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La Faim justifie les moyens | PV David Matsui

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Mikai Tokumei
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Dim 2 Déc - 20:43
La Faim justifie les Moyens.

« On a un nouveau boulot, il est pour toi Hunter !
Qu'est-ce que c'est ... ? »

J'ai rattrapé une feuille de papier roulée comme un parchemin en plein vol alors que Misao me la lançait. Maintenu par un beau ruban rouge, le contrat avait déjà l'air intéressant. Moi, j'aime quand on soigne la présentation du taf aussi insignifiant soit-il. Point bonus pour le messager, reste encore à examiner le contenu. Au fait, en parlant de présentations ! Cette blondinette c'est Hayame Misao Sumiyoshi aka Akuma Samourai, aka "Boss", le leader de notre petite famille. Elle en a pas l'air comme ça avec sa taille de hobbit et son visage de p'tite poupée mais c'est un véritable monstre. En même temps elle nous vient d'une lignée de Yakuzas, enfin je vous épargne les détails pour cette fois. Revenons à nos contrats.

C'est donc un des gangs à la solde de Genmei Chitami, plus connu dans les rues sous le nom de Murder Face, rien que ça ? Yokohama grouille de criminels je dirais même un peu plus que les villes voisines, à croire que la guerre qui nous oppose nous les "vilains" aux bons "héros" compte encore s'éterniser ... Depuis l'apparition des alters, les deux camps ont fait que d'se passer la balle mais personne n'a vraiment marqué ! Bien sûr le capitaine attitré, All For One est tombé mais en face, All Might, lui, fera pas long feu. Et quand son heure sera venue on fera mieux de garder un oeil sur les seigneurs du crime du coin, Murder Face inclus. En bref, il cherche à secouer un de ses larbins soudoyés et lui envoie une petite équipe de courtoisie. Ce qui me fait douter, c'est d'imaginer que ce tortionnaire tristement célèbre ait besoin de nos services pour couvrir ses hommes. J'veux dire, ils sont pas déjà assez couverts avec une cagoule, des gilets pare-balles et des flingues - pas de petits calibres ? Il y a anguille sous roche, j'espère qu'il nous prépare pas un coup fourré ...
Nan, impossible. Il a payé d'avance ? Monsieur se fait pas chier. Et paie comptant en plus ! Bon, ce genre de mission rapporte pas tant que ça en général à moins que ce qu'on protège c'est autre chose qu'une bande de subordonnés. Quoi qu'il en soit, si Misao me la confiait à moi, cette mission, c'est parce qu'elle me correspond le mieux. Avec son tempérament, cette folle-dingue s'empresserait de massacrer les hommes de Murder et les résidents de la baraque, pas de prisonniers. Darky, lui, il est juste encore un peu trop con et immature pour assurer sans stresser. Il est prometteur pourtant, mais lui, il excelle dans l'espionnage et l'infiltration, pas la sécurité rapprochée ! Je suis le mieux placé pour accomplir la mission, j'ai donc accepté sans commenter l'ordre de mission qui précisait que je devais être particulièrement attentif aux héros et à la police qui pourraient vouloir intervenir. Une note finale me fit sourire en coin : si l'un des hommes venait à se faire capturer ou arrêter, il était de mon devoir de le tuer pour éviter qu'il ne file des informations sur son patron. On devient pas un baron du mal en rémunérant les stagiaires, je suppose, moi ça me dérange pas, ça me fait même plaisir, Murder Face est un prévoyant et j'apprécie ça.

Dans tous les cas et comme d'habitude, je promettais de faire un travail d'exception en tournant les talons pour quitter notre Palace, calme et confiant comme toujours. Le point de rendez-vous était à quelques pâtés de maison tard dans la nuit mais j'arrivais encore en avance. J'en ai profité pour faire du repérage et noter certaines fenêtres encore allumées dans le quartier, sinon il était complètement endormi, le moment parfait pour frapper. Le fond de l'air est frais, perché sur un rebord de toit j'ai vérifié pour la centième fois le chargeur de mon arme et les munitions supplémentaires avant de remarquer la camionnette noire se fourrer dans l'allée.

*C'est eux.*

Je les ai observé un moment avant de me montrer. Cinq hommes sont sortis du véhicule tous habillés comme des apprentis espions de film d'action, totalement noirs avec des cagoules encore posées sur la tête comme des bonnets. Ces idiots sont pas venus les mains vides. Je les ai vu se passer une mitrailleuse à chacun, il y en a même un qui jonglait avec ses couteaux de lancer pour avoir l'air cool. Quand ils avaient l'air d'être assez prêts, je me suis laissé tomber en me penchant en avant, mon manteau prenait le vent et fouettait l'air pendant la descente tête la première jusqu'à ce que je me rattrape à la dernière minute en un salto avant, atterrissage léger sur le toit de leur fourgon. Je crois que je leur ai fait peur, regardez moi cette bande de bras cassés ...

