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OhaaaaAAAAaaaaaaah, en apesanteuuuuuuur ~

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Cho Hyun-Su
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Sam 16 Déc - 23:52
Je veux une nouvelle veste. C'est la première pensée que j'ai eu ce matin en ouvrant mon dressing, toujours bien rangé, mes chaussures bien trier par couleur, ma dizaine de paire de lunette aligner au millimètre près... Un vrai dépressif, je pense que j'en fais trop, mais honnêtement, j'ai plus rien à me mettre pour cet hiver, et il fait déjà froid.
Tenpon à l'air d'apprécier la neige qui s'est mise à tomber toute la nuit, elle continue d'ailleurs, et cette boule de poil à son visage collée à l'une des vitre de ma chambre, il fait des traces avec ses pattes et son museau, je vais le tuer... J'enfile un pull assez fin avec un col entourant tout mon cou, une doudoune bien chaude dont la capuche est entourée par plein de petits poils de renard, je l'aime beaucoup, Tenpon aussi, souvent il se cale entre mes cheveux et ma capuche en ne laissant dépasser que sa tête. Les filles adorent.

Je regarde l'heure sur mon réveil : 14:21... Je me suis levé plus tôt que d'habitude. Ces derniers temps à cause de mon lien avec Tenpon, je dors un peu trop longtemps... Bordel mais pourquoi je raconte tout ça ? Bref, j'ai décidé de me rendre au centre commercial pour refaire un peu ma garde robe. Je suis donc allé attendre le bus de 14:40, la neige venait d'ailleurs tout juste de s'arrêter.

"Pon"

Je commence à m'y faire à sa façon de miauler, au départ je trouvais ça vraiment très étrange, c'est à dire que ça ne ressemble vraiment pas au "miaou" habituel. Je suppose que si les hommes peuvent subir des changements métaboliques à cause de leurs alters, les animaux qui en possèdent le peuvent aussi. Se "Pon" signifie peut-être quelque chose, mais aujourd'hui, je n'ai toujours pas découvert ce mystérieux secret qui entoure le miaulement de ce chat, ou alors il est juste con. Il se trouve à l'intérieur de ma capuche, sauf qu'elle n'est pas sur ma tête, simplement coucher derrière ma nuque.
Le bus arrive, je grimpe à l'intérieur et m'assied à une place seul à l'avant. Il y a du monde, mais nous sommes dimanche après-midi, c'est normal...

Le trajet a été assez court, dix minutes tout au plus, je descend en payant le trajet avec ma carte Suica, elle est encore presque à son maximum, et j'adore le petit pingouin à l'effigie de cette marque.
Me voilà devant le centre commercial, tout en hauteur sur plusieurs étages. A l'entrée, un grand panneau indiquant les différents magasins présents. Je repère rapidement quelques marques qui m'intéressent et entre dans le grand centre commercial. Je repère l'ascenseur sur ma droite, la porte est sur le point de se fermer, j'accélère et passe ma main entre les deux portes pour les retenir, elles se rouvrent et je peux rejoindre le jeune homme dans le petit ascenseur. Je murmure un "désolé" en japonais et me place à côté de lui, la touche numéro 4 est en surbrillance, j'appuie sur le numéro 6 et la porte se referme.

Le petit cube montant se trouve être assez petit, mon bras gauche, épaissi par ma doudoune, touche le jeune homme à côté de moi, je ne dis rien, les contactes physiques ne nous gênent pas particulièrement, nous les coréens, mais je sais qu'en général, les japonais sont de grands timides, mais bon, je ne vais pas me coller au mur pour pas le gêner, et puis il descend bientCRUICK ! Une légère secousse, puis plus rien, l'ascenseur ne bouge plus, mais les portes ne s'ouvrent pas... Ma vie est géniale...
Je sens Tenpon monter sur ma tête, il se fout de moi, je le ressent. Gardant mon calme, j'appuie simplement sur le bouton d'alarme qui s'illumine en rouge, puis j'attend que la chance se mette à tourner... Entre ça et l'administration de Yuei qui galère à me donner les résultats du test que j'ai passé... Je lâche un soupir, lassé.

"Pon, pon."

"La ferme Tenpon."

Je rabat ma capuche sur ma tête rapidement et écrase Tenpon entre ma tête et les poils de renard... Si seulement je pouvais aller jusqu'au bout des choses...
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Kass Narita
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Dim 17 Déc - 5:11
Kimitse Okijima. Telle était la raison de ma présence dans ce temple de la consommation. De qui s’agit-il ? Une jolie fille, très jolie, des formes avantageuses et portant des tenues légères en toutes saisons. Ses longs cheveux roses étaient constamment rattachés en deux couettes parfaitement symétriques ne manquant pas d’épouser la forme de ses seins quand elle relevait le menton pour tenter de prendre les autres de haut. Ses chevilles elles étaient fines au point que l’on aurait pensé les briser à la première chute et sa voix, emplie de la candeur d’une enfant dans un corps poussant le vice de la croissance.

Non. Ce n’était ma description personnelle mais celle de Daisura, celui qui pendant des mois m’avait hébergé et le faisait encore aujourd’hui de temps en temps alors même que j’avais enfin un logement stable pour la première fois depuis longtemps. Mais ce grand pervers aux coussins colorés de formes féminines en 2D était avant tout un ami, un très bon ami et son anniversaire devait déjà avoir lieu dans une semaine. A partir de là, il suffisait de prendre en compte qu’il se lamentait depuis des mois de cette vente exclusive d’édition quasi nude de Kimitse Okijima la célèbre magical girl ultra limité au centre commercial du coin car tombant en même temps qu’une très importante réunion de famille.

