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Here they are [PV Melody]

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Ryou Hanazawa
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Dim 2 Sep - 15:13
Je crois que vous avez assimilé que la patience n'est pas mon fort. Après vous avoir raconté comment j'ai frappé la petite parce qu'elle n'avait pas répondu comme je voulais, et comment j'avais été tentée de recommencer quand elle avait trop traîné à se décider, si je vous dit qu'elle a prit son temps pour me répondre, pour y réfléchir, vous allez sans doute tout de suite imaginer que j'ai en envie de lui enfoncer mon genoux dans les côtes pour qu'elle accélère. Ce à quoi j'ai effectivement songé, mais juste un peu. D'une part parce que l'ambiance n'était pas à l'urgence, elle était plus posée, plus chaleureuse, donc attendre un peu ne me dérangeait pas encore trop, et je pouvais regarder la vie circuler en face et étudier l'immeuble pour mon compte en attendant. Ensuite parce qu'après un court silence, enfin, silence, après n'avoir pas communiqué pendant un moment, Melody m'a réservé la meilleure des surprises.

Elle m'a d'abord prévenue qu'elle allait faire un truc bizarre, ce qui m'a intriguée plus qu'autre chose, d'une part parce que je pensais avoir vu tout le catalogue des actions étranges que l'humanité peut entreprendre mais surtout parce que je pensais connaître toutes celles à portée de la petite naja. Et puis je suis très ouverte d'esprit, il en faut beaucoup pour me mettre mal à l'aise ou me dégoûter, j'étais plus impatiente de découvrir quelque chose de nouveau. Et là, elle a tiré la langue. Une langue fourchue, comme celle d'un serpent, sans doute pas très pratique pour parler – elle n'était pas muette à cause de sa langue mais ça ne devait pas aider – mais surtout beaucoup plus sensible que nos langues à nous. Enfin peut-être pas que la mienne, mais elle est particulièrement perceptive, et je dévie du sujet. Elle a donc tiré sa langue avant de la secouer de haut en bas comme un vrai serpent le ferait, pour capter un maximum de particules avant de les rentrer pour analyse.

Ensuite elle s'est allongée, mâchoire posée sur le sol et yeux fermés, avec une expression à mi-chemin de la concentration extrême et de la bienheureuse béatitude. Je ne saurais pas dire combien de temps elle est restée comme ça, exactement, étalée au sol, plate et immobile comme un vrai serpent, même avec ses crocs sortis elle ressemblait moins à l'animal dont son alter la rapprochait. Et moi, pendant ce temps ? Je contemplais. J'admirais, les mains devant le visage et des étoiles plein les yeux, jusqu'à ce qu'elle se relève et signe son rapport. Là j'ai arrêté de me contenir, de me retenir pour ne pas la déranger.

"C'étaitropchou!Mondieu,pour- ah, non
– j'avais instinctivement tendu les mains en avant pour lui saisir le visage mais les ait retenus au dernier moment – je vais ruiner ton maquillage. Mais le truc avec la langue, c'était trop mignon ! Et ta tête par terre, c'était tellement, tellement… Tellement !"

J'en étais presque incapable de m'arrêter, moi qui la trouvait déjà adorable pour ce qu'elle disait ou faisait avant ça, voilà qu'elle en rajoutait. Vous saviez qu'il existe un phénomène psychologique qui nous pousse à détruire les choses perçues comme trop « mignonnes » par notre esprit ? Comme quand on serre un chaton trop fort, qu'on tire un peu trop sur les joues d'un bébé, c'est plus fort que nous, on doit manifester notre attachement par des gestes nocifs, ce qui était précisément ce que j'essayais de me retenir de faire à ce moment précis quand j'ai ramené mes mains vers moi, me suis raclée la gorge et ait repris un ton grave.

"Bref, revenons à nos affaires. J'étais arrivée aux mêmes conclusions sur l'immeuble et les environs, même si je n'avais pas autant de détails sur les occupants actuels, donc je suis plutôt d'accord avec toi. La porte de l'immeuble est sans doute fermée par contre, avec soit un verrou soit un digicode, et nous n'avons ni la clé ni la combinaison. En plus, ce genre de bâtiment a une unique caméra de sécurité dans le hall d'entrée pour enregistrer les entrées et sorties, qu'il faudrait éviter si possible. L'idéal serait de trouver une fenêtre ouverte au rez-de-chaussée, de se glisser à l'intérieur par là sans être vues, puis de prendre l'escalier direction le septième. Tu pourras te rallonger – je n'ai pas su retenir un petit gloussement à l'idée qu'elle se remette par terre – à ce moment-là et repérer les gens dans l'appartement. Selon ce que tu sentiras, on choisira entre passer par la porte ou par le toit."

Puis j'ai de nouveau pointé l'immeuble du doigt et commencé à marcher.

"Si ça te convient, allons-y. Fouillons l'appartement de ces voyous et utilisons tout ce qu'on y trouvera pour les faire couler, te libérer enfin du souvenir de ta famille toxique et te laisser vivre la vie heureuse que tu mérites. Passe devant, je te couvres."
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Melody Snicket
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Dim 2 Sep - 21:20
Melody baissa la tête, la réaction de Ryou quand à sa dernière performance était pour elle gênante, cela pouvait facilement se remarquer du fait qu'elle était en train de caresser une des mèches de sa perruque pour s'occuper les mains tout en ayant le teint virant légèrement au rouge, si elle était dotée de la parole, elle aurait d'ailleurs probablement accompagnée ces geste d'un '"C'est faux, ça n'a rien de mignon."

Là n'étais pas le plus important ceci-dit, la priorité étant avant tout les informations quand au bâtiment et surtout : La marche à suivre. Nos deux demoiselles aviant tout les deux établis un diagnostique assez proche, à l'exception que Melody n'étais pas spécialement au courant quand à la potentielle caméra de surveillance qui pouvait se trouver à l'entrée, point qu'il fallait du coup également éviter...  Le mieux était du coup de partir à la recherche d'une fâmeuse fenêtre permettant l'entrée. Cela faisait très étrange pour Melody d'avoir à réaliser des actions comme ça, consciente du fait que si elle se faisait attraper, elle risquait énormément d'ennuis, tant du côté de Yuei que du côté de sa famille. Elle hésita quelque secondes avant de commencer à marcher vers l'immeuble de manière naturelle.

