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Morning light shines a lifeline ft. Kass

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Jae-Sun Park
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Lun 15 Jan - 3:06
Morning light shines a lifeline ✩
Jae-Sun & Kass
Le ciel commençait à prendre des couleurs lorsque Jae-Sun partit de chez lui. Casque sur les oreilles, il entra dans les transports en commun d'un mouvement presque automatique, suivant le flot en tâchant de ne pas trop sursauter à chaque fois que quelqu'un frôlait son épaule. C'était chose courante avec la masse de monde habitant Tokyo, mais ça ne l'empêchait pas d'être rendu légèrement mal à l'aise par la proximité d'inconnus, particulièrement en cette saison.

Le virus de la grippe s'était apparemment relancé
Et il n'était pas enchanté par l'idée de retomber malade

(ce serait la 3e fois cet hiver)

Cependant, écharpe en cachemire nouée autour du cou et gants à l'appui, il s'assurait d'au moins limiter le froid en espérant que ça le sauverait. (même si ça n'avait pas été efficace les 2 fois précédentes). Ses iris rouges parcouraient son fil d'actualité sans grand intérêt. Il était question du criminel ayant mis sans dessus-dessous le parc qu'il avait aidé à remettre sur pieds la semaine précédente, d'une n-ième réforme de programmes scolaires, de représentants de différents pays proférant entre eux des menaces à peine voilées pour se donner l'air important et de gitans se plaignant d'être chassés d'un jardin public à l'autre bout du monde.

Apparemment ce n'était pas une zone de camping.
Il ne prétendit même pas d'être surpris.

Jae-Sun appuya sur le bouton 'verrouiller' avant de glisser le téléphone dans sa poche pour quitter le wagon dans lequel il avait voyagé: c'était son arrêt. Se faufilant une fois de plus entre trop de monde à son goût, le fleuriste prit la direction de sa boutique. Le ciel s'était éclairci, l'air était frais, et son souffle formait de petits nuages autour de son visage. Il s'autorisa un sourire: la journée semblait partie pour ne pas être trop désagréable. Il voyait déjà l'après-midi se profiler, avec des rayons aux jolies couleurs tombant à travers la vitrine, baignant ses végétaux d'une belle lumière.

(et peut-être même que sa tête lui laisserait du repos)
(il faisait si beau qu'il prenait le risque d'espérer)

Sans doute aurait-il dû laisser l'espoir au placard

Arrivé devant la boutique, il hésita entre la grimace et le long soupir, décidant finalement de simplement lever les yeux au ciel. (un juste milieu) Sur la vitrine s'étalait un large graffiti d'un mot japonais qu'il ne reconnaissait pas tant la police était déformée. Pas qu'il aie spécialement envie de savoir ce avec quoi on avait choisi de l'ennuyer ce matin. Sourcils froncés, il toucha la peinture d'un vert criard du bout des doigts, pestant mentalement contre le mauvais goût du tagueur.

Une autre couleur ne l'aurait sans doute pas moins agacé
Mais elle aurait moins agressé ses yeux

Jae-Sun prit quelques instants pour se masser les tempes tandis que des ronces envahissaient ses cheveux, tournant sur elles même en étreignant l'air, grattant à peine contre son crâne. Leurs épines étaient prêtes à enserrer et déchirer cruellement ce qui tomberait à leur portée, et il ouvrit sa boutique le temps qu'elles ralentissent. Il devait bien avoir de quoi nettoyer cette horreur dans la remise.

Plot twist: il n'y avait rien de ce genre

5 minutes plus tard, après avoir fait un tour dans la supérette du coin, Jae-Sun avait remonté les manches de son sweat-shirt 'I want to (be)leave' et frottait énergiquement un chiffon imbibé d'acétone contre la vitre. A côté de lui, sur un tabouret, reposait la bouteille de produit chimique. Il avait même pris le soin de disposer un journal (affichant une pub pour un extracteur de jus) en dessous pour ne pas tâcher le meuble. Ses plantes en pot n'étaient pas encore sorties comme d'ordinaire, et son expression habituellement accueillante était largement moins lumineuse.

Au moins avait-il arraché les ronces
Maintenant ses doigts saignaient

(mais il serrait les dents comme s'il ne remarquait pas)
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Kass Narita
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Lun 15 Jan - 4:59
Demi lune et quart de soleil
Jae-Sun Park & Kass Narita

   

   

C’était l’une de ces journées, une de ces journées de merde à ne pas mettre le pieds dehors. Une situation à la con, un jour à la con, une vie à la con et des connards pour en rajouter une couche. Il était rare que je me réveille dans un état de délabrement pareil ou tout simplement que je n’arrive pas à dormir. Mes médicaments travaillaient pour moi dans ce domaine et je n’avais pas à me plaindre mais visiblement après tant d’années et même avec les écarts récents dans mon traitement, il était encore possible de penser à ne plus en fermer l’oeil. j’aurais pourtant voulu éviter de commencer à dresser une collection de mes cauchemars.

La veille, c’était ma collègue qui m’avait dit de rentrer chez moi. Que je ne pouvais rien y faire et que faire les cent pas dans la rue n’y ferait rien. Cette même collègue qui avait oublié qu’elle devait retrouver un gamin toxico dans sa cure de désintox pour discuter avec lui de son plan de sortie et de ses parents. Autant dire que ce n’était pas le modèle que j’aurais voulu suivre.

Voir des adultes foutre leur vie en l’air était une chose que j’avais appris à supporter. Même avant de commencer à travailler ici j’avais eu l’occasion d’en voir tous les jours. Des paumés, des maladroits, des pauvres, des délavés et d’autres qui ne seraient plus là demain. j’étais moi-même un peu entre tout cela à ma manière et ne l’ignorais pas. Mais s’il y avait une chose que je tolérais beaucoup moins, c’était bien le fait de voir des enfants prendre cette voie sans réellement y être pour quoi que ce soit.

Tout avait commencé il y a trois jours quand un couple était venu me voir pour mentionner leur futur divorce et le fait que la garde de leur fillette ne pouvait revenir à aucun d’entre eux tandis qu’ils semblaient se battre pour la garde du chien. Une petite fille présente tout du long comme s’ils pouvaient me la laisser à la fin de la rencontre. J’avais fini par la prendre à part, tout simplement pour recueillir son avis, voir à quel point elle saisissait la situation. Ma peine fut terrible lorsque que je compris à ses mots qu’elle savait. « Pourquoi ne veulent-ils pas de moi ? »





Mais ma plus grande erreur ne fut pas de ne pas trouver les mots ce soir même mais plutôt de la laisser repartir avec ses parents. Car le lendemain déjà, ils ne revenaient pas et seulement la veille avais-je entendu parler de la disparition de la gamine. Ce n’était pas de ma faute. Non pas que je n’aurais pas pu le prévoir mais culpabiliser n’aurait servi à rien. Il n’empêche que le pire restait de prendre ce genre de considérations quand j’avais choisi ce travail en espérant être utile à quelqu’un tandis que j’étais incapable d’aider une enfant. Je me sentais un peu comme un plouc à qui elle aurait demandé le chemin dans la rue et qui lui aurait répondu si elle voulait une sucette.