Autant dire que je ne détestais pas tant ces animes. Bon, les fans service étaient un brin malsain mais avec l’effervescence des alters, ce genre d’animés avaient du mal à subsister et il fallait au moins des passionnés comme Daisura pour les maintenir en vie. Et face à tout le sérieux qui tournait autour de ces mêmes évolutions, le pouvoir de lire le coeur des autres sous prétexte qu’un chaton l’avait bénie paraissait suffisamment enfantin pour être rafraîchissant.

Il ne m’avait pas fallu si longtemps pour arriver sur place. Il était déjà 15 heures passé et par chance j’arrivais encore à passer pour un étudiant dans les transports en commun. La vente devait avoir lieu à 18h mais je ne doutais pas que le monde affluerait. Enfin.. les otakus qui oseraient sortir de chez eux ? Bon d’accord, finalement il n’y aurait peut-être pas tant de monde que cela mais il valait mieux prévoir une marge d’avance pour ne pas avoir à lui offrir un énième coussin.

Dans le bus, j’avais eu l’occasion de réaliser que j’étais peut-être un peu moins pitoyable que ces derniers temps. Certes, j’avais des cernes mais pas particulièrement d’épis. Je n’avais pas non plus l’air d’un cadavre laissé à l’abandon ou d’un grand malade échappé de l’hôpital en proie à une grande contamination. Oui, c’était plutôt de l’auto-dérision mais mieux valait en rire qu’en pleurer. J’avais d’ailleurs oublié mon manteau chez lui, j’avais donc du me rabattre sur un autre, un peu moins chaud en comptant sur l’écharpe pour compenser.

Le casque était lui aussi passé à la trappe. Mon côté plus spontané dirait que je l’avais lui aussi oublié mais le plus solitaire avouerait peut-être après un verre ou deux que j’avais bien envie d’entendre ces musiques de noël en coeur dans les haut parleur du centre commercial et en arrivant sur place, j’avais de quoi me réjouir. Cela dit.. J’aurais peut-être du tenter de gagner un peu de masse musculaire, au moins au niveau des jambes et peut-être grimper les quelques étages. Cela m’aurait au moins évité de me retrouver coincé dans l’ascenseur.

Je n’irais pas pousser le vice jusqu’à dire que j’étais terriblement malchanceux. Après tout il y avait quelqu’un d’autre avec moi et de ce point de vue là, on pouvait considérer être aussi malchanceux l’un que l’autre. Je n’étais pas particulièrement dérangé par le fait que son manteau me touche et puis honnêtement, avant de mentionner la volonté d’espace personnel chez les japonais, encore fallait-il avoir tenté le train à l’heure de pointe et les fameux « pousseurs ». Il n’y avait donc rien de particulier à signaler et comme le bouton d’appel avait été pressé, la réponse n’aurait pas du durer.

Finalement, c’est bien le chat qui finissait par attirer mon attention. Ou plutôt le chaton dont j’avais vu la queue brièvement dépasser avant qu’il ne rabatte sa capuche. J’avais même légèrement penché la tête comme si cela allait me permettre de le voir plus clairement. Il était trop tard pour ça mais pas suffisamment pour que je ne sorte pas une connerie en attendant une réponse au système sonore. Je n’avais pas vraiment fait attention à son apparence ni à son visage. A l’exception du fait qu’il était assez grand ? Je l’étais moi-même pour un japonais après tout.

J’en aurais presque sourit en réalité car il fallait vraiment être un fan particulièrement tordu pour venir avec son chat. Il n’aurait plus manqué que sous sa doudoune se cache un costume de magical girl. Mais après tout l’habit ne faisait pas le moine et de mon point de vue c’était plutôt amusant, le stress d’être enfermé lui n’avait pas sa place pour l’instant. C’était certainement cette impression de voir mon ami qui me poussa à le tutoyer directement.



« La vente du 6e j’imagine ? »

C’est bien là que se trouvait la boutique après tout. Mais je devais avoir l’air sacrément attardé pour poser ce genre de questions alors j’en restais là. Focalisé sur l’interphone qui donnait enfin une réponse mais dont 1 mot sur deux sortait, complètement étouffés. « Deux ts.. on.. mec.. arriv.. ». Eventuellement que le mécanicien arrivait ? Mais ce problème n’était pas sensé se régler depuis la salle de contrôle ? Et à nouveau, comme je ne pouvais pas en pleurer. 


« J’imagine que c'est à moi de m’excuser maintenant ? »

C’était mon ascenseur après tout et lui un dommage collatéral qui avait eu le malheur de vouloir monter avec moi. Je ne me retenais pas de regarder un peu la vitre partiellement tintée de l’ascenseur. Oui, il n’y a pas à dire, on était un peu trop haut pour tenter une évasion spectaculaire et trop à l’étroit pour prendre le moindre élan.