« Baissez vos armes ! C'est le mec de la Brotherhood ! l'un d'eux levait le poing en ordonnant aux autres de détendre leurs strings
Vous comptez allumer tout le quartier avec ça ?
Monsieur Murder Face n'aime pas y aller avec le dos de la cuillère.
C'est bien pour ça qu'il s'est permis de nous engager ... si vous voulez bien vous donner la peine. »

Je leur proposais d'ouvrir le bal pendant que je couvrirais leurs arrières en passant de toit en toit. Un commando armé jusqu'aux dents ça ne passe pas inaperçu même tout en noir en pleine pénombre, rien que le bruit cordonné de leurs pas et le bruits de leurs armes les aurait fait repérer en temps normal. Ils sont pleins de failles. Ou ma présence leur fait penser qu'ils peuvent bâcler leur job ou leur patron voulait faire d'une pierre deux coups en se débarrassant d'eux en même temps que de son laquais gênant. J'ai continué à garder un oeil condescendant sur eux, dire que je suis tenu de garder leurs miches en sécurité, je sens qu'ils vont pas me faciliter la tâche ces guignoles ...

Au moins, ils semblent savoir ce qu'ils font. Ils ont pas eu de difficulté à forcer la serrure sans provoquer d'alarme comme s'ils avaient déjà bien préparé le coup. La maison-cible est plutôt grande, à étage c'est clairement pas une famille du petit peuple. En même temps pour recevoir des pots-de-vin de mecs comme Chitami, il faut aussi valoir son pesant d'or que ce soit en influence ou en services. Pour le coup, je me suis pas emmerdé à connaître les raisons qui poussent le chef de gang à bousculer ce pauvre type mais une chose est sûre, il a dû merder grave.

La maison dort tranquillement alors qu'une escouade d'anges de la Mort accompagnés d'un des généraux de cette dernière y pénètrent encore non-détectés. Dans un instant seulement, l'ambiance changera du tout au tout, ces gars veulent vraiment pas décevoir leur boss, par peur ou par loyauté, je sais reconnaître la dévotion quand j'en vois. Il était temps pour moi de prendre du bon temps et de profiter du spectacle. Ils se sont rués au premier, là où sont les chambres normalement et ils ont tiré tout un beau monde du lit. Apparemment notre heureux élu a une famille nombreuse ou alors des invités, il y a trois hommes, deux femmes et cinq enfants entre six et quatorze ans. J'étais positionné en hauteur, posté sur une mezzanine plutôt chique et foutrement pratique. Je gardais l'oeil et l'oreille ouverts, attentif à chaque détail. Puisque leur mission était juste de passer un message, j'osais espérer qu'ils se fassent pas attendre mais il faut croire que même les petites frappes aiment se la jouer ... Ils ont commencé à agiter à leurs armes sous le nez des habitants de la maison en promettant de plomber le premier qui joue aux héros. Sur un fond de pleurs angoissés, ils ont trouvé judicieux de pointer ma présence jusqu'alors passée inaperçue comme pour que j'agisse comme une dissuasion supplémentaire aux comportements trop brusques.

Je n'ai rien dit. Je me suis contenté de lancer un regard glacé sur celui qui semblait être l'homme de la maison, celui à qui on voulait causer. Tout aurait pu bien se passer sur ces fondations, ils ont un peu trop parlé peut-être mais c'était pour mettre les formes et instaurer les règles, c'est très important ça les règles. Dans une prise d'otages notamment, si le preneur laisse ses brebis faire comme elles le sentent il peut vite être mis en mauvaise posture. Là où ça coince, c'est quand l'un de ces gros cons a commencé à être un peu trop tactile avec une des filles. J'ai froncé un sourcil mais pas pour condamner son comportement pervers, plutôt parce que j'ai vu le père de famille péter un plomb et tenter de saisir l'arme d'un des gusses. *C'te con..!* et bam ! Avant même qu'on ait pu dire ouf, le mec en pyjama s'est vautré sur son parquet, baignant dans son propre sang. Toute la famille est affolée et ils crient sans se contrôler

« Et pas de silencieux pour un travail de nuit ? Vous êtes sérieux les mecs ? »

Ces imbéciles vont finir par se faire tuer. Non pas que je ne m'y attendais pas mais j'imaginais au moins qu'ils compléteraient leur mission avant toute chose. N'est-ce pas là la priorité, la mission ? Surtout lorsque celui qui vous envoie est un putain de psychopathe connu pour du meurtre aggravé à foison ! Je vais devoir aller faire un tour dehors, m'assurer qu'il y ait pas de voisin curieux pour enquêter sur le boucan que font ces connards. Je savais qu'ils allaient me compliquer la vie ... Je suis alors monté sur le toit de cette belle maison dans laquelle est en train de se dérouler une vraie catastrophe - et bien sûr je parle de la performance de mes protégés. J'ai ausculté l'horizon, rien à signaler ... Attends, qu'est-ce que c'est que ça encore ...?



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David Matsui
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Lun 3 Déc - 0:41
Hunter disparut dans la nuit. Il ne fallut pas longtemps pour que tout les regards se tournent vers un certain membre de l'équipe. Celui dont le fusil d’assaut venait de perdre une balle.

