne suis même pas sûr de le toucher. Mais lui ne le sait pas. Le bluff pourrait marcher.
Son alter camouflé pourrait très bien m'attaquer mais j'ai le doigt sur la détente :

"Une balle perdue pourrait t'atteindre."

Mes menaces sont légères mais suffisantes contre quelqu'un qui ne sait rien de moi et qui a peur de la mort, même un peu. Par contre, si c'est un psychopathe, je suis dans la merde.
Je le regarde droit dans son masque en reprenant mon souffle. Je n'ai plus peur de lui, l'adrénaline est plus forte et me fait oublier la pluie et la précarité de ma situation.
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David Matsui
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Mer 5 Déc - 20:53
Wendigo n'est pas au mieux de sa forme.

Son torse est criblé d'impacts explosifs, un trou béant commence à se former dans sa structure. La lumière ne traverse pas encore son torse par un trou digne d'un vitrail, mais encore deux ou trois salves comme ça et ce sera cuit. Je dois changer de tactique. Chiruki est axé sur le combat à distance et moi sur celui au corps à corps. Je dois bouger mon avantage, l’acculer autant que possible. Et ça va impliquer de jouer la montre.

La salve de projectiles cesse dès l'instant ou l'apprentie héroïne met la main sur le Blackstar. Je me redresse aussi vite que possible, un mouvement de bras révélant ma tenue sous la cape. Une veste tactique noire, avec un chargeur supplémentaire et divers autres outils tactique. Il faut pas longtemps à Chiruki pour saisir mon arme, et la pointer dans ma direction.

"Rappelle ton Alter ! Maintenant !"

Elle la tient mal. Enfin, mal... Je n'ai pas un talent naturel pour le tir, mais l'arme bouge beaucoup trop pour rester précise. On dirait que Chiruki essaye de se battre avec le gun, elle le serre très fort avec ses deux petites mains, comme si il allait s'envoler vers un monde meilleur. Je dois tout de même rester prudent. Elle se montrera peut être plus précise qu'elle en a l'air.

"Une balle perdue pourrait t'atteindre."

...

"Je... Je te demande pardon ?"

Un silence de quelque secondes fait exploser mon incrédulité. C'était quoi cette remarque ? Putain, c'est beaucoup trop mignon comme menace ! Un large éclat de rire passe à travers mon modificateur de voix. C'était surtout complètement hors de propos ! Mon adversaire est une élève de Yuei, pas étonnant de la voir sortir ce genre de fadaises. J'en suis certain maintenant : Chiruki n'a pas ce qu'il faut pour me tirer dessus. Elle n'est pas taillée pour le meurtre.

"Ce serait dramatique n'est ce pas ? Une élève de Yuei, école de sacro-saints justiciers aux cœurs purs, qui met une balle dans le crâne du pauvre Maraudeur. Alors qu'il ne bougeait pas en plus. Voila un excellent moyen de se faire virer. Simple petite information au passage : personne ne retrouvera mes empreintes sur cette arme Ce n'est plus le cas des tiennes."

Wendigo continu de progresser. Je lui fait prendre son temps, il ne faudrait pas que Chiruki remarque quoi que ce soit. La pluie ne va certainement pas l'aider sur ce coup, sauf si mon Alter décide soudainement de se rouler dans une flaque. Mon adversaire risque sans doute de faire gaffe à ses arrières, c'est ce qu'il y a de plus logique dans sa situation. Le problème, c'est qu'elle doit aussi me gérer moi. Et que je ne suis pas plus intimidé que ça par ce qu'elle dégage maintenant.

"Je ne pense pas que tu as le cran pour tirer. Ça se voit dans tes yeux. Si il y a bien une chose que Yuei ne vous apprend pas, c'est le meurtre. Et si tu veux mon avis, vous vous desservez complètement sur le sujet."

Je tente un pas, puis un autre. Je ne me prend pas de balle "perdue", tout ce passe pour le mieux. Une légère petite brume commence à se dégager de mon masque tandis que mon Alter est maintenant à portée pour un déchirage air sol. Mais pouvoir, ce n'est pas vouloir. Cette chasse s'est complètement cassée la gueule depuis que Chiruki est rentré en ligne de compte. Autant récupérer ce qui m'appartient, et partir tuer un autre mafieux. Je lève lentement mon bras droit avant de le pointer dans la direction de l'étudiante, paume en avant.