Je n’étais pas seul non plus dans ma détresse. Je le voyais toujours plus souvent comme s’il insistait pour faire partie de ma vie. Et affalé sur le canapé, je le regardais là, debout près de mon réfrigérateur tandis que j’étais incapable de dire si oui ou non il me regardait. Son masque n’était pas bien pratique en ce sens et je murmurais un petit « dis quelque chose. ». N’importe quoi aurait fait l’affaire. Il était moi, non ? La personne qui avait le plus le droit de me juger au monde et pourtant il restait de silence. « Bouge ». Il aurait pu, s’écarter de ma vision, disparaître mais encore une fois il ne faisait rien. « .. Fais quelque chose bordel de merde ! ». Et cette fois c’est moi qui me levait pour aller à sa rencontre comme si j’avais la moindre chance de le remettre à sa place. Mais tout ce que je trouvais à faire en chemin était de trébucher sur la poubelle que j’avais mal rangée répandant son contenu comme mon corps sur le sol. Il n’était enfin plus là et comme un rageux, je ne trouvais qu’à répondre « bien fait ».

Enfin, il restait à ranger et je m’y mettais, ramassant le contenu pour lui redonner sa place, mes doigts glissant sur un prospectus, celui d’un fleuriste du centre ville. Il y a quelques jours il ne m’aurait servi à rien mais soudain je laissais un peu ma colère derrière moi pour souffler. Déjà des inconnus avaient posés quelques fleurs devant la maison de la gamine et même si ce genre de geste me paraissaient d’ordinaire un peu idiot. Cette fois, il fallait peut-être que je le fasse. Pas comme une offrande mais plutôt comme une prière. Celle qu’elle refasse surface autrement que dans un sac poubelle au fond d’une rivière. Je devais réellement sortir. De toute manière, demain je devrais passer à autre chose et tenter de réellement aider quelqu’un cette fois-ci.

Mes cernes étaient.. ridicules à cette occasion et j’avais de quoi les cacher un peu dans la salle de bain. Il suffit ensuite d’un manteau à capuche bien chaud pour que je prenne la porte de mon appartement en direction du centre ville. Je n’étais pas un cavalier qui irait sauver qui que ce soit pour l’heure. Je le ne serais jamais. Mais déjà j’arrivais devant la dite boutique en fin de matinée. Il ne pleut dans les moments tristes que dans les films. Cette fois le soleil était presque complet. Je posais un pied à l’intérieur.



« Bonjour, il y a quelqu’un ? »

   
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Jae-Sun Park
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Lun 15 Jan - 23:47
Morning light shines a lifeline ✩
Jae-Sun & Kass
Un sifflement de douleur échappa au fleuriste pour au moins la 3e fois cette minute tandis qu'il plaçait le dernier pot sur son étalage à l'extérieur. Les tulipes rouges semblaient presque se moquer de lui avec leurs pétales délicats, et il ne s'attarda pas dessus avant de retourner à l'intérieur. Le froid lui piquait le bout des doigts comme autant d'aiguilles de seringues, y injectant un engourdissement croissant. Ses mains lui répondaient avec tout juste une mili-seconde de retard mais ça ne l'empêchait pas de remarquer. Jae-Sun se mordit la lèvre en refermant la porte derrière lui.

Il aurait dû mettre des gants
Mais il n'avait pas pansé ses plaies

Habituellement, il contrôlait assez bien son alter pour détacher les ronces sans y toucher, quand il ne pouvait pas les empêcher de se former. Mais le matin, lui venir sur les nerfs alors qu'il nageait encore en eaux troubles n'était jamais un pari très sûr. Ca lui enlevait une part de précision et une autre de rationalité, aussi s'était-il retrouvé à arracher les végétaux à la main dans son empressement.

Au moins sa vitre était-elle propre, maintenant
Il eut un sourire rassuré en y jetant un coup d'oeil

Ses mains n'empestaient pas le sang et l'acétone pour rien

Il passa les laver dans l'arrière-boutique, ignorant la douleur lorsque le savon s'infiltra dans les plaies et alluma un bâtonnet d'encens en revenant derrière son comptoir. L'odeur n'avait sans doute pas persisté, puisqu'après tout le graffiti était à l'extérieur, mais le sentiment qu'elle s'accrochait à ses vêtements et cheveux lui était désagréable.

Jae-Sun occupa quelques minutes à soigneusement désinfecter et enrouler une bande de gaze autour de sa paume la plus blessée avant de coller de petits pansements sur les doigts de l'autre main. Satisfait de son travail, il alla tourner le panneau en bois de l'entrée pour afficher 'ouvert' et entama son tour habituel des végétaux de la boutique. S'assurer de leur bonne santé était de loin ce qu'il préférait dans son métier.

Les interactions, largement moins
mais difficile de s'y soustraire

La matinée s'écoula dans un calme relatif. Ayant terminé ses soins, il débarrassa les cendres de l'encens entièrement brûlé et s'installa derrière son comptoir sur un tabouret trop haut pour que ses pieds touchent le sol. Jae-Sun jouait distraitement avec ses cheveux d'une main couverte de pansements, son livre ouvert sur la description d'hibiscus lorsqu'il entendit tinter la clochette de l'entrée. Il leva ses yeux de l'illustration affichant une touriste alanguie dans un hamac avec un hibiscus dans les cheveux à la page "biome" pour se concentrer sur le nouvel arrivant.



« Bonjour, il y a quelqu’un ? »

Oh, sans doute ne le voyait-il pas avec les longues tiges de l'angelica et du bambou dans l'entrée. Glissant de son tabouret, il abandonna le livre pour aller signaler sa présence, un sourire poli aux lèvres. Ayant changé son sweat-shirt pour un pull bleu ciel et passé un tablier par dessus afin d'éviter d'y mettre de la terre, le fleuriste avait déjà une allure plus professionnelle que tout à l'heure. Une fois visible, il adressa un léger hochement de tête au nouveau venu, l'air à moitié désolé de l'avoir fait chercher.