Elle analysa les différents faits aux alentours tandis que Ryou était derrière à surveiller jusqu'à l'arrière de l'immeuble où une fenêtre était bel et bien ouverte. A partir de là, elle hésita à nouveau. La chose la plus logique serait de se glisser à l'intérieur mais le bruit faisait qu'il y avait bien des gens à l'intérieur, faisant tiquer notre demoiselle et l'incitant plus à faire une petite étude de terrain. Après une brève analyse on pouvait remarquer que la fenêtre menait droit au salon d'un des appartement et qu'un téléviseur était allumé, a partir de là, Melody toujours peu confiante se mis à emboîter le pas pour passer en signant quelque petits trucs à Ryou.

"Le déguisement couvre mon apparence mais pas mon alter. Au cas où ça tourne mal, je préfère à partir de maintenant brider le mien par rapport au poison. Je n'utiliserai que celui qui endors."

Après tout, lorsqu'on se donne une identité totalement différente, l'alter était bien quelque chose à prendre en compte, imaginez que vous soyez déguisée en personne totalement différente qu'initialement mais que derrière, dans votre ville vous êtes la seule personne référencée avec cet alter. Cela a une forte chance de décrédibiliser tout vos efforts pour vous cacher, et, étant donné que notre chère albinos refuse en tout point de se faire repérer, brider le plus possible ses capacités lui semblait indispensable, quitte à dire "J'ai le pouvoir d'endormir les gens".

Après cela, elle fis signe à Ryou de se boucher le nez quelque temps, puis elle se glissa dans l'appartement avant de cracher son poison somnifère dedans, celui-ci était d'une couleur grise, légèrement transparente pouvant facilement se confondre avec une fumée de cigarette. Une fois celui-ci diffusé, elle finit par passer tranquillement jusqu'à la sortie, permettant d'arriver au couloir et aux cages d'escalier. Pour la suite, elle savait très bien à quel étage il fallait aller mais elle avait du mal à se repérer entre l'extérieur et l'intérieur à partir de là, compliqué de savoir quel appartement sera le bon une fois en haut.

"Vous prenez le relais ? Je ne sais pas trop comment me repérer pour être sûr de rentrer au bon endroit je n'aimerais pas qu'..."

Sa phrase fut interrompue par un sifflement vulgaire venant d'un jeune homme un peu voyou qui ne pouvais s'empêcher de reluquer les deux demoiselles, en particulier notre chère serpent ornée de sa perruque verte. Un grand sentiment de gêne commença a revenir...

"Dans ces cas là.... on réagit comment ? C'est très malaisant."

Qu'on pourrait aussi traduire par "Pitié, dis moi que tu a une solution pacifique qui ferait que tout ces efforts n'aient pas servis à rien." Après tout, il ne faut jamais oublier la loi de Murphy......
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Ryou Hanazawa
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Lun 3 Sep - 23:09
Et elle était gênée, en plus ! Conseil pratique, à ceux qui ne le savent pas déjà : être gêné quand quelqu'un vous complimente ne va pas arranger la situation. Les gens gênés c'est touchant, c'est attachant, et dans certains cas, comme Melody dans notre exemple, c'est encore plus mignon de les voir détourner le regard et refuser d'accepter un compliment, en plus c'est une marque de modestie. On n'est pas gêné de recevoir un compliment qu'on pense mériter, on l'accepte juste. Mais le moment n'était pas idéalement choisi pour juste m'extasier des petites mimiques adorables de la gamine, nous avions du travail à faire.

Elle a filé en tête comme je lui avais dit, repérant une fenêtre et s'en approchant pour observer l'intérieur. Pendant ce temps, je me suis collée de l'autre côté du montant pour couler des regards par la vitre, me faire ma propre opinion. Il y avait du monde, deux personnes à juger par le bruit, une visible de dos, assise sur un canapé, occupée à regarder la télévision, et une autre derrière une porte, dans ce qui ressemblait à une chambre vue de la fenêtre. La petite avait dû les repérer aussi car elle m'a signé à propos de son alter, enfin elle aurait pu le faire pour d'autres raison, elle l'aurait sans doute fait de toute façon, mais le timing était particulièrement approprié. Ajoutez à ça qu'elle m'a signé de me boucher le nez et j'avais une idée assez clair de ce qu'elle avait en tête. Et comme je l'avais deviné, elle a commencé à emplir l'appartement avec de la fumée grise, le fameux somnifère qui a plongé dans l'inconscience les deux habitants. Au lieu de me pincer le nez j'ai enfilé un masque à gaz, encore plus efficace quoique moins passe-partout socialement, heureusement j'ai pu entrer tout de suite après puis le retirer avant d'atteindre la porte donc personne ne m'a vue avec.

Elle a fait la même chose, et avant que je l'intercepte pour avoir un mot au sujet de son alter et de sa décision, fort judicieuse d'ailleurs, de n'utiliser que le somnifère, elle a filé vers la porte et s'est engouffrée dans le couloir. Ce qui était très imprudent, d'une part parce que l'occasion aurait été rêvée d'un dernier briefing mais surtout parce que des vigiles de nos mafieuses proies auraient pu traîner là, et donc nous voir venir immédiatement. Enfin ce n'est pas arrivé, rien ne nous attendait de l'autre côté de la porte à part un jeune crétin libidineux qui a sifflé la petite. Elle était gênée, encore, mais cette fois c'était plus énervant que mignon. Et il fallait virer l'idiot sans le blesser, sans quoi il se souviendrait de nous, préviendrait peut-être la police, à moins qu'il ne se jette dans les jupons des mafieux en haut, dans tous les cas la violence aurait laissé des traces et les traces n'étaient pas acceptables à ce stade. Le gêner lui, par contre, serait un bon moyen d'assurer qu'il fermerait sa grande gueule et ne dirait rien.

Melody n'avait pas fini de signer sa supplique que j'avais déjà repris les choses en main. Une main s'était refermée sur mon écharpe en fourrure, un autre s'était posée langoureusement sur ma taille, j'ai globalement pris la pose la plus aguicheuse possible avant de lui adresser un sourire.

"Désolé mon beau, nous avons déjà été payées pour les deux prochaines heures. Après ça par contre, je serais ravie de te louer mon attention."

La séduction est un jeu, pour ce genre de débiles, avec la fille comme prix. Et aucun jeu n'est amusant quand il suffit de payer. Pire, balancer au visage de quelqu'un qu'on exerce le plus vieux métier du monde est un excellent moyen de les mettre à l'aise, surtout dans un Japon encore assez coincé. Ça ne se fait juste pas, les prostitués sont supposées attendre qu'on les sollicite, pas venir vers les gens qui n'ont rien demandé. Ça n'a d'ailleurs pas manqué, il a bafouillé trois mots inintelligibles avant de filer vers la sortie, laissant le couloir libre pour que j'ai un mot avec ma protégée. En langage des signes uniquement, pour ne pas nous faire entendre.