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Cho Hyun-Su
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Lun 18 Déc - 15:55
J'ai un vertige très léger, sûrement que j'ai faillit assommer Tenpon avec le manque d'air. Au départ, quand j'ai appris que nos vies étaient sûrement liées, j'étais beaucoup trop après lui, un vrai papa poule. Il miaule, je lui donne à manger, il miaule, je lui fais des caresses, il miaule, je le fais sortir (en prenant bien soin de cesser toutes activités qu'elles soient importantes ou pas) en le suivant, il miaule, j'obéis. La mort n'est pas quelque chose à quoi je pensais, je suis jeune, ça ne m'a jamais traversé l'esprit avant ça. Puis il y a eu Tenpon, cette petite malédiction sur patte toute mignonne. J'ai appris à vivre avec, à faire moins attention à lui aussi avec le temps, puis après je ne m'occupais de lui juste pour ne pas qu'il meurt et que par conséquent, j'y passe aussi.
Maintenant y a une sorte de petit jeu morbide entre nous... enfin, parfois j'essai de l'étouffer mais je ne vais jamais jusqu'au bout... Lui il traverse la route juste devant les voitures et créer des accidents sans jamais rien avoir, à croire que la malchance que vous apporte la vue d'un chat noir lui en apporte beaucoup.

Le garçon avec moi semble assez calme, peut-être a t-il l'habitude de rester coincer avec un inconnu dans un ascenseur suspendu dans le vide entre le 3ème et 4ème étage. J'enlève à nouveau ma capuche pour laisser respirer ma deuxième vie qui semble vexée, je vais le regretter plus tard, mais c'est bon enfant. Ce qui m'ennui le plus, c'est qu'il sait qu'en cas de réel danger, je mettrais toute mon énergie à essayer de le sauver, il se croit immortel et ça le rend arrogant parfois.
Mon oreille tressaute lorsque mon compagnon de cellule m'adresse la parole, reflex félin. Je comprend sa remarque, il n'a pas d'accent particulier alors ma compréhension de la langue n'est pas trop impactée. Ce qu'il dit est plutôt pertinent, surtout quand on remarque le bouton numéro 6 allumé et qu'on sait que je suis la seule autre personne dans cet ascenseur. Bon, on va dire qu'il cherche juste un sujet pour passer le temps. Je ne veux pas paraître asocial, alors je m'apprête à lui répondre, mais la réponse à l'alarme que j'ai activé résonne dans le petit espace... Et je n'ai rien compris, un câble électrique doit être abîmé car la voix dans l'interphone était brouillée et hachée.

Tenpon se penche vers le garçon, il songe à lui sauter sur la tête, il a l'air de viser le point central de son crâne et je sens ses jambes arrière s'appuyer contre ma propre tête. Pendant ce temps, lui semble vouloir s'excuser. En réalité, c'est plutôt moi qui ai attiré la poisse dans cet endroit, ou bien c'est autre chose... Je me penche un peu pour suivre son regard visant notre point d'impact si l'on devait tomber, on y voit des acheteurs compulsifs se balader avec des sacs pleins les bras. Notre ascenseur est entouré par deux escalators à double sens, nous sommes dans une sorte de pilonne cubique au centre du grand commerce. Les magasins sont disposés de manière circulaire sur les 8 étages qui sont proposés aux clients. Vu d'en haut, en se penchant contre les grandes verrières qui protègent de la chute mortel qui nous serait proposée si elles n'étaient pas là, on aperçoit les différents étages qui se superposent jusqu'au rez de chaussée, la première fois ça m'a beaucoup impressionné, ça m'a aussi fait penser à plein de donuts survolant chacun celui du dessous, l'architecture est vraiment géniale. Je pose ma main sur la vitre froide, son contact me fait me rendre compte qu'il fait plutôt chaud ici.

"Non, je n'ai pas de chance en général."

Je laisse échapper un rire nerveux, j'espère que mon accent n'est pas trop prononcé, j'essai de faire un effort mais ça ne me réussi pas toujours, le coréen me manque, heureusement que mes parents sont là le soir pour pouvoir échanger dans notre langue natale, ça nous fait du bien à tous.
Machinalement, j'abbesse la fermeture éclair de ma doudoune pour l'ouvrir, j'ai chaud maintenant. En bas, je jure voir des gens se bousculer, qu'est-ce qu'il se passe, une bagarre ? Je ne sais pas mais ça s'accélère très vite, j'ai l'impression que tous les visiteurs cherchent à sortir du centre commercial, je pointe précipitamment le doigt vers la masse de personnes au niveau de la sortie principal en dessous de nous.

"T'as vu ça ?!"

Je vois plusieurs personnes remonter la foule, guider par Backdraft, le héros sapeur-pompier, facilement reconnaissable grâce à son costume atypique et à ses mains en forme de robinet. C'est pas son secteur d'habitude, pourquoi toute son équipe est là ? Je ne vois pas de feu, mais je n'ai pas la meilleur des vues pour vérifier tout le rez de chaussé, à moitié cacher par les trois premiers étages. Quelque chose se propulse de ma tête, Tenpon ! Il atterrit sur la tête de mon voisin et s'y assoit, léchant sa patte avant pour se frotter ensuite le visage, il me regarde avec ses yeux de petit vicieux, je sens le stress monter en le fixant, les deux mains sur la vitre qui commence doucement à chauffer, mais où est le feu ? Y en a t-il réellement un au moins ?

"Pon, slurp slurp."
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Kass Narita
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Jeu 21 Déc - 21:08
Oui, j’ « imaginais » beaucoup mais.. je parlais beaucoup trop surtout. Ce devait être lié au fait que mon humeur était à peu près décente. Cela devait aussi beaucoup aider à ne pas me faire perdre pied dans cet ascenseur soutenu bien trop haut au-dessus du sol. Finalement le chat était laissé de nouveau à l’air libre et à ma vision. Un chaton plutôt ? Il avait l’air jeune et il était difficile de se dire qu’il était bien prudent de se promener avec un chat surtout de cet âge. Il ne semblait même pas avoir de laisse. Enfin, ce n’était pas non plus dans ce micro-ascenseur qu’il allait échapper à son maître.