« Bonjour, désolé de m'être plus ou moins caché. fit-il avec un léger rire, En quoi puis-je vous aider ? »

Ses iris écarlates étudièrent rapidement le jeune homme qui venait d'entrer. Contrairement aux clients précédents, il n'avait aucun des pots ou bouquets de l'extérieur à la main, aussi Jae-Sun pencha-t-il inconsciemment la tête sur le côté, curieux. Maintenant qu'il y prêtait attention, ce type semblait difficile à oublier. Ses cheveux étaient curieusement blancs pour quelqu'un de son âge, et ses yeux verts lui rappelaient ceux d'une aventure d'un soir la semaine précéd.. hum. Il s'efforça de ne pas s'attarder sur ces pensées au moins embarrassantes, empêchant de justesse quelques fleurs de pivoine de pousser dans ses cheveux noirs.

Inutile de rendre la situation gênante.
(pour lui, en tout cas)

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Kass Narita
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Mar 16 Jan - 3:06
Demi lune et quart de soleil
Jae-Sun Park & Kass Narita

   

   

Je n’étais pas des plus habitué à ce genre de paysage et même la brochure ne donnait pas vraiment ce genre sensation. L’extérieur et l’intérieur de la boutique n’avaient pas grand chose à voir. Et honnêtement un instant je pu me demander si j’avais bien fait de venir. A l’extérieur déjà, l’odeur était celle d’un produit d’entretient que je n’avais pas en mémoire. Mais à l’intérieur, j’avais cette fois le droit à l’encens ? Au moins, cela avait le mérite de me sortir un peu de ma tête car.. il fallait l’avouer, c’était terriblement louche.

Ce n’est pas que j’avais particulièrement de souvenirs de ce que devait sentir un fleuriste mais en théorie, le magasin ne devait-il pas sentir.. Je ne sais pas moi. La fleur ? Les produits d’entretien et l’encens représentaient déjà de bon cache odeur et je craignais de plus en plus que les plantes de cette boutique aient une odeur de mort. Enfin.. elles avaient l’air vivante, vivace même. Peut-être.. trop vivace ? D’accord, c’était peut-être aussi mon jour chiant et un moindre détail aurait pu m’interpeller. J’imaginais déjà un engrais révolutionnaire à l’odeur abominable et cela m’inquiétait un peu.

Je n’eus pas à être seul longtemps et la compagnie faisait enfin son apparition dans la personne du fleuriste, visiblement seule autre âme du magasin. Non, à mes yeux les plantes n’ont pas d’âme et je le pense encore ! Mais pour moi qui avait passé mes quelques pas dans la boutique à m’inquiéter, la suite n’était pas si déplaisante. Pour peu j’aurais vu un vieux type avec un cigare laisser tomber ses cendres sur les feuilles les plus volumineuses, un sandwich à la truite dans l’autre main.

Non, il n’y avait pas de vieux type et encore moins de truite dans cette affaire, juste un jeune homme en tablier qui devait avoir mon âge ? Ce n’était pas la seule chose remarquable et si j’étais étudié, j’étudiais à mon tour. Cela dit, j’avais d’avantage de raison de le faire. Il était rare de voir un étranger tenir une boutique. Certes il y avait toujours des chinois pour tenir celle de souvenirs mais il n’était pas chinois et cet endroit ne vendait pas des micro Tokyo Tour.

Il avait l’air coréen ? Je n’avais pas fait le tour de la terre donc distinguer avec précision n’était pas évident. La chose qui l’était beaucoup plus, c’était mon regard qui vint bien assez tôt se fixer dans le sien et plus précisément dans la couleur de ses yeux… atypique. Oui, venant de celui aux cheveux gris mais de nos jours, les mutations génétiques étaient suffisamment nombreuses pour observer ce genre de physique un peu surprenant. Finalement je m’y perdait un instant avant de mieux réaliser.

« Je cherche des fleurs »

Soit l’évidence même mais sur le tas, il faut croire que n’avais rien trouvé de mieux à dire. Il y avait de quoi se sentir con au point de faire un peu palpiter mon coeur. Il était encore un peu tôt pour cela. Entre temps je me rendais compte que mon interlocuteur avait penché la tête ? Surpris ? Je dirigeais ma propre main sur mon crâne pour le tâter légèrement comme si un morceau de riz était venu se coincer dedans au moment où j’avais renversé ma poubelle.

«  J’ai.. ? »

Dans le doute j’en venais à secouer mes cheveux légèrement du bout de mes doigts au cas où. J’avais ce talent de paraître un peu con à la première rencontre. Un talent dont j’avais un réel mal à me débarrasser mais si au moins pour cette fois je pouvais éviter.. Je reprenais une voix plus claire redressant l’intégralité de mon corps.

« Je cherche des fleurs. » Oh… « Et je l’ai déjà dis »

Toujours comme un con. On ne change pas une équipe qui perd.

   
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Jae-Sun Park
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Mar 16 Jan - 23:12
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Jae-Sun & Kass
Jae-Sun se rendit compte qu'il le mettait sans doute mal à l'aise avec un temps de retard. Peut être n'aurait-il pas dû s'attarder sur ses yeux, peut-être l'avait-il laissé faire le pied de grue trop longtemps dans l'entrée. La boutique n'était pourtant pas immense, et il n'avait pas mis longtemps à émerger d'entre les plantes. Il laissa son interlocuteur le dévisager quelques secondes, ayant sans doute fait de même, mais fut incapable de rester sérieux lorsqu'il lui annonça chercher des fleurs.

il avait trois sarcasmes sur le bout de la langue
mais il se contenta d'un regard circulaire sur la boutique

'vous êtes au bon endroit', disaient ses yeux

Pourquoi n'en avait-il pas déjà choisies à l'extérieur était la question qu'il se posait. Mais inutile de le presser, peut-être n'avait-il pas osé, ne voyant pas de vendeur dehors. Ou peut-être cherchait-il un arrangement spécifique. Jae-Sun se sentit plus léger à cette idée: la perspective de mettre en oeuvre ses connaissances sur la symbolique des fleurs le rendait toujours enthousiaste. Avec ses études, il était capable de combiner les plantes qu'il avait sous la main de façon esthétique et significative. Ca lui faisait un peu d'exercice mental plutôt que commercial, loin de lui l'idée de s'en plaindre.

Sa confusion ne fit que s'accentuer en voyant le nouveau venu passer une main dans ses cheveux clairs et les secouer comme pour en faire tomber quelque-chose. Il jeta un bref regard à l'extérieur pour voir s'il s'était mis à pleuvoir (peut-être chassait-il des gouttelettes de ses mèches grises) mais il n'en était rien. Le soleil de fin de matinée brillait toujours autant qu'à son arrivée, aucun nuage n'étant venu l'obscurcir.