"Conseil utile, si quelqu'un te gêne, débrouilles-toi pour qu'il se retrouve encore plus gêné que toi. Une réaction inattendue est un bon moyen de mettre les gens mal à l'aise, surtout les imbéciles dans son genre avec une vision très simple du monde.

Ensuite, pour ton alter, très bonne idée de te contenter au somnifère. Dans d'autres circonstances, mentir sur ton alter ou le cacher entièrement est un excellent moyen de dissimuler ton identité avec lui. Tu ne sauras jamais, par exemple, quel alter je possède. Ni toi ni personne, bien sûr, rien de personnel.

Mais dans ce cas, à partir de maintenant, il vaudrait mieux que tu n'utilises pas ton alter du tout. Les deux personnes que tu as endormies dans cet appartement penseront simplement qu'elles étaient fatiguées, fin de l'histoire. Là-haut par contre, si tu endors une pleine pièce pleine de mafieux, ils se réveilleront tous aux quatre coins de l'appartement pour découvrir leurs camarades encore inconscient et là, ils devineront que quelque chose s'est passé, ou plutôt quelqu'un. Et on ne veut pas ça, on veut qu'ils pensent que rien ne s'est passé du tout.

Maintenant droit devant, je t'indiquerais la bonne porte quand on y sera."
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Melody Snicket
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Mer 5 Sep - 22:35

Aux yeux de Melody, Ryou venait clairement de sous-entendre qu'elles étaient payées pour passer du temps avec quelqu'un, un peu comme une escorte-girl. Elle savait que dans certains domaines tels que la mafia, beaucoup de femmes étaient payées à faire ça. Cependant, le fait que Ryou parlait en réalité de Prostitution, cela ne lui est pas du tout venu à l'esprit, elle était trop occupée à penser à autre chose pour commencer et... De ses 16 ans, celle-ci ne se pré-occupais pas du tout de cet aspect qu'est la luxure.

Elle regardais ensuite les signes de la criminelle, en notant d'une part qu'elle se débrouillais bien dans ce langage mais aussi que le fait fr mieux était de mettre les gens encore plus mal à l'aise, allait être délicat pour elle. Se faire passer pour l'escorte déjà payée par exemple, elle ne pouvais pas, au vu de son mutisme, au fait, elle se sentais coincée pour beaucoup d'éléments avec ça, jusqu'à ce qu'une idée lui venait à l'esprit : Elle se servirait de son mutisme comme un avantage mais au lieu de passer pour une muette, elle passera pour une sourde. Peut être que ça marchera, peut être que non mais en attendant de trouver une solution plus efficace, elle fera ça.

Pour ce qui est de l'utilisation de son alter, elle était assez contente d'entendre que l'idée du mensonge était excellente pour cacher son identité, pour ce qui est du reste, elle ne put s'empêcher de réagir.

"Si vous ne souhaitez pas que mon alter soit révélé, cela veut donc dire que vous n'allez pas vous en servir du tout, même dans cette escapade ? Le mien étant désormais inutile je pensais que le votre aurait pu servir...."


Elle avait du mal à imaginer une escapade sans utilisation d'alter, dans sa formations, il y a eu que très peu de cours pour le moment ayant eu pour objectif de s'en sortir sans utilisation de celui-ci, ce qui la perturbais légèrement, elle ne pensais pas que c'était impossible, mais à ses yeux, cela aurait pu arranger beaucoup de choses.

Melody repris le pas pour commencer à monter les marches, sans spécialement regarder Ryou, elle fit quelque signes bref montrant ses oreilles ainsi qu'un signe de négation, le genre de signe très simple et assez intuitif pour que des personnes non initiées puissent comprendre "Pas entendre". Une manière de dire que désormais, elle jouerait aussi la sourde.

Une demoiselle aux cheveux verts traînant dans des lieux peu fréquentables incapable d'entendre, ni de parler et possédant un alter permettant d'endormir les gens. De fil en aiguille, Melody était en train de se créer une seconde identité parfaite pour tout genre de mission d'infiltration, et ce, sans qu'elle ne s'en rende spécialement compte. Elle commençait petit à petit à se prendre au jeu, elle ne savait pas si elle en faisait trop mais si c'était le cas, cela représenterait bien le style "Plus ultra" de son établissement scolaire.

Une fois arrivée au septième étage, elle laissa sa chère compère prendre les devants.

"Maintenant, on dirait que c'est à ton tour de jouer, sur le coup, je suis sur le banc de touche."
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Ryou Hanazawa
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Dim 9 Sep - 14:50
S'il aurait été très drôle de lui révéler que j'utilise mon alter, en fait, à chaque instant de ma vie, quand je dors, quand je mange, quand je passes des gens à tabac et même là, alors que je discutais avec elle, ça aurait aussi et surtout été aussi idiot que dangereux, je me suis donc abstenue et ait préféré hausser ostensiblement des épaules pour faire semblant d'être navrée. Visiblement semblant, je n'ai pas non plus fait d'effort pour avoir un air affligé sur mon visage.

"Je le garde toujours comme dernier recours, alors espère plutôt ne jamais le voir en action."

Je lui laissais déduire ce qu'elle voulait de cette remarque. Que je ne l'utiliserais que si nous étions dans une situation désespérée, ce qui n'aurait de toute façon pas été bon signe ; qu'elle risquait d'y laisser des plumes si je le déchaînais car il n'épargnait personne ; ou simplement que je risquais fort de le retourner contre elle un jour. Cette dernière explication, bien que pas tout à fait juste, restait la plus proche de la réalité. Le seul signe visible de mon alter, ce que Lady Moriarty fait passer pour son alter à elle, c'est l'intense chaleur qui se dégage de mes mains quand ma combinaison surchauffe, grâce à laquelle je peux faire fondre le métal ou cuir la viande. Dont la viande humaine, bien sûr, et c'est souvent cette utilisation que les gens remarquent, à condition d'être attentifs ou que ce soit leur viande que je brûle.