"Putain de merde espèce de pauvre con, tu veut tous nous faire tuer ou quoi ?"

"Je... je ne pensais pas que..."

"Qu'est ce que tu comprend pas dans le mot "interrogatoire" pauvre malade ?"

"JE NE PENSAIS PAS QU'IL ÉTAIT CAPABLE D'APPUYER SUR LA GÂCHETTE OK ? Je ne pensais pas qu'il aurait les couilles de se suicider comme ça."

"Si tu penses que c'était volontaire, c'est que tu es vraiment un..."

"J'en sais rien putain de merde. Je ne sais pas si c'était volontaire de sa part. Tout ce que je sais, c'est que ce type aurait pas appuyé sur mon foutu flingue si l'un d'entre nous savait garder sa bite dans son froc !"

L’entièreté de la petite bande se retourna vers leur membre le plus "agité". Ce dernier, loin d'être perturbé par la mort soudaine de leur cible, était occupé à faire le silence parmi les otages. Et ceux en agitant lentement son couteau de lancer. Il n'était vraiment pas compliqué de voir qu'il respirait fort, suffisamment fort pour réveiller un cadavre de l'ère Edo. C'était largement assez pour faire imploser le plus petit de la fratrie, dont commençait à se dégager une odeur de pisse. Les larmes et l'urine ne semblait pas gêner plus que ça le mercenaire, qui prenait un malin plaisir à piquer le gamin avec le bout de son couteau, sur la gorge en particulier.

Il prit soudainement conscience que tous ses collègues le regardaient, et que leurs coups d’œils n'étaient pas très bienveillants. Cela ne l'empêcha pas de prendre la parole, après un petit rehaussage d'épaule.

"Bon, on interroge qui maintenant ? Les gosses ?"

Un silence de mort tomba dans l'assemblée. Une sorte d'accord tacite sur l’identité du responsable de ce merdier se créait. Tout le monde semblait s'en rendre compte, criminels comme otages. Enfin "tout le monde"... Tout le monde, sauf le principal intéressé.

"J'ai besoin d'un peu d'eau pour nettoyer ça. Je vais aux chiottes. J'en profiterai pour chercher dans les coins sombres. On a peut être loupé un mioche, ou un invité."

Le chef d'escouade se contenta de donner un petit signe affirmatif. Le tireur avait réussi son coup. Dans l'inconscient collectif, ce n'était plus lui le responsable. Et, au vu des caractéristiques de leur petite équipe, c'était sans doute mieux comme ça. Il ne se fit pas donner l'autorisation de partir deux fois.



La maison était bien trop grande, et les toilettes bien trop loin.

Sur, il aurait pu aller retirer le sang et les bouts de chairs qui pendouillaient sur son pare balles dans la cuisine. Mais il n'avait pas envie de rester dans le coin. En vérité, il n'avait pas envie de rester dans cette maison plus longtemps. C'était juste censé être un gros coup de pression. Il n'était pas censé abattre un père de famille devant sa marmaille. C'était pas bon... pas bon du tout. Qu'est ce qu'ils allaient bien pouvoir faire d'eux hein ? Les abattre ? Tout se sait dans le milieu, leurs noms finiraient par sortir et ce serait la peine de mort. Les laisser en vie ? Et si jamais ils décidaient de se venger, quelle genre de merde ça pourrait créer ?

Trop de question dans un endroit décidément beaucoup trop sombre.

Le mercenaire finit par pousser la porte des toilettes, sans ce soucier plus que ça des empreintes. Il avait des gants solides après tout. La paix, enfin. Les toilettes étaient une pièce de taille moyenne. Une fenêtre ouverte donnait sur l’extérieur, la nuit était relativement fraîche pour cette saison. Dans la pièce une large baignoire assermentée d'un rideau se partageait l'espace avec une cuvette et un lavabo. Tout ce qu'il voulait trouver en définitive. Liste des priorités : poser son arme sur le coté, laver le sang sur sa protection, boire, pisser un coup. Et ne pas trop traîner, il c'était déjà fait suffisamment remarquer et ce n'était pas le fait d'être en retard qui allait améliorer les choses. Il se dépêcha de faire couler l'eau et jeta un rapide coup d’œil au miroir placé sur le mur du lavabo. Putain de merde. Il avait du sang jusque sur le cagoule.

"Fait chier. Pourquoi il a fallu que tu pètes une durite hein ? Tu pouvais pas juste garder ton calme ? C'était évident qu'on allait pas le laisser se faire ta gosse en live nom de Dieu."

Non. Il suffisait d'y repenser pour comprendre que c'était loin d'être évident. Pourquoi est ce que l'autre connard n'était pas foutu capable de comprendre ça ? Qu'est ce qu'il branlait sur des missions de prises d'otages ce putain de pervers dégénéré ? C'était évident que l'autre allait réagir au quart de tour... Quel adulte responsable ne réagirait pas au quart de tour dans cette situation ? Aucun bien évidemment. Plus il y pensait, plus la situation semblait ridicule. Dangereusement ridicule. Le mercenaire stoppa le cour de l'eau avant de retirer sa cagoule d'un coup sec. Elle était moite, la sueur était incrustée dans les moindres recoins du tissu. Prévisible. Il l'avait acheté dans un magasin de moto. Elle était faites pour couper le vent, pas pour prendre en otage une famille nombreuse. Il devait avoir une tronche de méchant de James Bond la dessous. Le Yakuza leva son visage vers le miroir, avec un petit grognement.