Une question qu'il ne termina pas
Avant qu'il ne se tienne droit à nouveau
Répétant sa première phrase comme s'il était ivre et incohérent

'Maladroit' était un doux euphémisme pour le décrire. Jae-Sun laissa son sourire passer à quelque-chose d'un peu moins professionnel et un peu plus sincère, une lueur d'amusement au fond de ses iris rouges. Il l'aurait taquiné s'ils se connaissaient mieux que ça. S'il n'était pas aussi réticent à abolir la distance polie qu'il maintenait avec les gens aussi longtemps que possible. Après tout, il avait mis quelques mois avant de tutoyer Hanae, lorsqu'Inari la lui avait présentée.

'Vous êtes-sûr ?', fut-il tenté de demander
'Je ne suis pas certain d'avoir ça' aurait-il pu souffler, avec un chagrin tout feint



« Je peux vous trouver ça, inutile d'être nerveux. » répondit-il à la place, sur un ton chaleureux

Peut-être qu'il l'imaginait, à vrai dire, mais il lui trouvait l'air nerveux, à chercher ses mots et triturer ses cheveux. Le fleuriste poussa son pot d'angelica du bout du pied, dégageant un peu la vue du reste du magasin. C'était certes envahi de plantes aux tailles diverses et variées, certaines disposées sur des étagères et d'autres dans des sortes de bulles de verre accrochées au plafond, mais c'était toujours mieux que de ne rien voir. Un coin en particulier accueillait les plantes succulentes tandis que des pots de diverses espèces étaient disséminés dans le reste du magasin. Il gardait les fleurs coupées derrière son comptoir.



« Il y a bien des bouquets dehors mais.. j'avouerai leurs messages ne sont pas très personnels. C'est pour une occasion particulière ? » s'enquit-il en reculant un peu

Il laissait au jeune homme l'espace de jeter un oeil, si l'envie le prenait. Sans doute Jae-Sun aurait-il demandé 'c'est pour une personne ne particulier ?' s'il n'avait pas craint de le mettre d'autant plus mal à l'aise.

Oh, peut-être que ça aurait été fun à regarder, maintenant qu'il y réfléchissait

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Kass Narita
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Mer 17 Jan - 14:13
Demi lune et quart de soleil
Jae-Sun Park & Kass Narita

   

   

J’avais d’excellentes raisons d’être nerveux. Ce n’est pas aussi simple d’arriver quelque part et de sortir un « Salut, je m’appelle Kass ! » ! Et honnêtement qui fait ça ?! Même dans ce genre de situation j’aurais été capable de sortir de quoi mettre mon interlocuteur terriblement mal à l’aise. Ma première tentative de sociabilisation avec un étranger c’était produite au lycée en première année. Tout se passait parfaitement bien jusqu’à ce que cette fille ouvre la bouche pour me répondre, celle-ci s’étendant en fait jusqu’au bas de ses lobes. Je consent que l’arroser à coups d’extincteurs n’était pas la solution la plus raisonnable. Mais étant donné qu’il s’agissait d’un des premiers alter auquel j’étais confronté et qu’il était terrifiant.. vous me comprendrez.

Donc à nouveau et comme toujours j’avais l’air con. Mais un gentil con, pas un con dangereux. Un gentil con con un peu bêta dont on pouvait gentiment ricaner sans se soucier de le blesser. En soit. Ce fleuriste était particulièrement professionnel de ne pas le faire et le meilleur moyen de le remercier était de ne pas le faire en tentant de faire mieux à la seconde tentative.

En soit, j’aurais préféré qu’il puisse me trouver rapidement un ou deux fleurs que je puisse embarquer sans soucis. Cela aurait facilité beaucoup de choses. Je ne m’y connaissais absolument pas et tant qu’elles étaient belles et que l’intention était là, cela devait suffire n’est-ce pas ? Je cessais rapidement de me bercer dans mes illusions de dépendance pour regarder plus attentivement autour de moi. Ce n’est pas comme si j’allais acheter le fleuriste après tout.

Je me serais senti encore un peu plus con de ressortir immédiatement pour ramener un bouquet. Je les avais vu oui mais bon, il fallait bien assumer ses gestes de temps en temps. C’était donc avec la fierté d’un lion que je décidais de rester à l’intérieur pour trouver.. mon bonheur ? Enfin une fleur quoi. Si seulement il n’y avait pas autant de choix… Pourquoi ne pas tout simplement faire comme la vente de très grande surface en se limitant à quelques produits phare pour faciliter la production, l’entretient et réduire les coûts de fabrication ? Ou d’importation plutôt car difficile de croire que la moindre de ces plantes poussait ici-même. Je devinais quelques exploitants en périphérie de Tokyo, à l’étranger pour les végétaux les plus exotiques.

Y avait-il vraiment besoin de fleurs au final ? La signification restait carrément minime et sans aucune garantie d’avoir le moindre effet. J’aurais mieux fait d’aller à la messe pour prier un bon coup même sachant que Dieu ne pouvait répondre aux supplications. Le bouquet finirait en déchet sur la voie publique ou peut-être emmené par un passant pour agrémenter son salon et même si la gamine revenait, en quoi un foutu bouquet l’aiderait dans sa vie hein ? 

 Je me prenais à hésiter un peu. Mis à part l’odeur louche, la boutique était agréable au regard malgré son côté un peu foutoir. Je n’allais pas non plus repartir les mains vides alors je me décidais à approcher du comptoir, un peu plus calme, explorant avec un peu plus de concentration les fleurs disposées. S’il fallait faire simple, j’allais rester dans le simple. 


« C’est pour une fillette. Peut-être quelque chose de rose ? Un bouquet si possible. »

Ce serait être un pur connard que de prendre une plante en pot, juste ce qu’il faudrait pour faire un peu culpabiliser les agents de nettoyage au moment de passer derrière. Le rose était assez cliché pour une petite fille mais je n’avais pas besoin d’être très original. De toute façon il se cacherait dans la masse. La possibilité de passer pour un gros pédophile ne m’effleurait même pas l’esprit sur le coups.

J’aurais pu rester concentré encore un moment mais autre chose vint m’interpeller. L’odeur à nouveau. Un peu différente cette fois. Ce n’était pas celle des fleurs, leur parfum n’était pas assez puissant. Alors quelle était cette saveur ? Je ne me rendais même pas compte du fait que je me penchais en avant à moitié pour sentir à correcte distance le fleuriste. Mais dès que je le réalisais, je prenais les mesures nécessaires à ma conservation.

« Vous avez nettoyé la boutique ? »

Non, ce n’était pas les produits d’entretient qui sentais mais « vous sentez bon » passe assez mal dans un début de conversation entre deux inconnus.