Il n'y avait heureusement personne d'autre dans l'immeuble, il faut dire que l'heure ne s'y prêtait pas, les écoliers sortis des cours étaient soient déjà chez eux soit encore en train de traîner dans la classe ou dans un café, quand aux employés ils n'avaient pas encore fini leur journée. Personne donc pour nous faire encore perdre du temps ou nous observer une fois que nous sommes arrivées au septième. Sur tout le trajet j'ai laissé mon regard se promener à la recherche de caméras de surveillance mais sans en trouver une seule, même une fois arrivés au dernier étage, ce qui signifiait que personne ne pourrait trouver la moindre trace de notre présence ici ni nous voir venir, deux excellents points. Dans le doute, j'ai tout de même fait signe à la petite de s'arrêter avant la porte qui nous intéressait, au cas où ils aient une caméra derrière le judas ou une autre sécurité vicelarde du genre. Je lui ait aussi pointé la dite porte, qu'elle sache où nous allions, puis me suis avancée quand elle m'a signé que c'était, je cite, à mon tour de jouer. Comme si je n'avais pas déjà tout fait ou presque, mais enfin, j'aurais juste adoré qu'elle se remette par terre je crois.

J'étais capable de faire à peu près comme elle de ce point de vue, en un peu moins efficace mais aussi un peu moins contraignant, surtout pour la pose. J'ai juste fermé les yeux au milieu du couloir et me suis concentrée sur ce que j'entendais. Les sons, les éclats de voix, les bruits de frottement, de choc, les ronronnements mécaniques de toutes les machines domestiques. La quantité de petits bruits qui se superposaient rendait une évaluation précise difficile, d'autant que les murs en étouffaient une partie. Les informations que je pouvais en tirer n'étaient que superficielles, mais dans le cas présent, c'était largement assez.

"Ils sont là."

Au moins trois personnes, dont deux qui discutaient. Ils étaient loin de la porte, j'ai de suite pensé au salon, à condition qu'ils n'aient pas déplacé les murs par rapport au plan de base de l'appartement. Personne sur le balcon, ou en tout cas il ne participait pas à la discussion. Dans tous les cas, nous n'avions pas les clés et ce genre de porte fait du bruit, donc forcer le passage par l'avant était hors de question, que ce soit en enfonçant la porte ou en la crochetant.

"On passe par le toit. Si tu veux essayer de détecter plus précisément combien et ou ils sont, c'est le moment, sinon c'est par là. Il parait que les serpents sont de bons grimpeurs, j'espère que c'est aussi ton cas."
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Melody Snicket
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Dim 9 Sep - 16:45
Avant de confirmer l'idée de passer par le toit elle voulait avoir le coeur net du nombre de personnes présente dans l'appartement, et pour cela, il fallait qu'elle s'allonge au sol comme tout à l'heure, afin de savoir si cela allait être suspicieux ou non elle demanda avant à sa criminelle consultante préférée si des caméras étaient présentes ou non. La réponse était clairement "Non, il y en a pas". Une fois cette confirmation faite, elle s'allongea au sol, en étant assez proche de la porte.

Allongée, elle se mis à fermer les yeux et se concentrer, elle entendis plusieurs vibrations différentes, beaucoup de pas avec un rythme particulièrement soutenus. Elle essayait d'affiner encore plus son ressenti, afin de pouvoir séparer les différents types de bruits et de discerner le nombre de styles de pas différent il pouvait y avoir, le style de vibration pouvait changer du tout au tout selon différents facteurs par exemple, si c'est sur du parquet ou de la moquette mais également si vous êtes en chaussures, et dans quel style de chaussures vous êtes. Elle pouvais de ce fait remarquer la présence d'une pairde de talons aiguille dans le lot, une femme et trois hommes.

Tandis qu'elle essayait d'analyser plus précisément chaque détail quelque chose la perturbais, les vibrations devenaient de plus en plus fortes limite insupportable, ce petit détail signifiant qu'ils se rapprochaient. Une fille qui en regarde une autre allongée au sol, cela était loin d'être habituel, Melody devait trouver une solution rapide pour prévenir sa partenaire que ça allait se gâter, mais aucune idée de réalisable, ne lui venait à l'esprit, l'escalier étant trop loin... Puis elle se lança dans une des idées les plus improbable qu'elle pu sortir, elle était loin d'être du genre à faire ça, mais à situations désespérées, mesures désespérées.

Ceci, elle l'avait déjà lue dans un ou deux livres, elle espérant que cela allait fonctionner. Elle se releva d'une vitesse assez halluciante puis plaqua Ryou contre le mur opposé à celui de l'immeuble, elle fit un signe rapide lui disant de regarder la porte et de lui faire confiance. Une fois ceci-fait, elle vira légèrement au rouge avant de se mettre à embrasser Ryou sur la bouche et de positionner ses mains le long de son corps. Au même moment, la porte du dit appartement s'ouvrit et un groupe de personnes en sortit.

Le nombre de personnes, Melody n'était pas en mesure de l'identifier, trop occupée à jouer le plus possible la demoiselle amoureuse cherchant un coin tranquille pour se bécotter avec sa "copine". Elle ne voyait pas que les personnes avaient lancé un regard surpris en voyant avant de continuer leur chemin en sortant quelque remarques en Allemand.

-"Schön......"
-"Passen Sie nicht auf, sie sind zu beschäftigt, um auf uns zu achten
-"Ich weiß es nicht, es ist verdächtig."
-"Weniger verdächtig als Deutsche in Hosen dann deinen Mund und beweg dich."

Rien d'intéressant ne pouvait être sorti de cette discussion, malgré qu'elle ne soit pas spécialement sérieuse ou ordonnée, du point de vue de Melody, cela ressemblait avant tout des hommes de main pas spécialement sérieux. Quoi qu'il en soit, elle attendis un peu que le groupe soit proche des escaliers avant de quitter cette position gênante et de regarder brièvement le groupe ressorti : Une femme et deux hommes en costard, elle n'a pas eu le temps de voir plus de détails. Une fois que l'étage redevint désert, elle signa à nouveau :

"Désolée, j'étais à court d'idées........" Elle vira au rouge malgré le maquillage "Du coup, j'avais senti 4 personnes, dont une femme, puis à ce moment là j'ai sentie les virations s'intensifier, le groupe allait sortir et on allait paraître suspect, puis j'ai repensée à l'astuce citée tout à l'heure. Je n'ai pas eu le temps de vous concerter, désolée. Je n'ai pu voir que trois personnes sortir et seules deux ont parlées, pour faire court un nous trouvait suspect l'autre a répondue que c'était moins suspect que des allemand en costard... Pour le coup, impossible pour moi de déterminer si il reste quelqu'un ou non dans l'appartement, c'est vous qui devriez avoir tout vu."