Une énorme tête pourvu d'une large rangée de crocs le regardait fixement, avec un énorme sourire.

Le mercenaire voulu crier mais il n'en eu pas le temps. Sa bouille se retrouva plongée dans l'eau tiède du lavabo par une force physique digne d'un primate. Ni les remous enragés produit par sa nuque ni les coups de pieds vers l'arrière ne furent suffisant pour l'extirper du dernier voyage. Il fallut peu de temps pour que l'homme sombre dans l'inconscience. Le lavabo finit par cracher sur le sol une eau rougeâtre. De la substance ocre qu'est le sang humain elle n'avait conservée que le fond de l'odeur, mais c'était largement suffisant pour empester la pièce.

Le Maraudeur était entré dans la demeure. Et il avait trouvé un fusil d'assaut.



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Dernière édition par David Matsui le Jeu 13 Déc - 1:13, édité 3 fois
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Mikai Tokumei
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Lun 3 Déc - 12:39
La Faim justifie les Moyens.

C'était trop calme. Une nuit comme celle-ci ... il y a au moins quelques couches-tard, des fêtards, des ivrognes qui errent dans ce genre de ruelles qui entourent la demeure de ce pauvre chien. C'est un type tout à fait normal tenu par les couilles par un gangster de la pire espèce, qui se sert de lui, quelle que soit son utilité et qui a donc, ce soir, décidé de lui ôter la vie. Non, c'était pas volontaire, je sais bien. C'est de la stupidité, c'est tout. Je ruminais mais je n'oubliais pas de rester attentif, me servant de Replicate pour manifester les yeux et la langue du serpent. Je bénéficiais de leurs aptitudes sensorielles particulières au reptile que j'aime tout particulièrement. Mon premier voit parfaitement dans l'obscurité qu'est cette nuit sombre. En vérité, les yeux du serpent distinguent son environnement comme une sorte de carte thermique lui permettant de repérer facilement sa prochaine proie. Quant à sa langue, qu'il darde constamment pour se diriger, elle lui permet de capter les traces olfactives dans l'air ambiant. Je me suis concentré mais ...

*Du sang..?!*

Comment ..?! Ils s'en sont un peu mis sur la gueule mais là ... L'odeur est trop forte, trop prononcée pour ne venir que de simples tâches ! C'est forcément une mare à ce niveau là ! Putain, je peux pas tourner le dos CINQ minutes ! C'est pas de la garde rapprochée que je fais c'est du babysitting..!! Je pensais que les hommes d'un éminent assassin seraient autre chose que de la chair à canon. Il y en a déjà un d'hors-combat, c'est obligé ! Il va falloir que j'intervienne et vite, je vais tenter de garder cet intrus à distance. Je prenais un peu d'élan au-dessus de la fenêtre de la salle d'eau avant de faire le grand saut. Encore une fois la tête en bas alors que le vent me caresse la peau, je peux encore revoir la scène comme si elle se passait en ralenti. J'apercevais la fenêtre et l'intérieur de la pièce, en glissant une main sur la peau de serpent qui compose mon costume et l'autre sur la carapace de tortue qui fait mon collier, le combat est inévitable. Il ne semblait pas y avoir un mais carrément deux intrus..! Comment est-ce qu'ils se sont ramenés là sans que je les vois ..?! Se sont peut-être pas des héros - surtout à en juger l'apparence du plus gros des deux, mais ce sont pas non plus des amateurs, contrairement à l'équipe de boulets que je me coltine pour le boulot. Murder Face ne sera pas content de toutes façons, son pion est mort mais ça c'est pas mon problème. Mon problème c'est que je dois me taper le duo, seul ... J'aurais bien aimé qu'un de mes confrères soit là pour équilibrer le jeu mais je ferais sans. J'ai appris à me débrouiller seul bien avant de les rejoindre.