"Rend moi ce flingue puis tire toi. Je ne veut pas faire trop de mal à une élève de Yuei. Je me suis déjà pris d'affection pour certain de tes camarades, je ne vais pas m'amuser à les mettre en deuil."
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Chiruki Issuo
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Jeu 6 Déc - 14:17
"Je... Je te demande pardon ?"

Le maraudeur éclate de rire.
Je suis gênée, je ne m'attendais pas à cette réaction. C'était quitte ou double, j'étais déjà désavantagée, maintenant je le suis encore plus.

"Ce serait dramatique n'est ce pas ? Une élève de Yuei, école de sacro-saints justiciers aux cœurs purs, qui met une balle dans le crâne du pauvre Maraudeur. Alors qu'il ne bougeait pas en plus. Voila un excellent moyen de se faire virer. Simple petite information au passage : personne ne retrouvera mes empreintes sur cette arme. Ce n'est plus le cas des tiennes."

Il se moque de moi. Il est en train de m'assassiner mentalement, ses paroles acerbes pleines de confiance poignardent la mienne.
Mes mains tiennent fort l'arme, je vise mon adversaire mais tout tremble. J'ai tellement froid.
Il a raison, je n'ai pas le courage de l'abattre de sang-froid. Mais le courage ce n'est pas ça, il est facile de tout régler d'un simple coup de feu, seuls les lâches agissent par le meurtre.

"Je ne pense pas que tu as le cran pour tirer. Ça se voit dans tes yeux. Si il y a bien une chose que Yuei ne vous apprend pas, c'est le meurtre. Et si tu veux mon avis, vous vous desservez complètement sur le sujet."

Ses yeux rouges sont braqués sur moi, il est immobile. C'est comme s'il me maîtrisait à distance, je ne peux pas bouger, seuls mes tremblements inconscients animent mon corps.
Je sais que son allié progresse vers moi, je sens un mouvement autour de moi, une pression constante, il me regarde, prêt à sauter.

"Rend moi ce flingue puis tire toi. Je ne veut pas faire trop de mal à une élève de Yuei. Je me suis déjà pris d'affection pour certain de tes camarades, je ne vais pas m'amuser à les mettre en deuil."

Je bloque sur cette phrase, mes muscles se contractent et le stress monte. Des gens à Yuei connaissent ce type ? J'essaye de comprendre ses intentions mais je ne sais plus quoi penser.

"Te fous pas de ma gueule !"

J'éclate sans vraiment savoir pourquoi, j'en ai marre de sa condescendance, j'en ai marre des ses manipulation, j'en ai marre de ses mensonges, quoi de plus ?! Tu vas me raconter que t'es mon ami maintenant ?!
Evidemment, il n'en faut pas plus à son alter pour attaquer.
Il se matérialise juste devant moi, en pleine charge et enfonce son poing dans mon estomac, encore.
Il m'agrippe les épaules et me plaque au sol.
Un voile noir passe devant mes yeux, je balance toute ma force pour rester consciente.
Le dos sur le bitume mouillé, la gueule de la bête juste devant mon visage, je me demande pourquoi je ne suis pas déjà morte.

Il pourrait m’assommer, mais il reste sur moi, comme s'il savourait l'instant avant de m'achever... Ou alors il pense qu'il a le dessus et que je ne peux me défaire de son emprise ?
Cependant il ne retient pas mes bras, qui sont mon point faible... Si je ne peux les orienter vers mon adversaires ou les voir, je ne peux plus utiliser mon alter correctement.

"J'ai du mal à croire que tu puisses apprécier des gens de Yuei."

Avec cette phrase je gagne quelques courtes secondes ce qui me permet de réunir mes poignets et de les placer sous ce qui semble être la tête de la créature.
Je réunis mes dernières forces, toute mon énergie envahit mes bras et se charge, se charge... Une grande puissance prête à exploser.

"Tu ne sais rien d'eux, t'es juste un menteur prétentieux qui se cache derrière son alter et son masque."

Toute mon énergie me lâche subitement et mon corps s'enflamme. Mes forces se regroupent en un gros projectile qui sort de mes deux bras réunis.
Le bruit d'une grosse détonation brise la monotonie du son de la pluie au moment où le projectile sort de mon corps.
Presque toutes mes forces m'ont quitté, il va falloir mettre fin à ce combat très vite ou je vais m'évanouir.
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