Melody était toujours aussi gênée en se rendant compte de ce qu'elle a vraiment fait de manière purement impulsive et sous la panique, elle n'était pas du tout du genre à faire ça mais elle voulait éviter le moindre ennui. Elle espérait avoir fait le bon choix sans quoi, elle s'en prendrait probablement une belle en pleine figure. Mais une chose était sûr, Ryou était dans la position parfaite pour tout voir, et savoir toutes les informations comme le nombre sorti, si l'appartement a été dérouillé derrière et la marche à suivre. A croire que cette prise de risque a pu être fructueuse.

Traduction:
 
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Ryou Hanazawa
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Dim 9 Sep - 19:05
Et cette fois elle l'a fait ! Du coup je ne sais pas trop bien pourquoi elle s'est tournée vers moi pour commencer, la reconnaissance doit toujours passer en premier quand on en a l'occasion et nous n'étions absolument pas pressées par le temps puisque le couloir était vide, elle aurait pu sonder directement mais enfin, elle était peut-être méfiante et attendait que je lui confirme que c'était sécurisé. D'autant qu'elle n'avait, en un sens, pas tord puisque nous n'avions pas le temps de traîner, en fait. Alors que je m'extasiais encore de son air paisible tandis qu'elle fermait les yeux, étalée sur le sol comme son animal-totem, elle s'est relevée brusquement pour me plaquer contre un mur. Je me suis forcément raidie dès qu'elle a bougé, beaucoup trop hâtive et empressée pour ne pas être en panique, mais d'une part elle n'avait aucune raison de se retourner contre moi à ce stade, d'autre part il n'est pas nécessaire d'avoir mon génie pour comprendre qu'elle avait ressenti quelque chose qui l'avait faite paniquer, donc quoi qu'elle ait en tête à ce moment-là, j'ai choisi de suivre et de voir où elle voulait aller.

Contre le mur, donc, coincée entre la gamine qui rougissait encore et le papier peint, dans une position qui se passait d'autre explication. Enfin non, si elle n'avait rien signé à ce moment-là je me serais sérieusement demandée si un pervers avec un alter de manipulation n'était pas en train de jouer avec nous, mais elle était aussi paniquée que gênée et m'a explicitement signé de lui faire confiance, donc c'était bien elle. Qui m'a donc, comme la pose le suggérait activement, et pour faire court, roulé un long et langoureux patin. Je ne l'aurais jamais cru capable de faire ça, même une seconde avant qu'elle le fasse, pendant qu'elle se penchait en avant, je pensais encore qu'elle allait hésiter et revenir en arrière, mais elle a été jusqu'au bout.

L'explication n'a pas tardé à se manifester, cela dit, ce qui a au moins expliqué un peu l'étrange de la scène. Des bruits de pas de l'autre côté de la même porte que nous observions, puis la porte qui s'ouvre et trois occidentaux en costume de garde du corps, ou d'homme de main louche, qui en sortent. Soit le timing était très mauvais et la poisse avait voulu qu'ils sortent un instant trop tôt, soit il était excellent en nous évitant de les croiser sur le chemin. Non, plutôt très mauvais, ils auraient été plus facile à esquiver dans les étages inférieurs, et je les auraient entendus de plus loin. En tout cas après avoir refermé derrière eux ils sont passés sans s'arrêter, ils nous ont regardés forcément, deux jeunes femmes séduisantes qui s'embrassent en public ça attire toujours l'attention, et ils ont échangé quelques mots que je n'ai pas compris – je ne parle pas allemand, désolée, le français et l'anglais suffisent largement pour interagir avec tous les occidentaux comme les amis de papa, d'habitude, c'était déjà bien que je reconnaisse la langue – mais ils ont poursuivi leur chemin sans s'approcher de nous, ni appeler de renfort, ni globalement faire quoi que ce soit qui indiquerait qu'ils se méfiaient. Aucun d'entre eux ne devait se douter que derrière les verres rouges et opaques de mes lunettes, je ne perdais pas une miette de leurs visages, attitudes ou expressions. Si je recroisais un jour un de ces gars, je le reconnaîtrais de suite, j'en avais d'ailleurs déjà vu un pendant que je remontais la piste de l'argent. Et mon jeu d'actrice d'amante passionnée, les deux mains au creux des reins de Melody, avait dû les convaincre.

La petite était vraiment horriblement gênée, par contre, parce qu'alors que j'aurais poursuivi l'étreinte une ou deux petites secondes de plus, le temps que les mafieux sur le départ soient complètement hors de vue, elle s'est reculée aussi tôt que raisonnablement possible, si rouge que ça se voyait à travers le maquillage, dont une partie avait été un peu abîmé par le contact et la proximité prolongés avec ma chaleur corporelle, qui est je rappelle plus élevée que la norme. Assez pour qu'un maquillage standard le supporte mal. Enfin elle avait d'autres choses en tête, et moi je m'en fichais puisque personne, normalement, n'allait plus nous voir de la journée, enfin sauf des passants mais qui s'en souciait vraiment, puisqu'elle s'est sentie obligée de signer à toute vitesse pour expliquer ce qu'elle avait senti, ce qu'elle avait vu et ce qu'elle avait voulu faire. A part qu'elle avait senti quatre personnes à l'intérieur, là où j'aurais été incapable de donner un chiffre précis, elle ne m'apprit pas grand-chose. Enfin ce n'était pas grand-chose mais l'information était tout de même extrêmement utile, nous savions désormais avec certitude qu'il restait une personne dans l'appartement, ou plutôt qu'il ne restait qu'une personne. Toujours hors de question de forcer la porte, mais passer par le balcon promettait d'être facile. Je ne sais pas si c'est ce qu'elle attendait mais je lui ai tapoté le sommet du crâne.

"Tu apprends vite, c'est bien. Tu dois tous les épater en classe. Il reste donc un homme sur place, toujours trop pour l'approche directe. Le plan reste le même, on va sur le toit et on descend sur le balcon. De là on devrait pouvoir se faufiler à l'intérieur en évitant l'attention du retardataire. Je ne l'entends pas marcher donc il est sans doute occupé à quelque chose."