Moi je ne le crie pas sur tous les toits, mais le nom de ma technique favorite est Snake Hands. Elle est à la base de mon style du Serpent, celle que j'ai passé des années de mon enfance à développer jusqu'à la maîtriser enfin totalement. Je tendais alors le bras gauche vers la fenêtre pour qu'il se change en un serpent assez costaud semblable à un jeune boa constricteur pour servir de grappin, accrochant le rebord de la fenêtre avec ses crochets avant de m'y amener rapidement par la désactivation contrôlée de mon alter; le long reptile se raccourcissait jusqu'à ce que je puisse me servir de la propulsion pour entrer avec classe. Et parce que je ne suis pas là pour rigoler, je m'aidais d'une rotation du bassin et des jambes pour utiliser la même technique mais d'une façon alternative. La versatilité de Snakes Hands ... je pouvais changer chacun de mes doigts en longs et fins spécimens semblables à de grosses vipères si le but est d'entraver les mouvements d'un individu. Ils s'élancent sur celui que je jugeais être le plus dangereux : l'espèce de Darky sous-stéroïdes, une créature humanoïde littéralement noire qui ne fait aucun sens. C'est son partenaire ? Si j'en ai la chance je l'éjecterai de la salle de bain par la fenêtre mais je doute que ce malabar se laisse faire. Je me servais de ma main dominante libre pour dégainer mon arme à feu. Un petit calibre modifié sobrement, à mon image. Trois coups partaient, en direction du second. Celui-là, s'il a un masque, c'est sûrement qu'il a une sale gueule d'humain... Je préfère presque l'allure de bête de foire de son pote. Il a récupéré l'arme de l'autre con qu'est mort, putain ! Mais qui va aux chiottes avec une mitraillette ! Il allait lui falloir éviter les balles et dans l'espace restreint par des murs il n'allait pas pouvoir courir bien loin. Je vise pas mal mais c'est vrai que c'est du tir au jugé, en mouvement, alors disons que c'est une salve de couverture qui l'effraiera au pire ou qui lui fera de menus dégâts au mieux. Je dois analyser calmement la situation ...

L'assaut est lancé. Prendre l'initiative est une occasion avantageuse qu'un professionnel de mon niveau ne peut pas négliger. Je m'en foutais un peu mais j'avais néanmoins envie de savoir à qui je creusais la tombe.

« Vous êtes qui, bordel et qu'est-ce que vous foutez ici ? »

Alors que je serrais les deux opposants rapidement le dos contre un même mur avec cette entrée offensive, je me permettais la question. J'aime mon travail, vous savez. Je n'ai pas poli mes compétences pendant plus de dix ans pour affronter des has-been et ces deux-là ... Ils me semblent d'être une putain de paire. Est-ce qu'ils en ont aussi par la même occasion ? Maintenant telle est la question .. !

Bilan:
 

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David Matsui
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Lun 3 Déc - 22:08
"Éloigne toi du mouflet."

Le mercenaire au couteau détourna la tête du gosse. Il avait beau avoir une cagoule, ses coéquipiers pouvaient sentir toute l'excitation que la situation créait en lui. Le gosse, de son coté, ne produisait plus le moindre bruit depuis longtemps. Il se contentait juste de regarder autour de lui, comme si il redécouvrait les lieux, jusqu’à ce que la vision du cadavre paternel le replace dans un mal être profond. C'était une espèce de cycle. Et ça mettait tout le monde mal à l'aise.

Tout le monde, exception faites du mercenaire au couteau.

"Je lui apprend à se taire. Après tout, son Papounet chéri est plus la pour le faire."

De toute les excuses que l'Homme aurait pu choisir, celle là sonnait comme une des plus ridicules.

"Qu'est ce que tu comprend pas dans le concept de prise d'ot..."

Trois coup de feu claqués dans la nuit tuèrent la dispute dans l’œuf. Les hommes de l'escouade d’assaut se tournèrent nerveusement vers leur coéquipier en quête d'une explication rationnel. Sauf le mercenaire au couteau, qui semblait humer l'air à la recherche du moindre bruit. Et qui finit par briser le silence.

"C'est pas un de nos calibre."

"Le mec de la Brotherood est équipé avec quoi ?"

"On s'en branle. Si ça tire, c'est qu'il y a quelque chose d'hostile."

Tous les visages se tournèrent vers le chef d'escouade. Il ne l'était pas de droit mais de fait. C'est lui qui bossait pour Murder Face depuis longtemps, et c’était accessoirement le plus vieux. Et dans ce monde de malfrat, vivre vieux était un CV en soit. Tout le monde savait qu'il avait du voir son quota de saloperie. Ce n'était pas une petite fusillade de nuit qui allait lui faire peur.

"On se sépare. Toi et toi vous restez avec les otages, moi et monsieur l'éducateur on va au renfort. Si quelque chose s'approche de vous et que c'est pas une tête connu, tirez."

Rapide échange de regards. Pas de contradiction. Tout le monde s'organise, les un en position défensif, les autres en déplacements militaires. Tout le monde se bouge, sauf deux hommes, deux femmes et cinq enfants. Mais que pourraient ils bien faire contre leur peur de mourir ?



Ma viande se vide lentement dans le lavabo tandis que je ramasse ce qu'il avait apporté aux chiottes. Une belle arme, avec trois chargeurs. C'est une HK MP7, produite un 2001. Une arme centenaire, comme la moitié des armes de contrebandes. Mais elle reste une arme efficace : pas de gros recul, une capacité de tir assez développé. J'ai à peine le temps de regarder ma trouvaille derrière mon masque que la fenêtre vomit un mercenaire. Et putain quel mercenaire... C'est le film d'horreur inversé.