   
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Jae-Sun Park
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Mer 17 Jan - 19:46
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Jae-Sun & Kass
Sans doute Jae-Sun n'avait-il pas fait grand-chose pour calmer les nerfs de son interlocuteur, mais il tâcha d'agir comme s'il ne s'en rendait pas compte. Il avait encore l'excuse du matin, peut-être avait-il eu un réveil mouvementé.. Ou une soirée mouvementée ? Une soirée où on boit un verre en apéritif, puis 'un' se transforme en 'quelques' et.. ce n'était pas le moment. Et pas ses affaires. Si seulement il n'avait pas vu la couleur de ses yeux, peut-être aurait-il pu réprimer les souvenirs de cet 'accident' la semaine précédente. (un heureux accident, mais là n'était pas la question) Nerveux à son tour, Jae-Sun ramena une mèche derrière son oreille pour se donner une contenance, tâchant de ne pas grimacer en sentant les cheveux s'accrocher aux pansements.

une profonde inspiration
ça irait mieux après

une chance que ses pensées ne se voient pas sur son visage
(même si le rose de ses joues pouvait s'avérer traître)

Le jeune homme jetait un oeil au magasin, et le fleuriste se fit la réflexion qu'il devrait peut être revoir l'organisation à un moment ou un autre. La décoration était pour le moins 'touffue', pour dire les choses simplement, même s'il s'était arrangé pour laisser l'espace de se déplacer entre les pots et étagères. Ses iris rouges suivirent sa silhouette un instant, s'efforçant de ne pas trop s'attarder avant de passer au pot d'azalées saumon qu'il venait de dépasser. Il en avait coupé les branches trop longues ce matin et était plutôt fier du résultat.

Lorsque son regard revint à l'inconnu, il s'approchait du comptoir, apparemment plus intéressé par les fleurs coupées que les plantes en pot. Jae-Sun suivit le mouvement sans trop se presser, hochant la tête lorsqu'il lui apprit à qui était destiné le bouquet. Son choix de couleur était désespérément classique mais ne manquerait sans doute pas d'élégance. Refermant le livre de botanique du bout des doigts, il passa derrière le comptoir pour voir ce qu'il avait sous la main.



« Mh, évitons les épines dans ce cas, autant qu'elle ne se pique pas.. » souffla-t-il, à moitié pour lui-même

Il écarta les roses sans s'y attarder plus d'un instant. D'un, la demoiselle se ferait sans doute mal, et de deux.. seules les rouges avaient fleuri, et elles pouvaient vite sembler déplacées, avec le langage des fleurs national. Jae-Sun doutait que beaucoup de monde y prête attention, mais ça ne l'empêchait pas d'être prudent. Il venait de poser quelques tiges de pivoine rose sur le comptoir lorsque le jeune homme sembla s'incliner dans sa direction.



« Hm ..? » bredouilla-t-il, réprimant un mouvement de recul

S'il avait.. nettoyé la boutique ? Jae-Sun haussa un sourcil avant de pâlir, se remémorant l'incident de ce matin. Il avait pourtant soigneusement lavé ses mains, et même si l'odeur d'encens commençait à se faire diffuse, elle aurait au moins dû brûler celle de l'acétone. Sa main se crispa sur l'une des délicates fleurs pastel, éparpillant ses pétales comme s'il comptait y lire des prédictions.

il papillonna des yeux, embarrassé
de traîtres églantines apparurent derrière ses oreilles
sur le moment, il ne s'en rendit pas compte

(l'odeur venait sans doute de son alter)
(mais il n'y pensa pas un instant)



« Eh bien il y avait un.. graffiti sur ma vitre ce matin, admit-il avec une grimace, J'ai dû nettoyer ça, désolé si c'est l'acétone que vous sentez. » compléta-t-il en inclinant la tête brièvement

Jae-Sun relâcha sa prise sur la fleur de pivoine avec un temps de retard, se mordant la lèvre inférieure pour ne pas jurer en voyant ce qu'il lui avait fait. Il était supposé prendre soin des plantes, pas les réduire en miettes, et ce simple constat le fit serrer les dents inconsciemment. Un peu plus fort et il risquait de saigner, mais son esprit était ailleurs.

quelle première impression il devait donner
il faillit s'excuser à nouveau
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Kass Narita
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Jeu 18 Jan - 23:53
Proprement mutilé
Jae-Sun Park & Kass Narita

   

   

l valait mieux que je m’abstienne de lui expliquer que ce ne serait certainement pas une fillette qui manipulerait ses fleurs au final mais plutôt un agent dédiant sa vie à l’entretient de l’espace publique. En général ils travaillaient avec gants en prime de cela. Enfin, quand ils ramassaient avec leurs mains, ce qui n’était pas non plus donné. Techniquement ce n’étaient pas ses affaires en tant que vendeur mais il devait bien en prendre un minimum soin pour que ses fleurs restent dans un état décent. En ma présence elles auraient certainement fanées en moins de 24h, manque d’eau, d’amour, de lumière d’atmosphère. Bon, j’allais peut-être un peu loin mais cela reflétait malheureusement bien la triste réalité de la seule plante à mon domicile, j’ai nommée Constance, un cactus en plastique.

Je tenais donc ma langue pour l’instant, continuant de regarder un peu à droite à gauche jusqu’à être interpellé par le bruit du livre. Pour aller vérifier les extrémités du corps de quelqu’un que l’on venait de rencontrer et à qui l’on avait pas encore particulièrement serré la main, il fallait être un fétichiste. Le genre qui se penche un peu en arrière pour voir passer la jolie demoiselle aux orteils découverts. Et bien évidemment je n’étais pas ce genre de pervers. Ni à reluquer les mains. J’aurais d’ailleurs peut-être du m’abstenir car j’en constatais l’état.. des pansements ? Il s’était fait mal à à peu près tous les doigts ? Oh.. Ces épines étaient définitivement dangereuses alors.

La fleur qu’il mettait en évidence était d’ailleurs assez jolie. Simple certes, le genre de motif que l’on pouvait retrouver sur les coussins de grand mère. J’aurais été prêt à en prendre quelques unes, l’affaire aurait été réglée.

« Oups.. merde.. Bordel.. il a grillé, il va griller. Il va me dire de sortir de son magasin en me traitant de type louche.. » Ou c’est ce que je croyais, bien loin à ce moment là de la vérité. Pourtant tout laissait à penser que c’était cela, le fait qu’il palisse, ou encore.. qu’Il.. massacre les fleurs. C’était autre chose. Bon, finalement je n’allais visiblement pas prendre ces fleurs là.. Ou du moins pas dans cet état.