Cette fois je suis passée devant, il ne nous restait pas beaucoup à parcourir pour rejoindre le toit de toute façon, et je voulais être la première sur place parce qu'au moins je savais pouvoir trouver quel bout de rebord donnerait sur le bon balcon. Ce que j'ai fait sans difficulté, effectivement, avant de me pencher en avant et de contempler le vide. Sept étages ça fait déjà haut, même si j'avais connu pire rien que quelques jours plus tôt en suspendant un banquier du trente-septième. Mais je ne suis pas le genre à avoir le vertige et ce qui m'intéressait était beaucoup plus proche, juste trois mètres plus bas. Vide, par chance. Pas une table, pas une chaise, pas une plante en pot, le balcon était si désert que je le soupçonnais de ne jamais être utilisé. Tant mieux pour nous. Je me redressai et me tournais vers la gamine.

"Je passe devant, reste là pour l'instant. Quand je te ferais signe, rejoins-moi sans faire de bruit."

Et sans vraiment lui laisser le temps de protester je me suis élancée par-dessus la rambarde, gardant une poigne ferme sur celle-ci car il s'agissait de la seule prise assurée pour commencer ma descente. Heureusement j'en ai facilement trouvé d'autre, le cadre d'une fenêtre pour mes pieds, un dégât sur la façade pour mes doigts, et malgré la hauteur qui aurait pu être stressante j'ai rapidement rejoint la hauteur du balcon. Pas question de poser un pied dessus à ce stade, je voulais d'abord vérifier que personne n'attendait derrière une porte vitrée, prêt à me surprendre et me descendre aussitôt. Par chance, la porte était pleine à l'exception d'une fenêtre sur son tiers supérieur, je n'ai donc eu aucun mal à rejoindre un plancher solide tout en restant hors de vue.

De là j'ai pu commencer à furtivement examiner l'intérieur. Le balcon communiquait avec le salon, qui était identique à celui de tous les autres appartements dont celui du rez-de-chaussée par lequel nous étions entrées. Le dernier larron s'y trouvait, ce qui était une mauvaise nouvelle, mais il était assis devant un écran et tapait furieusement au clavier, ce qui en était une bien meilleure. Du peu que je pouvais apercevoir, il devait s'occuper de la comptabilité. En tout cas il n'était pas en position de voir la porte, donc nous pouvions entrer sans être remarquées à condition d'être silencieuse. Autre aubaine, il travaillait en musique, même si celle-ci n'était pas très forte, elle pouvait couvrir le grincement des charnières et le cliquetis métallique de la poignée. Enfin, des papiers et des paquets encombraient tout l'espace, ce qui promettait de nous apprendre beaucoup de choses si nous pouvions seulement y mettre notre nez. Avant ça cependant, je me suis tournée vers le haut pour faire signe à Melody.

"C'est bon, tu peux venir."
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Melody Snicket
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Lun 10 Sep - 0:12
Apprendre vite n'étais pas spécialement le terme approprié pour ce qu'elle venait de faire, elle avait certes mise en pratique ce qu'on lui avait dit auparavant, mais en temps normal et surtout en combat, on reprochait beaucoup trop à Melody d'être hésitante et de toujours réagir quand il était trop tard. Désormais, ce problème, elle commençait à le corriger, sans quoi, elles seraient à devoir rendre des comptes à un groupe d'Allemands.

La suite des évènements était désormais très simple : Monter sur le toit, puis descendre par le balcon pour pouvoir accéder à l'intérieur par celui-ci. Elle suivit les instructions à la lettre et laissa la Lady passer par dessus la rambarde pour ensuite commencer sa magnifique descente de trois mètres de haut. Cet aspect là ne la rassura pas spécialement aux premier abords, même si sa compère disait que les serpents étaient de bons grimpeurs, cela n'était pas le cas pour Melody, après tout, même si le meilleur des herpétologistes comme Montgommery Montgommery vous dirait qu'il est possible en s'enroualnt et en prenant certains mouvement, qu'un serpent peut grimper à un arbre ou encore que certaines espèces comme la couleuvre alpiniste peux facilement grimper à des murs grâces aux écailles présentes sur leur ventre, Melody ne pouvait ni s'enrouler comme les serpents ni se servir d'écailles pour la simple et bonne raison qu'elle n'en avait pas, bien que cela ne soit pas impossible que certaines apparaissent un jour où l'autre.

Lorsqu'on lui fit signe de pouvoir venir, elle s'approcha timidement de la rambarde avant de voir le balcon d'un côté mais surtout, la chute de sept étages possible de faire si elle se ratait, bien que cela soit presque impossible. Elle descendit petit à petit, les jambes en premier puis à faire glisser son corps petit à petit le long du mur jusqu'à qu'il y ait que le bout de ses doigt qui étaient à la maintenir en haut, puis à lâcher pour atterir sur ses deux pieds, plus ou moins correctement. Une légère perte d'équilibre se manifesta a la réception, mais rien d'alarmant pouvant faire tomber du balcon ou quoi que ce soit.

Désormais la seule chose qu'il restait à faire c'était rentrer, s'occuper de la dernière personne restée sur place, regarder les différentes informations et partir sans que l'on se rende compte de leur présence ici. Melody se mis à se poser des questions sur la manière d'agir et d'intervenir, quelle était la meilleure métode pour opérer ? Sachant qu'initialement ils pensaient avoir à gérer un gros groupe qui maintenant a été réduit à une seule personne. L'idée d'utiliser son Alter pouvait du coup être moins risquée ? Elle fit part de ses interrogations ou idées à sa chère "consultante".

"-Il est seul, poison ? C'est moins dangereux. L’assommer serait une mauvaise idée, rentrer sans neutraliser aussi."


Etant donné de l'endroit où ils étaient, elle utilisait des signes courts et rapide, cela évite de faire des mouvements brusques pouvant attirer l'attention et surtout, ça devrait plaire à cette chère demoiselle qui aime quand on va droit au but.
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Ryou Hanazawa
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Lun 10 Sep - 23:07
Bon, il semblerait que Melody n'était pas un serpent arboricole parce qu'elle a eu un peu de mal à descendre, ce n'était que trois mètres pourtant, et elle pouvait se laisser tomber directement sur le balcon, je l'aurais même rattrapée si elle avait demandé, mais enfin, nous n'étions pas pressées par le temps, nous risquions juste de perdre une opportunité unique de nous faufiler à l'intérieur avec un minimum de risque parce que les mafieux que nous avions croisés à l'aller allaient forcément finir par revenir. A croire que j'étais la seule à voir le temps passer pendant qu'elle prenait le sien. Enfin, elle a fini par arriver sur le balcon et put se faire son propre avis sur la situation. Assez proche du mien, à en juger par ses signes. Elle voulait entrer, mais elle voulait aussi ne prendre aucun risque. Je me laissais un court temps de réflexion, nous étions après tout plutôt pressées, puis hochais la tête.