Après s'être propulsé dans la pièce avec une vitesse proche de celle d'un missile, le nouveau venu tend la main. Des serpents foncent sur Wendigo. Ce dernier, loin de se démonter, en profite pour placer sa gueule d'une manière stratégique. Je me jette sur le sol avec un grognement outragé. Des coup de crocs partent dans l'air, des têtes de serpents tombent au sol tandis que d'autres viennent se fracasser contre le mur de la salle de bain. Deux des têtes viennent se planter dans l'épaule de mon Alter avec des petits bruits de morsure, répandant un horrible venin dans la structure de Wendigo. Des coups de feu partent. Combien ? Trois. Je me suis jeté au sol au bon moment. Une balle vient se planter dans le placo, une autre dans le cadavre. La dernière vient me frôler le tissu d'une manière beaucoup trop dangereuse. Merci les vêtements amples. C'était un tir de couverture, mais putain quel tir de couverture !

"Vous êtes qui bordel, et qu'est-ce que vous foutez ici ?"

Pas de réponse de ma part. Juste une haine, une grande haine. Et une volonté de meurtre d'autant plus intensifié. Pas question que cette bande de Yakuza se tire, je ne veut pas louper mon repas. J'ai largement de quoi faire, ils ne peuvent rien contre moi. Je ne louperai pas mon repas. Mon Alter se jette vers l'agresseur, toutes griffes dehors, avec une volonté de boucherie innommable. J'en profite pour me relever, et pour filer dans le couloir, avec le pas le plus silencieux possible. J'ai autre chose à foutre moi, j'ai des minables à massacrer. Un en particulier. Et ce n'est pas un espèce de ninja à deux rond qui va m'en empêcher.

C'est ma nuit de chasse. Et je ne louperai pas ma chasse parce qu'un pauvre connard de Yakuza veut aider ses potes.



Résumé tactique:
 




Dernière édition par David Matsui le Jeu 13 Déc - 1:13, édité 2 fois
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Mikai Tokumei
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Sam 8 Déc - 16:18
La Faim justifie les Moyens.

Pas une réponse. Non seulement cet enfoiré se permet d'fourrer son nez dans les affaires des autres, mais il a encore les burnes de jouer au chat et à la souris. Le p'tit s'est carapaté, il est visiblement pas très causant et un peu timide derrière son masque, j'avais pas l'intention de faire ami-ami ... J'aime bien pouvoir mettre un nom sur la saleté que je chasse. C'est un duo classique, les muscles et le cerveau - je présume. Si ce type a pris la peine de chopper un AK c'est certainement pour compenser quelque part et je parle pas de pantalon. La théorie n'est pas bancale : "les muscles", cette espèce de créature tout droit sorti d'un mauvais creepy pasta faisait son taf. Sans trop suer elle a déchiqueter quelques uns de mes serpents mais elle en retient des morsures mineures. C'est encore elle qui engage le combat pour permettre à son acolyte de fuir. Ils sont si bien coordonnés que je suis moi-même impressionnés. Donc il me saute dessus, toutes griffes dehors. J'ai eu raison de me préparer, putain ils plaisantent pas ! J'ai dressé l'avant-bras gauche passant habilement du serpent à la tortue de manière instinctive : une large carapace de tortue terrestre aux écailles fortement kératinisées faisait obstacle entre le monstre et moi. Mais il doit valoir son pesant d'or, j'aimerais particulièrement capturer cette chose... Malgré la défense, on a traversé la fenêtre promettant de s'écraser lourdement sur le béton. Dans un grand fracas, des tas d'éclats de verre reflétaient comme des gyrophares et m'empressaient de penser à avorter cette putain de mission, partie en couilles dès le début à cause de ces incapables.

*J'ai déjà empaillé des trucs féroces mais alors Toi ..!* je pensais, en préparant mon prochain coup.

J'ai rangé le flingue pour libérer la main droite et pouvoir m'en aider pour repousser le monstre qui griffait la coquille en y laissant de petites égratignures. Je créais un petit intervalle de distance parfait pour enchaîner. Je désactivais la manifestation défensive pour concentrer tout mon bras droit en un boa suffisamment costaud pour opposer une résistance à notre cauchemar sur les bras. Il s'est élancé rapidement en ondulant, courbant sa trajectoire pour tromper la proie et s'enrouler vivement dans une étreinte peu câline. Sa gueule s'ouvre grand dès que, de bas en haut, il avait fait le tour du corps... de la silhouette noire de ce truc, saisir le mouton à la gorge c'est un principe fondamental. J'ai voulu l'écraser au sol mais avec sa débâcle j'ai manqué mon propre atterrissage, je suis tombé sur l'épaule mais rien de bien grave. Peu importe, je me suis faufilé hors de la poussière levée par l'attaque écrasante pour rejoindre le salon en passant par l'une des portes dérobées que je trouve vraiment trop nombreuses dans cette maison, encore un goût de riche pas très malin.