Enfin c’est ce que je pensais jusqu’à ce qu’il commence à se pencher vers moi. Les réactions des animaux à mon égard n’avaient en général ni queue ni tête. Certains m’appréciaient beaucoup, d’autres au contraire ne pouvaient pas me voir et gardaient leurs distances. Je n’étais pas particulièrement un ami des animaux mais Il faut croire que je n’étais pas totalement à l’abris du capital charisme de ce genre de petite bête à laquelle j’osais faire un clin d’oeil, bien conscient et uniquement car le maître avait le dos tourné. Il n’y a que mon dos qui touche la vitre mais avec les législations japonaises, je ne crains pas de tomber dans le vide pour rien.

Enfin, il était rare qu’on ne me regarde pas comme un porte malheur et pour une fois, lui avait l’air de se remettre la faute sur le dos. Cette fois-ci et avec un peu plus de matière, je parvenais à dénicher un accent bien que je fus incapable de l’identifier. Je n’étais jamais sorti du japon, il fallait donc bien que le monde vienne à moi d’une manière ou d’une autre non ? Je n’avais jamais trop chaud même si mon médecin m’avait conseillé plusieurs fois d’éviter les changements brutal de température, il en pouvait pas faire si froid dehors.

Je n’éprouvais pas aussi particulièrement l’envie de regarder en bas. Ce n’était pas une question d’appel du vide mais tout simplement la faute du chat qui continuait de me regarder ou de regarder ma tête pour une raison qui m’échappait. La sympathie était bien là et même pour une personne qui n’était pas un ami des animaux, être au centre de l’attention faisait toujours plaisir. La remarque de l’individu ne me choquait pas non plus plus que cela puisqu’à l’instant même si j’eu le réflexe de m’avancer un peu, l’atterrissage de l’animal me faisait aussitôt reculer, la tête se cognant légèrement contre la vitre. Visiblement, pour tenir sur ma tête malgré mon déséquilibre, la petit bête tenait mieux sur ses pattes que moi.

Sauf que tout n’était pas là et finalement le recule et le contact me poussait à instinctivement regarder en arrière vers le bas tout en frottant le point d’impact à l’arrière de ma tête. Je ne cherchais même pas à dégager le chat, j’étais juste attiré par une lueur que je pouvais distinguer du coin de l’oeil, une lueur vive et brillante qui se rapprocha vite, très vite, trop vite pour que mon corps ne réagisse pas au quart de tour, attrapant mon voisin par les épaules pour l’attirer au sol en utilisant le poids de tout mon corps, ma voix suivant mon corps.



«  BAISSES-TOI ! »

Le fil doré traversait la vitre comme le chas d’une aiguille la force de l’impact secouant la cabine, à moins que ce ne fut mon geste. Je l’avais vu en bas, le genre de personnages que je ne voyais qu’au journal du soir et que je jugeais avec appréhension. Il les appelaient des vilains mais ils étaient ceux qui se servaient de leur mutation génétique pour faire souffrir les autres et celui en bas avait déjà sa petite réputation.

J’étais incapable de me souvenir de son nom mais je l’avais vu plusieurs fois. Il appréciait les apparitions en publique visiblement et encore d’avantage l’oeil des caméras. De sa peau se détachait des fils d’une épaisseur d’un demi centimètres qu’il pouvait diriger, des fils dont la chaleur ahurissante détruisait tout. Ce n’était qu’une attaque de sommation cette fois et pour ma part, je ne savais ni s’il nous avait vu, ni si l’ascenseur était gravement endommagé. Mais avec le fil qui repartait, je plongeais ma main dans ma sacoche à la recherche du moindre objet.

« On doit sortir de là.. »

Avant de réaliser un détail particulièrement con auquel je n’avais même pas pensé, je ne l’avais pas regardé, à un seul moment, ni lui, ni le chat, la cabine avait subit des dégâts alors peut-être que lui…?

« Ca va ?! »
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Cho Hyun-Su
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Sam 23 Déc - 22:48
Mon regard est toujours fixé sur Tenpon, il semble calme et pourtant je ne suis pas rassuré, quelque chose ne va pas, et l'agitation en bas en est la preuve...


Pon, je savais que c'était une mauvaise de monter dans cet ascenseur, pon, je déteste les endroits surélevés, je ne monte jamais dans les arbres pour chasser les oiseaux, je ne suis pas stupide, je sais que j'aurais du mal à redescendre ensuite, je suis bien trop petit, Pon. Les autres chats du quartier me disent que je suis une mauviette, que je ne suis qu'un petit chat bizarre qui ne sent pas comme les autres. Ils n'ont pas tort, j'ai le vertige, en tout cas dans les cas assez important, avez-vous déjà vu un chat ne pas jouer à chat perché ? Au départ, ils ne me respectaient pas, alors j'ai dû leur montrer ce que je valais, j'ai donc proposer quelque chose à Macaron, c'est le nom du chat de la maison d'en face, il se prend pour une racaille parce qu'il y a beaucoup de femelle autours de chez lui.