"Somnifère, pourquoi pas. A quel point est-ce que tu maîtrises le gaz, par contre ? Est-ce que tu peux faire un flux continu, assez fort pour le garder endormi tant qu'il le respire, assez fin pour qu'il se réveille dès que tu arrêtes ?"


Une solution de ce genre aurait été idéale, comme un interrupteur pour garder le gardien endormi juste assez longtemps pour que nous puissions faire un petit tour puis le réveiller dès notre départ pour qu'il ne trouve pas la situation suspecte, et surtout que ses camarades ne le trouve pas endormi et suspect en revenant. Sinon bien sûr il y avait la surdose de somnifère ou le coup dans la nuque, des classiques indémodables mais beaucoup moins fiables. Le somnifère restant le mieux, puisqu'au moins il ne serait pas brutal et ne laisserait pas une vive douleur dans le cou. En tout cas, qu'elle le calme pour de bon ou fasse ça de façon plus fine, je n'y pouvais plus rien donc je me suis chargée de la partie que je pouvais gérer.

Enfin j'ai renfilé mon masque à gaz, et ensuite je me suis chargée de la partie que je pouvais gérer à savoir forcer la porte. Enfin pas la forcer, la crocheter, mais il me semble que ça rentre dans la définition de forcer une porte, c'est juste plus silencieux et, pour peu qu'on s'intéresse à une porte ou une fenêtre que les gens n'ouvrent de toute façon pas, ça ne laisse pas de trace. Surtout avec des doigts de fée comme les miens et un bon kit de crochetage, instrument indispensable de toute lady qui se respecte, enfin si elle voue sa vie au crime comme moi. Clic, clac, ils ne devaient pas s'attendre à ce qu'on passe littéralement par l'extérieur, à moins que leur appartement en apparence anodin et l'anonymat qui allait avec ne soit supposé être leur meilleure défense. En tout cas l'ouverture a été aussi facile que silencieuse. Pas question d'entrer pour l'instant, cependant, j'ai juste entrouvert la fenêtre un tout petit peu pour ne pas faire entrer le bruit de la ville.

"A toi de jouer, championne, fais-lui faire de beaux rêves."
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Melody Snicket
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Mar 11 Sep - 0:39
Le somnifère était une bonne idée, selon Lady Moriarty, et surtout une des seules idées qui paraissait logique et peu risquées dans la tête de Melody. Cependant, il y avait beaucoup de détails à régler avant, surtout niveau du contrôle de l'alter : Etait-il possible de garder l'ennemi endormi tant qu'il respire et surtout, est-ce qu'il pouvait arrêter dès qu'elle s'arrêterait. Ce a quoi elle répondit clairement "Non".

"Quand je crache mon poison, je ne peux pas respirer, je ne peux pas laisser un flux circuler trop longtemps. Par contre, je peux choisir la dose et c'est ce qui est intéressant, je t'épargne les longs détails, mais je t'assure qu'il s'endormira vite, et se réveillera dans un court laps de temps"

Tout était dans la composition du poison qu'elle souhaitait cracher, des somnifères il y en avait en tout genre, il suffisait de mêler plusieurs poisons à effet immédiat avec plusieurs poisons à courte durée, ceci, elle s'entraînait à le faire tout les soirs, d'où la grande quantité de fioles de poison présentes sur son bureau. Pendant que Ryou était en train de s'occuper de la porte Melody fit deux choses, la première étant bien sûr de "créer" le poison qu'elle allait sortir d'ici quelque minutes. La deuxième chose était tout simplement de retirer ses chaussures, détail très anodin mais une paire de chaussures peux facilement faire du bruit, au contact du sol, et il fallait que la demoiselle s'approche le plus possible pour que le poison ait l'effet voulu très rapidement.

Une fois ceci fait et le feu vert de la Lady donné, elle rentra dans l'appartement en bazar et se dirigeais vers l'homme derrière son écran d'ordinateur, tout ce qu'elle remarquait c'était une panoplie de boites de médicament qu'elle pouvait reconnaître parmi des milliers, étant donné que beaucoup d'entre eux avaient été confectionnés par son père. Elle était limite prête à le prendre, faire demi tour et dire que "Oui il y a de ma famille là dedans" mais ceci était trop peu, après tout, il peut exister des personnes ayant une attirance particulière pour les boites de médicaments..

Elle continua son chemin jusqu'à se retrouver à quelque centimètres de la personne, une position très risquée mais indispensable pour cracher son poison, et elle profita avant tout d'une chose : Le mafieux était fumeur, donc la forte dose de poison allait très bien correspondre à une bouffée de cigarette tout ce qu'il y a de plus normal. Au moment où celui-ci aspirait la fumée ce sa cigarette, Melody souffla pour envoyer son poison au niveau de ses voies respiratoires, ce qui eut pour effet de faire s'assoupir la personne devant son ordinateur au bout de quelque seconde.

Une fois ceci fait, elle fit signe à Ryou en profitant de dire le peu de choses qu'elle avait constatée pour le moment

"Il y a des médicaments de mon père, je partirais sous la piste de la sous-traitance mais on manque d'infos.... On dispose de 10 minutes pour trouver le plus d'indices. Je regarde niveau de l'ordinateur tout en m'assurant qu'il reste à dormir... Et, si de l'argent traîne.... je fermerez les yeux."

La dernière phrase paraissait surprenante mais Melody se fichait pas mal de l'argent qui pouvait traîner ou disparaître ici, et elle s'attendais à une réaction de ce genre venant de la criminelle consultante, elle l'avait très bien fait avec son poison, elle serait capable de le refaire ici, sauf que là, aucune morale ne serait faite : Ce qui est présent ici ne lui appartient pas.
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Ryou Hanazawa
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Jeu 13 Sep - 0:09
Après l'avoir vue emplir l'appartement du rez-de-chaussée de fumée, je m'attendais à ce qu'elle refasse la même chose, qu'elle reste prudemment à la fenêtre et gaze l'intérieur sans avoir à s'approcher. Mais d'une part elle ne pouvait pas, comme je l'espérais, garder le mafieux sous pseudo-perfusion de somnifère, ce qui aurait été infiniment plus pratique que devoir faire avec un timing imposé, et d'autre part elle a cette fois choisi de s'approcher pour cracher son venin, littéralement, au visage du gêneur. Ce qui était, bien évidemment, stupidement dangereux, même si je comprends et comprenais l'envie de ne pas laisser de traces stagnantes de fumée soporifique pour le retour des autres occupants de l'appartement. En tout cas il a fallu lui ouvrir la fenêtre en grand, puis qu'elle se faufile sans faire de bruit à travers la pièce pour finalement souffler la fumée grise par-dessus son épaule et l'envoyer au pays des songes. Tout s'était déroulé beaucoup mieux que ça aurait pu, heureusement, et je ne vais pas vous mentir, je suis restée crispée, accrochée au cadre de la fenêtre et prête à me propulser à l'intérieur pendant toute la manœuvre, au cas où quelque chose tournerait mal. Ce qui n'est une fois encore heureusement pas arrivé.