« ]Où sont les deux autres ? Il y a deux intrus, c'est pas des héros ! Vous faites pas le poids ! il en reste que deux, putain ! J'arrive presque en retard..!
Ils viennent de monter .... *tatata!* les gars apeurés sursautaient en entendant la rafale sauvage. Putain qu'est-ce qu'on fait ?!
Retournez au véhicule, j'vais couvrir vos arrières. j'ai jeté un regard glauque aux otages qui se pissaient dessus, rougis et en pleurs, l'une des filles avait même une lueur d'espoir peut-être en pensant que je les sauverais. Y'a rien à gagner ici, ces mecs sont sûrement des psychopathes en cavale, ils vont pas cracher sur un buffet à volonté ... »

J'ai tourné les talons après avoir saisi le col d'un de nos appâts. Ce qui devait être un petit saccage nocturne entre potes avait pris les grands airs d'une chasse à l'homme, rien que ça. Le Chasseur qui m'habite est particulièrement excité, je crois qu'il compare la créature à un grand primate... son partenaire ? J'en sais rien, son propriétaire ? Il devrait garder sa bestiole en laisse s'il veut pas qu'on la lui vole. Dommage, j'aurais dû amener mes munitions tranquillisantes pour rhinocéros, je vais devoir le faire à l'ancienne, au venin de serpent ! Mais avant ça il fallait préparer les lieux, quitter le salon parce que celui qu'était à l'étage ne tarderait sûrement pas à descendre, quand il découvrira le reste de la famille emballée et déjà pesée, il devrait prendre un instant pour savourer. Celui que j'ai amené sans aucune délicatesse ? C'est pour mon nouveau pote le grand singe ! L'odeur du sang excite les prédateurs comme ces deux-là. J'ai déjà eu un aperçu de la férocité du mastodonte il va déchiqueter ce pauvre type en un rien de temps ... C'est parfait. Les hommes de Murder Face ont détalé dans la nuit et je faisais barrage pour empêcher qui que ce soit de les poursuivre, je faisais attention à ne pas être pris par surprise, surveillant également les toits en levant les yeux, un grand singe est un animal vraiment dangereux parce qu'assez malin pour penser à des ruses comme celle-là.

Une fois qu'ils auront déguerpi, je pourrais prendre le temps de me charger de tous les deux. Ils ont déjà foiré leur propre mission, je vais me faire un plaisir de faire la mienne en montrant à cette bande de clowns qu'ils n'iront pas bien loin simplement en attaquant en groupe.

Bilan:
 

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David Matsui
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Lun 10 Déc - 17:42
"C'est trop calme."

"Je suis d'accord. On est en train de se faire mener."

Se déplacer en binôme tactique n'est pas une posture des plus confortable, déjà parce que une escouade de deux personnes c'est pas vraiment le top pour couvrir tout les secteurs. Et dans un environnement ou aucune lumière n'est allumée, question de dissimulation, on aimerait bien être plus de deux péons. Surtout lorsqu'on avance dans des pièces présumée vides. Mais bon, avec des tirs sauvages au beau milieu de la zone d'opération on ne peut pas décemment penser que c'est le cas de toute la maison.

Quoi qu'en dise Murder Face, le mec qu'ils avaient descendu avait des alliés. Et ses alliés ne devaient pas avoir envie de voir sa famille se faire massacrer par un gang rival. Fidélité entre membre du même clan, tout ça tout ça. Après tout on était au Japon. La trahison par lâcheté était loin d'être bien vue. Lorsqu'une faction ennemie tue un de vos compagnon, vous vous vengez.

"Contact. La dernière porte à gauche."

Le chef d'escouade pivota aussi vite que possible. Son camarade fan de couteau était rivé sur une porte, située un peu plus loin dans le couloir central. Rien d'exceptionnel, mais son frère d'arme n'était pas du genre à risquer sa vie sur un coup de tête. Si il donnait l'information c'est qu'elle était sure. Et si elle était sure, c'est qu'il avait pris un mouvement en flagrant délit.

"C'est une chambre d'invité."

L'homme aux couteaux n'avait pas analysé le plan de la maison aussi bien que son supérieur. Il se contenta d'opiner du chef, et de se diriger vers la source du mouvement. Une chambre d'ami hein ? Ça faisait du sens. Ils avaient du oublier une personne parmi les occupants "imprévisibles", et qui dit occupant imprévisible dit potentiel adversaire calibré. Que ce soit avec un Alter, une arme à feu ou la combinaison des deux. Il ne fallut pas longtemps à la petite équipe pour se coller au mur, et avancer vers la porte le plus doucement possible.

"Je rentre tu couvres."

"Me fait pas de blague. On est la pour être putain d'efficace, pas pour faire durer."

Le mercenaire ne prit même pas la peine de répondre à l'affirmation de son collègue, et défonça la porte. Le loquet vola en éclat, deux hommes calibrés mais stressés pénétrèrent dans la chambre comme des bœufs dans une étable. C'était une grande pièce, avec un double lit sur le coté et une large penderie sur le mur droit. Un simple mouvement de l'homme de tête fit hurler une lampe torche dans toute la largeur de la chambre. C'était vide. Tout ce qui pouvait retenir l'attention, c'était un ensemble de vieux poster pour adolescents accompagnés d'une fenêtre fermé. Rien de bien excitant.