Nous nous sommes retrouvés sur le trottoir devant nos maisons respectives, pon, la route est à double sens, voie limitée à 40Km/h, je la traverse en 2 secondes 38 en allant vite, je regarde toujours à droite et à gauche si aucune voiture ne passe puis, je fonce ! Aujourd'hui, Macaron va tenter de battre mon record de vitesse, il est au courant, il attend simplement mon feu vert, j'ai volé la montre de Su-Su tout à l'heure, il n'a pas remarqué que l'une de ses quatre montres avait disparu, pon.
Je commence, j'attend son miaulement, droite, gauche, personne, il peut y aller ! Le signal part et je m'élance aussi vite que possible avec mes petites pattes, à toute allure ! Dès que je touche le trottoir d'en face, il arrête la montre avec un petit coup de patte habile. 2 secondes 47... Je repars sur mon trottoir en emportant la montre, je regarde à droite puis à gauche, une voiture passe, j'attend qu'elle soit loin puis...


"Pon !"

Il part à tout allure, Macaron est plus grand que moi, ses foulée sont plus grandes, il arrive bien plus vite que moi, 1 seconde 53. Il miaule fièrement, mais je n'ai pas perdu, c'est l'heure du deuxième round. Je lui explique donc les règles...
Sa réaction, pon, est drôle, il a peur, je le traite de mauviette, il accepte. Quel idiot. Pon. Je commence, retournant sur nos côtés respectifs. Droite, gauche... Droite, gauche, une voiture ! Je fonce, les yeux fermés, j'entend la voiture freiner, j'ouvre les yeux, je suis de l'autre côté face à Macaron, et tandis que la voiture repars je le regarde. Il est impressionné mais n'ose pas le montrer, pon. A lui de jouer, j'ai fait ça en 2 secondes 38...

"Pon !"

Il s'élance ! Ses foulées aussi longue que celle d'un guépard, la voiture arrive, le pneu est à quelque mètres de lui ! La voiture passe, et je découvre son corps arrêté, il a ralentit au dernier moment, faisant demi tour. Il montre les crocs de rage, il veut une seconde chance, je souris intérieurement... Pon.
Un véhicule arrive, un camion de transport.


"Pon !"

Il bondit, furieux, toutes griffes dehors, il ne regarde que moi, il veut ma peau, pon pon pon. Le camion s'élève légèrement puis continu sa route. Je bondis à mon tour, sans courir, vers la masse de spasme face à moi. Le milieu de son corps est aplatit comme une crêpe, sa tête est intact. Pour peu, ça en serait presque artistique, ce contraste entre le rouge collés à ses poils roux, sur le bitume noir... Pon. Il me regarde pendant que son corps s'agite comme par magie. Je lui fait comprendre que griffer Su-Su à la main parce qu'il a tenté de le caresser n'était pas la meilleure idée qu'il est eu...

"Pooooon..."
On ne touche pas à ma seconde vie, personne.

Quand j'ai senti le danger, j'ai eu cette intuition qu'on tout les animaux, alors j'ai sauté, même si je déteste la sensation que cette humain aux cheveux clairs me donne, je m'en soucierai plus tard. Je ne m'étais pas trompé, quelques secondes à peine avais-je changé de piédestal que la choses perçait la vitre de l'ascenseur et se dirigeait droit vers Su-Su ! Je tenta de le prévenir, mais le cri de l'humain étouffa mon avertissement. Il le tira au sol !



L'avertissement me fait me retourner, un peu du moins, des morceaux de verre virevoltent et certains viennent griffer mon visage, je n'ai pas eu le temps de faire opposition avec mon bras car je sens qu'on me tire en arrière, par reflex, j'attrape l'une des petites poignée vissée sur les côtés de la cage, celle qui permet aux handicapés de ne pas trop s’écraser au sol lorsqu'on monte. Le reste de mon corps se laisse partir en arrière, mais je ressens une très vive douleur à mon bras droit. Un long fil très fin y est planté, ça brûle ! Je lâche un râle en serrant les dents, merde ! Fait chier ! Je l'attrape de mon autre main pour tirer dessus et le retirer, mais à nouveau je me brûle et la retire immédiatement.

Je sens le fil se retirer de ma chaire et y voit un trou net au niveau de mon avant bras, aucune goûte de sang, la plaie a dû se cautériser instantanément et tant mieux, ma blessure n'est pas grave, mais bordel ça fait un mal de chien ! Le garçon avec moi hurle quelque chose en fouillant sa sacoche, je ne sais pas ce qu'il compte faire mais en effet, faut pas rester là. Soudain, il se retourne vers moi l'air inquiet. Non, ça va pas, j'ai des coupures plein le côté gauche du visage, je me rend compte qu'en tombant j'ai griffé ma main gauche sur des morceaux de verre et je saigne pas mal, et Tenpon dans tout ça ?

"Tenpon !"

Je le vois bondir de derrière le garçon et sauter sur mon épaule, je le regarde rapidement, il n'a rien, tant mieux, la blessure ne doit pas être assez sévère pour qu'elle se répercute sur lui. Je regarde à nouveau mon colocataire, lui non plus ne semble rien avoir. Je garde la tête baisser au cas où d'autres coups partiraient. Tous mes sens son en éveil maintenant, je ne me ferrais plus surprendre.

"Ouais, ça va. Dit moi que t'as un alter pour nous sortir de là, moi j'absorbe et génère de la lumière, faut pas compter là-dessus !"

Honnêtement, je me chie dessus, mais le gars avec moi doit aussi avoir peur, je me dois de rester calme et de gérer cette situation. Je lève légèrement la tête en direction d'où provenait l'attaque. En contrebas, au troisième étage, un homme dont l'accoutrement assez semblable à celui d'Endeavor me dit quelque chose... Blazing Hairy ! Déjà vu à la télé, ce mec à un drôle d'alter. Il se sert des poils de son corps comme d'aiguilles incandescentes, il peut les étirer et les rétracter à volonté. Plusieurs de ses poils semblent revenir vers lui, cette attaque ne nous visait pas directement. Je l'entend élever la voix.