«  Tout va… »

J’étais peut-être louche mais il ne fallait pas non plus exagérer.. Il était drôlement destructeur pour un fleuriste. Avais-je tord d’imaginer qu’il s’agissait plutôt d’un métier de finesse ? A voir comme ça, il avait plutôt l’air d’avoir tué le propriétaire et caché son corps derrière le comptoir. Oh.. peut-être d’où l’encens. Non.. il n’aurait pas osé tout de même. Il fallait que j’arrête d’être un peu parano mais là par contre.. il était certain qu’il était en train de se faire du.. mal ?

Oui d’accord j’étais mal à l’aise en publique mais il n’était tout de même pas en train de se s’arracher la lèvres car j’avais dit que l’odeur était étrange hein ?! D’accord de l’acétone ! C’est bon ! J’avais compris le message alors pourquoi s’infliger tout cela ! Bon d’accord il avait du laver sa boutique ! Ca arrive même au meilleur alors.. stop ! C’est bien de respecter un peu les normes hygiéniques !

« C’est pas de chance.. vous avez bien nettoyé au moins ! »

Et comme si cela ne suffisait pas je remarquais maintenant un bouquet dans ses cheveux comme l’on en offre à la fin d’une chasse à la dame du domaine. Avait-il ces fleurs dans les cheveux depuis le début ? Non clairement pas alors.. c’était nouveau ?.. Tombé d’une étagère pour se caler aussi parfaitement ?

« vous avez des.. « 

Mais quel idiot ! Déjà qu’il était en train de se mutiler ! Peut-être que si je lui signalais qu’il avait des fleurs dans les cheveux il allait commencer à se racler la peau avec ses ongles jusqu’à ce que je ne puisse que distinguer la chaire à vif ! Tout sauf ça ! Mais merde comment pouvais-je l’empêcher de se faire du mal sérieusement comment ?! Je rabaissais la main que j’avais commencé à lever dans l’optique de lui montrer. Déjà lui faire oublier les fleurs et ramener ça sur quelque chose de plus con.. moi par exemple ?

« Je ne savais pas que le fleuriste était si séduisant »

Pourquoi ? Pourquoi de toutes les conneries celle-là. Bon, j’étais plongé tous les jours dans le ridicule, cela n’avait rien de nouveau. Puis qui sait, si ça fonctionnait, peut-être qu’un jour on trouverait cette bêtise dans un musée


   
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Jae-Sun Park
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Sam 20 Jan - 13:33
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Jae-Sun & Kass
Tâchant de ne pas sombrer dans son embarras trop longtemps, le fleuriste s'appliqua à ne pas regarder son interlocuteur tout en collectant les pétales roses qu'il venait d'éparpiller. C'était une belle fleur, sans doute à maturité depuis longtemps pour qu'ils se détachent aussi facilement. Du moins c'est l'explication qu'il se trouva, parce que même avec la surprise, il ne pensait pas avoir serré si fort. Le jeune homme lui dit qu'il avait eu le mérite de bien nettoyer pendant qu'il jetait le désastre provoqué dans une petite corbeille derrière le comptoir. Sans doute, il n'y avait plus une trace de peinture verte.. mais il ignorait quoi faire pour que l'odeur ne persiste pas. Ouvrir la porte pour aérer risquait de faire trop froid pour les variétés qu'il gardait à l'intérieur.

le plus simple serait d'attendre le lendemain
ça finirait sans doute par se dissiper

Satisfait de l'éventuelle solution mais pas plus à l'aise pour autant, il jeta un regard curieux à son interlocuteur qui commença une nouvelle phrase sans la finir. Etait-ce une habitude chez lui ? Le fleuriste n'oserait pas demander, mais il commençait à se poser la question. Il rabaissa sa main aussi vite qu'il l'avait levée, mais si Jae-Sun avait suivi son regard, il ne réalisa pas où il venait en venir avant que le jeune homme ne parle à nouveau, presque empressé, comme s'il avait dit la première chose lui venant à l'esprit.

..séduisant ?
cette fois-ci, il ne put s'empêcher de rire

Rien de bruyant, avec un sourire qu'il cacha derrière sa main pleine de pansements, une étincelle dans le regard. Ses pommettes le picotaient comme si une fourmilière courait sous sa peau, et  Jae-Sun s'imagina qu'il rougissait, mais tâcha d'oublier l'information. Il était trop surpris pour être vraiment embarrassé. Secouant la tête comme pour se débarrasser de ces couleurs fraîchement trouvées, il releva les yeux sur son interlocuteur, toujours souriant.



« Je ne savais pas que certaines personnes brisaient la glace de façon aussi subtile. » répondit-il, sarcastique mais pas agressif

Il piocha une fleurs supplémentaire pour l'ajouter aux pivoines toujours en état avant d'attraper son sécateur pour couper quelques tiges de gysophiles nuages. Les nombreuses inflorescences blanches donnaient de la légèreté aux bouquets, lorsqu'il les utilisait pour agrémenter. Et puis elles symbolisaient l'innocence, plutôt approprié pour la destinataire du bouquet. Jae-Sun les mêla aux pivoines roses avec application en se demandant ce qu'il manquait pour donner un aspect complet.



« Enfin, je ne peux pas vous en vouloir: vous éclairez ma journée. » fit-il à voix basse, regardant brièvement le jeune homme

Parce que ce n'était pas exactement un commentaire qu'il avait l'habitude de recevoir, même s'il s'était efforcé de garder un minimum de sérieux. Jae-Sun rajoutait des iris à franges d'un rose plus prononcé que celui des pivoines lorsque quelque-chose bougea dans un coin de son champ de vision. Comme une mèche de cheveux qui venait de tomber mais.. rouge ? Il tourna la tête sans succès avant de comprendre que c'était sans doute attaché à son crâne.

que son alter avait encore fait des siennes
il tenait la grande forme, ce matin



« Oh, c'est ça que vous regardiez tout à l'heure ? » fit-il à demi-voix, attrapant délicatement la tige épineuse

Eglantine, sans doute, à en juger par la fleur, les épines et la.. logique, disons. Il y avait peu de fleurs épineuses qu'il faisait pousser sans s'en rendre compte. Principalement parce qu'il ne les connaissait pas assez. Son regard se perdit un moment sur le bouquet en préparation pendant qu'il amenait sa main à la base de la tige, derrière son oreille. Jae-Sun n'aimait pas qu'on voie son alter, mais trop tard pour ça. Il leva à nouveau les yeux sur le jeune homme et choisit de lui épargner ce qu'il aurait fait s'il avait été seul.