Deux cachettes possibles, lit ou penderie. Le mercenaire au couteau ne se posa pas de questions, et balança une large rafale de MP7 dans la tronche du mobilier. Son camarade se jeta au sol avec un juron. Le bruit était assourdissant, cette foutu pièce était une putain de cage de résonance. Pas possible.... Ce connard n'était pas même pas foutu de prévenir avant cracher une rafale pareil ?

"MAIS T'ES COMPLÈTEMENT MALADE ESPÈCE DE..."

Le "chef" du commando se prit une balle de 7.62 dans le dos, puis une autre dans l'épaule gauche. L'impression d'explosion qui suivit ne lui permit pas de comprendre que le tir n'était pas allié et que son soldat gisait mort sur le sol, l'arrière du corps en gruyère. Tout ce que son cerveau parvenait à retranscrire c'était la sensation de foudroiement, et ces lueurs. Deux lueurs d'un rouge éclatant, qui l'observait calmement depuis l'encadrure de la porte.

L'homme voulu formuler quelque chose, mais un nouveau coup de feu emplit l'air. Son crâne explosa sous l'impact, et il sombra dans l'inconscience.



Wendigo se releva avec un petit caquètement contrarié. Elle avait disparue. La viande avait disparue. Cela énervait profondément l'Alter du Maraudeur, qui réfléchissait surtout en terme de "Chose-que-l'on-peut-tuer", "Chose-que-l'on-ne-peut-pas-tuer" et "Chose-que-l'on-doit-tuer". Trois concept relativement simples, mais déjà exceptionnellement compliqué pour une créature comme lui.

L'Alter cannibale commença à humer l'air, tel un mauvais clébard devant une poubelle. Pas de grand détails à première vue : le nuit était fraîche, une vague odeur de voitures en marche se baladait dans le coin et le doux fumet du sang. Celui du mafieux qu'il avait noyé, mais aussi d'autres choses. Du sang de jeune homme, et une odeur de serpent. Un mélange surprenant, caractéristique de son adversaire. Et en parlant de d'adversaire..

La Viande c'était faites mal. Pas beaucoup, mais un peu quand même. Puis la Viande avait fuit. Mais ça ne voulait rien dire. La Viande était puissante, très puissante. Elle avait une force égale à Wendigo, mais elle était beaucoup plus savante. Sa technique de combat dépassait de loin les capacités primaires d'une créature qui ne réfléchit que par instinct. L'instinct d'un jeune humain qui plus est, un outil affiné mais loin d'être invincible. Et le Maraudeur avait beau être au commande, il était trop occupé par ses propres adversaires pour se préoccuper de sa bête. Wendigo était rarement en autonomie stratégique, et ceux pour une raison toute simple : la chose la plus poussé qu'il avait jamais imaginé consistait à pousser un gros rocher sur un gros mafieux. Rien de bien mirobolant.

Mais bon, c'était une stratégie. Et qui dit stratégie dit improvisation. Ou trouver un gros rocher ? Sur le toit. Qu'est ce qui pouvait faire office de gros rocher ? Littéralement tout ce qu'il y avait sur le toit. Wendigo n'était que très légèrement endommagé, mais la Viande lui était supérieur en puissance. Dans ce genre de cas, mieux fallait éviter la confrontation. Tout les prédateurs du monde savent que parfois, mieux vaut être un chaton tout lâche. Au moins, on restait un chaton en vie.

Un large saut suivi d'une petite grimpette permit à l'Alter du Maraudeur de se hisser sur son objectif. Un gros rocher. Il fallait trouver un gros rocher. La cheminé ? Non, trop dur à garder ensemble. Des tuiles ? Beaucoup de projectiles, mais trop petits pour êtres signifiants. Une grosse antenne télévision ? Une grosse antenne de télévision... Ça ne se lance pas mais... La créature se rua sur le grand objet métallique et se mit à desserrer les boulons avec toute la vitesse dont ses griffes la rendait capable. Il fut un temps ou il aurait été incapable de faire ça autrement qu'en tirant très fort sur les tiges de métal, mais le Maraudeur avait passé un bon moment à ressouder des trucs dans sa planque. Et il y avait passé suffisamment de temps pour marquer son subconscient avec des images de vis qui... bah se dévissent. Et qui dit subconscient dit Wendigo qui reproduit stupidement, avec une précision digne d'une machine de ligne.

"Affûte le bout."

L'ordre du Maraudeur était clair et précis. Ce n'était pas dans la nature de Wendigo de résister à son créateur, surtout quand il repassait en coup de vent pour améliorer un plan d'attaque tout nul. L'Alter arracha le bout de la grande antenne, emmenant panneaux et capteurs, et commença a tailler une pointe grossière. Grossière, mais tout de même mortel. Le grand singe se retrouvait maintenant avec une arme digne de l'antiquité grecque. Une lance capable de traverser un certain bouclier d'écaille. C'est avec une excitation toute enfantine que Wendigo se dirigeait vers le bord du toit, avec une volonté grandissante de faire des brochettes.

Des que la Viande se montrera, il déchaînera sur elle toute la puissance de la télévision japonaise.
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