"BWAAAAAHAHAHAAAA ! Ramène toi Endeavor, tu vas payer pour m'avoir volé mon idée de costume pendant notre formation ! BWAAAAAAAHAHAHAHAHAHAHAAHHAAAAAAAAAA ! Je vais réduire ce centre commercial en morceaux si tu viens pas maintenant ! Faites venir votre héros de feu que j'en fasse un rôti !"

Je rentre la tête, ce type est débile ? Provoquer le numéro 2 des supers-héros comme ça ? Si il se pointe, il va se faire lyncher, mais je pense que Backdraft peut s'en charger, j'espère juste qu'il ne va pas trop tarder...
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Kass Narita
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Lun 25 Déc - 2:54
Non, je n'avais pas peur des ascenseurs. Tant que ceux-ci étaient bien entretenus, ils étaient plutôt vivables. Parfois un peu étroits, parfois un peu trop grand, dans tous les cas il y avait toujours motifs à se plaindre. Une musique sonnant encore, encore et encore dans une boucle interminable ou une playlist allant jusqu'à trois morceaux. Des morceaux libres de droit et donc suffisamment banals et répétitifs pour que l'on ne puisse les identifier à aucune musique célèbre. Un moyen d'éviter des poursuites, ou quelque chose comme ça.

Mais encore faudrait-il trouver le premier sadique qui a eu l'idée de mettre cette musique. Sérieusement. Connaissez-vous un seul ascenseur qui nécessite d'occuper son passager ? Hormis le cas où un gamin aurait appuyé sur tous les boutons ou un immeuble de 310 étages. Mais merde alors pourquoi est-ce aussi répandu ?! En général, la stéréo ne suit pas et il arrive même parfois que le son immonde sorte du micro qui permet de discuter avec la société chargée de la maintenance en cas de problème.

A présent, il vous suffit d'imaginer la pire scène possible, la raison pour laquelle je n'ai plus jamais pris un appartement dépassant les deux étages. Une distance que je suis susceptible de monter à pieds sans trop de difficulté même avec mon manque évident d'endurance. Non, l'ascenseur qui reste bloqué deux heures avec une musique que les techniciens n'arrive pas à éteindre n'arrive pas que dans les films, ça m'est déjà arrivé. Dès lors oui, dès qu'un ascenseur est silencieux, j'en suis foutrement reconnaissant.

Mais il fallait croire que j'allais devoir les éviter tout court à l'avenir. Car à présent que j'étais de nouveau bloqué, ce n'était plus ma santé mentale qui était en jeu mais ma vie tout simplement. L'absence de moyen de se défendre et je le réalisais sans peine quand au fond de ma sacoche où il n'y avait bien sur rien d'utile, je pouvais entrevoir ma main qui tremblait, les perturbations atteignant facilement le haut de mon bras. Je n'étais pas particulièrement brave. J'avais simplement senti comme une envie de destruction qui me paralysait à moitié.

Et ce fut le cas jusqu'à ce que j'ai l'occasion de relever les yeux vers mon partenaire dans le malheur dont je pu constater qu'il avait bel et bien était blessé. Une connerie. Je tremblais alors que j'étais indemne et plus âgé. Une belle connerie. Sur cette pensée, je serrais mon poing avec vigueur jusqu'à ce que mon bras se remette à trembler pour une autre raison. Sans parler de cette nécessité de me remettre pour ne pas nous condamner encore plus mais... ça n'aidait pas tellement. Sa question n'aidait pas tellement.

"J.. Je suis sans alter !"

Car peu importe ce qu'avait pu en dire mon psychiatre, jusqu'alors, je n'avais rien de ce point de vue là. Il était très possible que ce fameux alter soit quelque chose d'absurde. Peut-être que j'étais capable de voir un quart de couleur de plus que les autres ? Peut-être pouvais-je agir bizarrement plus naturellement ? QU'en savais-je ?! Et pourquoi devais-je avoir un alter ?! Il fallait commencer par faire profil bas sauf qu'une nouvelle attaque expéditive de ce danger publique eut vite fait d'endommager l'ascenseur, le faisant descendre brutalement d'un cran. Je serrais les dents pour ne pas crier comme une fillette, me mordant la lèvre sur le coups. Oui, un idiot mais au moins cette fois la vitre n'avait pas été transpercée. Quoi que...

"Il faut casser la vitre"

Non, je n'avais rien trouvé de mieux, rien trouvé de moins risqué mais de toute façon c'était notre seul espoir pour atteindre un des étages à ce point et sans réfléchir d'avantage, je prenait appui contre la porte avec mon dos, donnant un coups de pied contre la paroi. Puis un second, puis encore un autre, rien ne bougeait, je n'avais pas la force nécessaire, je tentais donc de mettre un peu plus de poids, l'élan suffit tout juste à me propulser un peu en arrière. Je me cassais en effet à moitié la figure, la porte se l'ascenseur s'étant soudainement ouverte à un mètre au-dessus du sol du niveau 3.

"A...aouch... Ou pas..."

La seule réaction sensée que je pouvais avoir en me tenant la tête au sol complètement désorienté. Je ne réalisais qu'à moitié ce qu'il se passait. Enfin, à part une petite phrase criée par le mécréant visiblement en marche.