à savoir arracher la plante directement
ça pourrait s'avérer.. un peu perturbant

et puis il risquait de se retrouver handicapé d'une main
à force de se couper sur des épines comme si de rien n'était



« C'est mon alter, il fait ça parfois, désolé si ça vous a surpris.  » expliqua-t-il, forçant la désinvolture


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Kass Narita
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Dim 21 Jan - 18:53
Kass ocial
Jae-Sun Park & Kass Narita

   

   

Séduisant.. C’est réellement tout ce que j’avais trouvé à dire ? Honnêtement ?! Dans toute la grandeur de l’univers ?! Même lui dire quelque chose du genre : « Attention ! Derrière vous ! Un Homme grenouille ! » Aurait été plus approprié ! Non, au lieu de cela, je lui faisais le compliment le plus bateau et le plus intéressé du monde. Pourquoi ne pas lui demander un rendez-vous tant que j’y étais ? Non ? Avec la locomotive déjà en marche, je n’avais plus qu’à sauter dans le train.

Que je mette les choses au clair tout de suite, je tentais vraiment de détourner son attention et non de le draguer. En prime, si j’avais essayé de le draguer je m’y serais probablement pris encore plus mal. Ce serait mal me connaître que d’imaginer le contraire. Dans ma fabuleuse capacité à agir de travers, j’avais encore fait mouche. Je n’étais même pas gay ! Non, je n’avais rien contre les homosexuels enfin.. voilà quoi.. Je n’aurais même pas pensé à ce détail si mon interlocuteur ne s’était pas mis à rougir, rendant la scène encore plus gênante à mes yeux. 

 S’il n’y avait pas eu ce rire avant, j’aurais très probablement paniqué mais s’il se moquait de moi, il cessait de se faire du mal et c’était donc un bon début. Je devais savoir m’en réjouir. En conclusion, j’avais assez de mal à rester en place, rangeant mes mains dans les poches puis les sortant car c’était mal élevé, à chaque fois que je rencontrais son regard c’était en partie par accident. J’évitais aussi les fleurs sur sa tête.



« C’est ce que l’on appelle la sélection naturelle »

Il fallait bien des mâles pour draguer comme des pieds et faire prévaloir les gênes de ceux qui sauraient parler aux dames n’est-ce pas? J’arrivais à sourire cette fois un peu plus détendu. La preuve, je parvenais même à prendre cela à la légère et y aller de ma petite touche d’humour. Difficile de croire pour autant que mon « compliment » lui avait fait plaisir sans le mettre mal à l’aise.

« C’est un plaisir alors »

J’en riais moi-même légèrement tant il était difficile de croire que ma maladresse sociale puisse éclairer la journée de quiconque. Certainement lui-même était en train de jouer la comédie à son tour pour que je n’aille pas me terrer dans une grotte jusqu’à la fin de mes jours. C’était plutôt réussi pour l’instant et faire semblant d’ignorer le malaise était ce qu’il y avait de mieux à faire.

La seule chose rageante était que tout ce que j’avais fait pour ne pas qu’il remarquer les fleurs dans ses cheveux n’avait servi à rien.. D’un point de vue extérieur, ça lui allait plutôt bien mais en vue de sa réaction pour l’odeur du magasin il valait mieux éviter de le contrarier. Détail qui en fin de compte n’avait pas l’air de le déranger tant que ça en vue de son attitude à cet égard. Je ne comprenais toujours pas la provenance de ces fleurs mais je n’avais pas étudié le plafond ou compté le nombre de fois où j’avais été distrait par un élément du décord. Une incohérence qui lui paraissait normale ?

Naïvement, la solution de l’alter n’était pas celle que j’imaginais et lorsque le fleuriste mentionna son existence, mon expression changea légèrement. Ce n’était pas de la déception dans mes yeux même si au départ on aurait pu y croire. Je cherchais mes mots mais ne les trouvais pas immédiatement et dans les secondes qui suivirent mon sourire s’effaça. Je ne connaissais pas les particularités de son alter ni ce qui faisait que ces fleurs poussaient dans ses cheveux mais à mes yeux, ce genre de mutation restait.. malvenue. Je n’allais pas lui lancer le bouquet à la figure en le traitant de monstre, j’avais dépassé ce stade. Par contre, je pouvais montrer une forme de compassion au moment de le regarder à nouveau, sérieusement.

« Ce n’est pas douloureux au moins ? »

S’il me répondait que oui, je ne pourrais rien y faire de toute manière mais il semblait que j’avais envie de savoir malgré tout et de comprendre un peu mieux ce qui m’entourais. A côté, je n’avais peut-être pas à me plaindre. Il n’avait pas non plus l’air d’avoir réalisé sur le moment la présence des fleurs. A y regarder de plus près elles avaient des épines. Mais il pouvait aussi s’habituer à la douleur.


   
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Jae-Sun Park
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Mer 24 Jan - 1:24
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Jae-Sun & Kass
Il ne commenta pas sur la sélection naturelle, se contentant d'un hochement de tête, ses lèvres s'étirant en un sourire en coin. Sans doute, oui, même si avoir des capacités limitées en drague n'allait en principe empêcher la survie de personne. Une pensée fugace lui dit que ça l'aurait parfois arrangé, cela dit. Son regard s'assombrit un instant au souvenir des commentaires d'un goût discutable auxquels il avait eu droit depuis qu'il portait ses cheveux longs.

comme quoi elle avait un 'joli petit cul'
si elle n'avait pas une minute à lui accorder

à côté de ça, ce type était particulièrement soft

Il ne s'attarda néanmoins pas à regarder ses gysophiles nuages comme si elles l'avaient offensé, puisque ce bouquet n'allait pas se faire tout seul. Le malaise sembla se dissiper pendant qu'il arrangeait quelques pétales, mais il ne rata pas l'air au moins perturbé qu'eut son interlocuteur en entendant que c'était son alter. Le fleuriste s'appliqua à l'ignorer, déroulant une longueur de ficelle pour maintenir le bouquet en place avant d'entourer les tiges de papier de soie.

Ce n'est pas comme si c'était la première fois qu'on regardait son alter avec un semblant de dégoût. Sa mère faisait un peu ça à chaque fois qu'elle le voyait, à vrai dire. Il ravala inconsciemment sa salive, le souvenir ramenant un goût amer dans sa bouche. Jae-Sun était honnêtement heureux de ne pas voir sa famille très souvent, même si sa petite soeur tentait régulièrement de communiquer. Il se rappelait l'avoir eue au téléphone la semaine dernière, n'écoutant que d'une oreille tandis qu'elle déblatérait des choses qui ne l'intéressaient que peu.

la coiffure horrible de son prof de biologie
le fait qu'elle vienne d'apprendre l'existence des disquettes
ce chien adorable qu'elle avait croisé au parc ce matin

passionnant
(que quelqu'un l'arrête)



« Ah, pas du tout, ne vous en faites pas. » fit-il, entendant la question du jeune homme

sourire plastique
il préféra éviter son regard

Jae-Sun replaça soigneusement l'églantine dans ses mèches noires pour faire comme si la plante était calée derrière son oreille avant de dérouler le papier de soie rose. Ca pourrait être douloureux, à vrai dire, s'il s'y prenait autrement. Mais inutile de s'étendre sur les détails de cet alter embarrassant. Maintenant il se rappelait pourquoi il n'aimait pas spécialement qu'on le remarque, malgré son grand amour des végétaux.