Une fois le mafieux endormi, par contre, je me suis effectivement lancée par-dessus le rebord pour atterrir lestement à l'intérieur. Nous étions entrées, il était désormais temps de chercher des indices, des preuves, des informations, des traces, bref, tout ce qui pouvait m'aider à traquer et faire tomber toutes les branches du réseau mort-vivant de Ludwig et définitivement débarrasser le monde des derniers restes de cet enfoiré. Enfin Melody pourrait être considérée comme une trace du passage de Ludwig sur terre, mais elle est bien trop mignonne pour s'en débarrasser, et surtout elle voulait que l’œuvre de son père disparaisse autant que moi. Partenaires dans le crime, ou du moins dans celui-ci, et ce même si elle ne m'avait pas encore tout à fait cernée. Ce qui n'était pas plus mal, dirons certains.

"On ne prend rien. On regarde, on enregistre, mais on ne laisse pas de trace. Et je ne fais pas ça pour l'argent."


Sans compter, mais ça elle n'avait pas à le savoir, que je m'étais déjà rentabilisée en revendant certaines des données volées à la banque dont je n'avais pas l'utilité, donc j'avais encore moins de raison de vouloir voler quoi que ce soit. Non, je me suis contentée de pianoter un peu sur l'écran accroché à mon bras, réveillant l'appareil photo de mon téléphone, avant de commencer à fouiller les papiers. Un rapide coup d’œil me suffisait pour définir ce dont le document parlait et décider s'il était important, auquel cas je le prenais en photo d'une pression sur l'écran avant de replacer la feuille très exactement là où je l'avais prise et de passer à la suivante. Il y en avait beaucoup mais en quelques minutes à peine j'en avais fait le tour, enregistrant la majorité pour les lire en détail plus tard.

Restait ensuite les paquets. Melody les avaient identifiés comme les fameux médicaments de Ludwig, responsables en grande partie de son succès et de sa fortune. Ils pouvaient eux-aussi fournir des informations utiles, donc j'ai photographié une boite sous tous les angles avant de la reposer. Je devinais que toute la production annonçait une même origine, mais dans le doute, j'ai préféré aviser d'autres paquets et vérifier. A chaque fois, les informations de production étaient identiques, même date, même usine. Un peu de variété aurait rendu les faux plus difficiles à discerner mais aurait aussi fourni des pistes supplémentaires pour traquer le reste du réseau, et peut-être trouver l'entrepôt où Ludwig avait caché ses réserves. Je poussais donc un soupire.

"Ça fait six minutes. Tu trouves quelque chose ?"
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Melody Snicket
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Jeu 13 Sep - 23:28
"Regarder, enregistrer mais ne laisser aucune trace", c'était noté dans la tête de Melody, il fallait faire vite, ils n'avaient techniquement que dix minutes pour pouvoir gérer cela comme il le faut. Elle n'avais jamais fouillée quoi que ce soit en terme de dossier où d'élément compromettant, ce qui rendis la tâche assez ardue pour elle ne sachant pas par où commencer. Sa première idée était de jeter un coup d'oeil sur l'ordinateur, qui était en face d'elle et allumé. Des gants en main, elle pianota légèrement le clavier pour regarder les pages affichées.

L'ordinateur n'était pas connecté à internet, tout ce qui se trouvait sur l'écran était une multitude de chiffres devant des noms douteux, même en pseudonyme ceux-ci était d'une niaiserie infinie, "Petit chat", ou encore "Canard Boiteux" une manière assez élégante de cacher son identité, les noms de vilains ne servant pas vraiment à tout cacher non plus. Celle-ci passa sur un détail plus intéressant : L'objet commandé et la quantité. Des médicaments, tous confectionnés par Ludwig Snicket. "Ce n'est pas logique" se disait Melody tandis qu'elle scrollais. Elle cherchais sur l'ordinateur des fichiers pouvant donner d'autres indices mais rien n'était vraiment présent, elle retourna donc sur le document contenant toutes les commandes avant de remarquer un détail qu'elle avait oublié "Lieux de transfert", il y en avait un pour chaque clients différents, elle pris son téléphone pour en photographier plusieurs d'entre elle, en particulier un qui sortait du lot "Serpent à plumes".

Lorsqu'on connais la famille snicket de près ou de loin, toute allusion au serpent est bonne à prendre, elle le savait très bien. Beaucoup d'informations étaient présentes, et elle oubliait le temps qui s'écoulait, elle réfléchissait au sens que tout pouvait avoir : Serpent à plume, des médicaments en traffic, des clients différents... Une logique se trouvait certainement quelque part.. Elle cogita avant de repenser aux médicaments, une plaquette déjà entamée figurait sur le bureau. Elle la saisit puis tira la langue juste à côté afin de capter les odeurs qu'il pouvait dégager. Les médicaments, voila ce qui n'allait pas ! L'odeur et tout était totalement différents de ce qu'il était censé faire initialement, elle ne savait pas par quoi mais les plaquettes avaient été remplacées, ce n'était pas des médicaments vendus en contrebande, son père n'utilisais pas ces méthodes, c'était une manière de faire passer un produit différent. Elle tenait déjà une information, et une nouvelle figurait sous ses yeux, un fichier parmi les multiples commandes était protégé par un mot de passe. Celle-ci décida alors d'essayer n'importe quel code ayant de près ou de loin un lien avec sa famille pour essayer d'obtenir l'accès mais rien n'y faisait. Toutes les tentatives finissaient par un "Incorrect, puis le pc en question finit par planter. Melody se mis alors taper dessus, en pensant que cela arrangerait la situation et qu'elle pourrait continuer ses tentatives pendant le temps qu'il leur restait, faisant ainsi du bruit, ce qu'il ne fallait surtout pas faire à l'heure actuelle.
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