"Quoi ?! Ca te suffit pas héros de mes deux ?! Faut des otages c'est ça ?! Faut que ce soit dramatique pour que tu sois sur tous les journaux ?! D'accord ! Mais ce sera ton cadavre en première page !! BWAAAHAHAHAHAHA"
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Cho Hyun-Su
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Jeu 4 Jan - 17:04

Les choses ne s'arrangeaient pas avec le temps, c'était même le contraire car ma malchance continuait à cavaler sur mon dos, me faisant ressentir tout son poids au point que je lâchais un petit rire nerveux quand mon nouvel ami m’annonçât qu'il était sans-alter. Aujourd'hui, un peu plus de 80% de la population possède un alter, pourquoi faut-il que je tombe sur un mec comme ça dans un moment pareil ?
Bon, je devais réfléchir, mais... Mon regard se posa sur mes mains, je tremblais.


Su-Su se sent mal, qu'est-ce qu'il y a mon grand, toi qui es toujours si assuré, si calme,
ça me fait drôle de te voir perdre tes moyens comme ça. Pour tout dire, je suis même triste, car tu es en train de te remettre en question, pon. C'est la première fois que tu es confronté à un réel danger, tu doute de toi même. Pauvre de toi, regarde un peu, tu es tellement abasourdi par ta propre faiblesse que tu n'écoutes même plus le garçon qui sent bon, pon. Est-ce que c'est vraiment toi ? Je ne me souviens pas t'avoir connu une seule fois dans cet état, ressaisi toi mon grand, où est passé ta fierté d'homme ? Tu sais Su-Su,
moi j'ai fait des choses pour toi dont tu ignores totalement l’existence, des choses horribles, mais c'était pour te protéger. Tu sais, je n'en ai peut-être pas l'air mais je tiens beaucoup à toi, le lien qui nous unis et bien plus puissant qu'aucun autre, tu es ma vie, pon, dire que je ne peux pas te perdre n'est pas que romanesque, ces mots sont vrais et résument à eux seuls notre lien. Je t'aime comme une mère aime sa portée, nous sommes tous les deux une partie de l'autre, alors si tu ne bouges pas pour toi, bouge pour moi. Su-Su, tu es fort, tu es fort, tu es fort !



Je restais ainsi un moment pendant que les bruits de choques revenaient peu à peu à mes oreilles, je sentis mon coeur se lever et l'ascenseur descendit brusquement sur quelques mètres, les griffes de Tenpon percèrent mon vêtement, il s'accrochait pour ne pas s'envoler. Un arrêt brusque nous stoppa net dans la descente. Je me redressais, pousser par un courage dont je n'avais pas encore réellement conscience, fut-il donner par ce garçon chétif qui tentait de sortir en brisant la vitre ou par un sentiment envoyé par Tenpon, je me sentais plus vivant que jamais. Il n'avait pas d'alter, et pourtant, rien que par ses quelques gestes, il était bien plus héroïque que moi !

Son dernier coup fût le bon, la porte céda et je remarquai la hauteur qui nous séparait de l'étage inférieur, c'était pas très haut, on pouvait s'échapper par là ! J'entendais les beuglement du vilain dans notre dos, il semblait s'approcher, nous avait-il vu ? Ou bien était-il capable de détecter les choses qu'il touchait grâce à son alter ? Sa remarque sur de possibles otages confirma mes soupçons.


Pon, nous sommes en danger, je reste bien accrocher à Su-Su et met tous mes sens en alerte, j'ai un mauvais pressentiment, je pousse ma communication au maximum, pon !
Je sais qu'on va devoir sauter, mais encore une fois, j'aime pas la hauteur alors je vais laisser faire ma monture. Mon oreille se lève, un fin glissement dans l'air, Hyun-Su attention !



Mon oreille se lève, un fin glissement dans l'air, attention !

"DÉGAGE !!!"

Je ne sais pas si seul, il aurait eu le temps de se dégager, peut-être que oui, mais je n'ai pas pu prendre le temps d'y réfléchir, un reflex instinctif, mon corps a bouger tout seul. J'ai entouré sa taille de mes deux bras en plaquant mon torse contre son dos et nous ai jeté hors de l'ascenseur qui lâcha tout juste après notre saut. Tenpon sauta de mon épaule juste avant que je ne touche le sol, l'impact fût rude et mon souffle se coupa lorsque mon dos frappa le carrelage, ma tête tomba aussi au sol mais ma capuche épaisse s'était rabattu et avait légèrement amorti le choc, mais je lâcha quand même un râle de douleur, le poids du garçon sur moi m'étouffait, je nous roula sur le côté et le lâcha tandis que plus bas s'écrasait notre ancienne prison, provocant un bruit mêlant métal froissé et éclat de verre impressionnant ! Nous aurions fini en charpie si nous étions restés une demi-seconde de plus là-dedans, mais dieu merci, je crois que Tenpon nous a sauvé.

Je me relevait avec peine en attrapant le haut de la rembarre de sécurité, nous sommes au centre du donuts sur une sorte de petite passerelle reliant les deux ascenseurs à ce dernier et derrière la sécurité en verre, j'aperçois le vilain, il nous regarde, un large sourire aux lèvres, il arme ses lances enflammées en commençant à faire le tour pour nous barrer le passage.

"Tiens, vous êtes là. Faites un geste et je vous percerais de toutes parts, et je ne vous raterai pas, je peux abattre une mouche en plein vol ! "

Un espace vide d'une vingtaine de mètre nous sépare, ses armes sont rapides, je pense que courir n'est pas la bonne solution. Je commence doucement à lever mes mains en l'air, signe de reddition.

"Ok, on bouge pas ! Nous embroche pas ! ne me lâche pas."

Je sens Tenpon bondir dans la poche de ma doudoune.