« C'est juste un cheveu qui a muté, souvent je ne remarque même pas, expliqua-t-il, comme maintenant, en soi. » réalisa-t-il en se retenant de lever les yeux au ciel

Terminant d'emballer les tiges pour permettre de mieux tenir le bouquet, Jae-Sun eut un sourire satisfait à la vue du résultat. Le rose sombre des iris se mariait correctement avec la teinte plus pastel des pivoines, et l'ensemble était allégé par les inflorescences blanches de la troisième plante. Toutes trois étaient en bonne santé, leurs pétales déployés et aucune tige tordue. Comme quoi, il ne faisait pas que les détruire dans un mouvement de surprise.

Jae-Sun n'était pas un sauvage, non plus
(pas tout le temps)



« Vous voulez y ajouter une carte avec un message ? » demanda-t-il en désignant un coin du comptoir

A côté du livre de botanique, une de simples rectangles de carton blanc permettaient d'éventuellement laisser un mot avec les fleurs. Jae-Sun le glissait généralement dans l'emballage des tiges pour qu'il ne tombe pas en chemin.

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Kass Narita
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Sam 27 Jan - 0:23
De préférence, l’habit est porté par le moine
Jae-Sun Park & Kass Narita

   

   

Par sélection naturelle, je parlais principalement de la capacité d’un individu à se reproduire. Certes, l’on parlait bien de sélection naturelle quand celui-ci venait à mourir mais en soit, si celui-ci avait déjà procréé, la sélection n’avait pas lieu d’être. La plus grande sélection naturelle était plutôt celle de l’incapacité à se reproduire. Sans reproduction, les gênes n’étaient pas transmis et la nature faisait passer le message que cet individu et ses critères spécifiques n’avaient pas leur place dans l’ordre naturel. Dans le pire des cas, j’étais le seul à avoir compris ma blague mais c’était aussi peu dramatique que courant. Au moins il ne m’avait pas immédiatement dévisagé en me demandant une explication. C’aurait certainement été plus gênant qu’autre chose. Un peu comme expliquer qu’un légume utilise la photosynthèse après avoir dis qu’une courgette était très photogénique.

Mais blague nulle à part. (même si je trouvais la mienne excellente à titre personnel). Je ne manquais pas de remarquer que j’avais été plus qu’indiscret sur le coups. Ces fleurs qui sortaient de ses cheveux m’avaient intrigué et plutôt que de dire simplement que c’était peu commun ou original, il fallait que j’en explore par les mots les aspects les plus désagréables. Force de l’habitude. Il était difficile d’imaginer des mutations n’apportant que des bénéfices. C’était peut-être l’objet d’une personne sur cent mais cela restait l’exception. Alors non, ce n’étaient pas mes affaires et à présent, je n’avais plus qu’à espérer ne pas en avoir rajouté à un état d’esprit déjà mauvais.

Il fallait voir son explication aussi. Le verbe était très important. Ses cheveux ne se changeaient pas en fleur, ils ne se transformaient pas en fleur, ils mutaient, un peu comme une chimère en construction. Une chose qu’il ne contrôlerait pas et qui lui arriverait tout de même car la nature en aurait décidé ainsi. Drôle de nature quand on savait que bien qu’autorisant cela, elle empêchait les types comme moi de se reproduire. Enfin, il avait de la chance dans son malheur et il devait y avoir plus à plaindre que lui dans le coin à coups sur. Après tout, ses cheveux auraient pu muter en serpents et même si elles avaient des épines, ce n’étaient que des fleurs, ce n’était pas douloureux et pas incontrôlable non plus étant donné qu’il ne vivait pas dans un jardin capillaire. Puis il pouvait toujours détacher une fleur de ses cheveux pour l’offrir à une conquête, même moi j’aurais appelé cela un coups de maître.

Il était donc une sorte de victime mais une victime chanceuse. Je n’allais pas lui dire en personne, je ne le connaissais pas suffisamment pour savoir. Peut-être que des serpents lui poussaient vraiment dans les cheveux à l’occasion après tout ? Mon regard suivait plutôt ses doigts en réalité. Ceux qui s’occupaient des fleurs, en caressant les pétales au moment de les arranger, tressant presque les tiges. J’avais conscience d’être un peu taré mais je devais vraiment avoir quelque chose de pas net pour y découvrir une forme d’érotisme. Ses doigts étaient fins et semblaient réellement savoir ce qu’ils faisaient. A bien y réfléchir, ils auraient pu ceux d'une femme. Encore une chose à ne pas lui dire tient.

A la mention du message, je relevais la tête, soudainement un peu interpellé. Oui, il avait toujours les fleurs dans les cheveux et moi-même je commençais à me demander la manière dont il s’y prenait pour se défaire de ces fleurs. Car il devait bien le faire à un moment où à un autre non ? Il n’en avait pas à mon arrivée. Alors il y avait trois possibilités envisageables. La première, ses fleurs redevenaient des cheveux, la seconde, elles se détachaient ou se détérioraient d’elles-même, une troisième, il devait les enlever de son fait. Mais… je m’éloignais du sujet, assurément.

« Oui, blanche s’il-vous-plait ».

J’écrirais certainement quelque chose une fois sur place mais pour l’instant, je n’avais pas particulièrement envie de me donner en spectacle. Certainement car je l’avais déjà assez fait. Mieux valait aussi ne pas avoir à m’étendre ou m’expliquer sur le sujet. Même si c’était assez affreux à dire, je tenais aussi à déposer ce bouquet pour m’en détourner. Dès qu’il serait au pied de l'immeuble, je ne chercherais plus à me creuser la tête à ce sujet. Je trouverais le sommeil et ce ne sera plus en rampant depuis mon canapé jusqu’à mon lit. Ce détail réglé, je plongeais ma main dans ma poche pour en tirer mon porte-feuille, demandant un peu distraitement. 



« Combien vous dois-je ? »

Je n’allais pas l’embêter plus longtemps il devait avoir autre chose à faire. J’avais pris ma journée. J’irais probablement.. non en fait je n’en savais rien. Mais bon, je trouverais peut-être une idée sur le retour.


   
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