"Dark Room."

Un noir opaque jaillit de moi, colorant tout l'espace autours de nous, effaçant nos visages, effaçant le vilain, avalant les 25 mètres aux alentours. Vu de l'extérieur, on pourrait voir une sphère d'un noir absolument profond, impossible de voir à travers.

Plan de la scène:
 
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Titre: ???
Expérience: 160/1000
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Kass Narita
Rang C
Lun 15 Jan - 2:32
Le courage est une chose très différente d’une personne à l’autre. Pour certains ce sera oser parler à une fille, pour d’autres ce sera se jeter d’un avion en plein vol pour venir s’accrocher à son partenaire s’accrocher et espérer que le parachute supporte leur poids à tous les deux. Et le courage n’est surtout pas à confondre avec l’adrénaline, cette précieuse substance qui glissait au travers de mes veines. Je n’agissais pas par courage pour protéger mon prochain ou le monde mais par pur instinct de survie. Casser une vitre me donnait une chance de survivre, ouvrir la porte aussi et malheureusement, si le choix m’avait été offert, j’aurais peut-être abandonné mon compagnon de cellule pour sortir de cet espace clos bien trop dangereux.

Pourtant, je ne fus pas le premier à me bouger le cul, tant pour me sortir de là que pour nous sortir de là. Je n’aurais certainement pas agis de la sorte en tous cas et sur le coups, je ne pus que sentir les bras passant autour de mon corps pour m’attirer contre un autre. Il n’y avait qu’une autre personne sur place pour m’éteindre de la sorte et elle n’avait absolument aucune raison de le faire. Je me figeais sans savoir comment réagir immobilisé par cette étreinte rassu… Heu.. What ? A côté de la plaque, j’étais complètement à côté de la plaque et il fallait bien la chute pour me remettre un peu les idées en place, mon corps venant s’écraser contre celui qui.. amortissait ma chute ?! A nouveau j’étais brouillé mais au moins, je ne tremblais plus.

«  T’es taré ! »

Enfin mon reproche fut coupé dans le vent par le bruit de l’ascenseur se détachant définitivement des fils pour venir s’écraser violemment au rez-de-chaussée du centre commercial et à nouveau j’en étais presque paralysé avant de serrer les dents pour me ressaisir, je tenter d’aider l’étranger à se relever, ne le lâchant jamais vraiment pour une raison qui m’échappait. Il était désormais clairement le plus blessé de nous deux. Mais bien évidemment, cela ne pouvait pas suffire.

Je n’avais strictement rien fait. Je n’avais pas ouvert cette foutu porte, comment aurais-je fait ? Avec mon dos ? Par magie ? Par magie de l’alter ? Non, je n’étais pas aussi inculte que cela, je connaissais toute cette histoire de génétique et d’évolution mais franchement. Il n’y avait pas besoin d’être un génie pour se douter qu’avant de se tailler un mécanicien avant actionné l’ouverture des portes pour nous donner une chance de s’en sortir. En définitive. Je n’avais donc strictement rien fait. Je m’étais montré profondément inutile et ce n’était pas près de s’arrêter.

J’avais encore un tour d’honneur pour jouer l’ahuri et le trouillard et il se présentait justement au moment où cet enfoiré de vilain pointait le bout de son nez en nous demandant de nous rendre. Je relâchais mon voisin pour me concentrer sur notre fin proche. Enfin, on avait encore une chance de nous rendre et visiblement c’était bien l’intention de mon compagnon. C’était une chance finalement. Certes, nous allions être des otages mais au moins nous ne finirions peut-être pas en dommage collatéral. Si ce n’était pas pour ce murmure. Je commençais tout juste à lever mes mains à mon tour quand je l’entendis s’échapper des lèvres de mon voisin. De ne pas le lâcher ?

Je n’eu pas vraiment le temps de me préparer à ce qui allait arriver et l’amas noir qui s’échappa de son corps ne manqua pas de me faire reculer d’un pas avant de moi-même me retrouver plongé dans le noir le plus complet, un noir terriblement angoissant fait du vide même. Il fallait être un enfant pour avoir peur du noir mais un adulte pouvait se retrouver dans un état semblable si la situation s’y prêtait. Ma démarche fut inverse et cette fois j’en oubliais tout pour tendre désespérément la main en avant jusqu’à accrocher la manche d’une doudoune dont je me rapprochais immédiatement. Le trouble du silence me donna sur le coups l’impression d’être devenu sourd mais il était encore là.

«  Ce n’est pas bien les enfants. Ne vous a-t-on jamais appris à être sage ? Ne pensez pas que cela va me » Il y eu un léger bruit, visiblement le vilain venait de se taper la jambe contre quelque chose « Fichtre ! Je vais réellement me mettre en colère ! »

Car ce n’était pas déjà le cas ? J’avais toujours peur d’avoir perdu ma voix mais à l’entendre, je finissais par comprendre que ce n’était pas le cas, il y avait encore des bruits autour de nous et notamment celui d’un hélicoptère de la presse qui passait au-dessus du centre commercial pour filmer la situation. Puis moi qui espérait un peu naïvement que mes yeux se fassent à l’obscurité sans que ce ne soit le cas. Non, je n’osais pas le lâcher comme si le vide était partout et que je risquais de tomber au premier pas de travers. Et pourtant je me devais d’être un homme merde ! J’étais l’adulte ici ! Pourquoi alors les seuls mots que j’étais capable de murmurer dans l’espoir que l’autre beuglard n’entende pas étaient…

« .. et maintenant ? »


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